Articles par ingeborg

Vous regardez actuellement ingeborg’s articles.

Thème :
« Ceux qui comptent sur le Seigneur, reçoivent des forces nouvelles »  (Esaïe 40,31)

IMG_7335Ce culte commun, lors duquel un baptème a été célébré,
a été assuré par les pasteures Claire-Lise Oltz-Meyer et Anne Epting avec les jeunes qui préparent leur confirmation et animé par des musiciens.

Lorsque les autres, ou la vie te découragent ou te blessent,
quelqu’un te touche, s’approche de toi, te parle,
peut-être Dieu ou son ange.

Quelqu’un ?
Oui, souvent une présence discrète mais si bienveillante,
celle de quelqu’un, proche ou inconnu,
celle de Dieu présent au cœur de ta vie.

Quelqu’un s’approche pour te relever,
pour te redonner la force du lendemain.

 

Lecture biblique : Esaïe 40,26-31

« Regardez le ciel, là-haut, voyez qui a créé les étoiles, qui les fait sortir au complet comme une armée à la parade. Il les embauche toutes par leur nom. Sa force est si grande et son pouvoir est tel, qu’aucune ne manque à l’appel.

Israël, peuple de Jacob, pourquoi affirmes-tu : « Le Seigneur ne s’aperçoit pas de ce qui m’arrive. Mon bon droit échappe à mon Dieu » ?

Ne le sais-tu pas ? Ne l’as-tu pas entendu dire ? Le Seigneur est Dieu de siècle en siècle ; il a créé la terre d’une extrémité à l’autre. Jamais il ne faiblit, jamais il ne se lasse. Son savoir-faire est sans limite.

Il redonne des forces à celui qui faiblit, il remplit de vigueur celui qui n’en peut plus.

Les jeunes eux-mêmes connaissent la défaillance ; même les champions trébuchent parfois.

Mais ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles ; comme des aigles ils s’élancent. Ils courent, mais sans se lasser, ils avancent, mais sans faiblir. »

IMG_7338Prière

Seigneur, nous te disons du plus profond de notre cœur MERCI.

Nous pouvons compter sur toi, même et surtout dans les moments de doute, de découragement et lorsque nous sommes fragiles et vulnérables. Même s’il nous est difficile de te faire confiance, de nous abandonner à toi, tu viens vers nous, nous saisir la main, nous emmener vers le pays de la promesse, où nous recevons des forces et une espérance nouvelle.

Prière d’intercession

Seigneur, tu nous attends et tu nous tends les bras jusqu’à l’ultime. Mais que savons-nous de ton accueil tant que nous ne venons pas à toi ; tant que nous ne déchargeons pas sur toi nos fardeaux, tant que nous ne te confions pas nos infirmités, tant que nous ne reconnaissons pas nos échecs et notre péché, à toi qui es venu les porter ?

S’il est vrai que tu nous prends tels que nous sommes, s’il est vrai que tu reçois avec tendresse tous les paysages de nos vies, leurs crevasses et leurs sommets, leurs volcans et leurs déserts, s’il est vrai que tu nous ouvres les bras quels que soient nos sentiments d’échec ou de lassitude, alors Seigneur, tu nous délivres de nous-mêmes ; là où nous sommes le plus vulnérables, là s’enracine une force venue de toi pour recevoir notre prochain tel qu’il est, lui offrir la possibilité de faire halte, de se remettre des fatigues de ses errances.

KarfreitagGolgothaTextes du jour :
Psaume 22; Esaïe 53,1-12; 2 Corinthiens 5,19-21; Jean 19,16-30;
Hébreux 9,15+26-28 

 

Prédication donnée par Ruth Wolff-Bonsirven,
pasteure à Bischheim, inspectrice ecclésiastique :

 

Aujourd’hui, en ce jour de Vendredi Saint, je veux vous parler de la croix  (voici celle de l’église Principale :  x  .

Des croix nous en avons dans les églises et parfois autour du cou, sur bien des gravures, des œuvres d’art et autrefois dans les salles de classe. Nous faisons le signe de croix et parfois croisons les doigts sans y réfléchir pour conjurer le mauvais sort, déchaînant une bataille de forces cosmiques dans cette convocation superstitieuse.

La croix est pourtant quelque chose de particulièrement horrible au départ : un instrument de torture et de mort dans l’empire romain. C’était par pendaison sur la croix, comme d’une agonie particulièrement lente et horrible puisqu’on mourrait petit à petit de suffocation, qu’on punissait les rebelles, ceux qui défiaient la toute-puissance impériale.

Aussi on ne trouve pas de croix dans les premières communautés chrétiennes. Leurs symboles du Christ étaient le bon berger pour l’essentiel, le cep de vigne, ou le poisson (pour son acronyme IXTUS, Jésus Christ fils de Dieu sauveur, qui était une véritable confession de foi).

L’apôtre Paul en parle comme d’un scandale, c’est à dire quelque chose de tellement choquant qu’on peut y trébucher dessus et chuter, et comme d’une folie. 1 Cor 1, 22-25 :

22  Les Juifs demandent des signes, et les Grecs recherchent la sagesse;

23  mais nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens,

24  mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

25  Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

26  Considérez, frères, qui vous êtes, vous qui avez reçu l’appel de Dieu: il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de gens de bonne famille.

27  Mais ce qui est folie dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre les sages; ce qui est faible dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort;

Parfois, il faut entendre ce que les autres disent de nous pour mieux nous comprendre. Umberto Eco (1932-2016), a écrit : « Si je considère que Dieu n’existe pas, je dois me demander comment une partie de l’humanité a eu assez d’imagination pour inventer un dieu fait homme et acceptant de se laisser mourir pour l’amour de l’humanité. Que l’humanité puisse concevoir une idée aussi sublime, aussi paradoxale, sur laquelle se fonde une telle intimité avec la divinité, me pousse à éprouver une grande estime pour elle. Cette humanité a fait des choses effrayantes, c’est certain, mais elle a su inventer ça ! Auparavant, elle inventait des dieux qui dévoraient leurs fils, des dieux adultères, des divinités mauvaises, boulimiques, qui mangeaient les êtres humains. Et puis elle a conçu l’idée du sacrifice de l’amour. Pas mal ! Dans ce sens, l’invention du christianisme est une belle justification de l’existence de notre espèce, de son droit à l’existence. »

Le symbole de la croix a plusieurs significations, mais la plus importante, est certainement celle qu’a perçu ce philosophe et écrivain : c’est un renversement total des valeurs. Les puissants, dictateurs, présidents et directeur de ceci ou de cela, ceux qui possèdent tout, les femmes et les hommes avec, les sans scrupules et ceux qui ne voient même pas les autres, placés comme des frères et sœurs sur leur chemin, passent à côté de la vraie vie. Pire, ils détruisent la planète et l’humanité. Mais toujours à nouveau se sont levés et se lèveront, en face d’eux, des hommes et des femmes « au cœur pur ». Ceux-là mêmes, qui sont convaincus que la seule bonne façon de vivre, c’est de résister à cela et de vivre « en vérité », de façon juste (idée justice), en faisant confiance, en construisant les relations et les cités de façon à ce que l’intérêt commun prime sur l’intérêt personnel. Ainsi le pasteur Martin Luther King, prix Nobel de la paix, dont nous nous souvenons en particulier cette année dans tout le monde protestant. En effet, c’est le 4 avril 1968 que fut assassiné cet ardent défenseur des droits civiques pour tous et pour les « noirs » en particulier.

Grâce à tous les témoins de la foi, apôtres et prophètes, célèbres ou discrets inconnus, nous pouvons affirmer comme une certitude : le seul message qui puisse changer la face du monde, sauver le monde, c’est : « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». Ainsi s’est révélé notre Dieu, en se défaisant de sa Toute puissance, pour se donner à la bien pauvre humanité que nous sommes. C’est ainsi qu’il demande à être reçu pour nous assister sur nos chemins de libération, de notre désir de pouvoir, comme de notre petitesse egocentrée.

C’est dans cette foi-là, que nous pouvons assumer la croix. En la revendiquant, non pas comme une marque d’exclusion de ceux qui ont un croissant, une étoile ou un autre drapeau de ralliement, mais comme symbole de notre solidarité humaine réalisée dans le Christ crucifié. N’ayons pas peur de nous défaire de tout ce qui nous met en force, en valeur, en prééminence. Là où Dieu nous rejoint, c’est dans notre faiblesse, notre besoin et désir des autres car c’est là qu’il y a de la place pour autre chose que nous-même et c’est là l’espace fraternel heureux! Amen
P1060899

 

Lectures du jour :  Psaume 43; Genèse 22,1-13; Hébreux 5,7-9; Marc 10,35-45;

Texte pour la prédication (donnée par le pasteur Michel Roth) :  Nombres 21,4-9

 

La symbolique du serpent est infiniment complexe et comporte bien des aspects antinomiques difficiles à intégrer dans une vue d’ensemble. On peut même se demander s’il n’est pas le symbole fondamental, mystérieusement lié à la nature même de l’homme, à la structure de sa pensée et de sa vision du monde.

Le symbole le plus complet, le plus adéquat, est le serpent double : qui signifie la complémentarité des courants énergétiques, des forces cosmiques, des aspects de la puissance. Tout le monde connaît le caducée mercurien : attribut du Dieu Hermès-Mercure, il représente un équilibre dynamique de forces contraires, il préside à la circulation du Verbe entre Ciel et Terre.

Matthieu 10/16 :
« Possédez donc la sagesse (la ruse) terrestre des serpents et la pureté spirituelle (candeur) des colombes ».

La difficulté pour les anges comme pour les hommes de maîtriser l’activité du double serpent aux mouvements contraires Caducée (2)entraîne des scissions ou des chutes et provoque l’apparition d’anges serpents déchus ou d’hommes serpents destructeurs.; D’où les connotations sataniques de ce serpent ; il représente :  le mensonge, la haine, la révolte contre le Père, contre le divin, le chaos, le péché, la négativité. Il devient « on le jeta donc l’énorme Dragon, l’antique serpent, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses anges furent jetés avec lui.»  (Apocalypse 12/9)

Dans notre passage, les Hébreux sont attaqués par des serpents brûlants et volants : ce sont les séraphins. Ils sont de même nature vibratoire que les « langues de feu » de la Pentecôte, mais ici, d’un effet contraire. Moïse reçoit cet ordre de Dieu « Fais-toi une serpent brûlant, place-le sur une hampe : quiconque aura été mordu, le verra, il vivra ! »

Il faut donc rétablir l’intégrité d’un système énergétique universel et maîtriser ces forces flamboyantes qui environnent et traversent l’homme. (Evidemment, les lettres hébraïques, leur valeur numérique, leur correspondance, ces lettres qui forment les mots utilisés dans ce passage, et dans bien d’autres, nous font clairement comprendre de quoi il retourne…)

Alors que dans nos traductions françaises n’apparaît qu’une version appauvrie et tronquée !

Faire un séraphin, c’est assurer le contrôle de ces forces ; le dresser sur une hampe, c’est  – bien sûr ! – s’orienter vers Dieu mais surtout retrouver l’axe vertical et le serpent ascendant nécessaire à la cohérence du circuit, à la juste circulation de l’Amour divin.

Nous pouvons trouver trois confirmations de ce schéma :

  • le culte du serpent d’airain va se maintenir dans le temple de Jérusalem jusqu’à l’époque d’Ézéchias
    (8 et 7ème siècle av. JC )
  • le terme séraphim est repris par Esaïe (6,2 sq) pour désigner des entités flamboyantes à six ailes,
    symbole de la meilleure circulation possible des énergies divines, ainsi que le travail dialectique intégral.

Dans l’évangile de Jean, le Christ est assimilé au Serpent des serpents : « Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme afin que tout homme qui croit ait par lui la Vie Éternelle. »  (Jean 3/14–15)

Arbre de la croix, montée et descente des énergies, circuit serpentiforme complet !

VivreEnsemble11.3.2018

 

… voir ci-contre le thème de ce culte commun avec les paroisses protestantes de Bischheim, Hoenheim, Souffelweyersheim, Reichstett et Schiltigheim à l’église de la Rue Principale, réunies en consistoires :

 

… avec des jeunes de l’association « CoExister »  (infos cliquez ici)
… la chorale du jour
… les jeunes catéchumènes et leur KIT pour CoExister
… un sketch sur Jonas
… 
et les chants de Protestants en Fête :
    « Fraternité » et
    « Qui es-tu, toi mon frère, ma sœur ….? »
et les pasteurs des 4 paroisses réunies

Ω

 

Le Psaume 84 dit par Michel, accompagné musicalement par Flore  :

Cœur pèlerin, je suis ton centre.
Laisse la joie ouvrir en toi le temple du dedans
Laisse la joie planter en toi son arbre fou
Cœur pèlerin je suis ton centre.
Dans le dédale du vent l’aigle trouve son aire,
Sous l’épaule du toit le martinet son nid
comme l’éclair sa fête noire.
Cœur pèlerin je suis ton centre.
De crête en crête monte aux sources du vent,
de sommet en sommet gravis l’inaccessible où Je me tiens
comme secret ailé
Cœur pèlerin je suis ton centre.
Un instant dix mille ans tout s’unifie dans l’extase des pierres où le silence adore

Cœur pèlerin je suis ton centre.    (Vincent Lerbret)

 

Ω

 

Le KIT POUR COEXISTER des catéchumènes de Souffel’ :IMG_3079

 

Apprendre à connaître l’autre :

 Si je n’ai pas d’amour,

je ne suis rien de plus

qu’un métal qui résonne

ou qu’une cymbale bruyante.

Je pourrais transmettre

des messages reçus de Dieu,

posséder toute la connaissance

et comprendre tous les mystères,

je pourrai avoir la foi

qui dépasse les montagnes,

si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien.

(1 Corinthiens 13, versets 2 à 3)

Ne pas penser qu’on détient la vérité :

Jésus dit :

« Si vous restez fidèles à mes paroles,

vous serez vraiment mes disciples.

Vous connaîtrez la vérité,

et la vérité vous rendra libres. » 

(Jean 8 versets 31 et 32)

 Se rencontrer pour partager ses convictions :

Moïse prit une tente

et la dressa pour lui

à l’extérieur du camp à une bonne distance.

Il l’appelait tente de la Rencontre.

Celui qui voulait consulter l’Eternel

devait sortir du camp pour se rendre

à la tente de la Rencontre.

(Exode 33 verset 7)

 Ne pas juger l’autre par rapport à son origine, sa religion, sa couleur de peau :

Ne jugez point,

afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement

dont vous jugez,

et l’on vous mesurera avec la mesure

dont vous mesurez …

(Matthieu 7, verset 1 à 2

Les différences sont une richesse et pas un handicap :

Que chacun de vous utilise

pour le bien des autres

le don particulier qu’il a reçu de Dieu.

Vous serez ainsi de bons administrateurs

des multiples dons divins.

(1 Pierre 4 verset 10)

Découvrir qu’on est tous frères et sœurs en humanité :

Voyez quel amour

le Père nous a témoigné,

pour que nous soyons appelés

enfants de Dieu!

Et nous le sommes.

(1 Jean 3 verset 1)

Ω

 

 Prière d’intercession :

IMG_7213

C’est avec reconnaissance que nous nous tournons vers Toi, Seigneur. Nous te disons merci, car tu nous as fait humains. Nos limites, nos questionnements et nos doutes sont des atouts qui nous devraient nous éviter d’être des blocs de certitude. Ils nous aident à nous ouvrir aux autres, à dialoguer avec ceux qui ne vivent pas la même tradition, qui n’ont pas les mêmes croyances. Tu nous as fait des humains en chemin, qui doivent encore apprendre à vivre ensemble.

Nous te prions pour toutes les femmes et tous les hommes, quelle que soit leur foi ou leur croyance.

Pour ceux qui suivent la voie du Bouddha.

Pour ceux qui vénèrent les Dieux de l’hindouisme.

Pour nos frères et nos sœurs de l’islam.

Pour le peuple juif qui est notre origine.

Pour les peuples des religions traditionnelles.

Pour les différentes Églises chrétiennes.

Pour les personnes sans religion et celles qui sont en chemin, afin qu’un jour nous soyons unis.

Nous te prions pour notre planète.

Nous voulons sauvegarder la création de tout notre cœur et de toute notre sagesse.

Nous voulons préserver ta bénédiction originelle sur la création.

Nous te prions pour ceux qui sont sans pain sans maison et sans pays.

Nous voulons combattre avec passion pour la justice afin que ce monde soit accueillant pour tous les peuples.

Nous te confions l’enfant blessé au fond de nous, nos amours et nos amitiés perdues, notre méfiance à l’égard de nos prochains, notre désir profond de vivre ensemble en bonne intelligence et dans un esprit d’accueil et d’ouverture.

Nous te remettons nos jeunes, leur vie et leur avenir. Nous te rendons grâce pour la bénédiction qu’ils représentent pour chacun de nous.  Amen

Ω

 

et voici le texte de l’envoi (sur la base d’un texte de la liturgie de bénédiction de mariage de l’UEPAL, retravaillé par les catéchumènes de Hoenheim) :

 

Voici, la route est ouverte par votre venue à ce culte,
par le partage que nous avons vécu.
Le voyage a commencé ; il est sans fin.

Soyez, les uns pour les autres, des témoins de l’Amour infini.
Tendez vos mains vers le monde qui attend :
le monde a besoin de partage pour croire que vivre ensemble est possible

Vivez cette joie !
Alors, demain ne sera plus seulement demain,
il sera le lendemain de votre joie.
Et pourquoi pas aussi la veille de votre joie ?!

Allez ! le voyage a commencé.
Le monde a besoin de votre solidarité pour croire qu’il peut aimer.

Ω

 

… suivie d’un échange avec des jeunes de l’association « CoExister » et un repas préparé par Albéra.

IMG_7214

20180304_101126Thème de ce dimanche OCULI  *)

            Suivre le Christ :

« Quiconque met le main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Lectures du jour : 
Psaume 34,16-23; 1 Rois 19,1-8;
Éphésiens 5,1-8; Luc 9,57-62;
1 Pierre 1,18-21

Le texte pour la prédication du jour se trouve donc dans 1 Pierre 1,18 à 21 

18   La façon de vivre que vous avez reçue de vos ancêtres ne menait à rien. Mais vous le savez, Dieu a payé un grand prix pour vous libérer de cette façon de vivre. En effet, il ne l’a pas fait avec des choses qui peuvent s’abîmer, comme l’or ou l’argent. 

19   Mais il vous a libérés avec le sang précieux du Christ, qui est comme un agneau sans défaut et sans tache. 

20   Dieu l’a choisi avant la création du monde, et pour votre bien, il l’a fait connaître maintenant, en ces temps qui sont les derniers.

21   C’est par le Christ que vous croyez en Dieu, qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire. Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Prédication de William Baal, prédicateur laïc, qui a préparé ce culte :

Seigneur, nous te bénissons
de nous permettre de nous arrêter un instant
pour écouter ce que tu as à nous dire.

Nous sommes dans le dimanche de l’OCULI qui désigne le troisième dimanche de Carême. Durant cette période certains frères pratiquent le jeûne entre Mardi Gras et Pâques. De quelles manières le font-t-il ? Est-ce que c’est une tradition que l’on pratique depuis le Moyen Age ? Est-ce que c’est pour se conformer à une loi hébraïque ? Ou au contraire, que nous le faisons avec conviction, sincérité, et avec cœur ? Le faisons-nous par sacrifice librement consentie pour honorer notre Seigneur Jésus-Christ, et pour être dans la proximité de celui-ci lors de sa marche vers la croix ? Dit plus simplement, est-ce que nous voulons nous identifier à celui qui s’est donné pour nous ? Vous le savez, je laisse à chacun le soin de s’examiner soi-même, pour trouver la réponse vraie dans notre conscience ! Alors nous pourrions tous réfléchir ensemble à ces trois thèmes que j’ai retenus dans l’épître de Pierre : à qui s’adressait Pierre ? Comment explique-t-il le sacrifice de la croix ? Et quelle est l’actualité de ce message pour nous au XXIe siècle ?

Quelles étaient les personnes qui ont reçu ce message à l’époque de Pierre ? La réponse se trouve dans le premier verset de l’épître : « les élus qui vivent en étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie ». Qui étaient-ils ? Des chrétiens d’assez peu longue date, qu’ils soient païens ou juifs convertis. Une chose est sûre, c’était des étrangers qui avaient choisi de s’éloigner des mouvements religieux de l’époque, parce qu’ils avaient ressenti la vérité dans leur cœur, de la parole du Christ qu’ils avaient reçue et entendue. Il s’agissait de les conforter dans leur foi naissante ! De plus, ils étaient en butte à l’hostilité des religieux de l’époque, et étaient même persécutés. C’est en cela que Pierre écrivait un message fort, pour qu’ils puissent persévérer dans cette foi nouvelle malgré les tribulations qu’ils subissaient. Dit plus simplement, Pierre voulait garder ces premiers chrétiens dans la foi à notre Seigneur Jésus-Christ.

Comment Pierre s’y prend-il ? L’apôtre fait la répétition de ce qu’il a dit de nombreuses fois déjà, à savoir la mort du Christ sur la croix, verset 19 : il vous a libérés avec le sang précieux du Christ, qui est comme un agneau sans défaut et sans tâche. Libéré de quoi ? De notre condition d’homme fautif rejeté par Dieu ! Et il termine au verset 21 par :

« C’est par le Christ que vous croyez en Dieu, qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire. Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu ».

Pierre fait un travail de pédagogue, il explique à ses interlocuteurs toute la signification du sacrifice du Christ à la croix. Il explique la différence entre le passé et ce maintenant nouveau ! Il démontre que les activités du passé doivent être renouvelées constamment pour être absoutes de la faute originelle d’Adam et Ève, alors qu’avec la croix et la résurrection de notre Seigneur tout est accompli, une fois pour toutes ! En fait, il cherche avec intelligence, en utilisant le doute et la critique, pour conforter cette église naissante ! Et enfin, pour bien souligner l’avant du maintenant, il introduit le concept du mis à part par Dieu de ces premiers chrétiens ! Pour le dire plus simplement, dès que nous avons la foi nous devenons saints, c’est-à-dire mis à part par Dieu et pour Dieu!

Alors quelle est l’actualité de ce message pour nous au XXIe siècle ? Nous tous ici présents, ce matin, nous avons à accepter que nous sommes saints, une fois pour toutes ! Est-ce que cela veut dire que nous sommes exceptionnels par notre spiritualité ou par nos œuvres en général ? Pour moi, la réponse est non ! Est-ce que nous sommes «meilleurs» que les autres ? Là aussi la réponse est négative, alors vous pourriez me dire, à quoi ça sert d’être saints ? Être saint, c’est un état ainsi qu’un chemin, où nous nous laissons transformer par l’Esprit de Dieu qui est en nous. C’est également un combat pour éviter de revenir en arrière dans notre vie précédente. Pierre le dit dans sa deuxième épître chapitre 2 versets  20 à 22:

«   Si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. 

   Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. 

  Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: ‘Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi’ et ‘le cochon qui vient d’être lavé recommence à se rouler dans la boue’. » 

Alors oui, la condition de saint n’est pas facile, il s’agit d’annoncer le salut à des personnes hostiles qui de plus en plus rejettent Dieu Nous proclamons la Bonne Nouvelle à des païens qui ne veulent rien savoir. Nous mettons modestement nos pas à la suite de ceux qui ont annoncé la grâce par la mort et la résurrection de notre Seigneur dans le monde ! Et enfin notre sainteté nous conduit aussi à mettre en œuvre, avec cœur et en actions, toutes les paroles pour lesquelles nous témoignons ! Ceci pour être en accord avec ce que nous proclamons ! C’est ce que nous dit l’épître de Pierre verset 21

« C’est par le Christ que vous croyez en Dieu,
qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire.
Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu. »
 

Oui nous avons cette espérance qui nous a été annoncée à l’avance. C’est un avenir que nous avons anticipé, qui nous met en mouvement dans ce présent transformé. Dit plus simplement, nous avons la révélation de demain dans nos Écritures, pour vivre aujourd’hui notre foi avec connaissance et confiance. Voilà la signification de l’espérance. Oui, elle nous conduira dans le Royaume de Dieu, où comme il est dit dans l’Apocalypse 21,4 :  

« Il essuiera toute larme de nos yeux,
et la mort ne sera plus,
et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur,
car les premières choses ont disparu. »

Voilà notre futur programme, soyons dans la joie pour ce moment à venir !  Comme le dit Pierre, nous sommes dans les derniers temps, mais si nous demeurons dans la foi, nous n’avons rien à craindre et nous serons récompensés de notre persévérance. Amen.

Résultat de recherche d'images pour "dimanche de l'OCULI"

*)  Oculi mei semper ad Dominum :
     « Mes yeux restent toujours concentrés sur le Seigneur » (Psaume 25,15)

Pour voir le livret de notre célébration œcuménique à Schiltigheim, cliquez ici : 

JMP 2018 Suriname _Schiltigheim-Trinité

… voici quelques images avec les intervenantes :

CIMG4333 CIMG4334 CIMG4335 CIMG4337 CIMG4338 CIMG4340

CIMG4341

Le message de Michel Roth :

Nous perdrons tout. Notre argent, notre réputation, nos réussites et peut-être même nos souvenirs.

Notre apparence va se faner. Les personnes que nous aimons vont mourir. Notre corps tombera en morceaux. Tout ce qui semble permanent est en réalité changeant et sera écrasé. L’expérience nous dépouillera graduellement ou pas si graduellement que cela, de tout ce dont elle peut nous dépouiller. Nous réveiller, entrer vraiment dans la vie, le mouvement de l’évangile, signifie faire face à cette réalité les yeux ouverts.

Mais ici même, en cet instant, nous nous tenons sur une terre sainte et sacrée ! Ce qui sera perdu n’a pas encore été perdu. Et comprendre cela est la clé d’une joie incroyable ! Et il voit que cela est très bon !Tous ceux qui sont dans notre vie, toutes les choses qu’il y a dedans, ici même , ne nous ont pas encore été retirées. Tout est présent.

Cette loi, parfois terrible, du changement a déjà rendu toutes les choses et toutes les personnes autour de nous profondément sacrées, très importantes et dignes d’une gratitude à nous fendre le cœur.

La perte a déjà transfiguré notre vie en autel !!! Et nous voyons que cela est très bon !

Nous apprenons même à voir nos peines les plus profondes comme un mouvement intelligent de la vie, et non comme une menace envers la vie. Nous nous rappelons que nous sommes assez vastes pour tout englober – la douleur et le plaisir, le bon et le mauvais, la lumière et l’obscurité. Nous sommes bien loin d’être aussi limités que nous l’avions imaginé !

Nous pouvons tomber amoureux de ce qui est ! Et recevoir cette invitation simple et radicale : arrêter d’attendre que le monde nous rende heureux.

Arrêter de faire que notre joie intérieure dépende des choses extérieures – des objets des gens, des circonstances, des expériences…

Faire une pause dans notre vie…nous arrêter ! Et découvrir le bonheur naturel que nous sommes et avons toujours été, ce contentement qui fait partie de nous-mêmes et qui ne dépend pas du contenu toujours changeant de la vie. Merci à la Vie !

J’aimerais vous parler de cette femme, Claire Geyer, qui vient de fêter ses 104 ans, un verre de crémant à la main, à St Charles, et qui voit que cela est très bon ! Madame Claire Geyer, pleine de gratitude, remerciant toutes les personnes qui l’approchent , sourde, presque totalement, mais souriante, trouvant que tout le monde est tellement gentil avec elle! Et l’exprimant sans retenue, à longueur de journée ! Elle illumine tout son étage, le troisième, et tout le personnel soignant qui s’occupe d’elle !

pour voir les 2 x 10 commandements
du respect de la Création
proposés par les femmes de Suriname cliquez ici : 

… et pour la destination de la collecte, cf. la collecte cf. pp. 9 et 10 dans le livret …

CIMG4343

 

 

Tout est grâce !

Lectures du jour :  Psaume 25; Esaïe 5,1-7; Romains 5,1-5; Marc 12,1-12 

Prédication de Michel Roth :MichelRoth (3)

Quelle est la pointe de cette parabole ? De quelle manière nous concerne-t-elle ?

Revenons à nous-mêmes et revenons à notre expérience intérieure !

Il y a un être intérieur, un être secret, un être qui parfois nous semble caché ! Cet être est ! Il ne s’impose pas. Pourtant il détient toute l’autorité. Nous ne pouvons pas soulever une paupière sans lui, mais il n’impose rien. Il attend que nous le reconnaissions, il attend que nous l’aimions. Cette réalité vivante cherche à apparaître ! Alors comment nous disposer intérieurement pour l’accueillir ?

Si nous continuons à chercher avec notre personne extérieure, avec nos moyens habituels, j’allais dire, avec nos gros sabots, nous avons peu de chance de reconnaître ce fils bien-aimé, et encore moins, le maître et ses serviteurs!Notre attitude doit changer complètement, sinon nous allons les « tuer » comme dans la parabole.

Une grandeur est là, une vérité est là, une force incroyable est là qui nous attend. Est-ce que nous la désirons ? Est-ce que nous voulons entrer en contact avec elle ? Est-ce que nous désirons cette communication ?

C’est à chacun de nous de dire : oui ou non ! Peut-être que jusqu’à présent nous avons toujours dit non ! Mais pourtant, maintenant nous avons de dire oui ! Ce serait très facile, s’il suffisait simplement de dire oui ! Mais il faut que ce soit d’une telle qualité, d’un tel consentement…!Mon oui n’est pas total ! Entendez-moi bien, notre oui à certains moments est sincère, mais il n’est le oui que de deux ou trois cellules, de deux ou trois petits serviteurs. Ce n’est pas le oui de toute notre structure, de tout notre être ! Et c’est cela que nous ne saisissons pas toujours. Alors nous nous étonnons, nous nous décourageons, nous devenons même blasphémateurs ! Nous ne nous rendons pas compte que nous avons donné si peu d’accord que la communication ne pouvait pas se faire.

Rappelons-nous ! Notre dimension réelle est le Christ. Lorsque nous nous tournons vers lui, nous n’avons aucune preuve tangible de l’aide qui est à notre portée, mais nous avons une assurance et une compréhension intérieures d’une Présence qui va au-devant de nous ! Nous avons une conscience intérieure de la manne de demain bien que nous ne puissions pas la voir aujourd’hui, et nous vivons par cette grâce intérieure !

Laissez le règne de Dieu être avec vous car son Royaume dure à jamais. Ôtez votre regard du monde extérieur et dans le silence de votre être, comprenez que vous êtes chez vous en Dieu, et ne cherchez plus au-dehors.

Communiez au-dedans de vous-mêmes ! Consacrez des minutes et des heures à la communion ! Retirez-vous du monde extérieur ! Vivez comme si vous étiez le Fils de Dieu, ce que vous êtes réellement. Niez toutes les apparences contraires, tenez bon dans la foi que vous avez acquise ! Reposez-vous du combat physique et psychique et laissez le Royaume s’écouler à travers vous. « Dans la confiance et la quiétude sera votre force. ». Au moins une fois par jour – et plus souvent si c’est possible – retirez-vous dans la présence pour établir le contact avec Christ. Que vous y réussissiez d’emblée ou non n’est pas important. Ce qui est important c’est que vous continuiez de vous retirer dans votre être intérieur et là, que vous laissiez s’établir le contact avec cette identité intérieure, avec cette manne cachée, alors vous saurez que, quelles que soient les circonstances de votre expérience humaine, – les affaires, la santé, la famille – un changement va petit à petit s’installer. Le Christ est une présence et un pouvoir vivant, le plus grand jamais connu. Le Christ, en tout temps, et pour tous ceux qui l’ont touché, a vaincu le monde, non pour le monde, mais pour vous et pour moi qui l’avons découvert et ressenti.  Amen

Le CP nouveau (de gauche à droite) :

Paul WEHRLIN
Pascal HALLER
Francine BAERMANN
Patrick RUCH
Danielle DILIGENT
Guy MARCOT
Afi ALAGLO
Yvette OSTER
Ingeborg DIFFINE
Jean-Luc DUPREZ
Mariette GREINER (excusée)

Conseillers sortants :  Mireille DJOTANG-NGNIA et Marlène HALLER
qui sont remerciées par le vicre-président JeanLuc Duprez et qui répondent :

JeanLuc remercie Marlène la présidente sortante Marlène et Michel Marlène répond ...    JeanLuc remercie Mireille CP sortante

Mireille répond ...  … et parfois les émotions troublent la vue :

les émotions troublent la vue ...

 

Pour clore cette belle célébration nous disons notre foi :

Je crois en un Dieu qui ressuscite de la mort de la lettre pour devenir une part de ma vie.

Il voit mes erreurs et souffre à cause d’elles, il me parle et m’enseigne. il me guide.

Je crois en Jésus Christ, un Dieu qui a parcouru mes chemins et qui en connaît les lumières et les ombres. Un Dieu qui a ri et qui a pleuré; qui voit les haines qui excluent, qui divisent, qui marginalisent, qui blessent et qui tuent …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela … et qui en pleure.

Mais je crois aussi en un Dieu qui voit une mère donner le jour, et c’est une vie qui naît de la douleur ; qui voit jouer deux enfants, et c’est une graine de solidarité qui germe, qui voit la fleur pousser sur les ruines, et c’est un commencement nouveau …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela et qui rit – parce que, malgré tout, il y a l’espérance.  Amen.

 (extr. de  « Expressions de foi de l’église universelle », Défap :
Eglise évangélique vaudoise du Rio de la Plata, Eglises réformées en Argentine)

TaParoleCe culte commun avec Bischheim
à l’église rue Principale de Schiltigheim

a été assuré par le pasteur (e.r.a.) Jean-Jacques Bonsirven

 

Thème du jour :  Estomihi : Sois pour moi un rocher …
                           (dimanche avant Carême)

Lectures du jour : 
Psaume 31,1-9; Amos 5,21-24; 1 Corinthiens 13,1-13; Marc 8,31-38

 

Amos 5,21-24 :

21  Je déteste vos fêtes, je les rejette, je ne veux plus sentir
vos assemblées solennelles.

22  Quand vous me présentez vos holocaustes et vos offrandes,
je ne les agrée pas ; vos sacrifices de paix et vos bêtes grasses, je ne les regarde pas.

23  Éloigne de moi le tumulte de tes chants ! Je n’écoute pas le son de tes luths,

24  mais que l’équité coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

 

A l’époque qui est la nôtre d’un certain abandon des rites et des rassemblements en Eglise, cette parole divine proposée à notre prédication aujourd’hui tombe peut-être un peu à plat. Et pourtant, son propos n’est pas de dire que Dieu n’apprécie pas nos cultes et notre joie de nous retrouver le dimanche matin, mais de nous rappeler combien l’exigence de justice, sociale, mais aussi relationnelle est au cœur de la foi chrétienne. Devrait être, je dirais, parce qu’il y a encore du chemin à faire jusqu’à une situation de règne de Dieu dans nos cœurs et en Eglises…

Et il y avait encore plus de chemins à parcourir au temps d’Amos. Nous nous retrouvons au 8ème siècle avant JC. Après le roi David, et le roi Salomon. Le pays est divisé en deux, le sud, appelé royaume de Juda, et le nord ayant gardé le nom de royaume d’Israël avec le roi Jéroboam 2 Ce royaume atteint des sommets de prospérité et de grandeur. Le commerce extérieur est florissant, le luxe se répand dans les hautes classes de la société. La paix extérieur règne, le présent est brillant et aucun doute que l’avenir est assuré. Et voilà qu’un berger du Sud se lève pour dénoncer l’injustice et la perversion, du culte et pour annoncer l’arrivée imminente d’une catastrophe radicale dont Israël ne pourra pas se relever.  Amos est berger peut être propriétaire de son troupeau mais on en est pas certain. En tous cas il est du sud. Imaginer un étranger, venant en France dénoncer l’injustice ! Amos n’est pas un grand prophète par la quantité de pages qui nous est restée, mais son court écrit est une dénonciation impitoyable de l’injustice cachée, d’une société à deux vitesses, de l’exploitation des faibles érigés en système, sa critique de pratiques cultuelles dont la munificence n’arrive pas à masquer la perversité intrinsèque de son temps, dépasse à l’évidence les limites de son époque et trouvent des résonances dans beaucoup d’autres situations historiques et en bien d’autres endroits. Le message d’Amos est universel et ses paroles sont à recevoir partout et toujours comme celles d’un contemporain et d’un compatriote.

Amos dénonce spécialement une situation de perversion de la pratique religieuse. Perversion, car Les nantis du royaume qui je le rappelle vivaient très bien, célébraient ce succès en remerciant Dieu et en lui offrant des maints sacrifices, grandes célébrations et entretenaient largement le temple et le clergé. Pour en quelque sorte, se garder les bonnes dispositions de Dieu à leur égard, garantir leur prospérité. Seulement, toujours au détriment des plus pauvres. La première loi de Dieu est celle de l’amour du prochain. Une loi qui se décline en respect de la dignité de chacun et en partage solidaire. Amos dénonce l’impôt du temple indispensable pour les somptueuses cérémonies, payé par tous même par les plus pauvres, les enfermant définitivement dans l’indigence et l’espérance trompeuse que Dieu allait leur offrir la prospérité à leur tour. Il dénonce aussi la justice, dite aux portes de la ville, exercée par des magistrats sensibles aux pots de vin. Une société où les puissants et les riches s’accordent en invoquant le nom de Dieu sur leurs agissements iniques. Le message était à chaque fois : voilà ce que Dieu veut. Amos vient pour dire : Non. Ce n’est pas cela que Dieu veut. Aussi tout sera détruit. Le châtiment arrive.

Le message d’Amos nous invite à toujours veiller. Ora et labora était la devise des moines depuis le moyen-âge. Prier et travailler. Prier et œuvrer. D’abord et avant tout à conjuguer le croire et le faire. Et c’est ce que l’Eglise a essayé de faire tant bien que mal. Bien car les premiers hospices et asiles, refuges pour toute sortes de catégories de malades et d’exclus de la société ont éclos d’abord aux marges des Eglises puis ont été portées par elles. On ne compte plus toutes les belles œuvres d’aide et d’entre aide d’origine protestante, catholique, ou d’autres religions. A l’origine du mouvement de secours et de droit humanitaire international, la croix rouge, créée en 1864, était l’homme d’affaire et humaniste protestant engagé de Genève, Henry Dunant. Dans le protestantisme, le mouvement du christianisme social, d’une prédication réalisée de façon conséquente à travers un engagement de type diaconal, est déjà ancien. Un de ses grands représentants, Wilfred Monod, pasteur à la prestigieuse paroisse parisienne de l’oratoire du Louvre disait : « il n’y a pas de christianisme vrai qui ne soit en même temps spirituel et social. » Et mal car bien plus souvent les églises ont été servantes des puissants et des riches. Et c’est tellement triste. Presque toutes les belles œuvres dont j’ai parlé et bien d’autres ont été créés contre l’avis de l’institution et par la suite bien entendu puisque cela marche elles ont été soutenues pour récupérer la gloriole de leur création… Et qu’en est-il de notre société et de nos églises, aujourd’hui ? Combien de scandales, petits et grands.

Aucune société, communauté, église ne peut se bâtir sans justice, équité, paroles droites et vraies. Je suis effaré de voir que le mensonge est utilisé tellement facilement même dans nos groupes de responsables.
Comme si c’était normal. Rien de bon ne peut se bâtir sur une parole tordue. Le mal est le père du mensonge. Là où la religion et ses représentants, prêtres, les institutions ecclésiales, pasteurs ou CP utilisent leur position pour poursuivre leur intérêt et non la gloire de Dieu, le message de l’Evangile est perverti.  Et cela a des conséquences destructrices. La parole n’est plus fiable, on se défie de tout, et de tous et de Dieu en même temps. L’église n’est plus crédible, sa parole n’est plus recevable par nos contemporains. Et pas plus par Dieu. Il n’y a qu’une issue. Une seule : et je reprends Amos : que dans toutes nos relations l’équité coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

Et Jésus déclare sur le Sermon sur la montagne : Mt 5,6 :  Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.

Mt 5,10 :  Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.

Oui, heureux, sommes-nous, de pouvoir accueillir et poser une parole juste en toute situation et nous engager pour la justice sur cette terre, nous aurons part à la source d’eau vive et nous le serons pour nos semblables car déjà dans la réalité de la promesse. Amen

Prière

Notre Dieu,
Merci parce que nous pouvons nous référer à toi, compter sur toi, nous appuyer sur toi, nous en remettre à toi, nous abandonner à toi.
Merci parce que tu nous as réunis en ce jour pour nous redire ta promesse, pour nous redire ton amour, pour nous redire la bonne nouvelle du Royaume.
Merci parce que tu as besoin de chacun de nous, et de nous tous ensemble, pour que qu’advienne ton règne de paix.
Seigneur, en ces temps d’interrogations et de troubles dans notre société, de globalisation politique et économique, nous te prions : envoie de façon renouvelée ton Esprit dans le monde. Qu’il soit ferment de créativité pour imaginer des solutions fraternelles et solidaires dans les situations douloureuses complexes et bloquées.
Que ton Eglise se renouvelle pour assurer partout dans le monde sa vocation de sel de la terre, de levain d’un bon pain d’une vie juste et bonne pour tous.
Au plus près, nous te remettons aussi nos familles, nos enfants, petits-enfants, parents et amis. Nous te remettons les personnes isolées et fragiles de notre communauté, nos aînés et nos malades.

Et, unis par Jésus, le Christ, en communion les uns avec les autres, nous te disons:  Notre Père …

 

et dieu vit que cela était bon …

Cordiale INVITATION

à 5 soirées de partage biblique
suivi d’un repas convivial les jeudis à 19h
à des endroits et avec des intervenants différents :

pour l’affiche avec les dates, lieux, intervenants et thèmes cliquez  ici !

17 décembre 2017

Thème : Le précurseur du Seigneur

« Dégagez le chemin du Seigneur:
Voici le Seigneur Dieu.
Il arrive plein de force. »   Esaïe 40,3,10

Lectures du jour : Psaume 85; Esaïe 40,1-8; 1 Corinthiens 4,1-5; Matthieu 11,2-6;

et pour la prédication : Romains 15.4-13

 

Ce culte a été préparé par Charles Würtz, prédicateur laïc de Hoenheim :

pasteur Wurtz

Voila plusieurs semaines que la grande machine des préparatifs et des manifestations de Noël s’est mise en marche. Entre les lumières des guirlandes et des vitrines, derrière les messages de toutes sortes qui remplissent nos boites aux lettres et saturent nos messageries électroniques ou nos téléphones, il nous faut découvrir une formidable machine commerciale qui nous inonde avec ses sollicitations pour toujours consommer et acheter plus.

Devant ce déferlement de marketing à l’échelle mondiale il est important, voire nécessaire, de se poser la question : « Qu’attendons-nous de Noël ? ».

Et dans notre milieu d’Église la question serait plutôt : « En tant que chrétiens, qu’attendons-nous de Noël ? ».

En ce 3ème dimanche de l’Avent un extrait de l’Épître aux Romains (15.4‑7) servira de guide à notre réflexion :

 

4 Or, tout ce qui a été écrit jadis l’a été pour votre instruction, afin que, par la persévérance et la consolation apportée par les Écritures, nous possédions l’espérance.

5 Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’être bien d’accord entre vous, comme le veut Jésus-Christ,

6 afin que, d’un même cœur et d’une seule voix, vous rendiez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

7 Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

 

D’un point de vue purement rationnel, attendre chaque année Noël peut paraitre paradoxal. Car c’est un événement du passé qui a eu lieu il y a plus de 2.000 ans…

Historiquement la période de l’Avent était une période de jeûne et d’abstinence en vue de se préparer à Noël. L’Avent, appelé un moment le « Carême de saint Martin », marque le début de l’année liturgique et constitue une triple référence au passé, au présent et à l’avenir. En effet, la période de l’Avent célèbre le triple avènement du Christ ; sa naissance à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps, et son retour glorieux à la fin des temps.

De ce fait, les fêtes de Noël, et de l’Avent qui les précède, sont avant tout des moments de grande espérance. Espérance dans un monde meilleur illuminé par la présence de Jésus qui a manifesté l’amour de Dieu, le Père, parmi les hommes. Espérance d’une humanité meilleure, illuminée par le message du Salut proclamé et incarné dans le Christ Sauveur. Espérance dans le prochain retour en gloire de Jésus, qui viendra régner dans un monde régénéré et délivré du pouvoir du Mal et de la Mort.

Pendant ces jours, chacun est invité à prendre du recul pour marquer une pause dans la frénésie de la vie de tous les jours. Longtemps, le temps de Noël a été un temps de trêve, même pendant les périodes sombres de guerres et de conflits. Cette heureuse coutume est malheureusement de moins en moins observée. A contrario, durant les temps de paix relative, que nous connaissons dans notre civilisation occidentale du 21ème siècle, la période qui précède Noël est plutôt une période de tension et d’agitation frénétique qui laisse peu de place à la médiation et au retour sur soi.

 

Comme nous le montre le verset 4 de l’Épître aux Romains, les Saintes Ecritures nous apportent la persévérance et la consolation, afin que nous puissions, particulièrement durant ces jours d’attente de la venue de Noël, nous souvenir que nous avons une grande espérance dans la promesse de l’amour de Dieu. Malgré les aléas de la vie, nous pouvons nous appuyer sur l’assurance que nous ne sommes pas seuls et abandonnés, avec comme seule avenir une vie sans but et sans espoir. Mais le message de l’enfant de Noël nous rappelle, année après années, que notre existence à un sens et que par la venue de son Fils, Dieu nous offre, gratuitement par la foi, une vie dans la plénitude de son amour.

 

Même si pour beaucoup la période de Noël ne se résume qu’à un temps propice pour faire la fête, ces temps d’attente et de célébration sont des moments privilégiés pour rendre gloire à Dieu et témoigner au monde, dans lequel nous vivons, de l’amour de Dieu pour l’humanité toute entière.

En fait, en fêtant chaque année Noël, nous annonçons à ceux qui nous entourent qu’un jour Dieu est venu parmi les hommes pour leur apporter une espérance de vie nouvelle et un amour éternel. Cet événement est unique, car la venue de Jésus, en tant que Sauveur de tous les hommes, est une manifestation exceptionnelle et non renouvelable. Au terme de son ministère terrestre, la mort et la résurrection au jour de Pâques de Dieu le Fils, a marqué définitivement la victoire du Bien sur le Mal, de la Vie sur la Mort. Cet acte d’amour et de libération est unique. Il ne pourra pas, et ne nécessitera pas, d’être recommencé.

Mais l’événement de Pâques procède directement de Noël. Pour que le miracle de Pâques puisse être accompli, il fallait que le Christ s’incarne, c’est-à-dire naisse comme un être authentiquement charnel, porté et né de la Vierge Marie.

En premier lieu, nous pouvons donc nous réjouir et commémorer la venue du Fils de Dieu parmi l’humanité.

Ce saint anniversaire est aussi l’occasion pour les chrétiens de rappeler au monde qui les côtoie que la fête de Noël ne se résume pas à une simple occasion de se faire plaisir et de ripailler, en oubliant pour quelques instants les rigueurs et les soucis du temps présent. Mais le souvenir de la Nativité de Jésus peut aussi être une occasion pour marquer un temps d’arrêt, un temps de remise en question, un temps pour accepter une nouvelle orientation vers une vie de plénitude dans la lumière du message libérateur de l’Evangile du Salut.

L’atmosphère particulière de la nuit de Noël est faite de joie, mais aussi de proclamation de ce qui est arrivé en Palestine, il y a plus de 2.000 ans. Lorsque l’histoire de l’humanité s’est directement confrontée avec la réalité de l’amour de Dieu pour sa création, et tout particulièrement pour toute créature humaine, par-delà les frontières de l’espace et du temps.

Oui ! C’est le joyeux message de la venue de Jésus, Fils de Dieu, que nous sommes appelés à partager avec nos contemporains pendant cette période toute particulière de l’Avent et des Fêtes de Noël.

 

Pendant ces semaines, nous pouvons entendre ça et là quelques timides appels au partage. A l’occasion des fêtes de fin d’année, plusieurs manifestations caritatives et d’appel à la solidarité, comme le « Téléthon » pour n’en citer qu’une seule, utilisent ce moment pour appeler à la bienveillance des donateurs.

Dans l’inconscient collectif, Noël est plus ou moins associé à une période de paix, de partage et de bonté. Même ceux qui ont complètement perdu de vue le sens profond et originel de la Nativité peuvent conserver, dans un coin de leur cœur ou de leur conscience, une parcelle de charité et de solidarité avec ceux qui souffrent dans le corps ou leur esprit et qui ne peuvent, pour une raison ou une autre, bénéficier des effets bienfaisants de cette période de joyeuses fêtes.

Le message de l’Évangile est aussi un appel à la fraternité, comme nous y convie l’Apôtre Paul dans l’Épître aux Romains qui nous dit : « Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.« 

L’Église du Christ est une communauté de sœurs et de frères où chacun est appelé à aller vers son prochain pour partager la joie de l’amour de Dieu retrouvé. Aimé de Dieu, le croyant est naturellement porté à partager cet amour qui déborde de son cœur. L’amour du prochain est consubstantiel, c’est-à-dire fait partie intégrante, de la foi en Christ, comme Jésus lui-même nous l’affirme, dans les évangiles : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même.« 

Nous retrouver pour fêter en famille ou entre amis fait partie des traditions de Noël. Mais les célébrations de la Nativité et des jours de l’Avent doivent aussi être une occasion pour partager la Bonne Nouvelle de la venue de Jésus, le Messie en communion avec nos sœurs et frères. Et pourquoi pas, inviter ceux qui sont distancés de l’Église pour leur permettre de trouver, ou retrouver, le sens profond et originel des fêtes de Noël ; à savoir Jésus-Christ qui est aussi venu pour leur permettre de se réconcilier avec Dieu qui les aime de son amour universel et infini.

 

Les fêtes de Noël que nous célébrons année après années marquent la commémoration de la venue du Christ Sauveur dans notre humanité. Cet événement fondamental et unique rempli le cœur du croyant d’une espérance qui lui permet d’avancer sur le chemin de la foi.

 

Fêter la Nativité de Jésus, c’est aussi rendre gloire à Dieu pour son amour qui a amené son Fils à venir parmi nous pour nous apporter la Bonne Nouvelle du salut. Noël marque le point de départ d’une relation nouvelle entre les hommes et Dieu. Cet acte d’amour inconditionnel culminera avec le miracle de Pâques qui ouvre à toute l’humanité la voie de la réconciliation avec le Dieu Créateur.

Ce message d’amour et de joie, nous sommes appelés à le partager avec ceux qui marchent à nos côtés sur notre route terrestre. Noël est une occasion toute particulière pour témoigner et proclamer le message du Salut rendu possible par la venue de Jésus-Christ parmi l’humanité.

Amen.

 

Prière d’intercession
(Liturgie du culte dominical et des fêtes ANELF 2016)

Dieu éternel,

ton Fils est notre espérance.

C’est en son nom que nous t’adressons notre prière :

Que ton Église ne se lasse ni de vivre l’attente de la venue du Christ, ni de te servir.

Sois aux côtés de ceux qui sont persécutés

et emprisonnés à cause de leur foi.

Fortifie leur confiance et rends nous prêts à intervenir en leur faveur.

Fais vivre dans la paix et la justice

les hommes et les femmes de notre terre.

Remplis de ton esprit de sagesse

tous ceux qui exercent un pouvoir

et ont de l’influence parmi les peuples.

Donne ta force à tous ceux qui sont au service des autres :

les enseignants, les éducateurs,

les responsables des médias …

qu’ils témoignent de ta justice et de ta paix.

Comble en ces jours l’aspiration de tous ceux et celles

qui sont en recherche d’amour et de sécurité.

Donne à ceux qui se sont endormis en toi

de contempler ce qu’ils ont espéré durant leur vie.

 

Dans le silence confions à Dieu ce qui nous tient particulièrement à cœur.

[Silence ]

Dieu éternel, tu sais ce qui nous peine

et tu connais nos prières avant même que nous ne les exprimions.

Nous mettons notre confiance en toi

aujourd’hui et pour l’éternité.

Nous te prions au nom du Christ qui nous a enseigné à te dire :

Notre Père …   

« Older entries