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Thème de ce dimanche :  Les fruits de l’Esprit 

« Vivez comme des enfants de lumière;
car le fruit de la lumière consiste 
en toute sorte de bonté, de justice,
et de vérité. » Éph.5,9

Lectures :  Éphésiens 5,8-14; Matthieu 5,13-16

 

Ce culte a été placé sous le signe des noces de diamant  (= 60 ans de mariage depuis 1957 !)
de Christiane et Roland Nest 
(  qui ont invité toute l’assemblée au verre de l’amitié à l’issue du culte ! )

Prédication de Michel Roth :

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          En prenant de l’âge, en avançant vers la fin de sa vie, on vit ce paradoxe : l’homme extérieur décroît, l’homme intérieur croît. C’est le sens de la Parole de Paul dans l’épître aux Corinthiens :  » Tandis que notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.  » 

          Nous commençons à comprendre que nous allons passer notre temps à lâcher... pour laisser advenir ce qui arrive. Cette acceptation du changement est un chemin, avec ses étapes que nous connaissons bien! Hmm!Hmm! Enfin, nous pratiquons plutôt la dénégation : le fait qu’on y croit pas trop, on essaie de mettre cela de côté, et puis la réalité s’impose!

          Dans notre avancée en âge, Christiane et Roland, nous pouvons épouser!!! les moments où l’on est déprimé et triste. Puisqu’ils font partie du chemin, puisqu’ils font partie de notre maturation. Et quand on épouse les moments de dépression, on les traverse! Cette dépression très répandue et qui avance masquée! La fatigue, les douleurs articulaires, les insomnies! Nous ne pouvons tout simplement plus faire les mêmes choses qu’avant! Le vieillissement de notre visage et de notre corps est évident dans le miroir. Il faut renoncer à notre jeunesse!

                    Bienheureuse dépression!!!

          N’ayons pas peur de traverser notre dépression, n’ayons pas peur d’épouser notre tristesse! Une tâche sacrée nous attend : accepter à travers tous ces petits deuils, l’érosion de nos facultés et de nos capacités! Combien cette remise en ordre est une étape nécessaire dans notre mûrissement! Une vie accomplie est une vie apaisée. Alors, nous pourrons contempler notre passé, nous pardonner nos échecs, nos erreurs, pardonner aux autres et surtout, leur demander pardon!

           » Il est possible que votre paysage intérieur, Christiane et Roland, connaisse un nouveau printemps, qui ne sera sûrement pas un réveil de vos forces juvéniles mais un réveil à une toute autre vie dans laquelle il n’est plus question de faire mais d’être, au-delà du temps.  » 

          La naissance est un événement extraordinaire, elle est ce moment étonnant de l’apparition de la vie. Elle est aussi extraordinaire parce qu’elle est le commencement d’une série de naissances. On naît plusieurs fois dans sa vie. A l’enfance, à l’adolescence, l’âge adulte, à la vieillesse! Et surtout, on naît aussi à soi, à son âme, à son être intérieur! Peut-être la plus belle naissance qui soit! Parce qu’alors, vivant consciemment, la vie prend tout son sens, toute sa saveur! On collabore activement à la vie et à l’univers! Notre vocation d’homme s’accomplit alors!

          C’est quand nous serons nés à nous-mêmes, dans la mesure où nous aurons réalisé la dignité de notre personne, c’est dans cette mesure que nous rencontrerons le seul Dieu, le Dieu Vivant, le Dieu Esprit, qui ne peut se révéler que dans cet espace de lumière que nous serons devenus. Nous avons à surgir aujourd’hui, Christiane et Roland, comme des êtres tout neufs et ainsi, à donner au monde sa véritable signification. En faisant de vous le corps de Dieu, en permettant au Dieu vivant de se réaliser à travers votre visage, vous ajouterez au monde ce qui ne peut exister sans vous!

          Nous ne pouvons naître à nous-mêmes que dans une ouverture totale à Dieu. “Lui” est le Bien-Aimé du Cantique des Cantiques; il est en vous, en moi; et l’être féminin que nous sommes tous au-delà de nos différences biologiques, au-dedans de nous-mêmes, cet être féminin le cherche, croit le saisir, mais doit aller plus loin encore en lui-même, mourir à sa “noirceur” et ressusciter à une autre lumière, pour l’approcher…

Le couple humain participe de ce même mystère et l’amour oblige à mettre dans un même berceau morts et naissances jumelles; et chacun, en allant vers l’autre, découvre un jour que dans ce souffle, il va vers le Bien-Aimé suprême.

          Comprenez bien ce que je veux dire : la qualité de ce souffle n’a rien à voir avec la morale et ses interdits; il est un jaillissement des plus grandes profondeurs de l’être, dont la source est aussi la finalité de tout érotisme ; il puise ses parfums, ses saveurs, ses dons les plus exquis “à la source close, à la fontaine scellée du jardin secret” que chante le Cantique des Cantiques, et qui ne s’ouvre qu’à l’approche du Bien-Aimé!

          “Je suis noire mais belle  filles de Jérusalem   Je vous adjure par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ah, ne réveillez pas l’amour avant qu’il le veuille!”

          “J’entre dans mon jardin, dit le Bien-Aimé, ma sœur, ma fiancée   Je cueille ma myrrhe et mes aromates   je mange mon rayon avec mon miel  Je bois mon vin avec mon lait  Mangez, amis, buvez, enivrez-vous ô bien-aimés!”

          Comment dire mieux les grâces de l’amour! Il est alors don total qui, loin de se disperser, unit et unifie; il se partage sans s’amoindrir, sans se diviser.

          “Place-moi comme un sceau sur ton cœur, sur ton bras car l’amour a force de tout transmuter! Ses feux sont flammes de Yah!”        Amen

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 ∴

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Thème de ce dimanche :  A la table du Seigneur

« Vous n’êtes plus des étrangers, ni des émigrés,
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes de la famille de Dieu.«    Éphésiens 2,19

Lectures proposées pour ce dimanche :
Psaume 107,1-9; Exode 16,2-3+11-18; Actes 2,41-47; Jean 6,1-15 – 30-35

 

En l’absence de pasteur suite à des problèmes de communication, après le quart d’heure académique …, nous avons assuré le culte pour les 27 personnes présentes de façon totalement improvisée comme suit :

 

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  • Jean-Luc et Yvette : chants, liturgie, lectures de textes bibliques 

 

  • Christiane : accompagnement à l’orgue

 

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ou cliquez ici :   *

 

 

 

 

 

 

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  • Sr Caroline (Heinrich) – en visite ce dimanche – nous a fait spontanément un petit commentaire sur ce texte et partagé un peu de sa vie à Versailles … 

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(ancienne paroissienne, ancien membre du Conseil Presbytéral, elle est entrée en 2009 dans la Communauté des Diaconesses de Reuilly, cf. http://www.diaconesses-reuilly.fr/)

 

 

  • Tous :  Le Credo du Temps de la Trinité de notre Cahier Liturgique :

     

    Nous croyons en Dieu. Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’il est vivant. Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’il a fait le monde pour le bonheur de la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

    Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent de son existence terrestre, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.
    Nous croyons en l’Esprit-Saint. Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Église. Malgré la mort, nous croyons à la résurrection. Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes. Amen.

     

  • Clôture  :  Prière d’Intercession, Notre Père, Envoi …

 

vous trouvez l’ensemble des photos prises par Pierre Diffiné, sur Google  :  https://photos.google.com/album/AF1QipO0JHM2CZd3w7qwyKCqhxCkctoZeNZeqKZLjQD

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Thème de ce dimanche :
« Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » 

Lectures bibliques :  1 Timothée 1,12-17, Luc 15,1-7

 

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Quelques souvenirs :

Quatre paroisses, quatre gestes à deviner: Hoerdt : chercher clé derrière portail : attendue dans toutes la maisons, nombre Kt, Louveteaux, Ventes, enterrements. Monde traditionnel encore en place. Saverne : rouler feuille de vigne : apprentissage et amitiés interreligieuses, jardin. Schiltigheim : sonnette de vélo : enfin le plat et de petites distances, se déplacer sans polluer, faire partie d’une petite ville, d’une vrai communauté. La Meinau : bébé chef d’orchestre:  cultes avec un style contemporain, chant et musique qui élève l’âme à Dieu.

Prédication :

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ.

Voici le jour venu de nous dire à Dieu. La Meinau, ce n’est pas bien loin, mais ce sera tout de même ailleurs. Les textes du jour du coup prennent, comme toujours quand la Bible nous rejoint au milieu de notre vie, beaucoup de relief : Le grand apôtre Paul, insiste sur l’immensité de la grâce surprenante que Dieu lui fait en le choisissant pour parler. Je partage, à ma modeste mesure cet étonnement tous les jours ! Et puis le bon berger qui ramène au troupeau la brebis perdue, et qui garde l’objectif bien en tête : Ne pas en perdre une, même une seule ! Quel Dieu merveilleux nous avons : il est à des années lumière du calcul et de la bonne gestion d’entreprise, il est complètement passionné et fou d’amour pour chacun et chacune, chaque humain !

DSC_4729Mais maintenant, quel souvenir vous laisser ce matin de nos adieux ? Quel mot, quel texte pourrait bien nous toucher ? Ce que je préfère, ce que Jésus utilisait souvent souvent, ce sont les histoires. Et il y en a une que vous connaissez, sans peut-être trop le savoir d’ailleurs. Elle est tellement puissante que c’est elle que je voudrais vous raconter.

Ça s’est passé du temps de Jéroboam II… Jéroboam II.. roi d’Israël… « Il fit ce qui déplut au Seigneur. » C’est la Bible qui le dit (2 Rois, 14,25), et pourtant Dieu lui permit d’agrandir son Royaume énormément. Son meilleur conseiller l’y « avait encouragé, « Vas-y tu peux le faire, tu le vaux bien, allez nous allons faire de nous une grande nation ! » Et oui, ils étaient vachement nationalistes. Et, comme dit, ça avait marché. Le petit royaume d’Israël avait réussi, alors même que l’hyper-puissance du moment, l’empire magnifique et fort était la superbe Assyrie, juste à côté. Et oui, monsieur-dames, Jéroboam II et son conseiller, ils l’avaient fait. Bling Bling. Ils oubliaient de dire qu’en fait la puissante Assyrie était occupée ailleurs, aux prises avec l’empire concurrent montant de Babylone. Mais ça le roi et son prophète avaient tendance à l’oublier un peu. Ils avaient vaincu leurs ennemis.

Et Dieu dans tout ça? C’est là que commence l’histoire, le roman de la Bible que vous avez déjà deviné, j’en suis sûre. Dieu, lui, était resté clairvoyant. Il voyait surtout les souffrances que l’empire assyrien et son roi dans sa puissante capitale … Ninive (oui, bravo!) les injustices sans nom que cet empire infligeait à tout le monde. Et voilà que Dieu veut envoyer son prophète….. ? Jonas, mais oui, changer les choses, juste par un petit message.

Jonas, le conquérant d’Israël, le vaillant nationaliste convaincu, le conseiller royal, n’a pas peur, non, non. Il refuse de partir à Ninive, mais c’est pour une toute autre raison. Savez-vous laquelle ? Non ?!

Le cargo sur lequel il s’embarque se retrouve dans cette fameuse tempête en haute mer. Les marins prient tous leurs dieux, mais Jonas se fait jeter par dessus bord quand-même. Il veut se punir d’avoir désobéi, il veut fuir, mourir en fait. C’est là que le grand monstre marin l’avale et le recrache sur la terre et que tout compte fait Jonas finit par porter le message divin. « Changez votre comportement, sinon vous disparaîtrez de la terre. Voilà, nom de Dieu !!! »

Alors, raconte la Bible, le roi, ses conseillers et ministres, toutes les dames de la cour, les serviteurs et les servantes, les bourgeois et les paysans, les chefs d’entreprises, les chercheurs et les professeurs, les voisins et les voisines, les parents et les tontons, les enfants et même, même les chiens, les chats, les chèvres et tous les choux, enfin, tous, tout le monde entier, se mit à se repentir, à changer de cap, à changer de comportement. Même les fourmis, et sûrement les abeilles et les moustiques.

Et Dieu ? Dieu ne détruisit pas, mais donna une nouvelle vie à puissante NINIVE.

Elle est là, la vraie raison de Jonas, la raison pour laquelle il ne voulait pas y aller. « Je le savais. dit-il. Je savais que tu es un Dieu clément et compatissant, patient et grand par la fidélité, qui renonces au mal. »

Jonas, taper dans le tas, faire de grandes conquêtes et même mourir dans des guerres les armes à la main, ok. Mais changer le monde à coup de millions de bons comportements et gestes et aimer les humains, ça, jamais.

Et voilà, frères et sœurs, cette histoire, c’est exactement celle qu’il nous faut.

Elle raconte la « grâce seule » que Martin Luther il y a 500 ans a déterrée de sous les détritus et que nous célébrons ensemble pour la première fois cette année 2017. Le pape François a ouvert les célébrations aux côtés de l’évêque luthérien Mounib Yunan à Lund le 31 octobre dernier.

L’histoire de Jonas nous donne le courage de parler aujourd’hui de Dieu, dans le monde qui a changé, mais qui attend, sans le savoir, avec une soif ardente, le message de la bonté divine.

Et elle nous donne le courage de participer à l’immense conversion planétaire nécessaire aujourd’hui  face à la plus grande menace que l’humanité de toute son existence a jamais connu : le réchauffement climatique. Le changement de comportement à tous les niveaux pourra l’emporter grâce à Dieu !

Frères et sœurs, l’histoire ne dit pas, si JONAS a fini par y croire. Notre histoire, à nous, dira si nous aurons placé notre entière confiance en Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ton intelligence. »

Dans notre vie d’église, dans notre vie personnelle, dans les lieux où nous vivons. Que le Seigneur nous bénisse, chacun et chacune là où il nous place sur cette terre ! Soli déo gloria, à Dieu seul la gloire ! Amen.

 

Prières d’intercession :

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GUY :
Seigneur, dans ta grâce, tu nous recherches toujours, là où nous nous égarons. Puis tu nous envoies et nous permets d’aimer encore.

Nous te prions maintenant pour notre communauté schilikoise. Donne-nous toujours ton esprit d’amour, de pardon et de justice qui permet de vivre toujours davantage ensemble, dans la transparence et la pureté. Que notre style de vie soit un témoignage de ta tendresse pour tous. Que nos relations fraternelles soient marquées par l’esprit de service, tel que le Christ nous l’a montré.

 

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JEAN-LUC :
Oui, nous te prions pour nous tous ici présents et pour tous ceux et celles à qui nous sommes liés dans la fraternité de par le monde. Nous te rendons grâce du fond du cœur pour cette sœur, ce frère qui est à nos côtés, ou qui l’a été par le passé pour nous faire grandir, pour nous rendre l’espoir.  Ainsi nous te prions ce matin en particulier pour toutes les familles et les personnes nouvelles de notre communauté : que nous ne perdions pas nos liens et nous souvenions les uns des autres !

 

 

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DANIELLE :
Seigneur, aujourd’hui, le cœur plein de reconnaissance nous te confions nos pasteurs et te prions pour Michel qui reste et pour Ulrike qui part. Renouvelle chaque jour en eux le désir de te servir et la joie de semer dans ton champ, donne-leur la créativité, la compassion et l’endurance dans la fraternité dont ils ont besoin. Délivre-nous de nos étroitesses, de nos rancunes, de notre paresse au service de ton Évangile et que vienne le jour, Seigneur, où tournés tout entiers vers Jésus-Christ, notre Seigneur, nous pourrons, Père, te louer d’une seule bouche.

 

 

Message de la présidente du Conseil Presbytéral, Marlène Haller :DSC_4740

Madame la pasteure Ulrike RICHARD-MOLARD, Chère Ulrike, 

13 ans à Schillick et nous voilà déjà réunis pour t’adresser nos remerciements pour ce parcours vécu ensemble.

Tu t’es installée en septembre 2004 dans le presbytère rue Principale, entourée de nombreux enfants, et 13 ans plus tard, tes enfants ont grandi et sont aussi allés vers d’autres horizons, sauf Mathilde pour l’instant. Mais c’est une fierté de maman de pouvoir rendre nos enfants autonomes et responsables, n’est-ce-pas ?  

Environ une année après ton installation, tu nous as dit au conseil : maintenant je suis votre bergère. Dans ce terme-là, il me semble que tu y mettais une tendresse, une attention, une responsabilité vis-à-vis de notre paroisse. Et il n’y a pas longtemps, tu disais faire partie de la famille des schilickois. Les pasteurs ont une place particulière dans la vie d’une paroisse : par les rencontres, les relations qu’ils peuvent établir, ils sont un maillon fort.  

Nous avons pu constater que tu consacrais ton amour, ta foi, ton espérance, toute ton énergie, tes compétences,  ton désir d’aller de l’avant, quelquefois de manière un peu trop précipité.., ta préoccupation devant les changements sociétaux qui nous interrogent tous. Tu mesures l’importance de la sauvegarde la création : qui ne connait pas le vélo et le casque de protection d’Ulrike ?  mais qui sait le souci d’Ulrike pour que, lors des fêtes, nous n’utilisions pas de vaisselle jetable ? son souci (le nôtre aussi) d’économiser les énergies fossiles, d’essayer de nous orienter vers des énergies propres ?

Tout naturellement, ton regard s’est également ouvert aux autres religions dans un esprit de partage, d’ouverture, de fraternité et de respect pour le bien-vivre ensemble.

Les enfants et les jeunes sont un espace privilégié dans ton ministère : attentive à leur faire une place et toujours dans les projets, tu as encadré tous les ans des camps, et encore cette année, tu vas partir avec une équipe pour un camp itinérant à vélo dans notre belle Alsace.

Tu souhaitais plus que tout rendre vivant l’évangile et les grandes figures bibliques dans notre quotidien, montrer et témoigner que Jésus est vivant. Les saynètes que tu mettais en scène avec les confirmands et les jeunes lors des cultes et des fêtes de Noël en ont été des exemples concrets. Les prédications et méditations se déroulaient souvent de manière interactive, au culte mais aussi au conseil. La fête des 250 ans de l’église rue Principale a été l’occasion d’un son et lumière mémorable et Jonas, que tu es en train de mettre en scène avec une belle mobilisation en équipe, en est également une illustration.

Enfin la musique, le chant et la guitare d’Ulrike sont tes respirations incontournables.

Comme nous l’avons entendu dans le texte de Timothée, j’ai noté ce verset : Mais la bonté de notre Seigneur pour moi a été immense : j’ai reçu la foi et aussi l’amour qui vient du Christ Jésus.

Je n’ai retenu ici que certains points essentiels. Pour ce ministère, pour ce temps partagé avec Michel Roth, ton collègue pasteur, les collègues du consistoire de Bischheim et la paroisse de Schiltigheim, nous voulons te dire merci, merci et pardon, si tu as été blessée.

 Nous t’exprimons toute notre reconnaissance, nos remerciements pour ces années et nous souhaitons que tu sois bénie dans ton futur ministère dans le sud de Strasbourg, que le Seigneur t’accompagne et te guide dans ces nouvelles missions.

 Mais, Ulrike, à Schillick, c’était quand même pas la mer à boire !

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… et le culte a été suivi du Verre de l’amitié au Foyer rue des Tonneliers …

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… voir ci-dessous tout l’album photo …

Chères sœurs et chers frères,

Comment  convaincre quelqu’un de son tort ? Vous êtes-vous déjà posé cette question, dans l’éducation de vos enfants peut-être, en pensant aux dérives de notre monde, ou peut-être même en constatant votre propre dureté de cœur ? Comment vraiment convaincre quelqu’un de son tort ?

Jésus nous parle par une histoire : « Il y avait une fois… » . Et le bon docteur Luc, sensible aux problèmes sociaux, aux malades et à leur guérison, la formule d’une façon des plus impressionnantes… On va vous la lire. Ecoutez bien. Luc 16,19-31 (lecture et prière)

Le riche, donc, quel était déjà son nom ? — Ah oui, il n’en avait pas, Monsieur le riche, tout- simplement. Son agenda est plein, son quotidien est rempli de soucis… quel habit choisir, quel repas offrir, quel décor cette fois-ci ?

Et puis le pauvre, il a un nom, lui, Lazare, Eleazare, « Dieu-aide » en français. Plus souffrant que lui tu meurs ! D’ailleurs c’est ce qui lui arrive : Ci gît Eleazare, dit le texte. Même les chiens, animaux impurs par excellence dans la Bible, comme peut-être les rats pour nous autres, mêmes les chiens auront eu plus de compassion pour lui : puisqu’ils lui nettoient ses plaies dégoûtantes, pendant que Monsieur Leriche passe sa porte et passe par-dessus l’agonie de Lazare, sans un geste, sans un mot. Un monstre d’inhumanité. Même en enfer il ne s’occupera que des siens et essaie d’utiliser Lazare comme son serviteur…

Maintenant, concrètement, qu’aurait-il du faire, frères et sœurs, je vous le demande. Qu’aurait-il pu faire ?

« On ne peut pas résoudre les problèmes de tout le monde, n’est-ce pas ? Ce pauvre, il faisait sûrement partie d’un réseau de mendicité organisée ! Et puis, il y a des spécialistes pour ça. – La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et puis moi, ça me déprime trop, de voir tout ça !  » Voilà comment notre cœur se ferme.

Et pourtant. Moïse et les prophètes, la Bible,  Monsieur Leriche les connaissait: « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »  Mais Monsieur Leriche, son cœur, son âme et sa force, il en avait besoin pour d’autres choses, nous l’avons vu.

Et nous, jeunes débutants dans la foi, ou confirmés de longue date, nous qui sommes de toute bonne volonté, nous nous demandons aussi parfois s’il est bien possible de garder son cœur ouvert à tous ces problèmes et à toutes ces choses décevantes que les humains sont capables de faire. Comment nous convaincre de notre tort ?!  Seigneur, comment vas-tu nous guérir, nous encourager encore ?!

L’histoire que le Seigneur nous confie ce matin nous montre le monstre que nous pourrions devenir si nous fermons nos cœurs, nos yeux, notre intelligence. C’est déjà ça. Car il est urgent pour nous aussi de garder ouverts nos cœurs à cette utopie du Royaume de Dieu, qui n’est simplement pas encore réalisé, mais qui vient. Alors, même peiné pour l’autre sans pouvoir résoudre son problème notre cœur, rempli de cette folle espérance, trouvera sans se tromper tout seul les chemins de la paix, de la justice, de la sauvegarde de la création.

Voir en l’autre simplement un humain, créé comme moi par le même Créateur, avec la même dignité inaliénable et puis d’entrer en contact d’humain à humain. Voilà ce qui aurait pu sauver la situation. Peut-être que Monsieur Leriche aurait simplement pu organiser un peu de soutien, tout simple ?

Comment le convaincre de son tort ? Hhm, ce fut peine perdue. Mais comment me convaincre, moi de mes torts et duretés de coeurs ? Frères et sœurs, que l’histoire du pauvre Lazare  nous ouvre les cœurs, les mains et l’intelligence dans notre marche vers le Royaume, jeunes et gens d’expérience, ensemble.

« Merveilleux Seigneur, ne te décourage pas avec nous, continue à nous mettre à cœur tes histoires !  Amen ».

Ulrike Richard-Molard

 

Ulrike Richard-Molard a partagé un album avec vous (photos prises par Frieda Bohnert) :  
    Confirmation SCHILTIGHEIM 2017  
    Afficher l’album

 

DSC_4698Thème du jour :

« Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit que sera accomplie mon œuvre !  »
Zacharie 4,6

Présentations :

Marc (par Eléa)

voici Marc. Après son frère Eric l’année dernière et avant le frère cadet Pierre c’est à lui de confirmer son baptême cette année. Des trois frères Marc est celui du milieu. Son prénom est biblique, celui de l’Evangile du milieu des quatre dans le Nouveau Testament, tiens.

Vous avez vu Marc très souvent au culte et depuis longtemps. Il a participé aux saynètes bien avant le KT, mais ce qu’il préfère au culte comme dans la vie, c’est aider, se rendre utile, donner un coup de main. Marc est joyeux. Il ne se laisse pas déranger.

Est-ce qu’il viendra aider aux fêtes paroissiales ? Qui sait… Marc :

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Florence
(par Peggy)

Je vous présente Florence. L’avez-vous remarquée à l’église ?

Elle aussi est venue très régulièrement participer à nos cultes avec sa mère… Si vous ne l’avez pas repérée, c’est parce qu’elle est a un tempérament discret. Et sérieux. Florence fait du piano et aime la musique en général.

Elle se sent prête à être confirmée maintenant et regrette juste qu’il n’y ait pas de jeunes à l’église. Une séance l’a particulièrement frappé au catéchisme, lorsque le pasteur Michel Roth a discuté avec nous du sujet hommes-femme il y a quelques temps. Est-ce qu’elle reviendra pour jouer un peu de piano ici ? Qui sait… Florence :

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Léo (par Faniry)

Et voici Léo. Léo a deux soeurs. La grande, Olivia, a déjà un petit garçon que nous avons baptisé ici, il n’y a pas longtemps. Quand la pasteure Ulrike a présenté le projet du spectacle JONAS pour la rentrée 2017 Léo est venu spontanément rejoindre la troupe des comédiens, avec sa petite sœur, Gaëlle. Et dans la pièce, ils ont un rôle proche de leur vie quotidienne, faite d’amour et de petites chamailleries… Léo réfléchit à bien des choses, mais il ne nous dit pas toujours tout. Il est avec nous et en même temps un peu ailleurs parfois. Léo, on aimerait bien mieux te connaître en fait… En tous cas vous le verrez sur les planches en octobre-novembre pour le grand encouragement de JONAS. Léo :

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Faniri (par Fanny)

Je vous présente Faniri. Sa famille est originaire de Madagascar, où les jeunes sont invités à la confirmation beaucoup plus tard, vers 18 ans. Du coup Faniry est un peu plus âgé que nous et a presque 16 ans déjà.

Après avoir vécu en Lorraine, Faniri est devenu schilikois. Jésus Christ n’est pas du tout un étranger pour lui, car il a fréquenté l’école du dimanche de Marcelle et Marlène, les cours de religion avec Ulrike et Michel et les deux églises malgaches de Strasbourg avec ses parents en plus de notre paroisse. Tranquille et un peu timide, voilà son tempérament. Nous l’aimons bien depuis les retraites de catéchisme où on a fait sa connaissance. Peut-être que grâce à lui on pourra faire un petit groupe des Jeunes ? Qui sait…. Faniri :

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Flore (par Louise)

Je vous présente Flore. Elle est grande, vous voyez, mais à la maison c’est la petite dernière. Ses deux grandes sœurs, Leslie et Mélissa lui ont ouvert les portes du catéchisme qu’elle a suivi depuis trois ans, sans regrets, après les cours de religion à l’école primaire. Quand elle pense à Jésus Flore trouve que plutôt que de parler de lui, il faut faire ce qu’il dit et vivre avec lui !

Jouer des saynètes justement, c’est concret, chanter aussi. Flore :

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Tania (par Lukas)

Last but not least : voici Tania.

Un peu rebelle sur les bords, Tania a finalement beaucoup apprécié le catéchisme, qu’elle trouve intéressant et où on apprend plein de choses, sur Dieu, la Bible et la paroisse. Tania est partie avec nous en Hollande en 2015 avec son petit frère Enzo et a participé à plusieurs saynètes d’église. Mais ce qu’elle préfère quand-même c’est rire. Mais oui. Et chanter, alors ça oui, chanter.

Si ça se trouve elle viendra un jour à la chorale gospel, avec ses parents, pourquoi pas ? Qui sait…. Tania :

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Souvenirs

  1.  Plus tard, quand nous allons nous souvenir de notre catéchisme, beaucoup d’images et de souvenirs nous viendront à l’esprit.

Nous avons appris le Notre Père par cœur, c’est sûr, mais nous avons beaucoup discuté aussi de la vie devant Dieu et découvert les grands thèmes de la foi, la Bible, la prière, la confession de foi, le culte.

2.  Une des leçons, toute simple, c’est celle de la roue de la Prière. Vous connaissez ?

Une roue est faite pour tourner, pas pour rester immobile, pour tourner et rouler et avancer, toute la vie. (tourner la roue)

dans notre vie avec Dieu, au centre de cette vie, se trouve la prière. Elle est là tout le temps. Il ne faut pas qu’elle s’arrête, jamais. Alors nous allons avancer !

pour être bien stable, une roue, de vélo par exemple, a besoin de rayons. Si un rayon se casse il faut tout de suite le réparer, sinon, la roue va se voiler, se voiler de plus en plus, faire un huit, comme on dit et puis se casser, se briser.

Il faut tous les rayons dans notre vie de prière !DSC_4697

On en a nommé quatre :

ADORER, adorer d’abord, louer et adorer, admirer notre Dieu. Pas tout de suite lui demander des choses ! D’abord le regarder, le contempler, méditer ses exploits et dire, chanter, admirer sa bonté, sa sagesse, sa grandeur, sa puissance… ADORER

REMERCIER ensuite, pas se plaindre et râler tout le temps, mais formuler et dire clairement tout le bien que nous recevons, que je reçois, que j’ai eu dans ma journée, cette semaine, sur cette terre, dans ma classe, ma famille, la société etc. etc. REMERCIER

RACONTER et oui, raconter la vie à notre Seigneur. Il sait tout, évidemment, mais il nous écoute avec une bienveillance infinie. On peut vraiment tout lui dire. Parler nous fait du bien. Mais il faut savoir aussi que ses enfants qui lui parlent, cela fait un plaisir énorme à notre Père céleste. SE RACONTER

DEMANDER. Nous pouvons demander ce que nous voulons. Y croire fermement. Notre bon berger nous donnera tout ce qu’il nous faut, ni plus ni moins et ne nous veut pas de mal jamais. Quand nous lui demandons de bénir les autres, ceux qui souffrent, on appelle cela une prière d’INTERCESSION. Demandez et vous recevrez. DEMANDER.

Tourne, roue de la prière !!

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Chers frères et sœurs, petits enfants, ados, grand-mères, voisines, débutants ou confirmés dans la foi en Jésus Christ, que la grâce et paix, la créativité, l’envie d’entreprendre en Son nom et surtout une longue, longue haleine vous soient données et renouvelées aujourd’hui par notre Seigneur ! Amen.

Moïse, l’esprit de Dieu en Lui, ce grand héros de la foi, notre exemple à tous…vous vous souvenez ? Petit  esclave hébreu, voué à la mort certaine par le cruel Pharaon, mais sauvé grâce à sa mère, sa sœur, Myriam, aux sages-femmes en général et à la princesse d’Egypte bien-sûr. Il avait découvert Dieu sur le tard du coup. Et puis il avait fait des erreurs, et c’est peu dire, il avait commis un meurtre. Appelé quand-même par le Tout Puissant qui l’a cherché, et recherché combien de fois ?!, au buisson ardent, Moïse a fini par faire de gigantesques efforts, a annoncé et traversé les dix terribles plaies d’Egypte, puis enfin libéré le peuple entier, séparé la mer elle-même en deux, donné les 10 commandements et affronté le veau d’or et marché dans le désert longtemps, si longtemps… Et puis Moïse avait construit la tente de la rencontre, là où lui vivait ce qu’aucun humain ne peut vivre : il voyait Dieu en direct. En revenait il était comme luisant de lumière à chaque fois… Moïse, vous voyez, frères et sœurs, un jour même pour lui la charge était trop lourde, trop grande, trop impressionnante, le peuple trop, mais trop décourageant. Fallait se rendre à l’évidence, c’était trop pour lui, même pour lui. Et Dieu, dans sa miséricorde infini, donna son Esprit Saint à 70 autres responsables.

C’est beau. Ca donne du courage !

Les amis de Jésus, les disciples, sa mère Marie et ses frères qui avaient fini par adhérer eux-aussi, vraiment sur le tard, vous le saviez, Jacques et Jude, voilà ils étaient tous réunis pour la fête de Chavouot, comme nos frères et sœurs juifs la semaine dernière. Moïse était dans tous les cœurs. Mais oui :  avant même de recevoir le Saint Esprit eux-mêmes, ils savaient bien qu’il arrivait à Dieu de distribuer son Esprit à un plus grand nombre. N’empêche que l’effet, le jour de cette première Pentecôte chrétienne, fut fulgurant, passionnant, étonnant, bref: enthousiasmant. Heureusement que Jésus, avant de rejoindre cette dimension invisible que nous appelons ciel, leur avait donné quelques explications sur ce qui les attendait.

Nous voilà donc encore à Jérusalem dans l’ambiance fébrile de fête religieuse populaire… Dans la foule, dans toutes ces ruelles étroites il était facile de se perdre, tiens, si vous n’habitiez pas Jérusalem… Je me suis imaginé le disciple Thaddée, un éternel retardataire, imaginé qu’il s’était encore trompé. Dans sa hâte, il avait pris la mauvaise porte, et était tombé sur un groupe de disciples de l’antique philosophe Platon. Apparemment le responsable du groupe de discussion devait partir et il était en train de prononcer son discours d’adieu :

« Je vais vous quitter bientôt, leur disait-il, et vous allez vous retrouver tout seuls. Mais si vous gardez bien en mémoire tout ce que je vous ai enseigné sur notre grand maître Platon, vous verrez, vous tirerez encore un large profit de sa sagesse. Et si vous l’appliquez, votre vie sera belle. »

Je pense que c’est à ce moment-là que Thaddée constata son erreur, qu’il partit vite rejoindre ses amis et Jésus. Jésus, qui lui aussi, devait s’en aller et leur faisait ses adieux : L’évangile nous le raconte :

« Maintenant, » leur dit-il,  « je m’en vais auprès de Celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous ne me demande « Où vas-tu ? », mais la tristesse a rempli votre cœur parce que je vous ai parlé ainsi. Cependant, je vous dis la vérité : il est préférable pour vous que je parte, car, si je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous, Mais si je pars, je vous l’enverrai. » (v. 5-7)

« Ah, ouf, » se dit Thaddée, « c’est déjà ça. On ne restera pas livrés à nous mêmes, à nos souvenirs et à quelques écrits, comme les disciples de Platon. Eux, ils doivent puiser toute leur inspiration dans leur propre tête. Nous, notre Jésus va apparemment nous envoyer un remplaçant. Je me demande bien qui ce sera… » Et les disciples, dubitatifs, se regardaient les uns les autres :

 « Pierre peut-être… ? ou qui alors… ? Je me le demande.

En tout cas, il faut qu’il soit très fort pour arriver ne serait-ce qu’à la cheville de Jésus.

Oui, il doit vraiment être très fort, puisque le maître vient de dire qu’il était même préférable pour nous qu’il parte et soit remplacé… Allez, Jésus, parle, qui est-ce ? Dis-nous en plus tout de même ! »

et Jésus dit alors :

« Lorsque Celui qui doit vous aider viendra, il prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, au sujet de la justice et au sujet du jugement de Dieu. » (v.8)

Et les disciples pensaient tout bas :

« Oh non, pas encore le péché, le jugement ! Les pharisiens nous en parlent suffisamment. On est déjà complètement culpabilisés.

« C’est vrai ! Toute la journée, ils n’ont que ces mots à leur bouche, leur bouche sans joie… 

« Continue,, Jésus, explique-toi ! » 

« D’accord, d’accord mes amis , » avait-il répondu, « mais alors laissez-moi parler, je n’ai pas du tout fini :

« Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’

ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

Ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. »

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pourriez pas les supporter maintenant. Quand viendra l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité.» (v. 9-13a)

Ce soir-là les disciples avaient continué à parler entre eux encore longtemps, alors que Jésus, lui, dormait déjà du sommeil du juste. Thaddée avait raconté sa visite impromptue chez les disciples de Platon et cela leur avait ouvert les yeux sur une chose : Jésus, même mort humainement et invisible à leurs yeux serait présent d’une manière radicalement différente de celle de l’antique philosophe défunt : Jésus leur enverrait carrément à chacun l’Esprit de Dieu.

Enfin quant à savoir ce que le maître voulait dire sur le péché, la justice et le jugement, ils ne tombèrent pas vraiment d’accord ce soir-là. Et donc, depuis, la question reste ouverte : Que dit l’Esprit de Vérité, que prouvera l’Esprit de Dieu aux gens de notre monde d’aujourd’hui ?

  1. Jésus dit: Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ah, oui, ça c’est certain, en parlant « péché » mais qu’est-ce qu’on se trompe, sans l’Esprit Saint ! On pense à la gourmandise, petit péché mignon, ou alors au contraire à une force destructrice insurmontable… Mais dans la confiance en notre Seigneur Jésus, nous découvrons à nous regarder, tels que nous sommes, sans jamais désespérer ni nous vanter bêtement…. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin d’être libérés du péché !

  1. Et puis Jésus dit : « Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

La justice…  c’est la célèbre question : « Mais comment le Bon Dieu peut-il permettre ça ?! C’est si injuste ! » L’Esprit de Jésus, quand il vit en nous, nous révèle qu’il bon pour nous de continuer à vivre dans le monde, et non pas dans un monde religieux parallèle, qu’il est bon pour nous de ne pas être jamais 100 % sûrs, de ne pas encore voir son Royaume de nos yeux, mais de savoir qu’il est maintenant, Jésus, le Fils de Dieu, après avoir vécu sur la même terre de poussière, monté au ciel, devenu notre avocat universel devant Dieu le Père tout-puissant. Oui, Jésus passe son temps, jour et nuit, à prononcer un plaidoyer après l’autre pour nous défendre. Et si la terre tourne encore, si nous vivons et continuons à respirer malgré tous nos efforts pour réchauffer et détruire la planète, c’est bien grâce à l’incessante intercession de Jésus. Et ça, oui, c’est bon pour nous ! Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta justice!

  1. Enfin, disait Jésus, l’Esprit de vérité prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. 

Beaucoup pensent : « Le mal, il a toujours existé , faut pas trop rêver, d’ailleurs ça va de pire en pire … » Non, non, non, non. dit Jésus avec force: Le prince de ce monde, ce parrain maffieux est déjà derrière les barreaux : Il est encore puissant, il trafique encore, tout ce qu’il peut, mais depuis sa prison. Il est condamné, déjà incarcéré. Malgré les apparences il n’y plus de raison d’avoir peur, plus de raison de quitter le chemin dans les traces de Jésus, sa paix, sa générosité, sa bonté pour tous les humains. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta force de paix!

Et bien oui, mes chères sœurs, et chers frères, nous ne sommes pas un simple club de discussion philosophique, comme les disciples de Platon,  aussi utile que ce soit. Nous sommes les disciples du Dieu Vivant, présent en nous par son Esprit Saint pour annoncer ses merveilles. Qu’il nous envoie, remplis de Sa présence, pour annoncer les grandes œuvres de Dieu. Amen

Ulrike Richard-Molard

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DSC_4673…   e n   c o n s t r u c t i o n   . . . 

 

Culte assuré par Ulrike Richard-Molard
et Joan Charras Sancho pour la prédication et la 
présentation de la Centrale de Littérature Chrétienne Francophone (CLCF)  

Lectures et prières :  Jean-Philippe Lepelletier
                               (pasteur stagiaire auprès du CLCF)

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pour de plus amples informations cf. leur site
SERVIR PAR LES LIVRES :

http://servirparleslivres.com/

et la présentation par le Défap
(Service Protestant de Mission) :

http://www.defap.fr/documents/la-centrale-de-litterature-chretienne-francophone  !

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Thème du jour :
L’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ

Jésus dit :

« Et moi quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
 Jean 12,32

Textes bibliques du jour :
Psaume 47;, 1 Rois 8,22-28; Actes 1,3-11; Luc 24,50-53

 

 

Temps de méditation proposé par Solène Rossa
(en 1ère année de théologie protestante à la Faculté de Strasbourg, stagiaire dans notre paroisse ces dernières 3 semaines) :

 

DSC_4681Qu’est ce que l’Ascension ?

Ce terme peut s’avérer différent pour un bon nombre de personnes.

Certains en l’entendant penseront à leur ascension sociale, leur popularité, leur promotion au travail, ce qui les amènerait sûrement à penser à leur ascension financière, à l’argent qu’ils gagneront en plus.

D’autres, plus axés sur les politiques, les sciences, la philosophie ou même la théologie (!) penseront à l’ascension de leur esprit, faire monter au plus haut leur niveau intellectuel et pouvoir étaler leur savoir aux autres personnes qui ne comprendront peut être même pas ce qu’ils disent et les mots qu’ils emploient.

Les poètes penseront à l’ascension de l’âme qui s’élève grâce aux mots et aux émotions que ces derniers procurent.

L’alpiniste pensera lui aux différentes ascensions qu’il a entreprises sur les différents monts du monde et à cette beauté ineffable qu’il a pu contempler un court instant de ses yeux.

Pour certains encore l’Ascension est une fête, un jour précis auquel notre mère, notre époux ou épouse, notre frère ou sœur nous poussent, voire nous tire pour que vous l’accompagniez au culte …

Enfin, pour d’autres l’Ascension est quelque chose de plus fort, si bien que la définir n’est pas simple pour eux. Bien entendu, c’est ce jour ou Jésus le Christ est monté aux cieux et à laissé ceux qu’il aimait tout en restant avec eux. Partir tout en restant avec eux me direz-vous est quelque chose de logiquement impossible. Cependant, c’est en partant que Jésus nous a donné cette possibilité de s’enraciner en lui et lui en nous afin d’essayer, même si cela s’avère plus que difficile, de changer les choses. Même si nous nous en sentons incapables, comme les disciples au départ de Jésus, désemparés et sans repère, trouvons comme eux cette force qui nous fait, même en faisant un tout petit geste ou une phrase, bousculer le monde.

Alors posons cette question à nous-mêmes : dans ma vie, qu’est ce qui me pousse à essayer de monter plus haut malgré, de temps en temps, des chutes incontestables ? Qu’est ce que ce terme ascension veut réellement signifier pour moi ?

 

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Message de Michel Roth : 

“Il faut que le Christ demeure et qu’il s’en aille.”
 
Solène a bien pointé cette contradiction apparente. Il faut qu’il s’en aille parce que toute son histoire a été un échec, qu’il n’a pas fait un seul disciple avant sa mort. Ses disciples ne voient que d’un regard de chair. Ils ne perçoivent pas la transparence de son humanité, ils n’en voient pas le dépouillement suprême!
 
Mais il faut qu’il demeure sinon nous allons devenir prisonniers du langage, nous serons livrés à des discussions interminables. En fait, il est demeuré puisque nous ne saurions rien de lui s’il n’avait resurgi dans la communauté des apôtres au jour de la Pentecôte.
 
Les disciples ne savent que faire de la résurrection du Christ, ils attendent toujours la réalisation du Royaume d’Israël jusqu’à ce fameux jour de la Pentecôte où, enfin, ils vont reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes. Jésus peut être intérieur à chacune et chacun d’entre nous parce qu’il n’a pas de chez lui, parce que toute possession lui est impossible, parce qu’il demeure dans un don infini qui embrasse toute l’humanité.

 

Prière d’intercession (Solène Rossa) :

Jésus est monté au ciel, pour attirer tous les hommes au Père. Dans la joie de cette fête de l’Ascension, prions le Seigneur.

Sur ton Eglise universelle, Seigneur, que vienne la lumière de ton Esprit. Qu’elle soit missionnaire de l’amour, de la miséricorde et de la tendresse de Dieu pour tous les hommes.

Sur toutes les nations, Seigneur, que vienne la paix et la joie de ton Esprit.

Pour que ceux qui administrent la justice œuvrent un jour avec intégrité et avec une conscience droite.

Sur les malades et sur toutes les personnes qui souffrent, Seigneur, que vienne la douceur de ton Esprit.

Que vienne sur l’humanité tout entière, Seigneur, la force de ton Esprit.

Qu’elle soit « un vrai poumon de foi et de vie », un souffle frais dans les espaces où tu choisis de nous guider.

Dieu notre Père, exauce nos prières de ce jour. Accorde à tous tes enfants d’avancer vers toi le cœur léger et permet leur de persévérer dans leur existence.  AMEN.

 

Thème de ce dimanche CANTATE:
« Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car il a fait des merveilles »
 (Ps.98,1)

Textes du jour : 
Psaume 98; Esaïe 12,1-6; Colossiens 3,12-17; Matthieu 11,25-30P1030428

Prédication du pasteur Michel Roth : 

         Nous devons faire nous-mêmes le voyage : trouver des expressions physiques, intellectuelles, musicales et spirituelles nouvelles pour éveiller les énergies de notre corps, des expressions qui rendent notre corps vivant. Est-ce que la prière nous réveille? Est-ce que rester assis dans le silence nous réveille? Est-ce que marcher dans la nature nous réveille? Est-ce que venir à l’église nous réveille?

Une paroissienne me disait que le dimanche matin, après une semaine très chargée, une promenade avec son mari lui apportait un bien plus grand que de venir à l’église  –  la question est là !  

         Est-ce que notre chant quand il atteint une grande intensité, ce “cantique nouveau”, quand il nous chante, pourrait-on dire, quand il nous sort de notre torpeur, qu’une grande énergie irradie de ce chant, une énergie qui peut tirer les larmes de tout un public, est-ce que cette expérience nous met en relation avec le fait que le Christ est venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance?  Est-ce que ces expériences où nous accédons à une énergie plus vive, nous mettent en relation avec notre foi? Les fleurs et le soleil levant sont grandioses quand nous sommes vraiment ici à l’intérieur de nous-mêmes. Mais les mêmes fleurs et le même soleil levant n’ont rien de grandiose si nous ne sommes pas absolument ici à l’intérieur de nous-mêmes!

         Nous sommes entrés dans des relations pour … grandir, pour changer, pour transformer, pour comprendre. Nous avons fait toutes ces choses et nous continuerons à faire toutes ces choses. Mais en cet instant précis, célébrons simplement Dieu. Rien de plus, rien de moins, juste célébrer Dieu! Vous comprenez! Que ce soit à travers les mots ou dans le silence, juste célébrer Dieu, sans aucune intention particulière, sans aucun désir d’obtenir ceci ou cela, sans aucune attente de ce qui devrait être ou ne pas être!

         Plutôt que de nous enfermer dans une fausse sécurité de croyant, nous acceptons notre expérience, nous supportons  un peu plus d’être vulnérables et nous osons poser des questions profondes sur notre vie! Nous ne vivons pas ces choses dans notre coin. Nous ne pouvons continuer à vivre dans notre petitesse isolée, à nous protéger, à chercher à comprendre de cette très petite manière qui ne conduit pas à Dieu, qui ne nous conduit pas dans le mystère de nous-mêmes, dans l’émerveillement de nous-mêmes. Sans cela notre vie est plutôt superficielle!

         Pour que cette nouveauté, cette fraîcheur puisse éclore, face à l’autre, face à nous-mêmes, nous avons, nous les chrétiens, un outil privilégié : le pardon! Je ne parle pas de ce produit tiré d’une morale ou d’une éducation, je parle du pardon sans limites, sans attentes… Exerçons-le à tout moment, mais d’abord envers nous-mêmes!        

         Pardonnez-vous à vous-mêmes! Si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes d’abord, comment pourrez-vous aller vers l’autre? Nous sommes enfants de la Lumière et pour le découvrir, il n’y a qu’une seule clef : le pardon!

Nous pensons au Notre Père : Pardonne-nous nos offenses! Mais pardonnez-vous d’abord! Comment vous alléger de votre passé, comment vous alléger de votre histoire personnelle, comment être ici, maintenant, présents si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes? Le chemin de l’intégrité retrouvée, le chemin de la dignité retrouvée passe par cette tendresse envers vous, sans complaisance, en toute lucidité, ”je me demande pardon!”

         C’est tout un chemin d’acceptation, et pour nombre d’entre nous, cela ne peut que renverser une vieille attitude, celle de la résignation, celle du sacrifice mal compris. La résignation, c’est le refus du pardon. L’attitude du sacrifice l’est tout autant! Ces attitudes intérieures prennent des allures de qualités, mais elles ne sont pas des attitudes d’amour!

         Voyez combien dans votre vie, vous vous bercez de souffrances inutiles parce que vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes, parce que vous ne pardonnez pas à l’autre, parce que vous ne savez, nous ne savons pratiquement rien de la compassion. Pour nous tous cet apprentissage est absolument nécessaire.

         Et c’est là que l’humilité a toute sa place, c’est là que l’orgueil crispé doit s’effacer, c’est là que l’abandon confiant doit se glisser, c’est là que les raideurs personnelles doivent être déjouées, que les peurs intimes doivent être désarmées, c’est là que les rancunes personnelles doivent s’apaiser, que les reproches anciens doivent se taire, et c’est là qu’il y a toute la place pour l’allègement de votre passé, c’est là que chacun peut se frayer un chemin ouvert à l’authenticité!

         Chantez un chant nouveau, dansez, riez!

         Que l’infinie tendresse de Dieu soit sur vous tous et sur chacun!

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 

 

Ce culte a été accompagné par le sextuor de flûtes à bec FIATI INSIEME, formation de flûtes à bec du Bas-Rhin, sous la direction de Christophe Formery, et suivi d’un beau concert avec des instruments les uns classiques, les autres fort surprenants :

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Pour le bonheur de les écouter encore ailleurs, ci-après quelques tracts et informations :

      

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Message de Pâques sur L’ÉVANGILE de Matthieu 28,1-15

Mt 28.1   Après le sabbat, dimanche au lever du jour, Marie de Magdala et l’autre Marie  vinrent voir le tombeau.

2   Soudain, il y eut un fort tremblement de terre ; un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la grosse pierre et s’assit dessus.

3   Il avait l’aspect d’un éclair et ses vêtements étaient blancs comme la neige.

Les gardes en eurent une telle peur qu’ils se mirent à trembler et devinrent comme morts.

5   L’ange prit la parole et dit aux femmes : « N’ayez pas peur. Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a cloué sur la croix ;

6   il n’est pas ici, il est revenu de la mort à la vie comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché.

7   Allez vite dire à ses disciples : «Il est revenu d’entre les morts et il va maintenant vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez.» Voilà ce que j’avais à vous dire. »

8   Elles quittèrent rapidement le tombeau, remplies tout à la fois de crainte et d’une grande joie, et coururent porter la nouvelle aux disciples de Jésus.

9   Tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et dit : « Je vous salue ! » Elles s’approchèrent de lui, saisirent ses pieds et l’adorèrent. 10 Jésus leur dit alors : « N’ayez pas peur. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

 

Que la paix et la joie de Pâques inondent vos cœurs, frères et sœurs, amen !

Donc le matin de Pâques, les femmes montent au tombeau de Jésus, si soucieuses de s’occuper de son corps. Elles pensent pouvoir enfin pleurer et embaumer leur maître. Dans le silence et le deuil !

Mais, contre toute attente, c’est un cataclysme qui les attend. La terre tremble, ça fait peur ! Un ange arrive, ça fait encore plus peur ! Même les gardes romaines, et on sait ce que c’est un soldat romain avec ses muscles et son armure et son épée, même les gardes sont morts de trouille. Et Jésus n’est plus dans le sépulcre où  on l’avait barricadé. Le tombeau est vide. Juste vide, plus moyen de pleurer, plus moyen de faire quoi que ce soit, au moins cette petite chose de ce qu’on fait dans ces cas-là. Mais alors, qu’est-ce qu’on va devenir ?! Au début le matin de Pâques, c’est vraiment pas agréable, c’est choquant même et franchement déroutant.

Oui, la résurrection, la victoire de Jésus sur la mort par son amour, elle ne se voit pas tout de suite, il faut d’abord faire du chemin. Un chemin qui commence par une absence, une déception de plus dans la vie. Tu la ressens et durement. Mais en fait déjà une force est là, pour toi, et pour toi et pour toi, et pour moi. Et elle va t’apporter la victoire. La vie n’est pas finie !

Vivre l’aventure de Pâques, c’est découvrir que notre idole familière, notre Christ « habituel », n’est pas au rendez-vous; l’ange de Pâques nous montre du vide, le néant des illusions, des croyances, le néant des assurances même les plus fortes, les plus solidement gardées. Le Christ n’est pas dans la tombe que nous avons taillée pour Lui, non : On ne peut pas ranger Jésus, le saisir, faire avec Lui selon les traditions, les habitudes, les rites… ce Christ-idole, n’est pas dans la tombe où on l’avait enfermé.

Plus moyen d’avancer en regardant le passé. Le petit Jésus de Noël, Jésus le Roi de la fête des Rameaux, Jésus le Martyr du Vendredi saint, ce n’est pas tout, ce n’est pas encore fini. Deux fois il est dit aux femmes: Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez. L’ange le leur dit, Jésus le leur répète. Voilà ce qu’elles doivent faire : aller de l’avant, quitter la grande capitale Jérusalem et aller dans la bonne vieille petite Galilée, au nord, ce pays de mélange de populations de toutes origines, là où tout avait commencé, là où se trouvent les êtres chers, à Nazareth, à Cana, à Capharnaüm, les bateaux de pêche et les pelouses du Sermon sur la Montagne.

Alors quand pour toi parfois la foi devient une sorte de pèlerinage dans le passé : celui des tout premiers chrétiens, celui des huguenots ou des réformateurs, le Dieu de nos parents, le Dieu de nos jeunes années d’Ecole du dimanche, quand les églises étaient pleines, le Dieu de notre confirmation, de notre conversion peut-être… ce Message est pour nous : Jésus n’est plus là !  Le Christ ne se laissera pas trouver dans le passé. Il est à deviner … dans l’avenir. C’est là que Jésus attend. Comment le reconnaîtrons-nous ? Nul ne le sait. Il nous est seulement promis qu’un jour nous rencontrerons parmi les humains celui qui nous apportera notre salut, notre victoire. Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez !

Le renouveau que tu cherches n’est pas hors la vie. Au contraire, retourne vers les gens que tu aimes, descends vers les lieux de vie que tu connais, c’est là que se trouve le renouveau dont ton cœur a si soif. Le Christ est Vivant, sa vie nouvelle est dans la vie, parmi les vivants. Pour échapper à ton ennui et à tes soucis va à la rencontre de Jésus et des frères et sœurs, le Christ t’a préparé le chemin en y passant le premier. Il te l’a ouvert et il n’est pas dans le passé, mais devant toi.

Mon frère, ma sœur, chemin riant ou sombre, chemin choisi ou imposé, marches-y sans crainte. Le Christ est passé avant toi à travers les ronces, les épines et les ravines. Il a reçu avant toi les coups de l’adversité, pour qu’ils te soient épargnés. Maintenant, grâce à Lui, la vie n’est pas finie !   Amen.

Ulrike Richard-Molard

 

Et ci-après encore quelques photos-souvenirs de la saynète surprenante
du combat entre Jésus-Amour et le Serpent-Diable-Péché …
qui a été – bien sûr ! – vaincu et chassé hors de l’église !
Bizarrement, la petite porte arrière s’est rouverte toute seule quelques instants après …
et a laissé rentrer un air froid …
mais plus le maudit serpent vaincu …!
C’est Pâques ! Alléluia ! 

Et les enfants ont tranquillement pu distribuer aux grands
et chercher pour eux-mêmes
des « œufs de Pâques » de toutes sortes !

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Jubilé de Confirmation 1967/2017

 

Lectures :  Psaume 23; Philippiens 2,5-11; Jean 12,12-19; Marc 14,3-9

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Prière : Seigneur Jésus Christ, ouvre nos oreilles et nos cœurs à Ta parole, ce matin, pour notre vie. Amen.

« Vive le roi, Hosanna, vive notre Sauveur, Jésus de Nazareth! »

J’ai l’impression d’entendre les cris de la foule à Jérusalem jetant leurs manteaux et d’innombrables branches sur le chemin de Jésus, juste pour que surtout son pied ne foule pas la poussière… Un peu plus tard ce sont les mêmes qui crieront: Crucifie-le, crucifie-le! Personne ne sait très bien pourquoi, mais tout le monde s’abandonne à l’émotion du moment et surfe sur la vague. Jusqu’où portera-t-elle ? En 1967 vous étiez ____ jeunes, une vraie déferlante à vous tous seuls. Vous étiez alors portés par une religion encore omniprésente, partagée par tous ou presque. Ce dimanche des Rameaux-là, déjà, la foule versatile de Jérusalem vous posait la question : Seras-tu fidèle, toi ?

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Parfois peut-être t’es-tu trompé, à travers les expériences que le Seigneur t’a fait vivre, tu as peut-être été amené à rectifier l’image que tu te faisais de Jésus, ce jour-là, à 14 ans. Alors tu es exactement comme les amis qui entouraient le Seigneur à Jérusalem. Ecoutez, ils seront drôlement secoués par Lui :

Peu de temps après son entrée triomphale Jésus se retrouve au calme autour d’une table de fête. Un moment de bonheur, même si l’inquiétude plane désormais, car les menaces contre lui sont plus fortes à présent. Voilà ce qui se passe : (Lecture 14,1-5)

Cette femme, sans nom chez Marc et sans parole. C’est son geste qui parle et il est franchement inouïe! Non contente de jeter un vêtement ou une branche elle a versé un parfum excessivement cher sur la tête de Jésus. Du nard pur des flancs de l’Himalaya, dans un flacon hermétiquement bouché pour cette importation lointaine, un vase d’albâtre. Même pour une riche, en voilà une dépense! Et puis de s’approcher de Jésus de la sorte, est-ce bienséant? Ben voyons, n’y a-t-il personne pour l’arrêter ?! Ah, voilà : enfin des hommes raisonnables, eux, se lèvent, et leur argument semble irréfutable : L’unique usage bon de l’argent, c’est la solidarité, pas le luxe.

En effet à quoi bon construire des églises somptueuses par exemple, à Rome, à Dresde ou à Yamoussoukro ?! Rénover nos clochers schilikois ou églises bischheimoises pour des dizaines, des centaines de milliers d’euros ?! Comme Jésus doit être soulagé, oui, heureusement qu’ils sont là, ces hommes, pour rappeler que les pauvres n’ont pas besoin de luxe, mais d’une organisation rationnelle. (F.Quéré, Femmes des Ev, p.101) … Alors, alors, mais pourquoi ne bouge-t-il pas, Jésus?

Lisons la suite : Marc 14,6-9

Et toc, les voilà servis et nous avec eux ! C’est elle qui avait raison et nous, nous devons nous souvenir d’elle. Une fois l’an au moins. Mais qu’a-t-elle donc fait de si mémorable, aux yeux de Jésus?

Et bien, tout d’abord nous voyons que Jésus accorde à une femme parfaitement le droit de prendre ses propres décisions sans être critiquée. Puis nous notons qu’il l’autorise à faire ce qui ne se faisait pas, en la laissant s’approcher tout près de lui. Enfin Jésus donne un sens à son geste, comme une ouverture aux événements de sa passion à venir : Car cette huile parfumée qu’elle verse sur la tête de Jésus, rappelle non seulement une autre huile, celle de l’onction royale, versée par le prophète Samuel sur le jeune David, le roi David, l’image-même du roi-sauveur à venir, du messie, maschiach en hébreu, christos en grec, l’oint, justement. Oui, pour cette femme, clairement, Jésus était le roi de sa vie, le messie tant attendu et digne de recevoir les plus grands honneurs et de n’importe quelle dépense.

Comme la pauvre veuve au Temple (Mc 12,41-44) qui donna tout ce qui lui restait pour vivre, la femme de Béthanie, ne calcule pas, alors que les disciples, eux, comptent: 300 pièces d’argent, le salaire d’une année! Ce n’est pas leur argent, mais ils veulent néanmoins en disposer pour aider, oui Monsieur. Tout cet argent… Jésus, peu après, sera livré pour bien moins que cela, 30 pièces d’argent (Mt 26,3). Décidément! Vraiment, les disciples masculins font constamment piètre figure. On comprend qu’ils eurent du mal à oublier l’épisode, au point qu’il s’est retrouvé dans les évangiles.

Encore tout sonnés ils entendent Jésus donner un autre sens encore à son geste: Elle a préparé mon corps au tombeau. explique-t-il. Combien de fois Jésus avait-il dit que bien que fils de Dieu il mourrait. La dévotion de la femme devient une prophétie sans paroles et elle réconforte Jésus, qui la laisse faire.

Alors, frères et sœurs, chers confirmants qu’en pensez-vous : Est-ce qu’à partir de ce récit, il faut opter pour la dévotion plutôt que pour l’engagement social? A partir de maintenant est-ce l’investissement sans mesure dans la pierre contre de sages économies? —-  De faux débats ! nous dit Jésus ce matin.

Nos collègues de Bischheim nous ont fait part d’un regain de dynamisme dans leur paroisse suite à la belle rénovation de l’église rue Nationale.

Puis le pasteur Roth nous rappelait combien la beauté des locaux accueillant les jeunes en difficulté, dont il s’occupait à Strasbourg, était importante pour leur redonner force et courage. Frères et sœurs, mais c’est l’un et l’autre. Oui : « Vous aurez toujours des pauvres, moi, vous ne m’aurez pas toujours. dit Jésus. Profitez des moments forts dans ma présence. »

Frères et sœurs, confirmants de 1961 et de tous les temps, de 2017, 18… Que nous nous trompions ou non, nous sommes les disciples du même Seigneur. Et ce matin, nous vivons, nous aussi, un moment privilégié dans sa présence. L’occasion nous est donnée dans la prière et la confession de foi de lui renouveler notre attachement, de lui exprimer à notre manière notre adoration et notre engagement. Sans hypocrisie ni calcul.

Alors : Même si elle nous déroute, que Dieu soit loué pour l’exemple de la femme de Béthanie qui a osé s’engager à fond avec le Seigneur Jésus le Christ, roi et serviteur de tous les humains. Amen

Ulrike Richard-Molard

 

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