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Thème de ce dimanche CANTATE:
« Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car il a fait des merveilles »
 (Ps.98,1)

Textes du jour : 
Psaume 98; Esaïe 12,1-6; Colossiens 3,12-17; Matthieu 11,25-30P1030428

Prédication du pasteur Michel Roth : 

         Nous devons faire nous-mêmes le voyage : trouver des expressions physiques, intellectuelles, musicales et spirituelles nouvelles pour éveiller les énergies de notre corps, des expressions qui rendent notre corps vivant. Est-ce que la prière nous réveille? Est-ce que rester assis dans le silence nous réveille? Est-ce que marcher dans la nature nous réveille? Est-ce que venir à l’église nous réveille?

Une paroissienne me disait que le dimanche matin, après une semaine très chargée, une promenade avec son mari lui apportait un bien plus grand que de venir à l’église  –  la question est là !  

         Est-ce que notre chant quand il atteint une grande intensité, ce “cantique nouveau”, quand il nous chante, pourrait-on dire, quand il nous sort de notre torpeur, qu’une grande énergie irradie de ce chant, une énergie qui peut tirer les larmes de tout un public, est-ce que cette expérience nous met en relation avec le fait que le Christ est venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance?  Est-ce que ces expériences où nous accédons à une énergie plus vive, nous mettent en relation avec notre foi? Les fleurs et le soleil levant sont grandioses quand nous sommes vraiment ici à l’intérieur de nous-mêmes. Mais les mêmes fleurs et le même soleil levant n’ont rien de grandiose si nous ne sommes pas absolument ici à l’intérieur de nous-mêmes!

         Nous sommes entrés dans des relations pour … grandir, pour changer, pour transformer, pour comprendre. Nous avons fait toutes ces choses et nous continuerons à faire toutes ces choses. Mais en cet instant précis, célébrons simplement Dieu. Rien de plus, rien de moins, juste célébrer Dieu! Vous comprenez! Que ce soit à travers les mots ou dans le silence, juste célébrer Dieu, sans aucune intention particulière, sans aucun désir d’obtenir ceci ou cela, sans aucune attente de ce qui devrait être ou ne pas être!

         Plutôt que de nous enfermer dans une fausse sécurité de croyant, nous acceptons notre expérience, nous supportons  un peu plus d’être vulnérables et nous osons poser des questions profondes sur notre vie! Nous ne vivons pas ces choses dans notre coin. Nous ne pouvons continuer à vivre dans notre petitesse isolée, à nous protéger, à chercher à comprendre de cette très petite manière qui ne conduit pas à Dieu, qui ne nous conduit pas dans le mystère de nous-mêmes, dans l’émerveillement de nous-mêmes. Sans cela notre vie est plutôt superficielle!

         Pour que cette nouveauté, cette fraîcheur puisse éclore, face à l’autre, face à nous-mêmes, nous avons, nous les chrétiens, un outil privilégié : le pardon! Je ne parle pas de ce produit tiré d’une morale ou d’une éducation, je parle du pardon sans limites, sans attentes… Exerçons-le à tout moment, mais d’abord envers nous-mêmes!        

         Pardonnez-vous à vous-mêmes! Si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes d’abord, comment pourrez-vous aller vers l’autre? Nous sommes enfants de la Lumière et pour le découvrir, il n’y a qu’une seule clef : le pardon!

Nous pensons au Notre Père : Pardonne-nous nos offenses! Mais pardonnez-vous d’abord! Comment vous alléger de votre passé, comment vous alléger de votre histoire personnelle, comment être ici, maintenant, présents si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes? Le chemin de l’intégrité retrouvée, le chemin de la dignité retrouvée passe par cette tendresse envers vous, sans complaisance, en toute lucidité, ”je me demande pardon!”

         C’est tout un chemin d’acceptation, et pour nombre d’entre nous, cela ne peut que renverser une vieille attitude, celle de la résignation, celle du sacrifice mal compris. La résignation, c’est le refus du pardon. L’attitude du sacrifice l’est tout autant! Ces attitudes intérieures prennent des allures de qualités, mais elles ne sont pas des attitudes d’amour!

         Voyez combien dans votre vie, vous vous bercez de souffrances inutiles parce que vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes, parce que vous ne pardonnez pas à l’autre, parce que vous ne savez, nous ne savons pratiquement rien de la compassion. Pour nous tous cet apprentissage est absolument nécessaire.

         Et c’est là que l’humilité a toute sa place, c’est là que l’orgueil crispé doit s’effacer, c’est là que l’abandon confiant doit se glisser, c’est là que les raideurs personnelles doivent être déjouées, que les peurs intimes doivent être désarmées, c’est là que les rancunes personnelles doivent s’apaiser, que les reproches anciens doivent se taire, et c’est là qu’il y a toute la place pour l’allègement de votre passé, c’est là que chacun peut se frayer un chemin ouvert à l’authenticité!

         Chantez un chant nouveau, dansez, riez!

         Que l’infinie tendresse de Dieu soit sur vous tous et sur chacun!

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 

 

Ce culte a été accompagné par le sextuor de flûtes à bec FIATI INSIEME, formation de flûtes à bec du Bas-Rhin, sous la direction de Christophe Formery, et suivi d’un beau concert avec des instruments les uns classiques, les autres fort surprenants :

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Pour le bonheur de les écouter encore ailleurs, ci-après quelques tracts et informations :

      

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Message de Pâques sur L’ÉVANGILE de Matthieu 28,1-15

Mt 28.1   Après le sabbat, dimanche au lever du jour, Marie de Magdala et l’autre Marie  vinrent voir le tombeau.

2   Soudain, il y eut un fort tremblement de terre ; un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la grosse pierre et s’assit dessus.

3   Il avait l’aspect d’un éclair et ses vêtements étaient blancs comme la neige.

Les gardes en eurent une telle peur qu’ils se mirent à trembler et devinrent comme morts.

5   L’ange prit la parole et dit aux femmes : « N’ayez pas peur. Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a cloué sur la croix ;

6   il n’est pas ici, il est revenu de la mort à la vie comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché.

7   Allez vite dire à ses disciples : «Il est revenu d’entre les morts et il va maintenant vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez.» Voilà ce que j’avais à vous dire. »

8   Elles quittèrent rapidement le tombeau, remplies tout à la fois de crainte et d’une grande joie, et coururent porter la nouvelle aux disciples de Jésus.

9   Tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et dit : « Je vous salue ! » Elles s’approchèrent de lui, saisirent ses pieds et l’adorèrent. 10 Jésus leur dit alors : « N’ayez pas peur. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

 

Que la paix et la joie de Pâques inondent vos cœurs, frères et sœurs, amen !

Donc le matin de Pâques, les femmes montent au tombeau de Jésus, si soucieuses de s’occuper de son corps. Elles pensent pouvoir enfin pleurer et embaumer leur maître. Dans le silence et le deuil !

Mais, contre toute attente, c’est un cataclysme qui les attend. La terre tremble, ça fait peur ! Un ange arrive, ça fait encore plus peur ! Même les gardes romaines, et on sait ce que c’est un soldat romain avec ses muscles et son armure et son épée, même les gardes sont morts de trouille. Et Jésus n’est plus dans le sépulcre où  on l’avait barricadé. Le tombeau est vide. Juste vide, plus moyen de pleurer, plus moyen de faire quoi que ce soit, au moins cette petite chose de ce qu’on fait dans ces cas-là. Mais alors, qu’est-ce qu’on va devenir ?! Au début le matin de Pâques, c’est vraiment pas agréable, c’est choquant même et franchement déroutant.

Oui, la résurrection, la victoire de Jésus sur la mort par son amour, elle ne se voit pas tout de suite, il faut d’abord faire du chemin. Un chemin qui commence par une absence, une déception de plus dans la vie. Tu la ressens et durement. Mais en fait déjà une force est là, pour toi, et pour toi et pour toi, et pour moi. Et elle va t’apporter la victoire. La vie n’est pas finie !

Vivre l’aventure de Pâques, c’est découvrir que notre idole familière, notre Christ « habituel », n’est pas au rendez-vous; l’ange de Pâques nous montre du vide, le néant des illusions, des croyances, le néant des assurances même les plus fortes, les plus solidement gardées. Le Christ n’est pas dans la tombe que nous avons taillée pour Lui, non : On ne peut pas ranger Jésus, le saisir, faire avec Lui selon les traditions, les habitudes, les rites… ce Christ-idole, n’est pas dans la tombe où on l’avait enfermé.

Plus moyen d’avancer en regardant le passé. Le petit Jésus de Noël, Jésus le Roi de la fête des Rameaux, Jésus le Martyr du Vendredi saint, ce n’est pas tout, ce n’est pas encore fini. Deux fois il est dit aux femmes: Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez. L’ange le leur dit, Jésus le leur répète. Voilà ce qu’elles doivent faire : aller de l’avant, quitter la grande capitale Jérusalem et aller dans la bonne vieille petite Galilée, au nord, ce pays de mélange de populations de toutes origines, là où tout avait commencé, là où se trouvent les êtres chers, à Nazareth, à Cana, à Capharnaüm, les bateaux de pêche et les pelouses du Sermon sur la Montagne.

Alors quand pour toi parfois la foi devient une sorte de pèlerinage dans le passé : celui des tout premiers chrétiens, celui des huguenots ou des réformateurs, le Dieu de nos parents, le Dieu de nos jeunes années d’Ecole du dimanche, quand les églises étaient pleines, le Dieu de notre confirmation, de notre conversion peut-être… ce Message est pour nous : Jésus n’est plus là !  Le Christ ne se laissera pas trouver dans le passé. Il est à deviner … dans l’avenir. C’est là que Jésus attend. Comment le reconnaîtrons-nous ? Nul ne le sait. Il nous est seulement promis qu’un jour nous rencontrerons parmi les humains celui qui nous apportera notre salut, notre victoire. Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez !

Le renouveau que tu cherches n’est pas hors la vie. Au contraire, retourne vers les gens que tu aimes, descends vers les lieux de vie que tu connais, c’est là que se trouve le renouveau dont ton cœur a si soif. Le Christ est Vivant, sa vie nouvelle est dans la vie, parmi les vivants. Pour échapper à ton ennui et à tes soucis va à la rencontre de Jésus et des frères et sœurs, le Christ t’a préparé le chemin en y passant le premier. Il te l’a ouvert et il n’est pas dans le passé, mais devant toi.

Mon frère, ma sœur, chemin riant ou sombre, chemin choisi ou imposé, marches-y sans crainte. Le Christ est passé avant toi à travers les ronces, les épines et les ravines. Il a reçu avant toi les coups de l’adversité, pour qu’ils te soient épargnés. Maintenant, grâce à Lui, la vie n’est pas finie !   Amen.

Ulrike Richard-Molard

 

Et ci-après encore quelques photos-souvenirs de la saynète surprenante
du combat entre Jésus-Amour et le Serpent-Diable-Péché …
qui a été – bien sûr ! – vaincu et chassé hors de l’église !
Bizarrement, la petite porte arrière s’est rouverte toute seule quelques instants après …
et a laissé rentrer un air froid …
mais plus le maudit serpent vaincu …!
C’est Pâques ! Alléluia ! 

Et les enfants ont tranquillement pu distribuer aux grands
et chercher pour eux-mêmes
des « œufs de Pâques » de toutes sortes !

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Jubilé de Confirmation 1967/2017

 

Lectures :  Psaume 23; Philippiens 2,5-11; Jean 12,12-19; Marc 14,3-9

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Prière : Seigneur Jésus Christ, ouvre nos oreilles et nos cœurs à Ta parole, ce matin, pour notre vie. Amen.

« Vive le roi, Hosanna, vive notre Sauveur, Jésus de Nazareth! »

J’ai l’impression d’entendre les cris de la foule à Jérusalem jetant leurs manteaux et d’innombrables branches sur le chemin de Jésus, juste pour que surtout son pied ne foule pas la poussière… Un peu plus tard ce sont les mêmes qui crieront: Crucifie-le, crucifie-le! Personne ne sait très bien pourquoi, mais tout le monde s’abandonne à l’émotion du moment et surfe sur la vague. Jusqu’où portera-t-elle ? En 1967 vous étiez ____ jeunes, une vraie déferlante à vous tous seuls. Vous étiez alors portés par une religion encore omniprésente, partagée par tous ou presque. Ce dimanche des Rameaux-là, déjà, la foule versatile de Jérusalem vous posait la question : Seras-tu fidèle, toi ?

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Parfois peut-être t’es-tu trompé, à travers les expériences que le Seigneur t’a fait vivre, tu as peut-être été amené à rectifier l’image que tu te faisais de Jésus, ce jour-là, à 14 ans. Alors tu es exactement comme les amis qui entouraient le Seigneur à Jérusalem. Ecoutez, ils seront drôlement secoués par Lui :

Peu de temps après son entrée triomphale Jésus se retrouve au calme autour d’une table de fête. Un moment de bonheur, même si l’inquiétude plane désormais, car les menaces contre lui sont plus fortes à présent. Voilà ce qui se passe : (Lecture 14,1-5)

Cette femme, sans nom chez Marc et sans parole. C’est son geste qui parle et il est franchement inouïe! Non contente de jeter un vêtement ou une branche elle a versé un parfum excessivement cher sur la tête de Jésus. Du nard pur des flancs de l’Himalaya, dans un flacon hermétiquement bouché pour cette importation lointaine, un vase d’albâtre. Même pour une riche, en voilà une dépense! Et puis de s’approcher de Jésus de la sorte, est-ce bienséant? Ben voyons, n’y a-t-il personne pour l’arrêter ?! Ah, voilà : enfin des hommes raisonnables, eux, se lèvent, et leur argument semble irréfutable : L’unique usage bon de l’argent, c’est la solidarité, pas le luxe.

En effet à quoi bon construire des églises somptueuses par exemple, à Rome, à Dresde ou à Yamoussoukro ?! Rénover nos clochers schilikois ou églises bischheimoises pour des dizaines, des centaines de milliers d’euros ?! Comme Jésus doit être soulagé, oui, heureusement qu’ils sont là, ces hommes, pour rappeler que les pauvres n’ont pas besoin de luxe, mais d’une organisation rationnelle. (F.Quéré, Femmes des Ev, p.101) … Alors, alors, mais pourquoi ne bouge-t-il pas, Jésus?

Lisons la suite : Marc 14,6-9

Et toc, les voilà servis et nous avec eux ! C’est elle qui avait raison et nous, nous devons nous souvenir d’elle. Une fois l’an au moins. Mais qu’a-t-elle donc fait de si mémorable, aux yeux de Jésus?

Et bien, tout d’abord nous voyons que Jésus accorde à une femme parfaitement le droit de prendre ses propres décisions sans être critiquée. Puis nous notons qu’il l’autorise à faire ce qui ne se faisait pas, en la laissant s’approcher tout près de lui. Enfin Jésus donne un sens à son geste, comme une ouverture aux événements de sa passion à venir : Car cette huile parfumée qu’elle verse sur la tête de Jésus, rappelle non seulement une autre huile, celle de l’onction royale, versée par le prophète Samuel sur le jeune David, le roi David, l’image-même du roi-sauveur à venir, du messie, maschiach en hébreu, christos en grec, l’oint, justement. Oui, pour cette femme, clairement, Jésus était le roi de sa vie, le messie tant attendu et digne de recevoir les plus grands honneurs et de n’importe quelle dépense.

Comme la pauvre veuve au Temple (Mc 12,41-44) qui donna tout ce qui lui restait pour vivre, la femme de Béthanie, ne calcule pas, alors que les disciples, eux, comptent: 300 pièces d’argent, le salaire d’une année! Ce n’est pas leur argent, mais ils veulent néanmoins en disposer pour aider, oui Monsieur. Tout cet argent… Jésus, peu après, sera livré pour bien moins que cela, 30 pièces d’argent (Mt 26,3). Décidément! Vraiment, les disciples masculins font constamment piètre figure. On comprend qu’ils eurent du mal à oublier l’épisode, au point qu’il s’est retrouvé dans les évangiles.

Encore tout sonnés ils entendent Jésus donner un autre sens encore à son geste: Elle a préparé mon corps au tombeau. explique-t-il. Combien de fois Jésus avait-il dit que bien que fils de Dieu il mourrait. La dévotion de la femme devient une prophétie sans paroles et elle réconforte Jésus, qui la laisse faire.

Alors, frères et sœurs, chers confirmants qu’en pensez-vous : Est-ce qu’à partir de ce récit, il faut opter pour la dévotion plutôt que pour l’engagement social? A partir de maintenant est-ce l’investissement sans mesure dans la pierre contre de sages économies? —-  De faux débats ! nous dit Jésus ce matin.

Nos collègues de Bischheim nous ont fait part d’un regain de dynamisme dans leur paroisse suite à la belle rénovation de l’église rue Nationale.

Puis le pasteur Roth nous rappelait combien la beauté des locaux accueillant les jeunes en difficulté, dont il s’occupait à Strasbourg, était importante pour leur redonner force et courage. Frères et sœurs, mais c’est l’un et l’autre. Oui : « Vous aurez toujours des pauvres, moi, vous ne m’aurez pas toujours. dit Jésus. Profitez des moments forts dans ma présence. »

Frères et sœurs, confirmants de 1961 et de tous les temps, de 2017, 18… Que nous nous trompions ou non, nous sommes les disciples du même Seigneur. Et ce matin, nous vivons, nous aussi, un moment privilégié dans sa présence. L’occasion nous est donnée dans la prière et la confession de foi de lui renouveler notre attachement, de lui exprimer à notre manière notre adoration et notre engagement. Sans hypocrisie ni calcul.

Alors : Même si elle nous déroute, que Dieu soit loué pour l’exemple de la femme de Béthanie qui a osé s’engager à fond avec le Seigneur Jésus le Christ, roi et serviteur de tous les humains. Amen

Ulrike Richard-Molard

 

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Dimanche Laetare« Réjouissez-vous » – placé sous le thème Le Christ donné pour vous :

« Si le grain de blé tombé en terre
ne meurt pas, il reste seul;
mais s’il meurt,
il donne beaucoup de fruit. »  
(Jean 12,24)

 

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 … avec le témoignage de Thérèse Joffret, bénévole
à SOS amitié Strasbourg, sur :

« Une écoute bienveillante 7/7  et  24/24 ! »

pour plus d’infos cf. http://www.sosamitie67.org/
et  https://www.sos-amitie.com/web/strasbourg/accueil

 

 

Prière:
Seigneur, les paroles de la Bible nous paraissent parfois compliquées, théoriques
et sans rapport avec notre vie de tous les jours. Ouvre notre intelligence et notre
cœur à la méditation du sens de ce texte que tu nous as donné pour ce matin. Amen.

 

Bien chers, vous souvenez-vous de ce que vous avez mangé ces derniers temps… disons, durant la semaine écoulée… Vous vous en souvenez?

Ce matin , Jésus aussi nous parle de manger et de boire.

«Mangez et buvez la chair du fils de l’homme, mangez-moi et buvez mon sang…» Si nous n’étions pas déjà habitués aux images que Jésus utilise tout le temps nous pourrions croire qu’Il nous invite à refaire de sacrifices humains, alors que Dieu les a déjà interdits le jour du sacrifice d’Isaac quand un bouc avait pris la place de l’enfant.

Oui, si  nous n’étions pas habitués aux images que Jésus utilise tout le temps, nous pourrions croire qu’il veut faire de nous des cannibales qui mangeraient leur propre maître! Savez-vous, que ce reproche a été fait aux premiers chrétiens et que cela a occasionné des persécutions terribles ? Alors que dès le départ les disciples voyaient bien que Jésus inventait quelque chose de beaucoup plus profond ce dernier soir autour du repas de la Pâque juive, un nouveau repas, oui, mais d’un repas  symbolique : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, a la Vie Eternelle » dit Jésus. Quelle est cette vie ?

Les jeunes du catéchisme, avec leurs parents hier, ont dégagé le sens de la Sainte Cène à partir de quatre textes bibliques :

  1. Matthieu 26 :  Elle nous donne le Pardon de Dieu, et ça fait du bien d’être pardonné.e et de pouvoir pardonner, même si c’est dur.
  2. Luc 24 :  Les disciples d’Emmaüs ont fait preuve de générosité en invitant un inconnu sous leur toit. C’était Jésus en fait. En partageant le repas il s’est révélé et ils ont compris qu’il était ressuscité. La Sainte Cène nous fait participer à la Résurrection !
  3. 1 Corinthiens 12 :  Nous sommes de corps du Christ avec pleins de membres et organes différents.
    Chacun, petit et grand, qui qu’il soit, a sa place
  4. Luc 14 :  Un jour nous serons à table pour un repas de fête dans l’autre monde !

Nous sommes heureux de célébrer et de partager ce moment d’espérance et de foi tous ensemble dans un petit moment maintenant. Juste encore une question: Pourquoi donc les disciples trouvent-ils cet enseignement de Jésus  «dure, difficile, et rude»? « Cette parle est dure, disent beaucoup de ses disciples. « Qui peut l’écouter ?! » Qu’est-ce qui est dur au point que beaucoup d’entre eux vont quitter Jésus ce jour-là? (V. 66)

Jésus nous invite à une relation incroyablement proche avec lui. Pas pour la forme, non, corps et âme, coûte que coûte. Nous suivons notre maître sur un chemin radical d’amour. Il peut nous amener à des moments durs, des vendredi saints, la mort de beaucoup de choses, comme Lui est passé par la mort et la résurrection.

« Si le grain de blé, tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. » (Jn 12,24)  Amen.

Ulrike Richard-Molard

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 Ce culte
pas comme les autres
a eu comme thème :

« Ensemble pour vivre mieux –
en route avec l’échelle de Jacob » …

(cf. Genèse 28,10-22)  

 

Présentation des cultes de Réconfort et Bénédiction,
version adaptée des « Thomasmessen »

par la pasteure Ruth Wolf-Bonsirven  :

 

Ce que nous expérimentons et vivons ensemble ce matin, c’est une forme de culte élaborée à partir du concept des « Thomasmessen », que nous avons nommés cultes de réconfort et de bénédiction. Les « Thomasmessen » sont des célébrations protestantes qui nous viennent des pays scandinaves (Helsinki 1988 Eglise protestante Nicola) et s’adressent à un public en recherche spirituelle, souvent éloigné des cultes traditionnels.

Ces cultes sont organisés autour d’éléments liturgiques, rituels et communautaires en recomposition libre avec le souci d’un accueil inconditionnel et d’un accompagnement pastoral personnalisé. Si nos cultes traditionnels du dimanche matin sont parfois un peu « secs », nous expérimentons ici une approche holistique, c’est-à-dire beaucoup plus globale du religieux. Ainsi nous nous adressons aux personnes présentes, autant que faire se peut, par l’ouïe, le goûter, la vue et le toucher. La décoration et la disposition des lieux sont particulièrement soignées, ainsi que la partie musicale qui se veut apaisante et invite à  l’intériorité.

Nous avons également repris ce geste ancestral de la bénédiction par onction d’huile parfumée ou par imposition des mains accompagnant une parole biblique, une prière intercédante. Pour nous ces gestes signifient que Dieu touche les personnes dans leur vie comme dans leur corps, les rejoint dans leurs souffrances et questionnements et que c’est Heilsam, apaisant, réconfortant, bienfaisant.

Donc voilà comment ça se passe :

Nous vous proposons des espaces, portés par la musique, le lieu, la communauté, l’ambiance méditative.

Un certain ordre de passage est proposé, qui fait sens.

Il arrive que dans la vie nous portions des choses extrêmement lourdes, qui nous empêchent de vivre et nous tirent vers l’arrière. Le mur des lamentations est là pour que nous puissions remettre cela à Dieu seul, en l’inscrivant sur un bout de papier( mis à disposition avec des crayons) et en le mettant dans la boîte prévue à cet effet, qui sera brûlée par la suite.

Le mouvement suivant est celui de la louange, de la reconnaissance, cette attitude fondamentale de la foi adressée à Dieu et qui nous donne envie de chanter, de prier, d’accueillir le beau et le bon. Il trouve à s’exprimer dans l’espace de lumière où nous pouvons allumer une bougie, prier, remettre à Dieu quelqu’un.

Ensuite nous nous ressourçons,

– dans la parole à travers l’espace Bible où un pasteur proposera quelques pistes de lectures et accompagnera un échange libre autour du texte proposé.

– Dans la méditation et l’expression autour d’images-ikones proposées sur le thème de l’échelle de Jacob.

– En parlant à un pasteur qui recueillera une intercession, priera avec vous et vous proposera une bénédiction (par onction d’huile ou imposition des mains)

Il vous est aussi proposé de vous confier à un pasteur-écoutant qui pourra prier avec vous, pour vous ou quelqu’un que vous portez en votre cœur(dans la sacristie).

Vous pouvez aussi simplement rester assis et prendre le temps d’une respiration méditative musicale en vous laissant porter par l’ambiance.

Cette célébration se veut une façon de rencontrer Dieu autrement, ou plutôt, de se laisser rencontrer par Dieu autrement …

 

Prière

Je vais prendre le temps
de laisser poser mon regard
sur les choses de tous les jours
et les voir autrement,
celles que chaque matin,
je croise sans les voir.

Toutes les choses familières
que je côtoie à longueur de jour,
de mois, d’année…

Je vais prendre le temps
de voir l’étrangeté des arbres,
ceux de mon jardin, ceux du parc voisin,
qui le crépuscule venu bruissent de mystère…

Je vais prendre le temps
de poser mon regard
sur les êtres que j’aime
et de regarder autrement les miens,
celles et ceux qui me sont les plus proches
et que parfois je ne vois même plus,
que je n’entends même plus,
tant le souci de mes affaires, de mon travail,
parasitent mon cœur et mon corps…

Oui, je vais prendre le temps de les découvrir
de me laisser surprendre
encore et toujours par ceux que j’aime.

Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi,
toi mon Dieu,
au-delà des mots, des formules et des habitudes.

Oui, je vais aller à ta rencontre comme au désert
et tu me surprendras, mon Dieu.

 ( à deux voix : )      Oui, je vais prendre le temps
                              de te rencontrer autrement.

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Retrouvez ici à 1 clic  

– avec nos chaleureux remerciements
au pasteur Georges Bronnenkant
et son ami spécialiste-vidéo, J.P. Glattfelder –

images, informations, messages, chants et prières
de ce culte pas comme les autres !

 

(le document a 18 pages)

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JMP 2017pour de plus amples informations cf. sous :  http://jmp.protestants.org/

 

Le message du pasteur Michel Roth sur le thème de la JMP 2017 :  Les ouvriers dans la vigne

       Nous répétons souvent avec humour, parfois avec un brin d’ironie, cette phrase reprise plus d’une fois par le Christ : « les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers »

          Nous, comme les disciples, ne prenons-nous pas tout au sens littéral ? Pierre s’écrie, un peu plus haut dans le texte : « et nous, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi, qu’aurons-nous ? » Le Christ lui répond, à Pierre et aux autres, sur un mode ironique mais d’une ironie voilée, pour les préparer à ce qu’il va dire « …vous siégerez, vous aussi, sur douze trônes pour juger les tribus d’Israël » Et il ajoute «  mais beaucoup de premiers seront derniers, et de derniers seront premiers » et il poursuit, en prenant le contre-pied ce qu’il vient de leur dire, voyant  leur manque de compréhension du royaume. Il leur montre maintenant dans la parabole qui nous occupe, combien toutes les idées de ce monde, nos idées : les récompenses, ce que nous appelons justice, la préséance, toutes ces idées sont inexistantes au niveau du Royaume.

          Cette parabole est la véritable réponse à la question de Pierre : « Qu’aurons-nous ? » Le Royaume de Dieu n’est pas ce que nous pensons et il est impossible de demander « qu’aurons-nous? » L’idée de récompense, au sens que nous lui donnons, est impensable !

         Le Royaume est différent de tout ce qui se trouve sur la terre, de tout ce que nos sens peuvent nous montrer, de tout ce que nous pouvons penser !

Une compréhension nouvelle est nécessaire, née d’idées nouvelles que nous ne pouvons pas avoir dans notre manière habituelle de penser. Pour comprendre quelque chose du Royaume il faut abandonner nos conceptions ordinaires ou plutôt les transcender !

          Quelle est, dans cette parabole difficile, l’idée centrale, complètement neuve, singulière, qui ne correspond pas à notre façon de voir ? Ce qui fait choc, dans cette parabole, c’est l’injustice. Ceux qui ont travaillé plus longtemps doivent nécessairement selon nous, mais aussi selon les disciples, recevoir un salaire plus élevé ! Cette manière très humaine de voir les choses est symbolisée par les ouvriers, qui appelés les premiers, murmurent contre le maître de la vigne « ces derniers n’ont travaillé qu’une heure et tu les traites à l’égal de nous ! Qui avons supporté la fatigue du jour et de la chaleur ! »

          Quelle est la clef de cette parabole ? Qui est le maître de la vigne, ce maître qui dirige tout ? Il est défini par le « Je suis bon », ce maître, c’est le Bien. Il dit «  Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ? » Toute cette parabole parle d’agir selon le Bien et non selon la notion de récompense. Si nous agissons selon le Bien, nous ne nous attendons pas à recevoir une récompense : nous n’agissons plus par amour-propre, pas plus que dans une attente de mérite ! Le fait d’agir selon le Bien porte en lui-même sa récompense. Agir parce que l’on voit le Bien de ce que l’on fait n’a rien à voir avec la durée du travail ou une durée quelconque, car le Bien est au-delà du temps. Dieu est défini comme bon et Dieu est en-dehors de toute durée. Tout bien provient de Dieu et non de nous. Si quelqu’un pense qu’il est bon, inévitablement, il cherchera une récompense pour tout ce qu’il fait car il s’en attribuera le bien sans voir que c’est une force passant dans toutes choses. Il croira que c’est lui qui a bien agi surtout s’il a renoncé à quelque chose pour faire une bonne action. Il sera comme Pierre qui dit « et nous, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi : qu’aurons-nous donc ? »

          Ce qui suit montre bien que les disciples n’ont pas compris ce que signifie la parabole. Quelques versets plus loin, en effet, ils s’indignent de ce que la mère des fils de Zébédée vienne demander à Jésus de les faire asseoir à sa droite et à sa gauche dans le Royaume des Cieux. Ils persistent à penser en termes de récompense et de pouvoir. Le Christ les appelle et leur dit « ..quiconque veut être grand parmi vous qu’il soit votre serviteur et quiconque veut être le premier parmi vous qu’il soit votre esclave. »

                              Que Dieu nous ouvre l’intelligence du cœur !  Amen

 

… et voici  les photos de la Célébration œcuménique de la JMP 2017
– Journée Mondiale de Prière –
qui a eu lieu le vendredi 3 mars à l’église de la Trinité à Schiltigheim


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pour de plus amples informations cf. sous :  http://jmp.protestants.org/

  φ

. . .    E N   C O N S T R U C T I O N   . . .

 

UnitéChrétiens

Thème global :   

NOUS RÉCONCILIER – L’AMOUR DU CHRIST NOUS Y PRESSE !

Lectures bibliques :
Ézéchiel 36,25-27; 2 Corinthiens 5,14-20; Luc 15,11-24

 

pour le déroulement de la célébration, l’ensemble des textes, des prières, etc., cliquez ici :     voir aussi :
http://www.oikoumene.org/fr/resources/week-of-prayer
et http://www.protestants.org/index.php?id=32246

 

 

Message donné par le curé Yannick Lobstein de la Communauté Catholique :    …

 

 

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. . .    E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

 

La Naissance de Jésus

 

dsc_4419« Le Verbe est devenu chair
et il a habité parmi nous,
et nous avons contemplé sa gloire. »

Jean 1,14

 

Lectures du jour :
Psaume 96; Esaïe 7,10-14; Romains 1,1-7; Matthieu 1,18-21; Jean 3,16-21

 

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Célébration à l’église de la Trinité

avec accompagnement musical de Rachel, Hervé et son père …

 

Prière de Sœur Myriam :

 

Au-delà de nous sont les choses belles et les paroles pures

Au-delà de nous la paix de Dieu sur nos fièvres, au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà de nous la laborieuse montée du Royaume

Au-delà du dire et du silence, au-delà du faire et du défaire

La Paix de Dieu sur nos fièvres, au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà de l’amour fragile, au-delà du chemin de Croix

Au-delà du chemin de joie, au-delà, bien au-delà de nous

La Paix de Dieu sur nos fièvres, au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà, bien au-delà de nous le frémissement du Royaume

Au-delà et entre nous aussi, comme un havre de Paix

La Paix de Dieu sur nos fièvres au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà des choses, au-delà de nous

Au-dedans de tout et en tout

Toi, ô présence!

Au-delà et au-dedans aussi!

Toi, Toi, Toi!

*  *  * 

 

Message du pasteur Michel Roth :

 

dsc_4415Il n’y a pas de différence entre le spirituel et le matériel, entre ce qu’on appelle le Royaume et le social : c’est un des messages très forts contenus dans la naissance de Jésus.

Ce que nous appelons la société aujourd’hui est un ensemble d’individus séparés avec des intérêts personnels qui font semblant de vivre ensemble, mais qui ne pensent qu’à une seule chose : comment se faire du bien à eux-mêmes.

Tout ce que l’on vit dans cette conscience d’individus séparés qui ne cherchent qu’à se faire du bien à eux-mêmes sera toujours source de détresse sociale et créera la misère au niveau de l’humanité.

Pourtant l’erreur serait de croire que nous pouvons nous transformer toutseuls, que nous allons nous mettre dans un coin et faire notre petite prière ou notre petite méditation, donc faire notre petite transformation personnelle et qu’après nous pourrons faire quelque chose dans le monde.

Non, c’est partir d’un postulat, d’une hypothèse qui est faux : comme si nous pouvions faire quelque chose de séparé, comme si nous étions des individus séparés. Le grand enseignement du Christ et de bien d’autres, c’est que nous sommes tous solidaires dans ce monde, donc que la seule façon de s’en sortir est d’entrer dans le social, le collectif, c’est de prendre le risque de la relation à l’autre. Prendre le risque du premier enseignement d’Abraham, c’est prendre le risque de l’accueil et de l’inconnu. Le Seigneur a demandé à Abraham de quitter le connu, son connu, d’aller vers l’inconnu, d’accueillir l’étranger, d’accueillir l’autre : c’est l’hospitalité.

La seule façon qu’il y a pour nous de faire face à la misère sociale, à la montée de la haine, de faire quelque chose de vrai, c’est de pratiquer au quotidien le risque de l’autre, entrer en relation avec l’étranger, n’exclure personne, prendre le risque de l’aventure avec l’inconnu. Il n’y a pas d’autre possibilité. Parce que la vérité de la vie, c’est que tout est relation et que l’on ne peut grandir qu’ensemble. On ne peut pas seulement faire sa petite histoire dans son coin.

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* ♥  * * 

 

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et voici la CÉLÉBRATION
À L’ÉGLISE De la rue Principale
avec la pasteure Ulrike Richard-Molard et un groupe d’enfants …

 

 

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Rôles de la Saynète :

Mère : Louise
Père : Marc
Enfant : Peggy
Papi : Lukas
Mamie : Clara
Lectrice : Florence
Voix off de l’Ange : Tania
Voix off de Marie : Flore
Marie : Laura
Joseph : Léo
Ange Gabriel : Inès
Ange des Bergers : Fanny
Bergers : Sasha et Cassandra
Mages :  Sasha et Cassandra et Fanny
Petit enfant : Sasha     

 
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Père : appuie sur la télécommande « Ça suffit, les chants de Noël, ça suffit pour aujourd’hui. Ça fait quatre semaines que tu mets le même disque. Ça fatigue à la fin. Noël, Noël, toujours la même chanson… »
Il grimpe sur l’échelle pour accrocher des guirlandes, puis se fige à son tour.
La mère : « Voilà, je le savais, il me manque 100 gr de chocolat pour faire la bûche et tous les magasins sont fermés. Je vais aller voir sur internet si je ne peux pas trouver une autre recette. »
Un enfant se détache de la chorale : « Maman ? »
La mère répond distraitement : « Mmmhh ? »
Enfant : « Papa ? »
Le père répond distraitement : « Mmmmh. ?. »
Enfant : « Tu veux bien me raconter l’histoire de Noël ? »
Le père : « Quoi, maintenant ? »
Enfant : « Tu veux bien me raconter l’histoire de Noël ? »
La mère : « Mais tu vois bien que ce n’est pas le moment, on n’a pas le temps. »
( L’enfant appuie sur la télécommande et les enfants interprètent un deuxième chant. Les « parents » remettent le micro à l’ambon et les rejoignent )

Chant orgue (orgue sur la première strophe  juste « avec un doigt » puis tous) : Mon beau sapin

( Eclairage chaire : Mamie et papie. Elle tricote, lui lit le journal. Devant eux une couronne d’avent )

L’enfant : monte jusqu’à eux qui lui ouvrent la porte « Papie, mamie, vous avez du temps ? »
Mamie : « Oui, bien sûr, pour toi, toujours. »
Enfant : « Je peux m’asseoir près de vous ? »
Papi : « Bien sûr, qu’est-ce qui t’amène ?
Mamie : Tu veux des Wihnachtsbredele? »
Enfant : « Oui, je veux bien. –- Mais je voudrais surtout que vous me racontiez l’histoire de Noël. »
Papi : replie son journal « Eh bien, écoute ce que nous raconte la Bible. »

( Baisser lumière dans l’église. Petite lumière à l’ambon. Tirer le rideau, Ange et Marie en place )

Lecteur (à l’ambon) : « L’Évangile de Luc au deuxième chapitre raconte :

Scène 1 : L’ange et Marie        

Lecteur : « L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu à Marie et lui dit : »
Voix off de l’Ange : « L’Esprit saint viendra sur toi et voici tu enfanteras le fils de Dieu. »
Voix off de Marie : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il advienne ce que tu dis. »  

( Marie sort de la lumière, met le coussin sous le pull )

L’enfant « Et alors Jésus est né. »
Papi : « Doucement, doucement, cela prend du temps une naissance. »
Enfant : « Oui, je sais, 9 mois. »
Mamie : «Oui, il faut bien 9 longs mois pour que le corps et le cœur d’une femme se transforme pleinement. »

Scène 2 :

Photo 2 puis Marie de profil, avec un ventre de femme enceinte.

Mamie : « Le bébé aussi a besoin de temps pour être prêt. »
Papi : « Et Dieu lui-même s’est pris du temps pour venir dans notre monde. »
Enfant : « Moi, tu sais, je trouve que ça fait du bien de savoir que Dieu aies du temps pour nous. »
Lecteur : « Le temps où Marie devait accoucher arriva.

Photo 3

Lecteur :   Elle enfanta son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche parce qu’il n’y avait pas de place pour eux. »  Joseph arrive aussi.

( Monter un peu la lumière dans l’église )

Chant orgue : Voici Noël

( Baisser la lumière dans l’église )

Scène 3 : toujours Marie, Joseph, la crèche, le bébé

Enfant : « Il devait avoir froid le petit Jésus un soir de décembre dans une étable. »
Papi : « Mais qui te dit qu’il est né en décembre ? »
Enfant : « Ben, papi, tout le monde sait que Noël c’est le 25 décembre. »
Mamie : « Oui, bien sûr : l’Eglise fête Noël le 25 décembre, mais c’est à cause du solstice d’hiver. »
Enfant : « Du quoi ? »
Papi : « Tu as sans doute remarqué que les jours sont bien courts en ce moment. »
Enfant : « Oui, il fait nuit quand je sors de l’école. »
Mamie : « Eh bien, à partir du solstice d’hiver, les jours augmentent à nouveau. Très peu, évidemment, quelques minutes chaque jour, c’est à peine visible, mais le jour gagne sur les ténèbres. »
Enfant : « Et alors, quel rapport avec Jésus ? »
Papi : « La naissance de Jésus cela veut dire que toute nuit prendra fin. Que la lumière est  plus forte.

Mamie : Dieu nous sort de toutes nos nuits pour nous tirer vers la lumière. »
Enfant : « Ah ? D’accord. Dieu nous tire doucement vers la lumière.»
Mamie : « Oui. Viens allumons une bougie » La première bougie de la couronne d’avent est allumée.

( Monter un peu la lumière dans l’église )

Chant guitare: Dieu vient allumer un feu sur la terre

( Baisser la lumière dans l’église  – Marie, Joseph partent seulement maintenant )

Scène 4 :

Photo 4 : Bergers, un ange

Lecteur : « Il y avait là des bergers qui gardaient leur troupeau durant les veilles de la nuit. Un ange du Seigneur se présenta devant eux et la gloire les enveloppa de lumière. L’ange leur dit :

Voix off Ange : N’ayez pas peur. Oui je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout votre peuple. Aujourd’hui un sauveur est né pour vous. C’est le Christ, le Seigneur.»

( La deuxième bougie de la couronne est allumée ) 

Photo 5

Scène 5 : Bergers agenouillés avec bâtons sans cacher les anges

Lecteur : « Tout à coup, il y a avec l’ange une troupe nombreuse d’anges qui vient du ciel. Ils chantent la louange de Dieu :

Plusieurs voix off  :  « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix à ceux qu’il aime ! » 

( L’enfant allume la troisième bougie de la couronne )

Mamie : « Et tu peux imaginer qu’il a fallu du temps aux bergers pour trouver ce bébé couché dans une mangeoire. »
Enfant : « Il a sans doute fallu du temps aussi aux mages. » (bergers partent prendre leurs étoiles)

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Scène 6 :

Photo 6 :  Rois mages se promènent lentement dans l’église jusqu’à la fin du chant

Papi : « Oh oui, ils ont fait un long voyage. Ils ont sans doute connu le découragement avant de trouver Jésus. »
Enfant : « Mais l’étoile les a guidés. » L’enfant allume la dernière bougie de la couronne.

( Monter un peu la lumière dans l’église )

Chant guitare: Comme les mages

( Baisser la lumière dans l’église. Mages sont revenus )

Papi : « Tu vois, chérie, Noël est une histoire de patience ».
Enfant : « Ben, pour moi, Noël c’est plutôt une histoire d’impatience ; les cadeaux, la bûche, tu sais. »
Mamie : « Je sais. J’ai été enfant aussi. Tout ce qui est beau prend du temps. Faire des petits gâteaux, désirer, attendre, apprendre. Écoute la musique qui vient, de les apprendre a demandé beaucoup de temps et de travail aussi : » 

Interludes des enfants qui jouent d’un instrument

Papi montre un sablier : « Tu sais ce que c’est ça ? »
Enfant : « Oui un sablier ; ça sert à mesurer le temps qui passe. »
Papi « Exactement. Et pour que Dieu puisse naître, cela prend du temps.
Mamie : Moi quand j’étais jeune, tout cela ne m’intéressait pas tellement. Je pensais que Noël c’était pour les enfants, ou bien pour les vieux. »
Enfant : « Bon, c’est un peu vrai quand même, non ? »
Mamie (rit) : «Je l’ai cru comme toi, mais Dieu a été très patient avec moi. Oui.
Papi : Et Dieu est patient avec chacun. J’ai eu besoin de beaucoup de temps moi aussi. Et de beaucoup d’étoiles ! Pour y voir clair dans ma vie. »
Mamie : «Nous avons eu besoin de beaucoup de temps pour laisser Dieu venir au monde dans notre vie.»

Silence …

Papi : « Tu aimes les bredele que Mamie a faits ? »
Enfant : « Oui, je peux en reprendre ? »
Mamie : « Oui, va-y, ne te gêne pas. Je les ai faits avec amour et patience parce que je savais que tu les attendais, tes parents aussi d’ailleurs…

Papi : Tu vois, les paroles de la Bible que nous avons écoutées ensemble, c’est comme ces petits gâteux. On les avale, on se réjouit, on oublie. Et plus tard on réalise que ça nous a nourris !

Silence 

Mamie : Dieu et nous. La foi, ça prend du temps. »

Scène 7 : un grand cœur en creux est projeté, un enfant de petite taille vient s’y mettre avec une bougie en carton qui comporte une flamme

Mamie : « Si ce soir, quelqu’un a reçu ses paroles en son cœur, alors Dieu a pu naître une nouvelle fois. Dans sa vie. »

Chant : C’est Noël chaque fois

Enfant : « Papi, mamie, merci d’avoir pris du temps pour moi. Maintenant, je vais essayer de raconter tout ça à maman et papa, et à tout le monde… Enfin  quand ils auront du temps pour l’entendre. »

Interlude de l’orgue

( Tous les enfants distribuent des petits mots dans l’assistance )

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Thème de ce culte avec la chorale « Ensemble pour la paix »
du Lycée Leclerc et notre chorale Gospel :   
LA  PAIX …

Lectures :  Michée 4,1-4  +  Les Béatitudes …

Prières et Message du pasteur Michel Roth :   …

 

Ô toi, l’Au-Delà de tout,
comment t’appeler d’un autre nom?

Quel hymne peut te chanter?

Aucun mot ne t’exprime!

Quel esprit peut te saisir?

Nulle intelligence ne te conçoit.

Seul, tu es ineffable!

tout se qui se dit est sorti de toi.

Seul, tu es inconnaissable!

tout ce qui se pense est sorti de toi.

Tous les êtres te célèbrent,
ceux qui parlent et ceux qui sont muets.

Tous les êtres te rendent hommage,
ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas.

L’universel désir, le gémissement de tous tend vers toi.

Tout ce qui existe te prie, et vers toi tout être
qui sait lire ton univers

fait monter un hymne de silence.

En toi seul, tout demeure.

En toi, d’un même élan tout déferle.

Tu as tous les noms comment t’appellerai-je?

De tous les êtres tu es la fin, tu es unique.

Tu es chacun, tu n’es aucun.

Tu n’es pas un être seul, tu n’es pas l’ensemble :

Tu as tous les noms, comment t’appellerai-je?

Toi, le seul qu’on ne peut nommer.

Quel esprit céleste PÉNÉTRERA le voile
qui est au-delà des nuées?

Aie pitié, toi, l’au-delà de tout;

Comment t’appeler d’un autre nom?

Grégoire de Naziance


Voyage vers l’enfance, un texte de Sœur Myriam qui m’a inspiré!

J’aimerais, sur un grand fond de silence, recueillir les mille manières qu’ont les églises (et les mosquées) de dire la paix. Je commencerais là un bien beau chemin, celui des prières, celui des heures conviviales où chacun dit à son plus proche : “La paix soit avec toi – Salam aleycum ».

Il y a une sorte d’enfance de la paix. Elle s’inscrit dans la nuit de la Nativité, lorsqu’un ange venu du ciel parla aux bergers qui faisaient paître leurs troupeaux.

Le ciel est tout à coup à portée de leur cœur. Ils connaissent si bien la voûte céleste avec ses constellations radieuses et voici qu’advient de ce ciel une chose inconnue : la Gloire et la Voix. La voix annonce qu’il est né un sauveur et la Gloire atteste la présence de Dieu…

Enfance d’une promesse. La rose a fleuri et l’air vibre d’un chant jamais entendu : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre pour les hommes ses bien-aimés.

Il est des mots qu’il ne faut pas laisser tomber à terre comme une chose inutile et les bergers attentifs donnent forme à leurs désirs en déclarant : Allons à Bethléem, voyons ce qui est arrivé.

Mus du dedans, ils partent vers la crèche. Il suffit de regarder, de faire avec eux cette marche dans la nuit. Point n’est besoin de mots. Ils trouvèrent les choses comme l’ange l’avait dit. Cette coulée de lumière les traverse. Alors ils racontent un Dieu pour les humains, ils racontent sans fin.

Ambassadeurs de paix, ils disent ce commencement inouï : Paix, paix aux hommes, ses bien-aimés!

Parole qui jamais ne se taira complètement sur cette terre.

Et la Fatiha dite en arabe par les deux petites collégiennes :

 

Au nom de Dieu, le Tout Miséricorde, le Miséricordieux,
Louange à Dieu, le Seigneur des univers,

le Tout Miséricorde, le Miséricordieux, le roi du Jour de l’allégeance.

C’est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours nous implorons.

Guide-nous sur la voie de la rectitude, la voie de ceux que tu as gratifiés,
non pas celle des réprouvés,

non plus que de ceux qui s’égarent.

 

 

Pour lire et méditer quelques textes des chants des enfants, cliquez ici :  

 

Et pour clore, nous faisons encore nôtre la prière du pasteur syrien Bchara d’Alep :

 

Notre Père ,

toi que nous ne connaissons pas et que nous n’avons jamais vu,

bien que nous venions de toi,

et que c’est ver toi que nous marchons,

nous nous adressons à toi en utilisant plusieurs noms,

des noms que nous avons appris de toi,

des noms si nombreux,

parce que nous n’avons jamais vraiment trouvé celui qui te convient.

Tu nous laisses agir selon ce que notre esprit nous dicte,

malgré que nous t’appartenions.

Nous sommes incapables de contrôler nos vies.

Nous sommes influencés

par les circonstances de la vie,

par les forces qui nous dominent,

sans compter ces pulsions que tu nous connais.

Afin de mettre un peu d’ordre dans nos confusions,

nous essayons de maîtriser ce que nous pouvons,

et nous voilà toujours aux mains d’une puissance plus forte.

Où se trouve donc ton Royaume?

Quoique nous mangions,

nous avons toujours faim,

souvent le même jour.

Quoique nous réalisions,

nous ne sommes jamais satisfaits.

Tôt ou tard, nous en demandons plus,

et, par-dessus tout, nous avons le sentiment

que nos vies vont bientôt se terminer.

Où donc sont les achèvements et les satisfactions,

du moins pour aujourd’hui?

Nous savons

que tu veux nous sauver de notre misère,

cependant, nous ne savons pas

quand et comment ton salut va nous rejoindre.

Nous comptons sur ton salut éternel depuis si longtemps.

Avec tristesse, nous reconnaissons que nos ne t’attendons plus.

Alors, sauve-nous.

Aujourd’hui.

Sauve-nous

des poisons du reproche envers nous-mêmes et envers les autres.

Sauve-nous de nos péchés,

tout particulièrement

lorsque nous sommes incapables de pardonner

à ceux qui pèchent contre nous.

Nous sommes tombés dans l’horrible gouffre de nos tentations,

nous souffrons

parce que nous doutons de nous-mêmes,

parce que nous sommes en conflit les uns avec les autres,

et parce que nous manquons de foi.

Ne nous abandonne pas.

Alors peut-être nous pourrons voir

les signes de ton Royaume,

de ta Puissance

et de ta Gloire,

maintenant.
Amen.

 
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