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Jubilé de Confirmation 1967/2017

 

Lectures :  Psaume 23; Philippiens 2,5-11; Jean 12,12-19; Marc 14,3-9

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Prière : Seigneur Jésus Christ, ouvre nos oreilles et nos cœurs à Ta parole, ce matin, pour notre vie. Amen.

« Vive le roi, Hosanna, vive notre Sauveur, Jésus de Nazareth! »

J’ai l’impression d’entendre les cris de la foule à Jérusalem jetant leurs manteaux et d’innombrables branches sur le chemin de Jésus, juste pour que surtout son pied ne foule pas la poussière… Un peu plus tard ce sont les mêmes qui crieront: Crucifie-le, crucifie-le! Personne ne sait très bien pourquoi, mais tout le monde s’abandonne à l’émotion du moment et surfe sur la vague. Jusqu’où portera-t-elle ? En 1967 vous étiez ____ jeunes, une vraie déferlante à vous tous seuls. Vous étiez alors portés par une religion encore omniprésente, partagée par tous ou presque. Ce dimanche des Rameaux-là, déjà, la foule versatile de Jérusalem vous posait la question : Seras-tu fidèle, toi ?

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Parfois peut-être t’es-tu trompé, à travers les expériences que le Seigneur t’a fait vivre, tu as peut-être été amené à rectifier l’image que tu te faisais de Jésus, ce jour-là, à 14 ans. Alors tu es exactement comme les amis qui entouraient le Seigneur à Jérusalem. Ecoutez, ils seront drôlement secoués par Lui :

Peu de temps après son entrée triomphale Jésus se retrouve au calme autour d’une table de fête. Un moment de bonheur, même si l’inquiétude plane désormais, car les menaces contre lui sont plus fortes à présent. Voilà ce qui se passe : (Lecture 14,1-5)

Cette femme, sans nom chez Marc et sans parole. C’est son geste qui parle et il est franchement inouïe! Non contente de jeter un vêtement ou une branche elle a versé un parfum excessivement cher sur la tête de Jésus. Du nard pur des flancs de l’Himalaya, dans un flacon hermétiquement bouché pour cette importation lointaine, un vase d’albâtre. Même pour une riche, en voilà une dépense! Et puis de s’approcher de Jésus de la sorte, est-ce bienséant? Ben voyons, n’y a-t-il personne pour l’arrêter ?! Ah, voilà : enfin des hommes raisonnables, eux, se lèvent, et leur argument semble irréfutable : L’unique usage bon de l’argent, c’est la solidarité, pas le luxe.

En effet à quoi bon construire des églises somptueuses par exemple, à Rome, à Dresde ou à Yamoussoukro ?! Rénover nos clochers schilikois ou églises bischheimoises pour des dizaines, des centaines de milliers d’euros ?! Comme Jésus doit être soulagé, oui, heureusement qu’ils sont là, ces hommes, pour rappeler que les pauvres n’ont pas besoin de luxe, mais d’une organisation rationnelle. (F.Quéré, Femmes des Ev, p.101) … Alors, alors, mais pourquoi ne bouge-t-il pas, Jésus?

Lisons la suite : Marc 14,6-9

Et toc, les voilà servis et nous avec eux ! C’est elle qui avait raison et nous, nous devons nous souvenir d’elle. Une fois l’an au moins. Mais qu’a-t-elle donc fait de si mémorable, aux yeux de Jésus?

Et bien, tout d’abord nous voyons que Jésus accorde à une femme parfaitement le droit de prendre ses propres décisions sans être critiquée. Puis nous notons qu’il l’autorise à faire ce qui ne se faisait pas, en la laissant s’approcher tout près de lui. Enfin Jésus donne un sens à son geste, comme une ouverture aux événements de sa passion à venir : Car cette huile parfumée qu’elle verse sur la tête de Jésus, rappelle non seulement une autre huile, celle de l’onction royale, versée par le prophète Samuel sur le jeune David, le roi David, l’image-même du roi-sauveur à venir, du messie, maschiach en hébreu, christos en grec, l’oint, justement. Oui, pour cette femme, clairement, Jésus était le roi de sa vie, le messie tant attendu et digne de recevoir les plus grands honneurs et de n’importe quelle dépense.

Comme la pauvre veuve au Temple (Mc 12,41-44) qui donna tout ce qui lui restait pour vivre, la femme de Béthanie, ne calcule pas, alors que les disciples, eux, comptent: 300 pièces d’argent, le salaire d’une année! Ce n’est pas leur argent, mais ils veulent néanmoins en disposer pour aider, oui Monsieur. Tout cet argent… Jésus, peu après, sera livré pour bien moins que cela, 30 pièces d’argent (Mt 26,3). Décidément! Vraiment, les disciples masculins font constamment piètre figure. On comprend qu’ils eurent du mal à oublier l’épisode, au point qu’il s’est retrouvé dans les évangiles.

Encore tout sonnés ils entendent Jésus donner un autre sens encore à son geste: Elle a préparé mon corps au tombeau. explique-t-il. Combien de fois Jésus avait-il dit que bien que fils de Dieu il mourrait. La dévotion de la femme devient une prophétie sans paroles et elle réconforte Jésus, qui la laisse faire.

Alors, frères et sœurs, chers confirmants qu’en pensez-vous : Est-ce qu’à partir de ce récit, il faut opter pour la dévotion plutôt que pour l’engagement social? A partir de maintenant est-ce l’investissement sans mesure dans la pierre contre de sages économies? —-  De faux débats ! nous dit Jésus ce matin.

Nos collègues de Bischheim nous ont fait part d’un regain de dynamisme dans leur paroisse suite à la belle rénovation de l’église rue Nationale.

Puis le pasteur Roth nous rappelait combien la beauté des locaux accueillant les jeunes en difficulté, dont il s’occupait à Strasbourg, était importante pour leur redonner force et courage. Frères et sœurs, mais c’est l’un et l’autre. Oui : « Vous aurez toujours des pauvres, moi, vous ne m’aurez pas toujours. dit Jésus. Profitez des moments forts dans ma présence. »

Frères et sœurs, confirmants de 1961 et de tous les temps, de 2017, 18… Que nous nous trompions ou non, nous sommes les disciples du même Seigneur. Et ce matin, nous vivons, nous aussi, un moment privilégié dans sa présence. L’occasion nous est donnée dans la prière et la confession de foi de lui renouveler notre attachement, de lui exprimer à notre manière notre adoration et notre engagement. Sans hypocrisie ni calcul.

Alors : Même si elle nous déroute, que Dieu soit loué pour l’exemple de la femme de Béthanie qui a osé s’engager à fond avec le Seigneur Jésus le Christ, roi et serviteur de tous les humains. Amen

Ulrike Richard-Molard

 

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Dimanche Laetare« Réjouissez-vous » – placé sous le thème Le Christ donné pour vous :

« Si le grain de blé tombé en terre
ne meurt pas, il reste seul;
mais s’il meurt,
il donne beaucoup de fruit. »  
(Jean 12,24)

 

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 … avec le témoignage de Thérèse Joffret, bénévole
à SOS amitié Strasbourg, sur :

« Une écoute bienveillante 7/7  et  24/24 ! »

pour plus d’infos cf. http://www.sosamitie67.org/
et  https://www.sos-amitie.com/web/strasbourg/accueil

 

 

Prière:
Seigneur, les paroles de la Bible nous paraissent parfois compliquées, théoriques
et sans rapport avec notre vie de tous les jours. Ouvre notre intelligence et notre
cœur à la méditation du sens de ce texte que tu nous as donné pour ce matin. Amen.

 

Bien chers, vous souvenez-vous de ce que vous avez mangé ces derniers temps… disons, durant la semaine écoulée… Vous vous en souvenez?

Ce matin , Jésus aussi nous parle de manger et de boire.

«Mangez et buvez la chair du fils de l’homme, mangez-moi et buvez mon sang…» Si nous n’étions pas déjà habitués aux images que Jésus utilise tout le temps nous pourrions croire qu’Il nous invite à refaire de sacrifices humains, alors que Dieu les a déjà interdits le jour du sacrifice d’Isaac quand un bouc avait pris la place de l’enfant.

Oui, si  nous n’étions pas habitués aux images que Jésus utilise tout le temps, nous pourrions croire qu’il veut faire de nous des cannibales qui mangeraient leur propre maître! Savez-vous, que ce reproche a été fait aux premiers chrétiens et que cela a occasionné des persécutions terribles ? Alors que dès le départ les disciples voyaient bien que Jésus inventait quelque chose de beaucoup plus profond ce dernier soir autour du repas de la Pâque juive, un nouveau repas, oui, mais d’un repas  symbolique : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, a la Vie Eternelle » dit Jésus. Quelle est cette vie ?

Les jeunes du catéchisme, avec leurs parents hier, ont dégagé le sens de la Sainte Cène à partir de quatre textes bibliques :

  1. Matthieu 26 :  Elle nous donne le Pardon de Dieu, et ça fait du bien d’être pardonné.e et de pouvoir pardonner, même si c’est dur.
  2. Luc 24 :  Les disciples d’Emmaüs ont fait preuve de générosité en invitant un inconnu sous leur toit. C’était Jésus en fait. En partageant le repas il s’est révélé et ils ont compris qu’il était ressuscité. La Sainte Cène nous fait participer à la Résurrection !
  3. 1 Corinthiens 12 :  Nous sommes de corps du Christ avec pleins de membres et organes différents.
    Chacun, petit et grand, qui qu’il soit, a sa place
  4. Luc 14 :  Un jour nous serons à table pour un repas de fête dans l’autre monde !

Nous sommes heureux de célébrer et de partager ce moment d’espérance et de foi tous ensemble dans un petit moment maintenant. Juste encore une question: Pourquoi donc les disciples trouvent-ils cet enseignement de Jésus  «dure, difficile, et rude»? « Cette parle est dure, disent beaucoup de ses disciples. « Qui peut l’écouter ?! » Qu’est-ce qui est dur au point que beaucoup d’entre eux vont quitter Jésus ce jour-là? (V. 66)

Jésus nous invite à une relation incroyablement proche avec lui. Pas pour la forme, non, corps et âme, coûte que coûte. Nous suivons notre maître sur un chemin radical d’amour. Il peut nous amener à des moments durs, des vendredi saints, la mort de beaucoup de choses, comme Lui est passé par la mort et la résurrection.

« Si le grain de blé, tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. » (Jn 12,24)  Amen.

Ulrike Richard-Molard

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 Ce culte
pas comme les autres
a eu comme thème :

« Ensemble pour vivre mieux –
en route avec l’échelle de Jacob » …

(cf. Genèse 28,10-22)  

 

Présentation des cultes de Réconfort et Bénédiction,
version adaptée des « Thomasmessen »

par la pasteure Ruth Wolf-Bonsirven  :

 

Ce que nous expérimentons et vivons ensemble ce matin, c’est une forme de culte élaborée à partir du concept des « Thomasmessen », que nous avons nommés cultes de réconfort et de bénédiction. Les « Thomasmessen » sont des célébrations protestantes qui nous viennent des pays scandinaves (Helsinki 1988 Eglise protestante Nicola) et s’adressent à un public en recherche spirituelle, souvent éloigné des cultes traditionnels.

Ces cultes sont organisés autour d’éléments liturgiques, rituels et communautaires en recomposition libre avec le souci d’un accueil inconditionnel et d’un accompagnement pastoral personnalisé. Si nos cultes traditionnels du dimanche matin sont parfois un peu « secs », nous expérimentons ici une approche holistique, c’est-à-dire beaucoup plus globale du religieux. Ainsi nous nous adressons aux personnes présentes, autant que faire se peut, par l’ouïe, le goûter, la vue et le toucher. La décoration et la disposition des lieux sont particulièrement soignées, ainsi que la partie musicale qui se veut apaisante et invite à  l’intériorité.

Nous avons également repris ce geste ancestral de la bénédiction par onction d’huile parfumée ou par imposition des mains accompagnant une parole biblique, une prière intercédante. Pour nous ces gestes signifient que Dieu touche les personnes dans leur vie comme dans leur corps, les rejoint dans leurs souffrances et questionnements et que c’est Heilsam, apaisant, réconfortant, bienfaisant.

Donc voilà comment ça se passe :

Nous vous proposons des espaces, portés par la musique, le lieu, la communauté, l’ambiance méditative.

Un certain ordre de passage est proposé, qui fait sens.

Il arrive que dans la vie nous portions des choses extrêmement lourdes, qui nous empêchent de vivre et nous tirent vers l’arrière. Le mur des lamentations est là pour que nous puissions remettre cela à Dieu seul, en l’inscrivant sur un bout de papier( mis à disposition avec des crayons) et en le mettant dans la boîte prévue à cet effet, qui sera brûlée par la suite.

Le mouvement suivant est celui de la louange, de la reconnaissance, cette attitude fondamentale de la foi adressée à Dieu et qui nous donne envie de chanter, de prier, d’accueillir le beau et le bon. Il trouve à s’exprimer dans l’espace de lumière où nous pouvons allumer une bougie, prier, remettre à Dieu quelqu’un.

Ensuite nous nous ressourçons,

– dans la parole à travers l’espace Bible où un pasteur proposera quelques pistes de lectures et accompagnera un échange libre autour du texte proposé.

– Dans la méditation et l’expression autour d’images-ikones proposées sur le thème de l’échelle de Jacob.

– En parlant à un pasteur qui recueillera une intercession, priera avec vous et vous proposera une bénédiction (par onction d’huile ou imposition des mains)

Il vous est aussi proposé de vous confier à un pasteur-écoutant qui pourra prier avec vous, pour vous ou quelqu’un que vous portez en votre cœur(dans la sacristie).

Vous pouvez aussi simplement rester assis et prendre le temps d’une respiration méditative musicale en vous laissant porter par l’ambiance.

Cette célébration se veut une façon de rencontrer Dieu autrement, ou plutôt, de se laisser rencontrer par Dieu autrement …

 

Prière

Je vais prendre le temps
de laisser poser mon regard
sur les choses de tous les jours
et les voir autrement,
celles que chaque matin,
je croise sans les voir.

Toutes les choses familières
que je côtoie à longueur de jour,
de mois, d’année…

Je vais prendre le temps
de voir l’étrangeté des arbres,
ceux de mon jardin, ceux du parc voisin,
qui le crépuscule venu bruissent de mystère…

Je vais prendre le temps
de poser mon regard
sur les êtres que j’aime
et de regarder autrement les miens,
celles et ceux qui me sont les plus proches
et que parfois je ne vois même plus,
que je n’entends même plus,
tant le souci de mes affaires, de mon travail,
parasitent mon cœur et mon corps…

Oui, je vais prendre le temps de les découvrir
de me laisser surprendre
encore et toujours par ceux que j’aime.

Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi,
toi mon Dieu,
au-delà des mots, des formules et des habitudes.

Oui, je vais aller à ta rencontre comme au désert
et tu me surprendras, mon Dieu.

 ( à deux voix : )      Oui, je vais prendre le temps
                              de te rencontrer autrement.

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Retrouvez ici à 1 clic  

– avec nos chaleureux remerciements
au pasteur Georges Bronnenkant
et son ami spécialiste-vidéo, J.P. Glattfelder –

images, informations, messages, chants et prières
de ce culte pas comme les autres !

 

(le document a 18 pages)

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JMP 2017pour de plus amples informations cf. sous :  http://jmp.protestants.org/

 

Le message du pasteur Michel Roth sur le thème de la JMP 2017 :  Les ouvriers dans la vigne

       Nous répétons souvent avec humour, parfois avec un brin d’ironie, cette phrase reprise plus d’une fois par le Christ : « les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers »

          Nous, comme les disciples, ne prenons-nous pas tout au sens littéral ? Pierre s’écrie, un peu plus haut dans le texte : « et nous, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi, qu’aurons-nous ? » Le Christ lui répond, à Pierre et aux autres, sur un mode ironique mais d’une ironie voilée, pour les préparer à ce qu’il va dire « …vous siégerez, vous aussi, sur douze trônes pour juger les tribus d’Israël » Et il ajoute «  mais beaucoup de premiers seront derniers, et de derniers seront premiers » et il poursuit, en prenant le contre-pied ce qu’il vient de leur dire, voyant  leur manque de compréhension du royaume. Il leur montre maintenant dans la parabole qui nous occupe, combien toutes les idées de ce monde, nos idées : les récompenses, ce que nous appelons justice, la préséance, toutes ces idées sont inexistantes au niveau du Royaume.

          Cette parabole est la véritable réponse à la question de Pierre : « Qu’aurons-nous ? » Le Royaume de Dieu n’est pas ce que nous pensons et il est impossible de demander « qu’aurons-nous? » L’idée de récompense, au sens que nous lui donnons, est impensable !

         Le Royaume est différent de tout ce qui se trouve sur la terre, de tout ce que nos sens peuvent nous montrer, de tout ce que nous pouvons penser !

Une compréhension nouvelle est nécessaire, née d’idées nouvelles que nous ne pouvons pas avoir dans notre manière habituelle de penser. Pour comprendre quelque chose du Royaume il faut abandonner nos conceptions ordinaires ou plutôt les transcender !

          Quelle est, dans cette parabole difficile, l’idée centrale, complètement neuve, singulière, qui ne correspond pas à notre façon de voir ? Ce qui fait choc, dans cette parabole, c’est l’injustice. Ceux qui ont travaillé plus longtemps doivent nécessairement selon nous, mais aussi selon les disciples, recevoir un salaire plus élevé ! Cette manière très humaine de voir les choses est symbolisée par les ouvriers, qui appelés les premiers, murmurent contre le maître de la vigne « ces derniers n’ont travaillé qu’une heure et tu les traites à l’égal de nous ! Qui avons supporté la fatigue du jour et de la chaleur ! »

          Quelle est la clef de cette parabole ? Qui est le maître de la vigne, ce maître qui dirige tout ? Il est défini par le « Je suis bon », ce maître, c’est le Bien. Il dit «  Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ? » Toute cette parabole parle d’agir selon le Bien et non selon la notion de récompense. Si nous agissons selon le Bien, nous ne nous attendons pas à recevoir une récompense : nous n’agissons plus par amour-propre, pas plus que dans une attente de mérite ! Le fait d’agir selon le Bien porte en lui-même sa récompense. Agir parce que l’on voit le Bien de ce que l’on fait n’a rien à voir avec la durée du travail ou une durée quelconque, car le Bien est au-delà du temps. Dieu est défini comme bon et Dieu est en-dehors de toute durée. Tout bien provient de Dieu et non de nous. Si quelqu’un pense qu’il est bon, inévitablement, il cherchera une récompense pour tout ce qu’il fait car il s’en attribuera le bien sans voir que c’est une force passant dans toutes choses. Il croira que c’est lui qui a bien agi surtout s’il a renoncé à quelque chose pour faire une bonne action. Il sera comme Pierre qui dit « et nous, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi : qu’aurons-nous donc ? »

          Ce qui suit montre bien que les disciples n’ont pas compris ce que signifie la parabole. Quelques versets plus loin, en effet, ils s’indignent de ce que la mère des fils de Zébédée vienne demander à Jésus de les faire asseoir à sa droite et à sa gauche dans le Royaume des Cieux. Ils persistent à penser en termes de récompense et de pouvoir. Le Christ les appelle et leur dit « ..quiconque veut être grand parmi vous qu’il soit votre serviteur et quiconque veut être le premier parmi vous qu’il soit votre esclave. »

                              Que Dieu nous ouvre l’intelligence du cœur !  Amen

 

… et voici  les photos de la Célébration œcuménique de la JMP 2017
– Journée Mondiale de Prière –
qui a eu lieu le vendredi 3 mars à l’église de la Trinité à Schiltigheim


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pour de plus amples informations cf. sous :  http://jmp.protestants.org/

  φ

. . .    E N   C O N S T R U C T I O N   . . .

 

UnitéChrétiens

Thème global :   

NOUS RÉCONCILIER – L’AMOUR DU CHRIST NOUS Y PRESSE !

Lectures bibliques :
Ézéchiel 36,25-27; 2 Corinthiens 5,14-20; Luc 15,11-24

 

pour le déroulement de la célébration, l’ensemble des textes, des prières, etc., cliquez ici :     voir aussi :
http://www.oikoumene.org/fr/resources/week-of-prayer
et http://www.protestants.org/index.php?id=32246

 

 

Message donné par le curé Yannick Lobstein de la Communauté Catholique :    …

 

 

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. . .    E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

 

La Naissance de Jésus

 

dsc_4419« Le Verbe est devenu chair
et il a habité parmi nous,
et nous avons contemplé sa gloire. »

Jean 1,14

 

Lectures du jour :
Psaume 96; Esaïe 7,10-14; Romains 1,1-7; Matthieu 1,18-21; Jean 3,16-21

 

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Célébration à l’église de la Trinité

avec accompagnement musical de Rachel, Hervé et son père …

 

Prière de Sœur Myriam :

 

Au-delà de nous sont les choses belles et les paroles pures

Au-delà de nous la paix de Dieu sur nos fièvres, au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà de nous la laborieuse montée du Royaume

Au-delà du dire et du silence, au-delà du faire et du défaire

La Paix de Dieu sur nos fièvres, au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà de l’amour fragile, au-delà du chemin de Croix

Au-delà du chemin de joie, au-delà, bien au-delà de nous

La Paix de Dieu sur nos fièvres, au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà, bien au-delà de nous le frémissement du Royaume

Au-delà et entre nous aussi, comme un havre de Paix

La Paix de Dieu sur nos fièvres au-delà et au-dedans aussi!

Au-delà des choses, au-delà de nous

Au-dedans de tout et en tout

Toi, ô présence!

Au-delà et au-dedans aussi!

Toi, Toi, Toi!

*  *  * 

 

Message du pasteur Michel Roth :

 

dsc_4415Il n’y a pas de différence entre le spirituel et le matériel, entre ce qu’on appelle le Royaume et le social : c’est un des messages très forts contenus dans la naissance de Jésus.

Ce que nous appelons la société aujourd’hui est un ensemble d’individus séparés avec des intérêts personnels qui font semblant de vivre ensemble, mais qui ne pensent qu’à une seule chose : comment se faire du bien à eux-mêmes.

Tout ce que l’on vit dans cette conscience d’individus séparés qui ne cherchent qu’à se faire du bien à eux-mêmes sera toujours source de détresse sociale et créera la misère au niveau de l’humanité.

Pourtant l’erreur serait de croire que nous pouvons nous transformer toutseuls, que nous allons nous mettre dans un coin et faire notre petite prière ou notre petite méditation, donc faire notre petite transformation personnelle et qu’après nous pourrons faire quelque chose dans le monde.

Non, c’est partir d’un postulat, d’une hypothèse qui est faux : comme si nous pouvions faire quelque chose de séparé, comme si nous étions des individus séparés. Le grand enseignement du Christ et de bien d’autres, c’est que nous sommes tous solidaires dans ce monde, donc que la seule façon de s’en sortir est d’entrer dans le social, le collectif, c’est de prendre le risque de la relation à l’autre. Prendre le risque du premier enseignement d’Abraham, c’est prendre le risque de l’accueil et de l’inconnu. Le Seigneur a demandé à Abraham de quitter le connu, son connu, d’aller vers l’inconnu, d’accueillir l’étranger, d’accueillir l’autre : c’est l’hospitalité.

La seule façon qu’il y a pour nous de faire face à la misère sociale, à la montée de la haine, de faire quelque chose de vrai, c’est de pratiquer au quotidien le risque de l’autre, entrer en relation avec l’étranger, n’exclure personne, prendre le risque de l’aventure avec l’inconnu. Il n’y a pas d’autre possibilité. Parce que la vérité de la vie, c’est que tout est relation et que l’on ne peut grandir qu’ensemble. On ne peut pas seulement faire sa petite histoire dans son coin.

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* ♥  * * 

 

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et voici la CÉLÉBRATION
À L’ÉGLISE De la rue Principale
avec la pasteure Ulrike Richard-Molard et un groupe d’enfants …

 

 

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Rôles de la Saynète :

Mère : Louise
Père : Marc
Enfant : Peggy
Papi : Lukas
Mamie : Clara
Lectrice : Florence
Voix off de l’Ange : Tania
Voix off de Marie : Flore
Marie : Laura
Joseph : Léo
Ange Gabriel : Inès
Ange des Bergers : Fanny
Bergers : Sasha et Cassandra
Mages :  Sasha et Cassandra et Fanny
Petit enfant : Sasha     

 
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Père : appuie sur la télécommande « Ça suffit, les chants de Noël, ça suffit pour aujourd’hui. Ça fait quatre semaines que tu mets le même disque. Ça fatigue à la fin. Noël, Noël, toujours la même chanson… »
Il grimpe sur l’échelle pour accrocher des guirlandes, puis se fige à son tour.
La mère : « Voilà, je le savais, il me manque 100 gr de chocolat pour faire la bûche et tous les magasins sont fermés. Je vais aller voir sur internet si je ne peux pas trouver une autre recette. »
Un enfant se détache de la chorale : « Maman ? »
La mère répond distraitement : « Mmmhh ? »
Enfant : « Papa ? »
Le père répond distraitement : « Mmmmh. ?. »
Enfant : « Tu veux bien me raconter l’histoire de Noël ? »
Le père : « Quoi, maintenant ? »
Enfant : « Tu veux bien me raconter l’histoire de Noël ? »
La mère : « Mais tu vois bien que ce n’est pas le moment, on n’a pas le temps. »
( L’enfant appuie sur la télécommande et les enfants interprètent un deuxième chant. Les « parents » remettent le micro à l’ambon et les rejoignent )

Chant orgue (orgue sur la première strophe  juste « avec un doigt » puis tous) : Mon beau sapin

( Eclairage chaire : Mamie et papie. Elle tricote, lui lit le journal. Devant eux une couronne d’avent )

L’enfant : monte jusqu’à eux qui lui ouvrent la porte « Papie, mamie, vous avez du temps ? »
Mamie : « Oui, bien sûr, pour toi, toujours. »
Enfant : « Je peux m’asseoir près de vous ? »
Papi : « Bien sûr, qu’est-ce qui t’amène ?
Mamie : Tu veux des Wihnachtsbredele? »
Enfant : « Oui, je veux bien. –- Mais je voudrais surtout que vous me racontiez l’histoire de Noël. »
Papi : replie son journal « Eh bien, écoute ce que nous raconte la Bible. »

( Baisser lumière dans l’église. Petite lumière à l’ambon. Tirer le rideau, Ange et Marie en place )

Lecteur (à l’ambon) : « L’Évangile de Luc au deuxième chapitre raconte :

Scène 1 : L’ange et Marie        

Lecteur : « L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu à Marie et lui dit : »
Voix off de l’Ange : « L’Esprit saint viendra sur toi et voici tu enfanteras le fils de Dieu. »
Voix off de Marie : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il advienne ce que tu dis. »  

( Marie sort de la lumière, met le coussin sous le pull )

L’enfant « Et alors Jésus est né. »
Papi : « Doucement, doucement, cela prend du temps une naissance. »
Enfant : « Oui, je sais, 9 mois. »
Mamie : «Oui, il faut bien 9 longs mois pour que le corps et le cœur d’une femme se transforme pleinement. »

Scène 2 :

Photo 2 puis Marie de profil, avec un ventre de femme enceinte.

Mamie : « Le bébé aussi a besoin de temps pour être prêt. »
Papi : « Et Dieu lui-même s’est pris du temps pour venir dans notre monde. »
Enfant : « Moi, tu sais, je trouve que ça fait du bien de savoir que Dieu aies du temps pour nous. »
Lecteur : « Le temps où Marie devait accoucher arriva.

Photo 3

Lecteur :   Elle enfanta son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche parce qu’il n’y avait pas de place pour eux. »  Joseph arrive aussi.

( Monter un peu la lumière dans l’église )

Chant orgue : Voici Noël

( Baisser la lumière dans l’église )

Scène 3 : toujours Marie, Joseph, la crèche, le bébé

Enfant : « Il devait avoir froid le petit Jésus un soir de décembre dans une étable. »
Papi : « Mais qui te dit qu’il est né en décembre ? »
Enfant : « Ben, papi, tout le monde sait que Noël c’est le 25 décembre. »
Mamie : « Oui, bien sûr : l’Eglise fête Noël le 25 décembre, mais c’est à cause du solstice d’hiver. »
Enfant : « Du quoi ? »
Papi : « Tu as sans doute remarqué que les jours sont bien courts en ce moment. »
Enfant : « Oui, il fait nuit quand je sors de l’école. »
Mamie : « Eh bien, à partir du solstice d’hiver, les jours augmentent à nouveau. Très peu, évidemment, quelques minutes chaque jour, c’est à peine visible, mais le jour gagne sur les ténèbres. »
Enfant : « Et alors, quel rapport avec Jésus ? »
Papi : « La naissance de Jésus cela veut dire que toute nuit prendra fin. Que la lumière est  plus forte.

Mamie : Dieu nous sort de toutes nos nuits pour nous tirer vers la lumière. »
Enfant : « Ah ? D’accord. Dieu nous tire doucement vers la lumière.»
Mamie : « Oui. Viens allumons une bougie » La première bougie de la couronne d’avent est allumée.

( Monter un peu la lumière dans l’église )

Chant guitare: Dieu vient allumer un feu sur la terre

( Baisser la lumière dans l’église  – Marie, Joseph partent seulement maintenant )

Scène 4 :

Photo 4 : Bergers, un ange

Lecteur : « Il y avait là des bergers qui gardaient leur troupeau durant les veilles de la nuit. Un ange du Seigneur se présenta devant eux et la gloire les enveloppa de lumière. L’ange leur dit :

Voix off Ange : N’ayez pas peur. Oui je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout votre peuple. Aujourd’hui un sauveur est né pour vous. C’est le Christ, le Seigneur.»

( La deuxième bougie de la couronne est allumée ) 

Photo 5

Scène 5 : Bergers agenouillés avec bâtons sans cacher les anges

Lecteur : « Tout à coup, il y a avec l’ange une troupe nombreuse d’anges qui vient du ciel. Ils chantent la louange de Dieu :

Plusieurs voix off  :  « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix à ceux qu’il aime ! » 

( L’enfant allume la troisième bougie de la couronne )

Mamie : « Et tu peux imaginer qu’il a fallu du temps aux bergers pour trouver ce bébé couché dans une mangeoire. »
Enfant : « Il a sans doute fallu du temps aussi aux mages. » (bergers partent prendre leurs étoiles)

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Scène 6 :

Photo 6 :  Rois mages se promènent lentement dans l’église jusqu’à la fin du chant

Papi : « Oh oui, ils ont fait un long voyage. Ils ont sans doute connu le découragement avant de trouver Jésus. »
Enfant : « Mais l’étoile les a guidés. » L’enfant allume la dernière bougie de la couronne.

( Monter un peu la lumière dans l’église )

Chant guitare: Comme les mages

( Baisser la lumière dans l’église. Mages sont revenus )

Papi : « Tu vois, chérie, Noël est une histoire de patience ».
Enfant : « Ben, pour moi, Noël c’est plutôt une histoire d’impatience ; les cadeaux, la bûche, tu sais. »
Mamie : « Je sais. J’ai été enfant aussi. Tout ce qui est beau prend du temps. Faire des petits gâteaux, désirer, attendre, apprendre. Écoute la musique qui vient, de les apprendre a demandé beaucoup de temps et de travail aussi : » 

Interludes des enfants qui jouent d’un instrument

Papi montre un sablier : « Tu sais ce que c’est ça ? »
Enfant : « Oui un sablier ; ça sert à mesurer le temps qui passe. »
Papi « Exactement. Et pour que Dieu puisse naître, cela prend du temps.
Mamie : Moi quand j’étais jeune, tout cela ne m’intéressait pas tellement. Je pensais que Noël c’était pour les enfants, ou bien pour les vieux. »
Enfant : « Bon, c’est un peu vrai quand même, non ? »
Mamie (rit) : «Je l’ai cru comme toi, mais Dieu a été très patient avec moi. Oui.
Papi : Et Dieu est patient avec chacun. J’ai eu besoin de beaucoup de temps moi aussi. Et de beaucoup d’étoiles ! Pour y voir clair dans ma vie. »
Mamie : «Nous avons eu besoin de beaucoup de temps pour laisser Dieu venir au monde dans notre vie.»

Silence …

Papi : « Tu aimes les bredele que Mamie a faits ? »
Enfant : « Oui, je peux en reprendre ? »
Mamie : « Oui, va-y, ne te gêne pas. Je les ai faits avec amour et patience parce que je savais que tu les attendais, tes parents aussi d’ailleurs…

Papi : Tu vois, les paroles de la Bible que nous avons écoutées ensemble, c’est comme ces petits gâteux. On les avale, on se réjouit, on oublie. Et plus tard on réalise que ça nous a nourris !

Silence 

Mamie : Dieu et nous. La foi, ça prend du temps. »

Scène 7 : un grand cœur en creux est projeté, un enfant de petite taille vient s’y mettre avec une bougie en carton qui comporte une flamme

Mamie : « Si ce soir, quelqu’un a reçu ses paroles en son cœur, alors Dieu a pu naître une nouvelle fois. Dans sa vie. »

Chant : C’est Noël chaque fois

Enfant : « Papi, mamie, merci d’avoir pris du temps pour moi. Maintenant, je vais essayer de raconter tout ça à maman et papa, et à tout le monde… Enfin  quand ils auront du temps pour l’entendre. »

Interlude de l’orgue

( Tous les enfants distribuent des petits mots dans l’assistance )

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Thème de ce culte avec la chorale « Ensemble pour la paix »
du Lycée Leclerc et notre chorale Gospel :   
LA  PAIX …

Lectures :  Michée 4,1-4  +  Les Béatitudes …

Prières et Message du pasteur Michel Roth :   …

 

Ô toi, l’Au-Delà de tout,
comment t’appeler d’un autre nom?

Quel hymne peut te chanter?

Aucun mot ne t’exprime!

Quel esprit peut te saisir?

Nulle intelligence ne te conçoit.

Seul, tu es ineffable!

tout se qui se dit est sorti de toi.

Seul, tu es inconnaissable!

tout ce qui se pense est sorti de toi.

Tous les êtres te célèbrent,
ceux qui parlent et ceux qui sont muets.

Tous les êtres te rendent hommage,
ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas.

L’universel désir, le gémissement de tous tend vers toi.

Tout ce qui existe te prie, et vers toi tout être
qui sait lire ton univers

fait monter un hymne de silence.

En toi seul, tout demeure.

En toi, d’un même élan tout déferle.

Tu as tous les noms comment t’appellerai-je?

De tous les êtres tu es la fin, tu es unique.

Tu es chacun, tu n’es aucun.

Tu n’es pas un être seul, tu n’es pas l’ensemble :

Tu as tous les noms, comment t’appellerai-je?

Toi, le seul qu’on ne peut nommer.

Quel esprit céleste PÉNÉTRERA le voile
qui est au-delà des nuées?

Aie pitié, toi, l’au-delà de tout;

Comment t’appeler d’un autre nom?

Grégoire de Naziance


Voyage vers l’enfance, un texte de Sœur Myriam qui m’a inspiré!

J’aimerais, sur un grand fond de silence, recueillir les mille manières qu’ont les églises (et les mosquées) de dire la paix. Je commencerais là un bien beau chemin, celui des prières, celui des heures conviviales où chacun dit à son plus proche : “La paix soit avec toi – Salam aleycum ».

Il y a une sorte d’enfance de la paix. Elle s’inscrit dans la nuit de la Nativité, lorsqu’un ange venu du ciel parla aux bergers qui faisaient paître leurs troupeaux.

Le ciel est tout à coup à portée de leur cœur. Ils connaissent si bien la voûte céleste avec ses constellations radieuses et voici qu’advient de ce ciel une chose inconnue : la Gloire et la Voix. La voix annonce qu’il est né un sauveur et la Gloire atteste la présence de Dieu…

Enfance d’une promesse. La rose a fleuri et l’air vibre d’un chant jamais entendu : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre pour les hommes ses bien-aimés.

Il est des mots qu’il ne faut pas laisser tomber à terre comme une chose inutile et les bergers attentifs donnent forme à leurs désirs en déclarant : Allons à Bethléem, voyons ce qui est arrivé.

Mus du dedans, ils partent vers la crèche. Il suffit de regarder, de faire avec eux cette marche dans la nuit. Point n’est besoin de mots. Ils trouvèrent les choses comme l’ange l’avait dit. Cette coulée de lumière les traverse. Alors ils racontent un Dieu pour les humains, ils racontent sans fin.

Ambassadeurs de paix, ils disent ce commencement inouï : Paix, paix aux hommes, ses bien-aimés!

Parole qui jamais ne se taira complètement sur cette terre.

Et la Fatiha dite en arabe par les deux petites collégiennes :

 

Au nom de Dieu, le Tout Miséricorde, le Miséricordieux,
Louange à Dieu, le Seigneur des univers,

le Tout Miséricorde, le Miséricordieux, le roi du Jour de l’allégeance.

C’est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours nous implorons.

Guide-nous sur la voie de la rectitude, la voie de ceux que tu as gratifiés,
non pas celle des réprouvés,

non plus que de ceux qui s’égarent.

 

 

Pour lire et méditer quelques textes des chants des enfants, cliquez ici :  

 

Et pour clore, nous faisons encore nôtre la prière du pasteur syrien Bchara d’Alep :

 

Notre Père ,

toi que nous ne connaissons pas et que nous n’avons jamais vu,

bien que nous venions de toi,

et que c’est ver toi que nous marchons,

nous nous adressons à toi en utilisant plusieurs noms,

des noms que nous avons appris de toi,

des noms si nombreux,

parce que nous n’avons jamais vraiment trouvé celui qui te convient.

Tu nous laisses agir selon ce que notre esprit nous dicte,

malgré que nous t’appartenions.

Nous sommes incapables de contrôler nos vies.

Nous sommes influencés

par les circonstances de la vie,

par les forces qui nous dominent,

sans compter ces pulsions que tu nous connais.

Afin de mettre un peu d’ordre dans nos confusions,

nous essayons de maîtriser ce que nous pouvons,

et nous voilà toujours aux mains d’une puissance plus forte.

Où se trouve donc ton Royaume?

Quoique nous mangions,

nous avons toujours faim,

souvent le même jour.

Quoique nous réalisions,

nous ne sommes jamais satisfaits.

Tôt ou tard, nous en demandons plus,

et, par-dessus tout, nous avons le sentiment

que nos vies vont bientôt se terminer.

Où donc sont les achèvements et les satisfactions,

du moins pour aujourd’hui?

Nous savons

que tu veux nous sauver de notre misère,

cependant, nous ne savons pas

quand et comment ton salut va nous rejoindre.

Nous comptons sur ton salut éternel depuis si longtemps.

Avec tristesse, nous reconnaissons que nos ne t’attendons plus.

Alors, sauve-nous.

Aujourd’hui.

Sauve-nous

des poisons du reproche envers nous-mêmes et envers les autres.

Sauve-nous de nos péchés,

tout particulièrement

lorsque nous sommes incapables de pardonner

à ceux qui pèchent contre nous.

Nous sommes tombés dans l’horrible gouffre de nos tentations,

nous souffrons

parce que nous doutons de nous-mêmes,

parce que nous sommes en conflit les uns avec les autres,

et parce que nous manquons de foi.

Ne nous abandonne pas.

Alors peut-être nous pourrons voir

les signes de ton Royaume,

de ta Puissance

et de ta Gloire,

maintenant.
Amen.

 
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Thème de ce dimanche :

« C’est maintenant le moment favorable;
c’est maintenant le jour du salut. »   (
2 Corinthiens 6,2b)

Lectures prévues du jour :  Psaume 90,1-17; Job 14,1-6; Romains 14,7-9; Luc 17,20-24

 

Le Culte du matin à la rue Principale a été accompagné avec enthousiasme par les Gasy-Singers :

 

Quelques extraits du message du pasteur Michel Roth :

Souvent sur le chemin du Royaume, nous pensons que notre état doit être modifié ou amélioré.

Un autre obstacle sur le chemin est qu’il nous arrive à toutes et à tous, de vivre certains jours dans la lumière et le lendemain, parfois le même jour, de retomber dans une ombre profonde dont nous avons beaucoup de difficultés à sortir. Et nous mettons évidemment Dieu du côté de la lumière.

Et si la lumière n’était qu’une idée que nous nous faisons de Dieu. Dieu est là sous la forme de la présence, très bien! Il est là sous la forme de l’absence? Très bien aussi! Laissons-nous faire par la vie car son seul but est de nous révéler que nous sommes l’être divin, attentif à la présence et à l’absence, c’est-à-dire à la dimension immuable de notre être, là où nous sommes Un avec L’Infini.

La qualité de notre vie spirituelle n’est pas mesurée par la légèreté ou le bien-être physique mais par la constance de notre confiance en Dieu au milieu des épreuves.

La prière n’est pas le résultat de la pratique d’un moment de la journée, elle est à chaque respiration lorsque nous avons décidé que nous voulons Dieu et Dieu seul dans cette vie-ci.

Jésus a dit : “le Royaume des Cieux est au-dedans de vous”. En vivant relié à sa Paix, nous vivons en harmonie avec la Royaume du Ciel, nos actes sur la terre doivent aussi refléter la nature de sa Paix. Seul Dieu est l’ami absolument digne de confiance. Remettons notre vie entre ses mains et faisons-lui confiance de tout notre cœur dans tous les chemins de notre vie.

 

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A 11 heures a sonné
L’Heure de Musique par l’octuor à vent
qui nous a réjouis avec le programme que voici :  

 

 

 

 

 

Et en fin d’après-midi a eu lieu à St Michel à Bischheim ce culte « pas comme les autres » :  

Voici extraits de quelques lectures proposés à notre méditation :

 

« L’homme qui marche » de Christian Bobin (extraits)

Il marche. Sans arrêt il marche.

Il va ici et puis là. Il passe sa vie sur quelques 60 kilomètres de long, 30 de large. Et il marche. Sans arrêt. On dirait que le repos lui est interdit.

Ce qu’on sait de lui, on le tient d’un livre. Avec l’oreille un peu plus fine, nous pourrions nous passer de ce livre et recevoir de ses nouvelles en écoutant le chant des particules de sable, soulevées par ses pieds nus. Rien ne se remet de son passage et son passage n’en finit pas.

Ils sont d’abord quatre à écrire sur lui. Ils ont, quand ils écrivent 60 ans de retard sur l’évènement de son passage. 60 ans au moins. Nous en avons beaucoup plus, 2000.Tout ce qui peut être dit sur cet homme est en retard sur lui. Il garde une foulée d’avance et sa parole est comme lui, sans cesse en mouvement, sans fin dans le mouvement de tout donner d’elle-même.(…)

Il va tête nue. La mort, le vent, l’injure, il reçoit tout de face, sans jamais ralentir son pas. A croire que ce qui le tourmente n’est rien en regard de ce qu’il espère. A croire que la mort n’est guère plus qu’un vent de sable. A croire que vivre est comme il marche –

 

 ( Pause musicale )

 

Il va droit à la porte de l’humain. Il attend que cette porte s’ouvre. La porte de l’humain c’est le visage. Voir face à face, seul à seul, un à un. Dans les camps de concentration, les nazis interdisaient aux déportés de les regarder dans les yeux sous peine de mort immédiate. Celui dont je n’accueille plus le visage – et pour l’accueillir, il faut que je lave mon propre visage de toute matière de puissance – celui-là, je le vide de son humanité et je m’en vide moi-même. (…)

C’est une pesanteur des sociétés marchandes–et toutes les sociétés sont marchandes, ont quelque chose à vendre – que de penser les gens comme des choses, que de distinguer les choses suivant leur rareté, et les hommes suivant leur puissance. Lui, il a ce cœur d’enfant de ne rien savoir des distinctions. Le vertueux et le voyou, le mendiant et le prince, il s’adresse à tous de la même voix limpide, comme s’il n’y avait ni vertueux, ni voyou, ni mendiant, ni prince, mais seulement, à chaque fois, deux vivants face à face, et la parole dans le milieu des deux, qui va, qui vient.

Ce qu’il dit est éclairé par des verbes pauvres : prenez, écoutez, venez, partez, recevez,  allez. (…)

Il ne parle pas pour attirer sur lui une poussière d’amour. Ce qu’il veut, c’est que nous nous supportions de vivre ensemble. Il ne dit pas : aimez-moi. Il dit : aimez-vous. (…)

Son esprit est légèrement absent, et ce rien d’absence  est sa manière d’être attentif à tout. Pris dans un chaos de désirs et de plaintes, serré par une foule qui se bouscule ses faveurs comme on voit des moineaux s’abattre en nuée sur un seul morceau de pain, il distingue très bien le frôlement d’une seule main sur un pan de son manteau, il se retourne aussitôt et demande qui l’a touché, qui lui a dérobé une part de sa force. La voleuse – car c’est bien sûr une femme, car les femmes ont su très vite connaître en lui la plus grande intelligence vivante, l’intelligence du don, car les femmes ne se trompent pas sur la lumière qui sort de lui, c’est la même qui s’en va d’elles pour baigner les chairs de leurs enfants – la voleuse par amour est celle qui l’a sans doute le mieux entendu : prenez ce que je vous donne, je vous le donne sans condition et, parce que je vous le  donne absolument, il y en a absolument pour tous – ce qu’on partage se multiplie.

Il dit qu’il est la vérité. C’est la parole la plus humble qui soit. L’orgueil, ce serait de dire : la vérité, je l’ai. Je la détiens, je l’ai mise dans l’écrin d’une formule. La vérité n’est pas une idée mais une présence. Rien n’est présent que l’amour. La vérité, il l’est pas son souffle, par sa voix, par sa manière amoureuse de contredire les lois de pesanteur, sans y prendre garde.

Que des millions d’hommes se soient nourris de son nom, qu’ils aient peint son visage avec de l’or, fait retentir sa parole sous des coupoles de marbre, cela ne prouve rien quant à la vérité de cet homme. On ne peut accorder crédit à sa parole en raison de la puissance historique qui en est sortie : sa parole n’est vraie que d’être désarmée. Sa puissance à lui, c’est d’être sans puissance, nu, faible, pauvre – mis à nu par son amour, affaibli  par son amour, appauvri par son amour. Telle est la figure du plus grand roi d’humanité, du seul souverain qui ait jamais appelé ses sujets un à un, à voix basse de nourrice. Le monde ne pouvait pas l’entendre. Le monde n’entend que là où il y a un peu de bruit ou de puissance. L’amour est un roi sans puissance, dieu est un homme qui marche au-delà de la tombée du jour.

 

Ci-après un bref aperçu de ce beau et surprenant concert

 

« orgue et voix » :

 

Orgue Adrien Muller, Voix : Rachel Esso-Roth

– qui laisse souhaiter une suite …


L’’orgue est l’instrument que notre organiste Adrien désirait nous faire découvrir dans ses multiples couleurs sonores.

Grâce à la proximité de l’’orgue et de l’’organiste près de nous, le public, a pu voir et entendre le jeu et les multiples facettes de ce bel instrument de l’église de la Trinité.

 

Dans ce mariage entre l’orgue et la voix, Rachel nous a fait découvrir d’autres merveilles musicales, grâce à un programme varié et choisi.

 

L’ harmonie entre les deux interprètes, a donné un plus à ce concert, et l’ « Hymne à l’amour », donné en un bis bienvenu, a enchanté les auditeurs !

 

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