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Confirmation 13 mai 2018, 

placée sous le thème :  « L’amour ne disparaît jamais ! »

(1 Corinthiens 13,8)


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Mot d’accueil des confirmands par Roger Somé, vice-président du conseil presbytéral de Bischheim, le dimanche 13 mai 2018 en l’église NotreSeigneurJésusChrist de Bischheim :

Chers frères, Chères sœurs,

En prenant le Seigneur comme mon soutien, comme notre soutien, je prends la parole ici, aujourd’hui, au nom du Conseil presbytéral et au nom de chacun, chacune, de nous tous en communauté, pour adresser un mot d’accueil aux confirmands ici présents.

Cette parole, je la prends non sans émotion. En effet, qui pouvait imaginer que moi Roger Somé, prendrais la parole en cette Église Notre Seigneur Jésus Christ à Bischheim pour accueillir de jeunes confirmands ? En tout cas, ce fait, je ne l’avais jamais imaginé et ne l’avais donc pas recherché. Mais comme vous le savez autant que moi, le Seigneur parle tantôt d’une voix, tantôt d’une autre. En conséquence, je laisse ma pensée admettre qu’il est passé par des personnes, dont certaines très proches de moi, qui sont ici aujourd’hui. C’est donc à la faveur du Seigneur et à travers ces personnes que ce fait est, aujourd’hui, réalité. Alors je rends grâce à Dieu et implore son aide pour accomplir cette mission de la meilleure façon possible.

Chers frères et sœurs, cette situation paraissait d’autant plus improbable que j’ignorais également ceci que cette prise de parole interviendrait à l’occasion même du baptême-confirmation de mon fils, Jonathan. Et puisque tout ce que le Seigneur accomplit est bon, je ne peux que m’incliner pour me mettre sous son aile.

Chers confirmands, après ce propos introductif, je m’adresse à vous. Je voudrais le faire en partant des Écritures. Cependant, étant conscient de ce que je ne suis pas formé à l’exégèse de ces textes, je le fais avec mon cœur m’inspirant d’un philosophe français qui fut par ailleurs un fervent croyant, j’ai nommé Blaise Pascal, pour qui c’est le « cœur qui sent que les nombres sont infinis » pour qu’ensuite la raison en fasse la démonstration (Pensées, § 479, p. 1221-1222, Pléiade, Gallimard, Paris, 1954). Pour le dire rapidement et en deux mots, la vérité est d’abord établie par un sentiment, celui du cœur. Ce sentiment dans la pensée pascalienne c’est l’attachement à Dieu, c’est la foi par quoi se donne la vérité et pour laquelle la preuve de la raison n’est pas importante.

Vous l’aurez compris, je vais vous parler du cœur comme siège de la connaissance par l’amour, ce sentiment devenu principe d’action pour le chrétien.

En conséquence, et comme vous l’avez entendu par la voix de Anne EPTING, notre pasteure, « vous êtes appelés à confirmer » votre engagement qui est votre entrée en chrétienté, une chrétienté dans laquelle vous veillerez au respect de cette loi, reçue du Christ : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n’a d’amour plus grand que celui qui se dessaisit de sa vie pour ceux qu’il aime », Jean, 15, 12-13. Être chrétien, c’est donc vivre et appliquer l’amour. Mais vivre et appliquer l’amour n’est pas chose facile. Oui, l’engagement sur le chemin de Dieu n’est pas un long fleuve tranquille, certes ! Mais il n’est pas non plus un itinéraire impossible à parcourir. Cela demande de l’effort, de la recherche, de la persévérance. Aimer son prochain, c’est lui être favorable quand il est gentil avec vous mais surtout quand il ne l’est pas.

Aimer son prochain, c’est rire avec lui dans les jeux, dans les fêtes, dans les retraites, au catéchisme, dans les cours de récréation quand il partage son gouter avec vous. Mais aimer son prochain, c’est aussi et toujours continuer de rire avec lui quand il vous insulte ; quand il présente votre différence comme étant une faiblesse, une tare, une négativité, voire un mal absolu.

Aimer son prochain, c’est apporter son concours à celui qui est dans la peine, dans la difficulté de la vie et à des degrés divers. Aimer son prochain, c’est être attentif à l’autre qui est un autre vous-même, ce qui veut dire entrer en humanité.

Aimer son prochain c’est être capable d’entrer en fraternité en toute simplicité avec celui qui est mieux que vous, qui a plus que vous (surtout en cette époque de la culture de l’avoir) et sans être jaloux de son statut de privilégié.

Si vous n’êtes pas capable d’être attentif au sans domicile fixe, à ce frère ou à cette sœur qui vit dans la rue et qui, pour cette raison, et seulement pour cette raison, est différent(e) de vous ;

Si vous n’êtes pas capable de porter votre attention à la personne en situation de handicap, aux personnes âgées gagnées par la faiblesse engendrée évidemment par leur expérience du temps qui s’est écoulé ;

Si vous n’accordez pas la fraternité à l’étranger, celui qui n’est pas familier à votre environnement de vie et qui, pour cette raison, est dans une faiblesse car il n’a pas encore apprivoisé les éléments indispensables de l’environnement d’accueil ;

Si vous n’êtes pas à mesure d’ouvrir votre cœur à votre voisin de pallier, de la rue, du quartier ; d’ouvrir votre cœur au riche comme au plus modeste, à chacune des personnes de toutes les catégories ici citées ; d’ouvrir votre cœur à chaque personne qui, en raison de sa situation particulière, est différente de vous tout en étant en vous car elle est un homme ou une femme comme vous, il ne vous sera pas possible de respecter la vie comme étant la créature de Dieu.

L’amour du prochain est l’amour de Dieu. C’est pourquoi Jésus en répondant à la question du pharisien qui espérait le piéger en Mathieu 22 : 37-39,  nous prescrit une fois de plus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ». Tel est « le grand commandement ». Puis il ajoute : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ici encore, et bien que nous ayons presque le même contenu sémantique que dans le texte précédent, il y a une nuance d’importance notable. Aimer son prochain comme soi-même quand on est humain, ce n’est pas facile car nous sommes souvent minés par des rivalités, nous sommes souvent si emprisonnés dans ce monde de compétition que nous avons tendance à vouloir être plus que notre prochain, ce qui nous ferme la porte qui mène vers lui.

Alors, en face de toutes ces difficultés qui mettent en péril votre, notre, exercice de l’amour avant même que vous l’ayez, que nous l’ayons commencé, quelle est la solution ? Cette solution est énoncée en Mathieu, 22 : 37-38 : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ». Si vous aimez votre Dieu de manière absolue avec conviction, alors tout est possible car vous aimerez d’autant plus aisément votre prochain. Parce que l’amour de Dieu supplante tout, il vous met dans les conditions du pardon. Quiconque aime Dieu cultive l’humilité qui fraie le chemin du pardon. En effet, sans l’application du pardon, il n’est pas possible de continuer d’aimer le prochain en toute circonstance, notamment quand il vous offense ou vous cause un tort quelconque.

Mais l’application du pardon n’est pas sans obstacles car les émanations du diable tel que l’orgueil, la vanité, sont toujours tapis prêts à bondir contre l’humilité. Alors, chers confirmands ! Vous me direz que c’est en définitive quasi impossible de parvenir au respect de la loi de l’amour !

Mais oh oh que non ! Car rien n’est impossible au Seigneur. En conséquence la solution ultime se trouve dans la source qui est Notre Seigneur. Il faut toujours vous en remettre à lui, placez toujours votre action sous sa protection, prenez le toujours comme votre guide en pratiquant la Parole. Cette pratique de la Parole commence avec la lecture de la Bible. C’est ce à quoi j’ai tenté de vous y inviter en montrant, je l’espère, que je suis, que nous sommes, chacun, chacune, frères et sœurs ici présent(e)s comme vous, c’est-à-dire des humains souvent habités par le doute. Cependant, il nous est possible de vaincre le doute si nous nous laissons aller par l’aide, par le concours et donc le soutien du Seigneur.

Que le Seigneur Notre Dieu accompagne toujours chacun, chacune  de vous dans son voyage spirituel et assiste chacun, chacune de vous dans ses différents engagements dans la vie.

AMEN.

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* * *

Prière d’intercession :

  • Danielle Diligent : Mon Dieu, tout ce que nous avons reçu ici, que nous puissions le comprendre par notre intelligence, le sentir dans notre coeur et le mettre en pratique en agissant en conséquence. C’est vivre par ton Esprit qui peut nous rendre libre. Ni les paroles, ni l’intelligence, ni quoi que ce soit d’autre. Permets à ces jeunes confirmés de vivre une vie lucide et ouverte. Permets à leur famille de respecter leurs sentiments et leur désir d’indépendance. Qu’ils découvrent que la foi est une aventure courageuse où marcher et prier vont main dans la main.
  • Francine Baermann : Mon Dieu, fais sentir à ces jeunes qui viennent d’être confirmés, que cette cérémonie est une marche pour aller plus loin, plus fièrement, plus dignement. Qu’ils restent sensibles aux souffrances qu’ils côtoient, qu’ils expérimentent encore et encore ta Présence dans le calme et la confiance. Que les épreuves qu’ils vont traverser les aident à prendre conscience de la richesse et de l’intelligence profonde de notre foi chrétienne toute entière contenue dans l’amour du Christ.
  • Marion Herrbrecht : Notre Dieu, nous te prions pour qu’au sein de chaque religion, de chaque Église, de chaque communauté, les forces de discernement et d’accueil l’emportent sur les tentations du repli, de l’exclusion et de l’indifférence.

Nous te prions pour que dans les bons comme dans les mauvais jours nous écoutions les pas du Christ invisible, qui chemine avec nous ; pour que ton Esprit donne sens à nos paroles et force à nos gestes, tout au long de notre marche sur la terre.

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* * *

Paroles d’envoi :

« Vous qui êtes ici, vous êtes ceux à qui Dieu dit : soyez porteurs d’espérance ! Prenez donc un nouveau courage, partez dans le monde et dites-lui : tu es le monde de Dieu, pour lequel Dieu dira son dernier mot. Un monde fait pour le beau et le bon, un monde dans lequel paix, amitié et affection règnent. Un monde à qui Dieu dit : vous êtes tous mes enfants qui peuvent me dire « Abba, Père »   (Desmond Tutu)

VivreEnsemble11.3.2018

 

… voir ci-contre le thème de ce culte commun avec les paroisses protestantes de Bischheim, Hoenheim, Souffelweyersheim, Reichstett et Schiltigheim à l’église de la Rue Principale, réunies en consistoires :

 

… avec des jeunes de l’association « CoExister »  (infos cliquez ici)
… la chorale du jour
… les jeunes catéchumènes et leur KIT pour CoExister
… un sketch sur Jonas
… 
et les chants de Protestants en Fête :
    « Fraternité » et
    « Qui es-tu, toi mon frère, ma sœur ….? »
et les pasteurs des 4 paroisses réunies

Ω

 

Le Psaume 84 dit par Michel, accompagné musicalement par Flore  :

Cœur pèlerin, je suis ton centre.
Laisse la joie ouvrir en toi le temple du dedans
Laisse la joie planter en toi son arbre fou
Cœur pèlerin je suis ton centre.
Dans le dédale du vent l’aigle trouve son aire,
Sous l’épaule du toit le martinet son nid
comme l’éclair sa fête noire.
Cœur pèlerin je suis ton centre.
De crête en crête monte aux sources du vent,
de sommet en sommet gravis l’inaccessible où Je me tiens
comme secret ailé
Cœur pèlerin je suis ton centre.
Un instant dix mille ans tout s’unifie dans l’extase des pierres où le silence adore

Cœur pèlerin je suis ton centre.    (Vincent Lerbret)

 

Ω

 

Le KIT POUR COEXISTER des catéchumènes de Souffel’ :IMG_3079

 

Apprendre à connaître l’autre :

 Si je n’ai pas d’amour,

je ne suis rien de plus

qu’un métal qui résonne

ou qu’une cymbale bruyante.

Je pourrais transmettre

des messages reçus de Dieu,

posséder toute la connaissance

et comprendre tous les mystères,

je pourrai avoir la foi

qui dépasse les montagnes,

si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien.

(1 Corinthiens 13, versets 2 à 3)

Ne pas penser qu’on détient la vérité :

Jésus dit :

« Si vous restez fidèles à mes paroles,

vous serez vraiment mes disciples.

Vous connaîtrez la vérité,

et la vérité vous rendra libres. » 

(Jean 8 versets 31 et 32)

 Se rencontrer pour partager ses convictions :

Moïse prit une tente

et la dressa pour lui

à l’extérieur du camp à une bonne distance.

Il l’appelait tente de la Rencontre.

Celui qui voulait consulter l’Eternel

devait sortir du camp pour se rendre

à la tente de la Rencontre.

(Exode 33 verset 7)

 Ne pas juger l’autre par rapport à son origine, sa religion, sa couleur de peau :

Ne jugez point,

afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement

dont vous jugez,

et l’on vous mesurera avec la mesure

dont vous mesurez …

(Matthieu 7, verset 1 à 2

Les différences sont une richesse et pas un handicap :

Que chacun de vous utilise

pour le bien des autres

le don particulier qu’il a reçu de Dieu.

Vous serez ainsi de bons administrateurs

des multiples dons divins.

(1 Pierre 4 verset 10)

Découvrir qu’on est tous frères et sœurs en humanité :

Voyez quel amour

le Père nous a témoigné,

pour que nous soyons appelés

enfants de Dieu!

Et nous le sommes.

(1 Jean 3 verset 1)

Ω

 

 Prière d’intercession :

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C’est avec reconnaissance que nous nous tournons vers Toi, Seigneur. Nous te disons merci, car tu nous as fait humains. Nos limites, nos questionnements et nos doutes sont des atouts qui nous devraient nous éviter d’être des blocs de certitude. Ils nous aident à nous ouvrir aux autres, à dialoguer avec ceux qui ne vivent pas la même tradition, qui n’ont pas les mêmes croyances. Tu nous as fait des humains en chemin, qui doivent encore apprendre à vivre ensemble.

Nous te prions pour toutes les femmes et tous les hommes, quelle que soit leur foi ou leur croyance.

Pour ceux qui suivent la voie du Bouddha.

Pour ceux qui vénèrent les Dieux de l’hindouisme.

Pour nos frères et nos sœurs de l’islam.

Pour le peuple juif qui est notre origine.

Pour les peuples des religions traditionnelles.

Pour les différentes Églises chrétiennes.

Pour les personnes sans religion et celles qui sont en chemin, afin qu’un jour nous soyons unis.

Nous te prions pour notre planète.

Nous voulons sauvegarder la création de tout notre cœur et de toute notre sagesse.

Nous voulons préserver ta bénédiction originelle sur la création.

Nous te prions pour ceux qui sont sans pain sans maison et sans pays.

Nous voulons combattre avec passion pour la justice afin que ce monde soit accueillant pour tous les peuples.

Nous te confions l’enfant blessé au fond de nous, nos amours et nos amitiés perdues, notre méfiance à l’égard de nos prochains, notre désir profond de vivre ensemble en bonne intelligence et dans un esprit d’accueil et d’ouverture.

Nous te remettons nos jeunes, leur vie et leur avenir. Nous te rendons grâce pour la bénédiction qu’ils représentent pour chacun de nous.  Amen

Ω

 

et voici le texte de l’envoi (sur la base d’un texte de la liturgie de bénédiction de mariage de l’UEPAL, retravaillé par les catéchumènes de Hoenheim) :

 

Voici, la route est ouverte par votre venue à ce culte,
par le partage que nous avons vécu.
Le voyage a commencé ; il est sans fin.

Soyez, les uns pour les autres, des témoins de l’Amour infini.
Tendez vos mains vers le monde qui attend :
le monde a besoin de partage pour croire que vivre ensemble est possible

Vivez cette joie !
Alors, demain ne sera plus seulement demain,
il sera le lendemain de votre joie.
Et pourquoi pas aussi la veille de votre joie ?!

Allez ! le voyage a commencé.
Le monde a besoin de votre solidarité pour croire qu’il peut aimer.

Ω

 

… suivie d’un échange avec des jeunes de l’association « CoExister » et un repas préparé par Albéra.

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Pour voir le livret de notre célébration œcuménique à Schiltigheim, cliquez ici : 

JMP 2018 Suriname _Schiltigheim-Trinité

… voici quelques images avec les intervenantes :

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Le message de Michel Roth :

Nous perdrons tout. Notre argent, notre réputation, nos réussites et peut-être même nos souvenirs.

Notre apparence va se faner. Les personnes que nous aimons vont mourir. Notre corps tombera en morceaux. Tout ce qui semble permanent est en réalité changeant et sera écrasé. L’expérience nous dépouillera graduellement ou pas si graduellement que cela, de tout ce dont elle peut nous dépouiller. Nous réveiller, entrer vraiment dans la vie, le mouvement de l’évangile, signifie faire face à cette réalité les yeux ouverts.

Mais ici même, en cet instant, nous nous tenons sur une terre sainte et sacrée ! Ce qui sera perdu n’a pas encore été perdu. Et comprendre cela est la clé d’une joie incroyable ! Et il voit que cela est très bon !Tous ceux qui sont dans notre vie, toutes les choses qu’il y a dedans, ici même , ne nous ont pas encore été retirées. Tout est présent.

Cette loi, parfois terrible, du changement a déjà rendu toutes les choses et toutes les personnes autour de nous profondément sacrées, très importantes et dignes d’une gratitude à nous fendre le cœur.

La perte a déjà transfiguré notre vie en autel !!! Et nous voyons que cela est très bon !

Nous apprenons même à voir nos peines les plus profondes comme un mouvement intelligent de la vie, et non comme une menace envers la vie. Nous nous rappelons que nous sommes assez vastes pour tout englober – la douleur et le plaisir, le bon et le mauvais, la lumière et l’obscurité. Nous sommes bien loin d’être aussi limités que nous l’avions imaginé !

Nous pouvons tomber amoureux de ce qui est ! Et recevoir cette invitation simple et radicale : arrêter d’attendre que le monde nous rende heureux.

Arrêter de faire que notre joie intérieure dépende des choses extérieures – des objets des gens, des circonstances, des expériences…

Faire une pause dans notre vie…nous arrêter ! Et découvrir le bonheur naturel que nous sommes et avons toujours été, ce contentement qui fait partie de nous-mêmes et qui ne dépend pas du contenu toujours changeant de la vie. Merci à la Vie !

J’aimerais vous parler de cette femme, Claire Geyer, qui vient de fêter ses 104 ans, un verre de crémant à la main, à St Charles, et qui voit que cela est très bon ! Madame Claire Geyer, pleine de gratitude, remerciant toutes les personnes qui l’approchent , sourde, presque totalement, mais souriante, trouvant que tout le monde est tellement gentil avec elle! Et l’exprimant sans retenue, à longueur de journée ! Elle illumine tout son étage, le troisième, et tout le personnel soignant qui s’occupe d’elle !

pour voir les 2 x 10 commandements
du respect de la Création
proposés par les femmes de Suriname cliquez ici : 

… et pour la destination de la collecte, cf. la collecte cf. pp. 9 et 10 dans le livret …

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Tout est grâce !

Lectures du jour :  Psaume 25; Esaïe 5,1-7; Romains 5,1-5; Marc 12,1-12 

Prédication de Michel Roth :MichelRoth (3)

Quelle est la pointe de cette parabole ? De quelle manière nous concerne-t-elle ?

Revenons à nous-mêmes et revenons à notre expérience intérieure !

Il y a un être intérieur, un être secret, un être qui parfois nous semble caché ! Cet être est ! Il ne s’impose pas. Pourtant il détient toute l’autorité. Nous ne pouvons pas soulever une paupière sans lui, mais il n’impose rien. Il attend que nous le reconnaissions, il attend que nous l’aimions. Cette réalité vivante cherche à apparaître ! Alors comment nous disposer intérieurement pour l’accueillir ?

Si nous continuons à chercher avec notre personne extérieure, avec nos moyens habituels, j’allais dire, avec nos gros sabots, nous avons peu de chance de reconnaître ce fils bien-aimé, et encore moins, le maître et ses serviteurs!Notre attitude doit changer complètement, sinon nous allons les « tuer » comme dans la parabole.

Une grandeur est là, une vérité est là, une force incroyable est là qui nous attend. Est-ce que nous la désirons ? Est-ce que nous voulons entrer en contact avec elle ? Est-ce que nous désirons cette communication ?

C’est à chacun de nous de dire : oui ou non ! Peut-être que jusqu’à présent nous avons toujours dit non ! Mais pourtant, maintenant nous avons de dire oui ! Ce serait très facile, s’il suffisait simplement de dire oui ! Mais il faut que ce soit d’une telle qualité, d’un tel consentement…!Mon oui n’est pas total ! Entendez-moi bien, notre oui à certains moments est sincère, mais il n’est le oui que de deux ou trois cellules, de deux ou trois petits serviteurs. Ce n’est pas le oui de toute notre structure, de tout notre être ! Et c’est cela que nous ne saisissons pas toujours. Alors nous nous étonnons, nous nous décourageons, nous devenons même blasphémateurs ! Nous ne nous rendons pas compte que nous avons donné si peu d’accord que la communication ne pouvait pas se faire.

Rappelons-nous ! Notre dimension réelle est le Christ. Lorsque nous nous tournons vers lui, nous n’avons aucune preuve tangible de l’aide qui est à notre portée, mais nous avons une assurance et une compréhension intérieures d’une Présence qui va au-devant de nous ! Nous avons une conscience intérieure de la manne de demain bien que nous ne puissions pas la voir aujourd’hui, et nous vivons par cette grâce intérieure !

Laissez le règne de Dieu être avec vous car son Royaume dure à jamais. Ôtez votre regard du monde extérieur et dans le silence de votre être, comprenez que vous êtes chez vous en Dieu, et ne cherchez plus au-dehors.

Communiez au-dedans de vous-mêmes ! Consacrez des minutes et des heures à la communion ! Retirez-vous du monde extérieur ! Vivez comme si vous étiez le Fils de Dieu, ce que vous êtes réellement. Niez toutes les apparences contraires, tenez bon dans la foi que vous avez acquise ! Reposez-vous du combat physique et psychique et laissez le Royaume s’écouler à travers vous. « Dans la confiance et la quiétude sera votre force. ». Au moins une fois par jour – et plus souvent si c’est possible – retirez-vous dans la présence pour établir le contact avec Christ. Que vous y réussissiez d’emblée ou non n’est pas important. Ce qui est important c’est que vous continuiez de vous retirer dans votre être intérieur et là, que vous laissiez s’établir le contact avec cette identité intérieure, avec cette manne cachée, alors vous saurez que, quelles que soient les circonstances de votre expérience humaine, – les affaires, la santé, la famille – un changement va petit à petit s’installer. Le Christ est une présence et un pouvoir vivant, le plus grand jamais connu. Le Christ, en tout temps, et pour tous ceux qui l’ont touché, a vaincu le monde, non pour le monde, mais pour vous et pour moi qui l’avons découvert et ressenti.  Amen

Le CP nouveau (de gauche à droite) :

Paul WEHRLIN
Pascal HALLER
Francine BAERMANN
Patrick RUCH
Danielle DILIGENT
Guy MARCOT
Afi ALAGLO
Yvette OSTER
Ingeborg DIFFINE
Jean-Luc DUPREZ
Mariette GREINER (excusée)

Conseillers sortants :  Mireille DJOTANG-NGNIA et Marlène HALLER
qui sont remerciées par le vicre-président JeanLuc Duprez et qui répondent :

JeanLuc remercie Marlène la présidente sortante Marlène et Michel Marlène répond ...    JeanLuc remercie Mireille CP sortante

Mireille répond ...  … et parfois les émotions troublent la vue :

les émotions troublent la vue ...

 

Pour clore cette belle célébration nous disons notre foi :

Je crois en un Dieu qui ressuscite de la mort de la lettre pour devenir une part de ma vie.

Il voit mes erreurs et souffre à cause d’elles, il me parle et m’enseigne. il me guide.

Je crois en Jésus Christ, un Dieu qui a parcouru mes chemins et qui en connaît les lumières et les ombres. Un Dieu qui a ri et qui a pleuré; qui voit les haines qui excluent, qui divisent, qui marginalisent, qui blessent et qui tuent …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela … et qui en pleure.

Mais je crois aussi en un Dieu qui voit une mère donner le jour, et c’est une vie qui naît de la douleur ; qui voit jouer deux enfants, et c’est une graine de solidarité qui germe, qui voit la fleur pousser sur les ruines, et c’est un commencement nouveau …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela et qui rit – parce que, malgré tout, il y a l’espérance.  Amen.

 (extr. de  « Expressions de foi de l’église universelle », Défap :
Eglise évangélique vaudoise du Rio de la Plata, Eglises réformées en Argentine)

P1050313Thème du mois de décembre :
« Grâce à la tendre compassion de notre Dieu, le soleil levant brillera sur nous d’en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort et pour diriger nos pas vers le chemin de la paix. »  (Luc 1,78-79)

Thème du 1er dimanche de l’Avent :
Le Seigneur vient : « Voici que ton roi s’avance vers toi :
il est juste et victorieux. »  
(Zacharie 9,9)

Lectures du jour proposées : 
Psaume 24,7-10; Jérémie 23,5-8; Romains 13,8-12(-14); Matthieu 21,1-9; Apocalypse 5,1-5(-14)

… ces lectures ont été préparées
par les catéchumènes de Schiltigheim et de Bischheim
avec le pasteur Michel Roth.

Pour les jeunes, la journée a continué au CEP
avec Anne Epting et Robert Steck,
par des chants de l’Avent et de Noël,
un jeu animé par les anciens catéchumènes
et un enseignement sur le thème :
 » Le sens de la vie selon Adam et Eve  » 
(Genèse 2,4b-17) :

P1050308P1050310Message de Michel Roth :

L’Apocalypse est la révélation de ce jour où le Dragon doit se soumettre à l’Agneau, où la force et la violence s’inclinent devant l’innocence qui ne fut jamais une faiblesse. Le jour où la volonté de puissance est désarçonnée par la volonté de servir et le désir de présence.

Quel est donc cet amour qui ne se laisse pas engloutir par la mort ? Cet Agneau qui ne se laisse pas dévorer par le Dragon ?

« Et je vois au milieu du trône et des quatre vivants, au milieu des vieillards un agneau. Il se dresse et il est égorgé ,… Ils chantent un chant nouveau : « Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux parce que tu es égorgé… »

Qui peut ouvrir le livre ? Le livre que nous sommes ?, le livre du monde ? Il est scellé de sept sceaux. Qui peut nous en donner le sens ? Qui ouvrira les sept nœuds qui ouvrent notre corps ? Et le corps du monde empêchant l’énergie de circuler ?

Qui fera de nouveau tourner la roue de nos sept centres vitaux afin que la vie s’y incarne et s’y donne ? L’apocalypse nous dit que c’est l’Agneau, symbole de l’innocence et de la bonté, la « force invincible de l’humble amour » qui peut ouvrir les sceaux.

Vivre à partir de cette clarté et de cette bonté primordiales, c’est ce qui transfigure notre regard et donnera du sens à tout ce qu’il rencontre. Nous le savons déjà, il y a dans le regard des poètes et des amoureux la lumière nécessaire pour que se révèle le secret de ce qui existe. Seul un regard poétique et amoureux posé sur le monde peut nous en révéler la saveur. Seul un regard de lumière et de compassion peut nous en révéler le sens. Seul le regard de l’Agneau peut nous révéler pour quelles noces nous sommes nés, pour quelle union avec tout ce qui vit et respire.

L’Agneau est le cœur de notre être, la clef de voûte de notre édifice ( la clef de voûte des églises romanes est justement cet agneau ) la clef qui ouvre le sens du livre de nos vies. La connaissance ne suffit pas, sans l’éveil de cette innocence et de cette bonté primordiales, nous ne savons rien ou nous ne savons les choses que du dehors. Pour accéder à cette plus haute connaissance, il ne faut pas avoir peur d’être blessé,… car il n’y a en elle aucune violence pour répondre à la violence, il n’y a que la conscience et la compassion pour répondre à la violence du Dragon. Si celles-ci semblent vaincues, les apparences ne montrent que la blessure, l’égorgement et la croix, l’apparition que voit Jean, c’est celle de l’amour vainqueur à travers ses blessures, cet égorgement et cette croix, c’est l’amour plus fort que la mort. Lui seul est capable et digne d’ouvrir le livre qui ne s’ouvre sous le coup d’aucune violence ne cède aucunement à l’emprise des puissants et de cette toute-puissance connue de tous qu’est la mort.

La vision de l’agneau-égorgé debout, c’est la vision du Ressuscité qui garde sur son corps de lumière les traces de son corps de chair écartelé par ceux qui voulaient et veulent toujours le réduire à l’inexistence ; c’est la clarté et la bonté qui auront le dernier mot : notre vraie nature, notre être éternel, ce n’est pas le Dragon, c’est l’Agneau. « On ne voit bien qu’avec les yeux du cœur » dit le Renard au Petit Prince. Il n’y a que les amoureux et les poètes qui ne soient pas aveugles en ce monde. Il est dit que dans la Nouvelle Jérusalem, il n’y aura ni temple, ni lune, ni soleil, tous vivront dans la lumière de l’Agneau : Puissions-nous dire et vivre comme Jean-Baptiste, « c’est lui l’Agneau de Dieu qui élève et transfigure la misère du monde ! »

… et ce culte a été précédé hier et suivi aujourd’hui
par la Fête-Vente paroissiale d’ l’Avent
dont voici – en bon souvenir – quelques aperçus :

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Thème de ce dimanche :   Le jour du Salut : 

« C’est maintenant le moment favorable;
c’est maintenant le jour du salut. »
   
(2 Cor. 6,2b)

Lectures proposées :  Psaume 90,1-17; Job 14,1-6; Romains 14,7-9; Luc 17,20-24; Luc 11,14-23

 

Liturgie :
pasteure Ruth Wolff-BonsirvenP1050226

 

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Prédication :
pasteur Jean-Jacques Bonsirven sur Luc 11,14-23

 

Jésus, Parole de Dieu redonne la Parole à un homme possédé par un démon muet

C’est ainsi que l’on pourrait résumer ce passage de l’évangile de Luc.

Le texte lui-même n’a pas de difficultés particulières. On peut cependant préciser quelques  points. Muet, en grec, le mot employé peut aussi signifier sourd. Ainsi dans le passage messianique de Mt 11.5 répondant à la question de Jean baptiste : doit-on en attendre un autre que toi, Jésus citant l’Ancien Testament répond : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent. C’est le même mot. Muet et sourd. Kophos en grec. Je reviendrais là-dessus.

Remarquez aussi que c’est le démon qui est muet ou sourd et qui rend cet homme muet et/ou sourd ! Le scénario reste le même que dans beaucoup d’autres péricopes des évangiles. Une personne malade ou possédée, une foule admirative et quelques-uns qui veulent tendre un piège à Jésus. Jésus guérissant, répond à ces personnes en se défendant et justifiant ce qu’il vient de faire. Ici, le piège consiste à demander à Jésus de faire un signe/miracle, pour prouver que son pouvoir vient bien de Dieu/des cieux et non du maître des démons Belzébuth.

Pour les anciens, auteurs, lecteurs ou héros de ces histoires, le monde des démons, comme celui des anges était une réalité indubitable. La question, pour eux, ne portait pas sur leur existence ou non, mais sur la façon d’en venir à bout. Est-ce par l’autorité de Dieu ou par l’autorité d’une puissance encore plus maléfique que le démon présent ? Et bien entendu le pouvoir sans faille dont fait preuve Jésus est suspect puisque agissant ! En fait, tout ce qui était inexpliqué/ inexplicable forcément était l’œuvre de puissances surnaturelles. 

Aujourd’hui, point n’est besoin d’en référer au surnaturel. Nous assumons ne pas tout comprendre, sachant qu’un jour, probablement nous trouverons l’explication « naturelle ». Mais même si on ne se pose plus la question de l’existence de démons prenant possession d’hommes/de femmes, sans aucun doute il y a des personnes qui ont été dépossédés de leur paroles, de leur avenir, de leur espoir, de leur lumière intérieure, de leur être. Pensez à ce qui se passe pour ces millions de femmes abusées, violées et qui osent maintenant, quelques-unes, enfin, dénoncées leur bourreau. Elles ont été enfermées vivantes dans des prisons fabriquées par leurs agresseurs. Tais-toi… si tu parles, tout le monde saura qui tu es ! ce que tu as accepté ! Et elles parlent et c’est bien. Mais ce ne sont que quelques-unes et il y en a tant qui restent avec leur douleur muette, véritable démon les hantant jour après jour..

Il paraît que c’est la parole qui nous distingue du règne animal. Et c’est vrai que c’est le plus grand des cadeaux donnés à l’être humain. Pouvoir parler c’est être au monde. Et rien d’étonnant que de constater que vivre devient une lutte pour avoir droit à la parole. Lutte pour apprendre, et cela commence par des balbutiements, mais là, habituellement tout le monde est content pourvu que cela ne fasse pas trop de bruit ! puis les premiers mots viennent et s’ils sont bien choisis par l’enfant, les visages s’éclairent ! papa maman et non tracteur ! Après dès que l’enfant apprend à parler, on lui apprend en même temps qu’il est un enfant et qu’il n’a pas droit à la parole. Il doit se taire : 6 heures par jours pour apprendre à parler ! Heureusement à la maison il parle, mais trop. Les parents sont fatigués, et c’est vrai. Puis le monde la jeunesse, les débordements, la vie s’invite et les temps de paroles avec les copains, paroles débridées, libres, extrêmes, à l’image de la vie bouillonnante de cet âge. Les études, réapprendre à peser ses mots, à dire, tout en ne disant pas, à tourner autour, pour ne pas fâcher quelqu’un, l’art de ne rien dire tout en laissant croire que des choses importantes ont été dites. Et apprendre les mots de l’amour, les mots du « je ». Que c’est difficile.

Mais surtout découvrir que décidément il y en a d’autres qui parlent mieux, d’autres que tout le monde écoute même sans être vraiment d’accord, mais on se tait quand ils/elles parlent. Elles savent. Elles savent utiliser les mots pour faire rire, humilier, rabaisser, ironiser, convaincre, Alors on découvre si cela n’a pas été fait avant, qu’il y a des mots qui tuent. On a peur de leurs mots. Alors on se tait, même si on sait que l’on ne devrait pas et qu’on va se haïr de ne pas avoir essayer. Mais sommes-nous écoutés ? Pourquoi d’autres sont-ils/elles écoutés plus que nous ?

Notre parole ne compte-t-elle pas ? Oui, nous sommes en démocratie, et chaque voix compte ! oui pour élire des gens qui vont parler à notre place. Ils ont notre voix, et pourtant je ne la reconnais pas quand ils parlent ! 

Enfin vient le temps de la parole difficile, notre parole compte de moins en moins sauf aux derniers moments, dernier souffle. Qu’est-ce qu’il vient de dire ? Et le silence. Ouf. Je vous l’ai dit la vie est une lutte pour la parole.

Et Dieu se révèle à nous. Il est vie et toute vie commence par la Parole. Dieu dit et cela est. Dieu dit et la lumière fut. Cette lumière qui chasse les ténèbres, parole qui sépare, qui distingue, qui ordonne ce que les ténèbres cachent, emmêlent, embrouillent, enchevêtrent de telle façon qu’on ne peut mettre de mot dessus.

La Parole en distinguant, en ordonnant permet le mot, la nomination, et ainsi projette la lumière et la vie. La vie est parole. La Parole est la vie.

Jésus, Parole de Dieu, ne fait pas de magie, il guérit les sourds, les muets en redonnant la parole. En nous affirmant « ta parole compte pour moi, je veux t’entendre, t’écouter, dis-moi, raconte-moi. Je te promets, je ne corrigerai pas tes fautes de grammaire, et même si tu bégayes, et même si tu n’as que des soupirs inexprimables, je t’écoute. Chaque mot sortant de ta bouche je l’accueille comme un trésor. Parle. »

Il nous redonne la parole et en donnant la parole il nous assure une place au monde. En parlant, nous reprenons possession de nous-même, de notre être. Le silence, le mutisme enferme, la Parole échangée libère et nous ouvre à la vie et à l’autre.

Et le muet se mit à parler est-il écrit, que dit-il ? Le texte ne le dit pas. Des paroles sans importance ? des paroles pour ne rien dire ? Je ne pense pas. Non surement pas, des bruits peut-être, des cris inarticulés mais des cris de guérison, des cris d’espoir, l’apprentissage à la liberté de dire.

Ce passage me fait penser à l’autre miracle, mais c’est un aveugle, à qui Jésus place sur les yeux une boue faite de poussière et de salive. Et l’homme dans un premier temps arrive à voir mais voit les hommes dit-il comme des arbres, puis dans un second temps il voit justement. Cela ne s’est pas fait immédiatement.

Et reprendre, reconquérir la parole demande un apprentissage, demande du temps.

Du temps pour pouvoir dire justement. Pour que ce soient des bonnes paroles qui sortent de notre bouche comme celle dans Eph.4.29 : de bonnes paroles qui transmettent une grâce à ceux qui les entendent.  Et pour ce faire, il faut d’abord s’affermir dans sa dignité de fils et fille de Dieu, à qui Dieu donne la parole et confirme sa place au monde jusqu’à la dernière seconde de vie … et bien après.

Puis il faut apprendre à écouter sa sœur, son frère. « Ecoute avant de parler », je crois entendre mon père ! mais il avait raison. C’est juste. Celui qui est sourd à son frère/sœur ne parle pas, il se dit des mots à lui-même. L’écoutant parle justement.

Je m’arrête là.

Que l’Eglise (c’est-à-dire nous) guérisse de sa surdité et de son mutisme et qu’elle devienne lieu d’écoute, de paroles proclamées, lieu d’échange, lieu de rencontres d’hommes et de femmes dans un espace de liberté d’être et de pensée. Ce sera alors le jour du salut. Alors la Parole de notre Dieu retrouvera aussi sa place dans ce lieu de liberté et d’échange. Parole d’amour et d’accueil, parole de création et de libération. Amen.

P1050233Et quelques nouvelles de la paroisse de Bischheim :   T.R.P.O.

C’est un joyeux groupe de protestants et de catholiques se retrouvant alternativement en l’église St Michel et l’église Christ-Roi à raison d’une rencontre par mois.  Ils se rassemblent poussés par leur foi dans les paroles du Christ demandant à notre Père l’unité, semence de foi. Outre la lecture des écritures et la prière, des projets leur tiennent à cœur. L’organisation de rassemblements œcuméniques pour les deux paroisses de Bischheim et également un cheminement actif pour un quotidien écologique. Le respect de l’atmosphère,  de la terre,  et de toute vie la peuplant, est le centre de leur réflexion et action. Ce groupe est ouvert et prêt à accueillir quiconque se reconnait dans ses valeurs.

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. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Pharisien et collecteur d’impôts

« Dieu s’oppose aux orgeuilleux,
mais il accorde sa grâce aux humbles. »  1 Pierre 5,5b

Lectures du jour :
Psaume 113; 2 Samuel 12,1-10 + 13-15a; Éphésiens 2,4-10; Luc 18,9-14; Matthieu 21,28-32

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Prédication donné par Eloi Lobstein, pasteur à Souffelweyersheim sur Matthieu 21,28-32 :  …

. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Le Seigneur et son peuple 

« Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu !
Heureux le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. »
Psaume 33,12

Lectures du jour :
Psaume 106,2-5 + 47-48; Exode 19,1-6; Romains 9,1-8 + 14-16; Luc 19,41-48

Prédication donné par Claire-Lise Oltz-Meyer, pasteure à Hoenheim :   …

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. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Gérants des biens de Dieu

« A qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »  
Luc 12,48

Lectures du jour :
Psaume 40,6 + 8-12; Jérémie 1,4-10; Philippiens 3,7-11; Matthieu 25,14-30

 

P1040149Prédication donné par le pasteur Jean-Marc Meyer,
responsable du service de la catéchèse à l’UEPAL :
  …

Thème de ce dimanche :  Les fruits de l’Esprit 

« Vivez comme des enfants de lumière;
car le fruit de la lumière consiste 
en toute sorte de bonté, de justice,
et de vérité. » Éph.5,9

Lectures :  Éphésiens 5,8-14; Matthieu 5,13-16

 

Ce culte a été placé sous le signe des noces de diamant  (= 60 ans de mariage depuis 1957 !)
de Christiane et Roland Nest 
(  qui ont invité toute l’assemblée au verre de l’amitié à l’issue du culte ! )

Prédication de Michel Roth :

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          En prenant de l’âge, en avançant vers la fin de sa vie, on vit ce paradoxe : l’homme extérieur décroît, l’homme intérieur croît. C’est le sens de la Parole de Paul dans l’épître aux Corinthiens :  » Tandis que notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.  » 

          Nous commençons à comprendre que nous allons passer notre temps à lâcher... pour laisser advenir ce qui arrive. Cette acceptation du changement est un chemin, avec ses étapes que nous connaissons bien! Hmm!Hmm! Enfin, nous pratiquons plutôt la dénégation : le fait qu’on y croit pas trop, on essaie de mettre cela de côté, et puis la réalité s’impose!

          Dans notre avancée en âge, Christiane et Roland, nous pouvons épouser!!! les moments où l’on est déprimé et triste. Puisqu’ils font partie du chemin, puisqu’ils font partie de notre maturation. Et quand on épouse les moments de dépression, on les traverse! Cette dépression très répandue et qui avance masquée! La fatigue, les douleurs articulaires, les insomnies! Nous ne pouvons tout simplement plus faire les mêmes choses qu’avant! Le vieillissement de notre visage et de notre corps est évident dans le miroir. Il faut renoncer à notre jeunesse!

                    Bienheureuse dépression!!!

          N’ayons pas peur de traverser notre dépression, n’ayons pas peur d’épouser notre tristesse! Une tâche sacrée nous attend : accepter à travers tous ces petits deuils, l’érosion de nos facultés et de nos capacités! Combien cette remise en ordre est une étape nécessaire dans notre mûrissement! Une vie accomplie est une vie apaisée. Alors, nous pourrons contempler notre passé, nous pardonner nos échecs, nos erreurs, pardonner aux autres et surtout, leur demander pardon!

           » Il est possible que votre paysage intérieur, Christiane et Roland, connaisse un nouveau printemps, qui ne sera sûrement pas un réveil de vos forces juvéniles mais un réveil à une toute autre vie dans laquelle il n’est plus question de faire mais d’être, au-delà du temps.  » 

          La naissance est un événement extraordinaire, elle est ce moment étonnant de l’apparition de la vie. Elle est aussi extraordinaire parce qu’elle est le commencement d’une série de naissances. On naît plusieurs fois dans sa vie. A l’enfance, à l’adolescence, l’âge adulte, à la vieillesse! Et surtout, on naît aussi à soi, à son âme, à son être intérieur! Peut-être la plus belle naissance qui soit! Parce qu’alors, vivant consciemment, la vie prend tout son sens, toute sa saveur! On collabore activement à la vie et à l’univers! Notre vocation d’homme s’accomplit alors!

          C’est quand nous serons nés à nous-mêmes, dans la mesure où nous aurons réalisé la dignité de notre personne, c’est dans cette mesure que nous rencontrerons le seul Dieu, le Dieu Vivant, le Dieu Esprit, qui ne peut se révéler que dans cet espace de lumière que nous serons devenus. Nous avons à surgir aujourd’hui, Christiane et Roland, comme des êtres tout neufs et ainsi, à donner au monde sa véritable signification. En faisant de vous le corps de Dieu, en permettant au Dieu vivant de se réaliser à travers votre visage, vous ajouterez au monde ce qui ne peut exister sans vous!

          Nous ne pouvons naître à nous-mêmes que dans une ouverture totale à Dieu. “Lui” est le Bien-Aimé du Cantique des Cantiques; il est en vous, en moi; et l’être féminin que nous sommes tous au-delà de nos différences biologiques, au-dedans de nous-mêmes, cet être féminin le cherche, croit le saisir, mais doit aller plus loin encore en lui-même, mourir à sa “noirceur” et ressusciter à une autre lumière, pour l’approcher…

Le couple humain participe de ce même mystère et l’amour oblige à mettre dans un même berceau morts et naissances jumelles; et chacun, en allant vers l’autre, découvre un jour que dans ce souffle, il va vers le Bien-Aimé suprême.

          Comprenez bien ce que je veux dire : la qualité de ce souffle n’a rien à voir avec la morale et ses interdits; il est un jaillissement des plus grandes profondeurs de l’être, dont la source est aussi la finalité de tout érotisme ; il puise ses parfums, ses saveurs, ses dons les plus exquis “à la source close, à la fontaine scellée du jardin secret” que chante le Cantique des Cantiques, et qui ne s’ouvre qu’à l’approche du Bien-Aimé!

          “Je suis noire mais belle  filles de Jérusalem   Je vous adjure par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ah, ne réveillez pas l’amour avant qu’il le veuille!”

          “J’entre dans mon jardin, dit le Bien-Aimé, ma sœur, ma fiancée   Je cueille ma myrrhe et mes aromates   je mange mon rayon avec mon miel  Je bois mon vin avec mon lait  Mangez, amis, buvez, enivrez-vous ô bien-aimés!”

          Comment dire mieux les grâces de l’amour! Il est alors don total qui, loin de se disperser, unit et unifie; il se partage sans s’amoindrir, sans se diviser.

          “Place-moi comme un sceau sur ton cœur, sur ton bras car l’amour a force de tout transmuter! Ses feux sont flammes de Yah!”        Amen

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 ∴

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