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! … en construction … !

 

Thème de jour :   Le bon samaritain 

Jésus déclare:
« Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait. »
 Matthieu 25,40

Lectures du jour :   Psaume 119,137-140 + 145-159; Genèse 4,1-16a; 1 Jean 4,7-12; Luc 10,25-37; Marc 3,31-35

Prédication par Michel Roth : …

 

Méditation sur le Psaume 119 dans l’édition “chants du silence” :
Pour Ta Parole ineffable qui prend corps patiemment dans la chaleur de l’homme
et ne cesse de l’habiter comme un souffle d’amour  
A Toi la gloire pour les siècles 
Pour Ton Verbe inconnaissable qui devient chair et sang jusqu’à la mort sur la croix
pour s’élever sur le monde comme une aube d’amour 
A Toi la gloire pour les siècles 
Pour Ta Loi parfaite qui se transmet de peuple à peuple
en murmure de source et bourrasque d’esprit comme une musique d’amour 
A Toi la gloire pour les siècles
Pour Ta promesse sans défaut unissant terre et ciel sur la montagne de l’alliance
pour des fiançailles d’éternité comme un éclair d’amour 
A Toi la gloire pour les siècles
Pour Ta voie indéchiffrable traçant dans le dédale des jours un lent chemin d’éclaircie
jusqu’au jardin des promesses comme une rose d’amour 
A Toi la gloire pour les siècles
Pour Ton nom impossible à nommer semant dans les sillons du temps le grain de foi du sénevé
pour féconder toute attente comme une vision d’amour 
A Toi la gloire pour les siècles
Pour Ta voix inaltérable sommant le silence d’être dans la pesanteur des mots
l’écho léger de l’indicible comme une brise d’amour
A Toi la gloire pour les siècles
Pour Ton chant sans entente dans les halliers du monde
appelant à la danse les invités de la dernière heure comme une pâque d’amour 
A Toi la gloire pour les siècles
Pour Ta Parole d’aujourd’hui et Ta Parole de toujours
silence libre de l’inouï où tout est dit comme un évangile d’amour 
A Toi la gloire pour les siècles
(Chants du Silence, Les Psaumes pour Aujourd’hui, Alain Lerbret, 2006)

. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Pharisien et collecteur d’impôts

« Dieu s’oppose aux orgeuilleux,
mais il accorde sa grâce aux humbles. »  1 Pierre 5,5b

Lectures du jour :
Psaume 113; 2 Samuel 12,1-10 + 13-15a; Éphésiens 2,4-10; Luc 18,9-14; Matthieu 21,28-32

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Prédication donné par Eloi Lobstein, pasteur à Souffelweyersheim sur Matthieu 21,28-32 :  …

. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Le Seigneur et son peuple 

« Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu !
Heureux le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. »
Psaume 33,12

Lectures du jour :
Psaume 106,2-5 + 47-48; Exode 19,1-6; Romains 9,1-8 + 14-16; Luc 19,41-48

Prédication donné par Claire-Lise Oltz-Meyer, pasteure à Hoenheim :   …

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. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Gérants des biens de Dieu

« A qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »  
Luc 12,48

Lectures du jour :
Psaume 40,6 + 8-12; Jérémie 1,4-10; Philippiens 3,7-11; Matthieu 25,14-30

 

P1040149Prédication donné par le pasteur Jean-Marc Meyer,
responsable du service de la catéchèse à l’UEPAL :
  …

Thème de ce dimanche :  Les fruits de l’Esprit 

« Vivez comme des enfants de lumière;
car le fruit de la lumière consiste 
en toute sorte de bonté, de justice,
et de vérité. » Éph.5,9

Lectures :  Éphésiens 5,8-14; Matthieu 5,13-16

 

Ce culte a été placé sous le signe des noces de diamant  (= 60 ans de mariage depuis 1957 !)
de Christiane et Roland Nest 
(  qui ont invité toute l’assemblée au verre de l’amitié à l’issue du culte ! )

Prédication de Michel Roth :

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          En prenant de l’âge, en avançant vers la fin de sa vie, on vit ce paradoxe : l’homme extérieur décroît, l’homme intérieur croît. C’est le sens de la Parole de Paul dans l’épître aux Corinthiens :  » Tandis que notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.  » 

          Nous commençons à comprendre que nous allons passer notre temps à lâcher... pour laisser advenir ce qui arrive. Cette acceptation du changement est un chemin, avec ses étapes que nous connaissons bien! Hmm!Hmm! Enfin, nous pratiquons plutôt la dénégation : le fait qu’on y croit pas trop, on essaie de mettre cela de côté, et puis la réalité s’impose!

          Dans notre avancée en âge, Christiane et Roland, nous pouvons épouser!!! les moments où l’on est déprimé et triste. Puisqu’ils font partie du chemin, puisqu’ils font partie de notre maturation. Et quand on épouse les moments de dépression, on les traverse! Cette dépression très répandue et qui avance masquée! La fatigue, les douleurs articulaires, les insomnies! Nous ne pouvons tout simplement plus faire les mêmes choses qu’avant! Le vieillissement de notre visage et de notre corps est évident dans le miroir. Il faut renoncer à notre jeunesse!

                    Bienheureuse dépression!!!

          N’ayons pas peur de traverser notre dépression, n’ayons pas peur d’épouser notre tristesse! Une tâche sacrée nous attend : accepter à travers tous ces petits deuils, l’érosion de nos facultés et de nos capacités! Combien cette remise en ordre est une étape nécessaire dans notre mûrissement! Une vie accomplie est une vie apaisée. Alors, nous pourrons contempler notre passé, nous pardonner nos échecs, nos erreurs, pardonner aux autres et surtout, leur demander pardon!

           » Il est possible que votre paysage intérieur, Christiane et Roland, connaisse un nouveau printemps, qui ne sera sûrement pas un réveil de vos forces juvéniles mais un réveil à une toute autre vie dans laquelle il n’est plus question de faire mais d’être, au-delà du temps.  » 

          La naissance est un événement extraordinaire, elle est ce moment étonnant de l’apparition de la vie. Elle est aussi extraordinaire parce qu’elle est le commencement d’une série de naissances. On naît plusieurs fois dans sa vie. A l’enfance, à l’adolescence, l’âge adulte, à la vieillesse! Et surtout, on naît aussi à soi, à son âme, à son être intérieur! Peut-être la plus belle naissance qui soit! Parce qu’alors, vivant consciemment, la vie prend tout son sens, toute sa saveur! On collabore activement à la vie et à l’univers! Notre vocation d’homme s’accomplit alors!

          C’est quand nous serons nés à nous-mêmes, dans la mesure où nous aurons réalisé la dignité de notre personne, c’est dans cette mesure que nous rencontrerons le seul Dieu, le Dieu Vivant, le Dieu Esprit, qui ne peut se révéler que dans cet espace de lumière que nous serons devenus. Nous avons à surgir aujourd’hui, Christiane et Roland, comme des êtres tout neufs et ainsi, à donner au monde sa véritable signification. En faisant de vous le corps de Dieu, en permettant au Dieu vivant de se réaliser à travers votre visage, vous ajouterez au monde ce qui ne peut exister sans vous!

          Nous ne pouvons naître à nous-mêmes que dans une ouverture totale à Dieu. “Lui” est le Bien-Aimé du Cantique des Cantiques; il est en vous, en moi; et l’être féminin que nous sommes tous au-delà de nos différences biologiques, au-dedans de nous-mêmes, cet être féminin le cherche, croit le saisir, mais doit aller plus loin encore en lui-même, mourir à sa “noirceur” et ressusciter à une autre lumière, pour l’approcher…

Le couple humain participe de ce même mystère et l’amour oblige à mettre dans un même berceau morts et naissances jumelles; et chacun, en allant vers l’autre, découvre un jour que dans ce souffle, il va vers le Bien-Aimé suprême.

          Comprenez bien ce que je veux dire : la qualité de ce souffle n’a rien à voir avec la morale et ses interdits; il est un jaillissement des plus grandes profondeurs de l’être, dont la source est aussi la finalité de tout érotisme ; il puise ses parfums, ses saveurs, ses dons les plus exquis “à la source close, à la fontaine scellée du jardin secret” que chante le Cantique des Cantiques, et qui ne s’ouvre qu’à l’approche du Bien-Aimé!

          “Je suis noire mais belle  filles de Jérusalem   Je vous adjure par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ah, ne réveillez pas l’amour avant qu’il le veuille!”

          “J’entre dans mon jardin, dit le Bien-Aimé, ma sœur, ma fiancée   Je cueille ma myrrhe et mes aromates   je mange mon rayon avec mon miel  Je bois mon vin avec mon lait  Mangez, amis, buvez, enivrez-vous ô bien-aimés!”

          Comment dire mieux les grâces de l’amour! Il est alors don total qui, loin de se disperser, unit et unifie; il se partage sans s’amoindrir, sans se diviser.

          “Place-moi comme un sceau sur ton cœur, sur ton bras car l’amour a force de tout transmuter! Ses feux sont flammes de Yah!”        Amen

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 ∴

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Thème de ce dimanche :  A la table du Seigneur

« Vous n’êtes plus des étrangers, ni des émigrés,
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes de la famille de Dieu.«    Éphésiens 2,19

Lectures proposées pour ce dimanche :
Psaume 107,1-9; Exode 16,2-3+11-18; Actes 2,41-47; Jean 6,1-15 – 30-35

 

En l’absence de pasteur suite à des problèmes de communication, après le quart d’heure académique …, nous avons assuré le culte pour les 27 personnes présentes de façon totalement improvisée comme suit :

 

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  • Jean-Luc et Yvette : chants, liturgie, lectures de textes bibliques 

 

  • Christiane : accompagnement à l’orgue

 

Déclaration de Foi_EUPdF

 

 

 

 

ou cliquez ici :   *

 

 

 

 

 

 

  • P1040103

 

  • Sr Caroline (Heinrich) – en visite ce dimanche – nous a fait spontanément un petit commentaire sur ce texte et partagé un peu de sa vie à Versailles … 

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(ancienne paroissienne, ancien membre du Conseil Presbytéral, elle est entrée en 2009 dans la Communauté des Diaconesses de Reuilly, cf. http://www.diaconesses-reuilly.fr/)

 

 

  • Tous :  Le Credo du Temps de la Trinité de notre Cahier Liturgique :

     

    Nous croyons en Dieu. Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’il est vivant. Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’il a fait le monde pour le bonheur de la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

    Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent de son existence terrestre, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.
    Nous croyons en l’Esprit-Saint. Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Église. Malgré la mort, nous croyons à la résurrection. Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes. Amen.

     

  • Clôture  :  Prière d’Intercession, Notre Père, Envoi …

 

Thème de ce dimanche :  Vivre le baptême

« Ainsi parle le Seigneur qui t’a créé :
« Ne crains pas, car je t’ai racheté.

Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. »  Esaïe 43,1

Lectures proposées :  Psaume 67,2-8; Esaïe 43,1-7; Romains 6,3-11; Matthieu 27,16-28

 

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Ce culte a été préparé par
Eloi Lobstein,
pasteur à Souffelweyersheim,
accompagné musicalement par Flore Kovac

 

 

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,P1040083

Il y a quelques années a eu lieu un échange scolaire international entre 2 écoles et comme il n’y avait pas assez de familles d’accueil pour accueillir les élèves étrangers, une femme qui vivait seule s’est proposée d’offrir l’hospitalité à un de ces élèves. A une condition cependant, que ce soit un garçon et qu’il ne soit pas trop turbulent. Les filles s’est trop compliquée avait-elle dit. Le jour de la répartition dans les familles arrive et à la fin, il ne reste plus qu’une jeune fille blonde et plutôt timide. La femme est étonnée et déçue de ne pas avoir été entendu, si bien que les 3 premiers jours se déroulent sans qu’il n’y ait vraiment de contact entre elle et la jeune fille. Elle rumine et finalement va trouver l’organisateur du séjour en lui disant : « vous saviez bien que je ne voulais pas héberger de fille, alors pourquoi n’avez vous pas respecter ma volonté ? ». « Bien sûr que je le savais, le problème est que lorsqu’elle vous a vu, cette jeune fille est venue me voir en me disant que c’est chez vous qu’elle voulait aller et chez personne d’autre. C’est elle qui vous a choisi et elle toute seule. Maintenant que vous savez cela, ça va peut-être arranger les choses avec elle. »

Et c’est vrai que savoir cela a tout changé. Cela n’était jamais arrivé à cette femme qui était assez dure et refermée sur elle-même. C’était la première fois que quelqu’un disait : « je veux allez chez elle, elle à l’air sympa. » En plus que ce soit une inconnue et une étrangère qui manifeste ce souhait l’avait énormément touchée. En retournant chez elle, quelque chose de nouveau au niveau de leur relation a été mis en place, entre la femme et la jeune fille, qui leur a permis de vivre des choses exceptionnelles.

 « Si le Seigneur vous a choisi, ce n’est pas parce que vous étiez un peuple plus nombreux que les autres … mais le Seigneur vous aime, et il a accompli ce qu’il a promis à vos ancêtres … »

Cette phrase est une phrase incroyable prononcée par Dieu à son peuple, à Israël et aussi à nous aujourd’hui qui formons le peuple de Dieu. Dieu nous a choisi non parce que nous aurions mérité qu’il s’intéresse à nous, ou parce que nous aurions la prétention d’être des gens biens … mais tout simplement parce qu’il nous aime. Dieu nous aime qu’est-ce que cela veut dire ? Aujourd’hui on met un peu l’amour à toutes les sauces. Chacun comprend à sa manière ce qu’aimer veut dire. Souvent aujourd’hui on dit : « je t’aime » et c’est une manière de désirer l’autre qui signifie « je veux t’avoir pour moi » et lorsque tu ne corresponds plus à mes désirs et à mes envies et bien je vais chercher quelqu’un d’autre à aimer.

Lorsque Dieu dit : « je vous ai choisi parmi tous les autres … » ce n’est pas pour dire : « tu corresponds à mes désirs d’être Dieu et pour cela il me faut bien des humains qui croient en moi et si tu crois en moi, je t’aimerai ». Lorsque Dieu dit qu’il aime son peuple et qu’il nous aime, cela signifie qu’il nous aime d’un amour gratuit, libre qui n’attend rien en retour. Cela signifie qu’il accepte que nous puissions aussi le décevoir, qu’il nous accepte avec nos zones d’ombre et avec nos faiblesses. Son amour est un amour qui l’engage, quoi qu’il arrive, que nous le reconnaissions ou pas. Son amour de changera pas et ne diminuera pas selon les aléas de la vie et selon que nous l’acceptions ou pas.

Ce que Dieu a promis à son peuple, à Israël, il le promet à chacun d’entre nous à travers notre baptême. Le baptême est le signe de cet amour inconditionnel de Dieu pour nous quoi qu’il arrive.

Et puis, lorsque quelqu’un nous aime alors il s’agit pour nous de répondre à cet amour qui nous est donné parce que l’amour ça change la vie, nous ne sommes plus les mêmes lorsque nous nous sentons aimés par quelqu’un, nous nous sentons concernés par lui, par ce qu’il vit, par les hauts et par les bas de son histoire … Nous sommes heureux lorsqu’il est heureux et nous faisons tout pour participer à son bonheur. De même nous sommes tristes lorsqu’il traverse des épreuves et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour lui faire savoir que nous sommes de tout cœur avec lui. C’est la même chose que nous sommes invités à vivre à travers notre baptême. Ce jour-là Dieu nous a dit tout l’amour qu’il a pour nous pour toute notre vie et cela doit nous donner envie de partager cet amour autour de nous et d’en faire quelque chose de constructif et de positif pour nous et pour les autres.

Il s’agit d’en faire quelque chose, pas seulement pour nous-mêmes ou pour les autres, mais, la manière dont nous agissons comme Dieu voudrait que nous le fassions, « avec amour », s’étend aussi aux générations à venir. Essayer de vivre selon les commandements de Dieu c’est essayer de rechercher le bien et le bon, c’est être du côté de la vie et non pas de la destruction. C’est pourquoi il y a dans ce texte quelque chose qui est de l’ordre de l’avertissement :

Verset 9-10 : « Reconnaissez que le Seigneur votre Dieu est le seul vrai Dieu. Il maintient pour mille générations son alliance avec ceux qui obéissent à ses commandements, il reste fidèle envers ceux qui l’aiment, mais il se dresse sans tarder face à ceux qui le haïssent, et il les fait mourir. Prenez donc au sérieux les commandements, les lois et les règles que je vous ordonne aujourd’hui de mettre en pratique. »

Ce que Dieu fait, l’amour qu’il a pour nous, son projet pour l’humanité ne se limitent pas seulement aux individus d’une époque donnée, mais concerne aussi l’avenir des générations à venir. Il y a une relation de cause à effet entre la façon dont nous vivons notre foi et essayons de la mettre en pratique et les générations futures. Il y a là quelque chose d’important à entendre et à prendre en compte à notre époque, marquée par des bouleversements importants liés au réchauffement climatique et qui est traversée par l’inquiétude concernant la terre que nous allons léguer à nos enfants ou à nos petits-enfants.

Aujourd’hui à l’occasion de ce culte nous nous rappelons notre baptême. Ce jour où nous découvrons que Dieu nous a choisi et a prononcé sur nos vies une parole d’amour qui nous accompagne et qui nous donne la force de relever les défis qui s’ouvrent devant nous. Ainsi nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Nous sommes aimés de Dieu et capables d’aimer à notre tour avec la force qu’il nous donne. Amen.

Eloi LobsteinP1040092


Thème de ce dimanche :

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi.
Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
 Éphésiens 2,8

Lectures du jour :  
Psaume 73,23-26 + 28; Genèse 12,1-4; 1 Corinthiens 1,18-25; Luc 5,1-11;
et pour la prédication : Jean 1,35-39 : 

Le lendemain, Jean le baptiste était de nouveau là, avec deux de ses disciples.

Quand il vit Jésus passer, il dit : Voici l’Agneau de Dieu !

Les deux disciples de Jean entendirent ces paroles, et ils suivirent Jésus.

Jésus se retourna, il vit qu’ils le suivaient et leur demanda : Que cherchez–vous ? Ils lui dirent : Où demeures–tu, Rabbi ? Ce mot signifie Maître.

Il leur répondit : Venez, et vous verrez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait, et ils passèrent le reste de ce jour avec lui. Il était alors environ quatre heures de l’après–midi.


PrédiP1040077cation donnée par 
Anne Epting, pasteure à Bischheim :

« Je peux voir où tu habites ? »

Quand j’étais enfant, et que je commençais à avoir une nouvelle amie, j’avais très envie qu’elle me montre où elle habite. La nouvelle amie se faisait un plaisir de me conduire jusque devant sa maison.

« Attends ici ! Il faut d’abord que je demande à ma mère si tu peux entrer ! » me dit-elle et elle disparaissait dans la maison.

Quelques instants plus tard qui me semblaient être une éternité, elle réapparaissait derrière la porte : « ça va, j’ai demandé à ma mère. Elle est d’accord : tu peux entrer ! »

 

Dans le passage de l’Evangile de Jean qui raconte les tous premiers pas de la relation entre Jésus et des hommes qui deviendront ses disciples, en quelque sorte ses élèves puis ses amis, nous sommes dans une histoire qui ressemble à celle que je viens de raconter de mon enfance.

Aux deux disciples de Jean le Baptiste qui commencent à s’intéresser à Jésus et à le suivre discrètement, Jésus voyant qu’il était suivi, leur demande « Que cherchez-vous ? »

C’est un peu comme s’il disait : « Je peux vous aider ? Vous cherchez quelqu’un, quelque chose ? Vous vous êtes perdus ? Vous allez où ? »

  • Où demeures-tu Rabbi, maître ?demandent les deux hommes
  • Venez, et vous verrez ! leur répond-il

 

Et Jésus les invite chez lui, leur ouvre sa maison. Mais laquelle ? Où habite-t-il ? Chez ses parents ? Chez des amis, la famille ? Où vit-il ? Nous ne le savons pas. Les évangiles ne nous donnent pas cette information. Tout ce que nous pouvons supposer, selon ce que nous lisons dans les évangiles, c’est qu’à partir du moment où Jésus commence à sortir de son silence, à enseigner et à témoigner autour de lui de ce qui fait sens dans sa vie et qui touche à l’âme, il va et il vient d’un lieu à un autre, il se déplace, se repose ici chez des amis et connaissances, passe la nuit là, dans sa famille proche.

Où Jésus habitait-il ? A quelle adresse ?

Peu doit nous importer finalement son lieu de résidence. Peu importe aussi pour les deux disciples de Jean le Baptise de le savoir. Car, n’est-ce pas que ce qui compte, ce n’est pas le lieu, mais le lien, la nature du lien que nous avons avec lui, que nous entretenons avec lui, que les deux disciples vont tisser avec lui?

Dès le premier contact, ces deux hommes font confiance à Jésus, qu’ils ne connaissent pas ou si peu. Ils viennent d’entendre dire de lui : Voici l’Agneau de Dieu, càd celui qui est véritablement source de libération et de vie nouvelle pour ceux qui croient en lui et se mettent en chemin à sa suite.  C’est ainsi que ces deux hommes le suivent et passent l’après-midi avec lui, peut-être même la soirée, tant ils se sentent bien avec lui, en confiance.

Ce qu’ils y ont fait, ce qu’ils se sont dit, nous ne le saurons pas. Cela reste et restera un secret entre Jésus et ces deux hommes.

Tout comme ces maisons de notre enfance qui garderont pour toujours leur secret, que nous aurions tant aimé visiter et qui nous sont restées fermées.

Mais, quand nous avions le droit d’y entrer, que n’avons-nous pas découvert ?

Des odeurs particulières si différentes de celles que nous connaissions.

Des sons et des bruits qui ne nous étaient pas familiers : le tic-tac d’une horloge, la grand-mère assoupie dans son fauteuil qui respirait doucement.

De la nourriture qui avait un goût si inhabituel.

Sur les étagères, dans les tiroirs que de mystères… !

 

Etre avec Jésus, dans sa maison, c’est être dans la maison de Dieu.

L’église, le bâtiment n’a pas l’exclusivité de la maison de Dieu.

Tout lieu et endroit où la parole de Dieu est annoncée et accueillie, tout lieu où se vit un lien de confiance en Lui, c’est la maison de Jésus, celle de Dieu.

 

Et lorsque, nous nous rendons le dimanche matin au culte comme maintenant et que nous passons un moment avec Dieu comme maintenant, que savent ceux qui sont dehors de ce que nous vivons, de ce qui se passe en chacun de nous, de ce qui nous touche et nous émeut, nous parle, nous interroge et nous interpelle ?

Et nous-mêmes, que savons-nous, lorsque nous sommes en présence de Jésus, de la manière dont Dieu agit en nous, pour nous et avec nous ?

Une heure passée avec lui peut devenir l’instant d’un nouveau départ.

 

Pour les disciples, le moment viendra où ils réaliseront qu’ils ne peuvent plus quitter celui qui va devenir leur maître bien-aimé : « Rabbi, à qui d’autre qu’avec toi, irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle, des paroles qui nous font tant de bien. Avec toi, nous nous sentons comme à la maison ! »

 

Quelquefois, pendant ou après un culte, on sent un chemin d’espérance qui s’ouvre en soi. Nous sommes touchés par une parole, un geste, une musique, un cantique. Nous recevons une force intérieure, du courage pour faire encore un petit bout de chemin, pour nous rapprocher de quelqu’un dont nous nous sommes éloignés, pour prier à nouveau, pour remercier Dieu de nous avoir gardé et protégé.

Oui, le culte : ce moment sacré, mise à part dans notre semaine, où nous nous plaçons sous le regard bienveillant de Dieu, peut être l’instant d’un nouveau départ.

Nous appelons église la maison de Dieu.

Je le redis : ce n’est pas le bâtiment église avec ses murs et ses pierres qui est important.

La maison de Dieu est partout où des hommes et des femmes se réunissent, forment une communauté unie, à l’écoute de la Parole de Dieu, en quête de la Source de la vie, le Christ, s’en abreuvant et s’en désaltérant.

 

« Que cherchez-vous ? » nous demande Jésus.

Nous ne savons pas toujours précisément ce que nous cherchons dans la maison de Dieu.

Nous ne sommes même pas toujours sûr de chercher.

Pourquoi suis-je là ?

« Venez et vous verrez ! » : chaque fois que nous venons, nous allons à la source qui irrigue nos vies, qui la désaltère.

« Venez ! » : il faut se bouger, cesser d’être installés dans sa misère, son enfermement, des lieux et des liens étouffants, se mettre en mouvement pour aller voir.

 

Qu’y a-t-il à voir ?

Rien d’autre que la présence de Dieu à nos côtés. Il n’y a rien d’autre à savoir et à connaître, que de vivre de cette présence et dans cette présence.

Nous imaginons quelquefois trouver Dieu dans le silence feutré d’une église, dans la stricte obéissance à des commandements, dans un credo ou une doctrine figés qui d’ailleurs n’aident guère à vivre…et puis voilà que Dieu, c’est cet autre, un frère, une sœur, un ami, un inconnu à côté de nous qui nous donne envie de nous remettre en marche, d’aller vers la vie, vers notre vie, avec un peu plus de confiance et de courage.

 

« Venez et vous verrez ! » 

 

 

. . .  E N   C O N S T R U C T I O N  . . . 


Thème de ce dimanche :

« Portez les fardeaux les uns les autres,
ainsi vous accomplirez la loi du Christ. »
 
 (Galates 6,2)

Lectures du jour :  
Psaume 22,23-27; Genèse 50,15-21; Romains 14,10-13; Luc 6,36-42

 

Accueil

 

Prédication donnée par Claire-Lise Oltz-Meyer, pasteure à Hoenheim    

…………

 

vous trouvez l’ensemble des photos prises par Pierre Diffiné, sur Google  :  https://photos.google.com/album/AF1QipO0JHM2CZd3w7qwyKCqhxCkctoZeNZeqKZLjQD

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Thème de ce dimanche :
« Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » 

Lectures bibliques :  1 Timothée 1,12-17, Luc 15,1-7

 

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Quelques souvenirs :

Quatre paroisses, quatre gestes à deviner: Hoerdt : chercher clé derrière portail : attendue dans toutes la maisons, nombre Kt, Louveteaux, Ventes, enterrements. Monde traditionnel encore en place. Saverne : rouler feuille de vigne : apprentissage et amitiés interreligieuses, jardin. Schiltigheim : sonnette de vélo : enfin le plat et de petites distances, se déplacer sans polluer, faire partie d’une petite ville, d’une vrai communauté. La Meinau : bébé chef d’orchestre:  cultes avec un style contemporain, chant et musique qui élève l’âme à Dieu.

Prédication :

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ.

Voici le jour venu de nous dire à Dieu. La Meinau, ce n’est pas bien loin, mais ce sera tout de même ailleurs. Les textes du jour du coup prennent, comme toujours quand la Bible nous rejoint au milieu de notre vie, beaucoup de relief : Le grand apôtre Paul, insiste sur l’immensité de la grâce surprenante que Dieu lui fait en le choisissant pour parler. Je partage, à ma modeste mesure cet étonnement tous les jours ! Et puis le bon berger qui ramène au troupeau la brebis perdue, et qui garde l’objectif bien en tête : Ne pas en perdre une, même une seule ! Quel Dieu merveilleux nous avons : il est à des années lumière du calcul et de la bonne gestion d’entreprise, il est complètement passionné et fou d’amour pour chacun et chacune, chaque humain !

DSC_4729Mais maintenant, quel souvenir vous laisser ce matin de nos adieux ? Quel mot, quel texte pourrait bien nous toucher ? Ce que je préfère, ce que Jésus utilisait souvent souvent, ce sont les histoires. Et il y en a une que vous connaissez, sans peut-être trop le savoir d’ailleurs. Elle est tellement puissante que c’est elle que je voudrais vous raconter.

Ça s’est passé du temps de Jéroboam II… Jéroboam II.. roi d’Israël… « Il fit ce qui déplut au Seigneur. » C’est la Bible qui le dit (2 Rois, 14,25), et pourtant Dieu lui permit d’agrandir son Royaume énormément. Son meilleur conseiller l’y « avait encouragé, « Vas-y tu peux le faire, tu le vaux bien, allez nous allons faire de nous une grande nation ! » Et oui, ils étaient vachement nationalistes. Et, comme dit, ça avait marché. Le petit royaume d’Israël avait réussi, alors même que l’hyper-puissance du moment, l’empire magnifique et fort était la superbe Assyrie, juste à côté. Et oui, monsieur-dames, Jéroboam II et son conseiller, ils l’avaient fait. Bling Bling. Ils oubliaient de dire qu’en fait la puissante Assyrie était occupée ailleurs, aux prises avec l’empire concurrent montant de Babylone. Mais ça le roi et son prophète avaient tendance à l’oublier un peu. Ils avaient vaincu leurs ennemis.

Et Dieu dans tout ça? C’est là que commence l’histoire, le roman de la Bible que vous avez déjà deviné, j’en suis sûre. Dieu, lui, était resté clairvoyant. Il voyait surtout les souffrances que l’empire assyrien et son roi dans sa puissante capitale … Ninive (oui, bravo!) les injustices sans nom que cet empire infligeait à tout le monde. Et voilà que Dieu veut envoyer son prophète….. ? Jonas, mais oui, changer les choses, juste par un petit message.

Jonas, le conquérant d’Israël, le vaillant nationaliste convaincu, le conseiller royal, n’a pas peur, non, non. Il refuse de partir à Ninive, mais c’est pour une toute autre raison. Savez-vous laquelle ? Non ?!

Le cargo sur lequel il s’embarque se retrouve dans cette fameuse tempête en haute mer. Les marins prient tous leurs dieux, mais Jonas se fait jeter par dessus bord quand-même. Il veut se punir d’avoir désobéi, il veut fuir, mourir en fait. C’est là que le grand monstre marin l’avale et le recrache sur la terre et que tout compte fait Jonas finit par porter le message divin. « Changez votre comportement, sinon vous disparaîtrez de la terre. Voilà, nom de Dieu !!! »

Alors, raconte la Bible, le roi, ses conseillers et ministres, toutes les dames de la cour, les serviteurs et les servantes, les bourgeois et les paysans, les chefs d’entreprises, les chercheurs et les professeurs, les voisins et les voisines, les parents et les tontons, les enfants et même, même les chiens, les chats, les chèvres et tous les choux, enfin, tous, tout le monde entier, se mit à se repentir, à changer de cap, à changer de comportement. Même les fourmis, et sûrement les abeilles et les moustiques.

Et Dieu ? Dieu ne détruisit pas, mais donna une nouvelle vie à puissante NINIVE.

Elle est là, la vraie raison de Jonas, la raison pour laquelle il ne voulait pas y aller. « Je le savais. dit-il. Je savais que tu es un Dieu clément et compatissant, patient et grand par la fidélité, qui renonces au mal. »

Jonas, taper dans le tas, faire de grandes conquêtes et même mourir dans des guerres les armes à la main, ok. Mais changer le monde à coup de millions de bons comportements et gestes et aimer les humains, ça, jamais.

Et voilà, frères et sœurs, cette histoire, c’est exactement celle qu’il nous faut.

Elle raconte la « grâce seule » que Martin Luther il y a 500 ans a déterrée de sous les détritus et que nous célébrons ensemble pour la première fois cette année 2017. Le pape François a ouvert les célébrations aux côtés de l’évêque luthérien Mounib Yunan à Lund le 31 octobre dernier.

L’histoire de Jonas nous donne le courage de parler aujourd’hui de Dieu, dans le monde qui a changé, mais qui attend, sans le savoir, avec une soif ardente, le message de la bonté divine.

Et elle nous donne le courage de participer à l’immense conversion planétaire nécessaire aujourd’hui  face à la plus grande menace que l’humanité de toute son existence a jamais connu : le réchauffement climatique. Le changement de comportement à tous les niveaux pourra l’emporter grâce à Dieu !

Frères et sœurs, l’histoire ne dit pas, si JONAS a fini par y croire. Notre histoire, à nous, dira si nous aurons placé notre entière confiance en Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ton intelligence. »

Dans notre vie d’église, dans notre vie personnelle, dans les lieux où nous vivons. Que le Seigneur nous bénisse, chacun et chacune là où il nous place sur cette terre ! Soli déo gloria, à Dieu seul la gloire ! Amen.

 

Prières d’intercession :

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GUY :
Seigneur, dans ta grâce, tu nous recherches toujours, là où nous nous égarons. Puis tu nous envoies et nous permets d’aimer encore.

Nous te prions maintenant pour notre communauté schilikoise. Donne-nous toujours ton esprit d’amour, de pardon et de justice qui permet de vivre toujours davantage ensemble, dans la transparence et la pureté. Que notre style de vie soit un témoignage de ta tendresse pour tous. Que nos relations fraternelles soient marquées par l’esprit de service, tel que le Christ nous l’a montré.

 

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JEAN-LUC :
Oui, nous te prions pour nous tous ici présents et pour tous ceux et celles à qui nous sommes liés dans la fraternité de par le monde. Nous te rendons grâce du fond du cœur pour cette sœur, ce frère qui est à nos côtés, ou qui l’a été par le passé pour nous faire grandir, pour nous rendre l’espoir.  Ainsi nous te prions ce matin en particulier pour toutes les familles et les personnes nouvelles de notre communauté : que nous ne perdions pas nos liens et nous souvenions les uns des autres !

 

 

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DANIELLE :
Seigneur, aujourd’hui, le cœur plein de reconnaissance nous te confions nos pasteurs et te prions pour Michel qui reste et pour Ulrike qui part. Renouvelle chaque jour en eux le désir de te servir et la joie de semer dans ton champ, donne-leur la créativité, la compassion et l’endurance dans la fraternité dont ils ont besoin. Délivre-nous de nos étroitesses, de nos rancunes, de notre paresse au service de ton Évangile et que vienne le jour, Seigneur, où tournés tout entiers vers Jésus-Christ, notre Seigneur, nous pourrons, Père, te louer d’une seule bouche.

 

 

Message de la présidente du Conseil Presbytéral, Marlène Haller :DSC_4740

Madame la pasteure Ulrike RICHARD-MOLARD, Chère Ulrike, 

13 ans à Schillick et nous voilà déjà réunis pour t’adresser nos remerciements pour ce parcours vécu ensemble.

Tu t’es installée en septembre 2004 dans le presbytère rue Principale, entourée de nombreux enfants, et 13 ans plus tard, tes enfants ont grandi et sont aussi allés vers d’autres horizons, sauf Mathilde pour l’instant. Mais c’est une fierté de maman de pouvoir rendre nos enfants autonomes et responsables, n’est-ce-pas ?  

Environ une année après ton installation, tu nous as dit au conseil : maintenant je suis votre bergère. Dans ce terme-là, il me semble que tu y mettais une tendresse, une attention, une responsabilité vis-à-vis de notre paroisse. Et il n’y a pas longtemps, tu disais faire partie de la famille des schilickois. Les pasteurs ont une place particulière dans la vie d’une paroisse : par les rencontres, les relations qu’ils peuvent établir, ils sont un maillon fort.  

Nous avons pu constater que tu consacrais ton amour, ta foi, ton espérance, toute ton énergie, tes compétences,  ton désir d’aller de l’avant, quelquefois de manière un peu trop précipité.., ta préoccupation devant les changements sociétaux qui nous interrogent tous. Tu mesures l’importance de la sauvegarde la création : qui ne connait pas le vélo et le casque de protection d’Ulrike ?  mais qui sait le souci d’Ulrike pour que, lors des fêtes, nous n’utilisions pas de vaisselle jetable ? son souci (le nôtre aussi) d’économiser les énergies fossiles, d’essayer de nous orienter vers des énergies propres ?

Tout naturellement, ton regard s’est également ouvert aux autres religions dans un esprit de partage, d’ouverture, de fraternité et de respect pour le bien-vivre ensemble.

Les enfants et les jeunes sont un espace privilégié dans ton ministère : attentive à leur faire une place et toujours dans les projets, tu as encadré tous les ans des camps, et encore cette année, tu vas partir avec une équipe pour un camp itinérant à vélo dans notre belle Alsace.

Tu souhaitais plus que tout rendre vivant l’évangile et les grandes figures bibliques dans notre quotidien, montrer et témoigner que Jésus est vivant. Les saynètes que tu mettais en scène avec les confirmands et les jeunes lors des cultes et des fêtes de Noël en ont été des exemples concrets. Les prédications et méditations se déroulaient souvent de manière interactive, au culte mais aussi au conseil. La fête des 250 ans de l’église rue Principale a été l’occasion d’un son et lumière mémorable et Jonas, que tu es en train de mettre en scène avec une belle mobilisation en équipe, en est également une illustration.

Enfin la musique, le chant et la guitare d’Ulrike sont tes respirations incontournables.

Comme nous l’avons entendu dans le texte de Timothée, j’ai noté ce verset : Mais la bonté de notre Seigneur pour moi a été immense : j’ai reçu la foi et aussi l’amour qui vient du Christ Jésus.

Je n’ai retenu ici que certains points essentiels. Pour ce ministère, pour ce temps partagé avec Michel Roth, ton collègue pasteur, les collègues du consistoire de Bischheim et la paroisse de Schiltigheim, nous voulons te dire merci, merci et pardon, si tu as été blessée.

 Nous t’exprimons toute notre reconnaissance, nos remerciements pour ces années et nous souhaitons que tu sois bénie dans ton futur ministère dans le sud de Strasbourg, que le Seigneur t’accompagne et te guide dans ces nouvelles missions.

 Mais, Ulrike, à Schillick, c’était quand même pas la mer à boire !

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… et le culte a été suivi du Verre de l’amitié au Foyer rue des Tonneliers …

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