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Thème de ce dimanche :

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi.
Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
 Éphésiens 2,8

Lectures du jour :  
Psaume 73,23-26 + 28; Genèse 12,1-4; 1 Corinthiens 1,18-25; Luc 5,1-11;
et pour la prédication : Jean 1,35-39 : 

Le lendemain, Jean le baptiste était de nouveau là, avec deux de ses disciples.

Quand il vit Jésus passer, il dit : Voici l’Agneau de Dieu !

Les deux disciples de Jean entendirent ces paroles, et ils suivirent Jésus.

Jésus se retourna, il vit qu’ils le suivaient et leur demanda : Que cherchez–vous ? Ils lui dirent : Où demeures–tu, Rabbi ? Ce mot signifie Maître.

Il leur répondit : Venez, et vous verrez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait, et ils passèrent le reste de ce jour avec lui. Il était alors environ quatre heures de l’après–midi.


Prédication donnée par 
Anne Epting, pasteure à Bischheim :

« Je peux voir où tu habites ? »

Quand j’étais enfant, et que je commençais à avoir une nouvelle amie, j’avais très envie qu’elle me montre où elle habite. La nouvelle amie se faisait un plaisir de me conduire jusque devant sa maison.

« Attends ici ! Il faut d’abord que je demande à ma mère si tu peux entrer ! » me dit-elle et elle disparaissait dans la maison.

Quelques instants plus tard qui me semblaient être une éternité, elle réapparaissait derrière la porte : « ça va, j’ai demandé à ma mère. Elle est d’accord : tu peux entrer ! »

 

Dans le passage de l’Evangile de Jean qui raconte les tous premiers pas de la relation entre Jésus et des hommes qui deviendront ses disciples, en quelque sorte ses élèves puis ses amis, nous sommes dans une histoire qui ressemble à celle que je viens de raconter de mon enfance.

Aux deux disciples de Jean le Baptiste qui commencent à s’intéresser à Jésus et à le suivre discrètement, Jésus voyant qu’il était suivi, leur demande « Que cherchez-vous ? »

C’est un peu comme s’il disait : « Je peux vous aider ? Vous cherchez quelqu’un, quelque chose ? Vous vous êtes perdus ? Vous allez où ? »

  • Où demeures-tu Rabbi, maître ?demandent les deux hommes
  • Venez, et vous verrez ! leur répond-il

 

Et Jésus les invite chez lui, leur ouvre sa maison. Mais laquelle ? Où habite-t-il ? Chez ses parents ? Chez des amis, la famille ? Où vit-il ? Nous ne le savons pas. Les évangiles ne nous donnent pas cette information. Tout ce que nous pouvons supposer, selon ce que nous lisons dans les évangiles, c’est qu’à partir du moment où Jésus commence à sortir de son silence, à enseigner et à témoigner autour de lui de ce qui fait sens dans sa vie et qui touche à l’âme, il va et il vient d’un lieu à un autre, il se déplace, se repose ici chez des amis et connaissances, passe la nuit là, dans sa famille proche.

Où Jésus habitait-il ? A quelle adresse ?

Peu doit nous importer finalement son lieu de résidence. Peu importe aussi pour les deux disciples de Jean le Baptise de le savoir. Car, n’est-ce pas que ce qui compte, ce n’est pas le lieu, mais le lien, la nature du lien que nous avons avec lui, que nous entretenons avec lui, que les deux disciples vont tisser avec lui?

Dès le premier contact, ces deux hommes font confiance à Jésus, qu’ils ne connaissent pas ou si peu. Ils viennent d’entendre dire de lui : Voici l’Agneau de Dieu, càd celui qui est véritablement source de libération et de vie nouvelle pour ceux qui croient en lui et se mettent en chemin à sa suite.  C’est ainsi que ces deux hommes le suivent et passent l’après-midi avec lui, peut-être même la soirée, tant ils se sentent bien avec lui, en confiance.

Ce qu’ils y ont fait, ce qu’ils se sont dit, nous ne le saurons pas. Cela reste et restera un secret entre Jésus et ces deux hommes.

Tout comme ces maisons de notre enfance qui garderont pour toujours leur secret, que nous aurions tant aimé visiter et qui nous sont restées fermées.

Mais, quand nous avions le droit d’y entrer, que n’avons-nous pas découvert ?

Des odeurs particulières si différentes de celles que nous connaissions.

Des sons et des bruits qui ne nous étaient pas familiers : le tic-tac d’une horloge, la grand-mère assoupie dans son fauteuil qui respirait doucement.

De la nourriture qui avait un goût si inhabituel.

Sur les étagères, dans les tiroirs que de mystères… !

 

Etre avec Jésus, dans sa maison, c’est être dans la maison de Dieu.

L’église, le bâtiment n’a pas l’exclusivité de la maison de Dieu.

Tout lieu et endroit où la parole de Dieu est annoncée et accueillie, tout lieu où se vit un lien de confiance en Lui, c’est la maison de Jésus, celle de Dieu.

 

Et lorsque, nous nous rendons le dimanche matin au culte comme maintenant et que nous passons un moment avec Dieu comme maintenant, que savent ceux qui sont dehors de ce que nous vivons, de ce qui se passe en chacun de nous, de ce qui nous touche et nous émeut, nous parle, nous interroge et nous interpelle ?

Et nous-mêmes, que savons-nous, lorsque nous sommes en présence de Jésus, de la manière dont Dieu agit en nous, pour nous et avec nous ?

Une heure passée avec lui peut devenir l’instant d’un nouveau départ.

 

Pour les disciples, le moment viendra où ils réaliseront qu’ils ne peuvent plus quitter celui qui va devenir leur maître bien-aimé : « Rabbi, à qui d’autre qu’avec toi, irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle, des paroles qui nous font tant de bien. Avec toi, nous nous sentons comme à la maison ! »

 

Quelquefois, pendant ou après un culte, on sent un chemin d’espérance qui s’ouvre en soi. Nous sommes touchés par une parole, un geste, une musique, un cantique. Nous recevons une force intérieure, du courage pour faire encore un petit bout de chemin, pour nous rapprocher de quelqu’un dont nous nous sommes éloignés, pour prier à nouveau, pour remercier Dieu de nous avoir gardé et protégé.

Oui, le culte : ce moment sacré, mise à part dans notre semaine, où nous nous plaçons sous le regard bienveillant de Dieu, peut être l’instant d’un nouveau départ.

Nous appelons église la maison de Dieu.

Je le redis : ce n’est pas le bâtiment église avec ses murs et ses pierres qui est important.

La maison de Dieu est partout où des hommes et des femmes se réunissent, forment une communauté unie, à l’écoute de la Parole de Dieu, en quête de la Source de la vie, le Christ, s’en abreuvant et s’en désaltérant.

 

« Que cherchez-vous ? » nous demande Jésus.

Nous ne savons pas toujours précisément ce que nous cherchons dans la maison de Dieu.

Nous ne sommes même pas toujours sûr de chercher.

Pourquoi suis-je là ?

« Venez et vous verrez ! » : chaque fois que nous venons, nous allons à la source qui irrigue nos vies, qui la désaltère.

« Venez ! » : il faut se bouger, cesser d’être installés dans sa misère, son enfermement, des lieux et des liens étouffants, se mettre en mouvement pour aller voir.

 

Qu’y a-t-il à voir ?

Rien d’autre que la présence de Dieu à nos côtés. Il n’y a rien d’autre à savoir et à connaître, que de vivre de cette présence et dans cette présence.

Nous imaginons quelquefois trouver Dieu dans le silence feutré d’une église, dans la stricte obéissance à des commandements, dans un credo ou une doctrine figés qui d’ailleurs n’aident guère à vivre…et puis voilà que Dieu, c’est cet autre, un frère, une sœur, un ami, un inconnu à côté de nous qui nous donne envie de nous remettre en marche, d’aller vers la vie, vers notre vie, avec un peu plus de confiance et de courage.

 

« Venez et vous verrez ! » 

 

 

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Thème de ce dimanche :

« Portez les fardeaux les uns les autres,
ainsi vous accomplirez la loi du Christ. »
 
 (Galates 6,2)

Lectures du jour :  
Psaume 22,23-27; Genèse 50,15-21; Romains 14,10-13; Luc 6,36-42

 

Accueil

 

Prédication donnée par Claire-Lise Oltz-Meyer, pasteure à Hoenheim    

…………

 

vous trouvez l’ensemble des photos prises par Pierre Diffiné, sur Google  :  https://photos.google.com/album/AF1QipO0JHM2CZd3w7qwyKCqhxCkctoZeNZeqKZLjQD

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Thème de ce dimanche :
« Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » 

Lectures bibliques :  1 Timothée 1,12-17, Luc 15,1-7

 

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Quelques souvenirs :

Quatre paroisses, quatre gestes à deviner: Hoerdt : chercher clé derrière portail : attendue dans toutes la maisons, nombre Kt, Louveteaux, Ventes, enterrements. Monde traditionnel encore en place. Saverne : rouler feuille de vigne : apprentissage et amitiés interreligieuses, jardin. Schiltigheim : sonnette de vélo : enfin le plat et de petites distances, se déplacer sans polluer, faire partie d’une petite ville, d’une vrai communauté. La Meinau : bébé chef d’orchestre:  cultes avec un style contemporain, chant et musique qui élève l’âme à Dieu.

Prédication :

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ.

Voici le jour venu de nous dire à Dieu. La Meinau, ce n’est pas bien loin, mais ce sera tout de même ailleurs. Les textes du jour du coup prennent, comme toujours quand la Bible nous rejoint au milieu de notre vie, beaucoup de relief : Le grand apôtre Paul, insiste sur l’immensité de la grâce surprenante que Dieu lui fait en le choisissant pour parler. Je partage, à ma modeste mesure cet étonnement tous les jours ! Et puis le bon berger qui ramène au troupeau la brebis perdue, et qui garde l’objectif bien en tête : Ne pas en perdre une, même une seule ! Quel Dieu merveilleux nous avons : il est à des années lumière du calcul et de la bonne gestion d’entreprise, il est complètement passionné et fou d’amour pour chacun et chacune, chaque humain !

DSC_4729Mais maintenant, quel souvenir vous laisser ce matin de nos adieux ? Quel mot, quel texte pourrait bien nous toucher ? Ce que je préfère, ce que Jésus utilisait souvent souvent, ce sont les histoires. Et il y en a une que vous connaissez, sans peut-être trop le savoir d’ailleurs. Elle est tellement puissante que c’est elle que je voudrais vous raconter.

Ça s’est passé du temps de Jéroboam II… Jéroboam II.. roi d’Israël… « Il fit ce qui déplut au Seigneur. » C’est la Bible qui le dit (2 Rois, 14,25), et pourtant Dieu lui permit d’agrandir son Royaume énormément. Son meilleur conseiller l’y « avait encouragé, « Vas-y tu peux le faire, tu le vaux bien, allez nous allons faire de nous une grande nation ! » Et oui, ils étaient vachement nationalistes. Et, comme dit, ça avait marché. Le petit royaume d’Israël avait réussi, alors même que l’hyper-puissance du moment, l’empire magnifique et fort était la superbe Assyrie, juste à côté. Et oui, monsieur-dames, Jéroboam II et son conseiller, ils l’avaient fait. Bling Bling. Ils oubliaient de dire qu’en fait la puissante Assyrie était occupée ailleurs, aux prises avec l’empire concurrent montant de Babylone. Mais ça le roi et son prophète avaient tendance à l’oublier un peu. Ils avaient vaincu leurs ennemis.

Et Dieu dans tout ça? C’est là que commence l’histoire, le roman de la Bible que vous avez déjà deviné, j’en suis sûre. Dieu, lui, était resté clairvoyant. Il voyait surtout les souffrances que l’empire assyrien et son roi dans sa puissante capitale … Ninive (oui, bravo!) les injustices sans nom que cet empire infligeait à tout le monde. Et voilà que Dieu veut envoyer son prophète….. ? Jonas, mais oui, changer les choses, juste par un petit message.

Jonas, le conquérant d’Israël, le vaillant nationaliste convaincu, le conseiller royal, n’a pas peur, non, non. Il refuse de partir à Ninive, mais c’est pour une toute autre raison. Savez-vous laquelle ? Non ?!

Le cargo sur lequel il s’embarque se retrouve dans cette fameuse tempête en haute mer. Les marins prient tous leurs dieux, mais Jonas se fait jeter par dessus bord quand-même. Il veut se punir d’avoir désobéi, il veut fuir, mourir en fait. C’est là que le grand monstre marin l’avale et le recrache sur la terre et que tout compte fait Jonas finit par porter le message divin. « Changez votre comportement, sinon vous disparaîtrez de la terre. Voilà, nom de Dieu !!! »

Alors, raconte la Bible, le roi, ses conseillers et ministres, toutes les dames de la cour, les serviteurs et les servantes, les bourgeois et les paysans, les chefs d’entreprises, les chercheurs et les professeurs, les voisins et les voisines, les parents et les tontons, les enfants et même, même les chiens, les chats, les chèvres et tous les choux, enfin, tous, tout le monde entier, se mit à se repentir, à changer de cap, à changer de comportement. Même les fourmis, et sûrement les abeilles et les moustiques.

Et Dieu ? Dieu ne détruisit pas, mais donna une nouvelle vie à puissante NINIVE.

Elle est là, la vraie raison de Jonas, la raison pour laquelle il ne voulait pas y aller. « Je le savais. dit-il. Je savais que tu es un Dieu clément et compatissant, patient et grand par la fidélité, qui renonces au mal. »

Jonas, taper dans le tas, faire de grandes conquêtes et même mourir dans des guerres les armes à la main, ok. Mais changer le monde à coup de millions de bons comportements et gestes et aimer les humains, ça, jamais.

Et voilà, frères et sœurs, cette histoire, c’est exactement celle qu’il nous faut.

Elle raconte la « grâce seule » que Martin Luther il y a 500 ans a déterrée de sous les détritus et que nous célébrons ensemble pour la première fois cette année 2017. Le pape François a ouvert les célébrations aux côtés de l’évêque luthérien Mounib Yunan à Lund le 31 octobre dernier.

L’histoire de Jonas nous donne le courage de parler aujourd’hui de Dieu, dans le monde qui a changé, mais qui attend, sans le savoir, avec une soif ardente, le message de la bonté divine.

Et elle nous donne le courage de participer à l’immense conversion planétaire nécessaire aujourd’hui  face à la plus grande menace que l’humanité de toute son existence a jamais connu : le réchauffement climatique. Le changement de comportement à tous les niveaux pourra l’emporter grâce à Dieu !

Frères et sœurs, l’histoire ne dit pas, si JONAS a fini par y croire. Notre histoire, à nous, dira si nous aurons placé notre entière confiance en Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ton intelligence. »

Dans notre vie d’église, dans notre vie personnelle, dans les lieux où nous vivons. Que le Seigneur nous bénisse, chacun et chacune là où il nous place sur cette terre ! Soli déo gloria, à Dieu seul la gloire ! Amen.

 

Prières d’intercession :

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GUY :
Seigneur, dans ta grâce, tu nous recherches toujours, là où nous nous égarons. Puis tu nous envoies et nous permets d’aimer encore.

Nous te prions maintenant pour notre communauté schilikoise. Donne-nous toujours ton esprit d’amour, de pardon et de justice qui permet de vivre toujours davantage ensemble, dans la transparence et la pureté. Que notre style de vie soit un témoignage de ta tendresse pour tous. Que nos relations fraternelles soient marquées par l’esprit de service, tel que le Christ nous l’a montré.

 

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JEAN-LUC :
Oui, nous te prions pour nous tous ici présents et pour tous ceux et celles à qui nous sommes liés dans la fraternité de par le monde. Nous te rendons grâce du fond du cœur pour cette sœur, ce frère qui est à nos côtés, ou qui l’a été par le passé pour nous faire grandir, pour nous rendre l’espoir.  Ainsi nous te prions ce matin en particulier pour toutes les familles et les personnes nouvelles de notre communauté : que nous ne perdions pas nos liens et nous souvenions les uns des autres !

 

 

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DANIELLE :
Seigneur, aujourd’hui, le cœur plein de reconnaissance nous te confions nos pasteurs et te prions pour Michel qui reste et pour Ulrike qui part. Renouvelle chaque jour en eux le désir de te servir et la joie de semer dans ton champ, donne-leur la créativité, la compassion et l’endurance dans la fraternité dont ils ont besoin. Délivre-nous de nos étroitesses, de nos rancunes, de notre paresse au service de ton Évangile et que vienne le jour, Seigneur, où tournés tout entiers vers Jésus-Christ, notre Seigneur, nous pourrons, Père, te louer d’une seule bouche.

 

 

Message de la présidente du Conseil Presbytéral, Marlène Haller :DSC_4740

Madame la pasteure Ulrike RICHARD-MOLARD, Chère Ulrike, 

13 ans à Schillick et nous voilà déjà réunis pour t’adresser nos remerciements pour ce parcours vécu ensemble.

Tu t’es installée en septembre 2004 dans le presbytère rue Principale, entourée de nombreux enfants, et 13 ans plus tard, tes enfants ont grandi et sont aussi allés vers d’autres horizons, sauf Mathilde pour l’instant. Mais c’est une fierté de maman de pouvoir rendre nos enfants autonomes et responsables, n’est-ce-pas ?  

Environ une année après ton installation, tu nous as dit au conseil : maintenant je suis votre bergère. Dans ce terme-là, il me semble que tu y mettais une tendresse, une attention, une responsabilité vis-à-vis de notre paroisse. Et il n’y a pas longtemps, tu disais faire partie de la famille des schilickois. Les pasteurs ont une place particulière dans la vie d’une paroisse : par les rencontres, les relations qu’ils peuvent établir, ils sont un maillon fort.  

Nous avons pu constater que tu consacrais ton amour, ta foi, ton espérance, toute ton énergie, tes compétences,  ton désir d’aller de l’avant, quelquefois de manière un peu trop précipité.., ta préoccupation devant les changements sociétaux qui nous interrogent tous. Tu mesures l’importance de la sauvegarde la création : qui ne connait pas le vélo et le casque de protection d’Ulrike ?  mais qui sait le souci d’Ulrike pour que, lors des fêtes, nous n’utilisions pas de vaisselle jetable ? son souci (le nôtre aussi) d’économiser les énergies fossiles, d’essayer de nous orienter vers des énergies propres ?

Tout naturellement, ton regard s’est également ouvert aux autres religions dans un esprit de partage, d’ouverture, de fraternité et de respect pour le bien-vivre ensemble.

Les enfants et les jeunes sont un espace privilégié dans ton ministère : attentive à leur faire une place et toujours dans les projets, tu as encadré tous les ans des camps, et encore cette année, tu vas partir avec une équipe pour un camp itinérant à vélo dans notre belle Alsace.

Tu souhaitais plus que tout rendre vivant l’évangile et les grandes figures bibliques dans notre quotidien, montrer et témoigner que Jésus est vivant. Les saynètes que tu mettais en scène avec les confirmands et les jeunes lors des cultes et des fêtes de Noël en ont été des exemples concrets. Les prédications et méditations se déroulaient souvent de manière interactive, au culte mais aussi au conseil. La fête des 250 ans de l’église rue Principale a été l’occasion d’un son et lumière mémorable et Jonas, que tu es en train de mettre en scène avec une belle mobilisation en équipe, en est également une illustration.

Enfin la musique, le chant et la guitare d’Ulrike sont tes respirations incontournables.

Comme nous l’avons entendu dans le texte de Timothée, j’ai noté ce verset : Mais la bonté de notre Seigneur pour moi a été immense : j’ai reçu la foi et aussi l’amour qui vient du Christ Jésus.

Je n’ai retenu ici que certains points essentiels. Pour ce ministère, pour ce temps partagé avec Michel Roth, ton collègue pasteur, les collègues du consistoire de Bischheim et la paroisse de Schiltigheim, nous voulons te dire merci, merci et pardon, si tu as été blessée.

 Nous t’exprimons toute notre reconnaissance, nos remerciements pour ces années et nous souhaitons que tu sois bénie dans ton futur ministère dans le sud de Strasbourg, que le Seigneur t’accompagne et te guide dans ces nouvelles missions.

 Mais, Ulrike, à Schillick, c’était quand même pas la mer à boire !

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… et le culte a été suivi du Verre de l’amitié au Foyer rue des Tonneliers …

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Thème du jour :
  L’invitation

Lectures du jour :
Psaume 36,6-11; Ésaïe 55,1-5; Éphésiens 2,17-22; Luc 14,16-24 et Matthieu 22,1-14

 

Le festin nuptial dans l’Évangile de Matthieu,
chapitre 22, les versets 1 à 14 (Tob)

 

 1  Et Jésus se remit à leur parler en paraboles :
2  « Il en va du Royaume des cieux comme d’un roi qui fit un festin
de noces pour son fils.
3  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités. Mais eux ne
voulaient pas venir.
4  Il envoya encore d’autres serviteurs chargés de dire aux invités :
“Voici, j’ai  apprêté mon banquet ; mes taureaux et mes bêtes grasses
sont égorgés, tout est prêt, venez aux noces.”
5  Mais eux, sans en tenir compte, s’en allèrent, l’un à son champ,
l’autre à son commerce ;
6  les autres, saisissant les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
7  Le roi se mit en colère ; il envoya ses troupes, fit périr ces assassins
et incendia leur ville.
8  Alors il dit à ses serviteurs : “La noce est prête, mais les invités
n’en étaient pas dignes.
9  Allez donc aux places d’où partent les chemins et convoquez à la
noce tous ceux que vous trouverez.”
10  Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins et rassemblèrent tous
ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons. Et la salle de noce fut remplie
de convives.
11  Entré pour regarder les convives, le roi aperçut là un homme qui
ne portait pas de vêtement de noce.
12 “Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir de vêtement
de noce ?” Celui-ci resta muet.
13  Alors le roi dit aux servants : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans
les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.”
14  Certes, la multitude est appelée, mais peu sont élus. »

 

P1030609Prédication donnée William Baal, prédicateur laïc :

Nous sommes en été, et comme vous le savez tous, c’est là, durant cette période, que se font la plupart des mariages. Personnellement, je vais être présent à une cérémonie d’union de deux personnes que j’aime et que je connais, qui aura lieu début juillet. Donc, je vais me préparer de manière à honorer cette invitation qui m’a été faite. Un beau costume, des chaussures cirées, une chemise seyante, un nœud papillon, des cadeaux et un large sourire. Maintenant vous savez dans quel état d’esprit je serai pour aller à ce mariage ! Comme nous le vivons à ce genre d’occasion, nous avons répondu à un appel pour réserver cette date. Nous en ferons une priorité par rapport à d’autres occupations que nous pourrions avoir. Nous allons privilégier ce rassemblement de personnes choisies pour nous réunir. Dit plus simplement, nous voulons nous associer et nous réjouir à l’union d’amour  de deux êtres chers à nos cœurs. Notre texte nous parle de la parabole, d’un roi, dans le royaume des cieux, qui fait un festin pour les noces de son fils. Ce roi constate que personne de ceux à qui il s’adresse n’est au rendez-vous, dit autrement, ils n’ont pas envie de venir. Ils sont dans l’indifférence de leur confort, il y a même certains conviés qui tuent les messagers de ce roi, pour ne pas être dérangé dans leur conscience. Vous l’avez compris, il s’agit d’une histoire au figuré, qui s’adresse à l’état de notre être intérieur. Entendons-nous l’invitation de Dieu, ou pas ? Je nous propose de réfléchir ensemble aux conséquences du refus de cette invitation, nous allons nous pencher vers toutes celles et ceux comme nous qui acceptent cette invitation, et enfin nous mettre en accord en esprit à la célébration de cette magnifique noce qui nous est promise.

Qu’est-ce qui fait que nous acceptons une invitation, un repas de noces festif ? Il y a une raison, c’est le lien que nous avons avec la personne qui nous invite. Lorsque nous refusons, il faut que nous en acceptions les conséquences. Dit autrement, nous risquons de nous fâcher avec la personne qui a envoyé cette invitation. C’est exactement ce que nous retrouvons dans le texte du verset 1 au verset 6. Et nous pourrions rajouter les versets 11 à 13, où il y a un des convives qui n’a pas revêtu son vêtement de mariage. Que celui-ci soit intérieur, ou extérieur. En clair, il n’est pas dans l’esprit de cette fête. Que se passe-t-il à ce moment-là ? Le roi se met en colère et le fait jeter dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Quand à ceux qui au départ étaient conviés et qui ont fait taire leur conscience en tuant les envoyés du roi, leur châtiment à été implacable, ils ont perdu la vie (éternelle) à la suite de leur refus. Alors vous pourriez me dire, ce roi est sans cœur, c’est une histoire vieille de 2000 ans, c’est une fable, etc. etc. Il n’empêche que c’est quand même un choix de nous-mêmes, notre choix, qui nous a conduit à être exclu de ce repas de noces. Dit encore autrement, nous avons la liberté de nous séparer de Dieu ! Mais avec toutes les conséquences, que cela implique.
Alors qu’en est-il de nous mêmes qui avons accepté cette invitation par le baptême de notre Seigneur ? Je peux dire qu’à travers cette démarche nous avons une assurance de participer à ce festin. Qu’est-ce qui me permet de dire cela ? Car le jour de l’Éternel est proche, car l’Éternel a préparé le sacrifice, Il a choisi ses conviés. C’est ce que nous dit un des plus petits livres dans l’Ancien Testament, écrit par le prophète Sophonie, chapitre 1, le verset 7.

Continuellement, nous avons cette répétition d’être invités à célébrer les noces de l’époux, quelles que soient les époques, les endroits, et les situations de chacun. Je vais dire encore plus simplement : Dieu nous aime, il veut que nous participions au banquet qu’il donnera dans son royaume d’éternité et d’amour.

C’est là que nous arrivons à l’esprit dans lequel nous allons participer à ce repas de fête. C’est là que les versets 11 et 12 ont toute leur importance. Dans la parabole qui est citée, il ne s’agit pas seulement de l’habit de noces extérieur, il s’agit possiblement aussi de notre état intérieur. Ne soyons pas comme celui qui reste muet devant le Seigneur. Dit autrement, il est possible, que nous soyons conviés, il est également nécessaire que nous ayons des dispositions de cœur, qui nous permettent de participer à ces réjouissances. Cela veut dire, nous ne sommes pas seulement des chrétien baptisés, nous avons à présenter l’expression de notre foi, qui  se traduit, également, par un reflet des valeurs chrétiennes qui sont notre durant toute notre vie. Et la meilleure traduction de cette foi se fait en acte ! C’est en cela que nous revêtirons cet habit de noces dont il est question dans ce repas. Oui, si nous aimons, les personnes sauvées que nous sommes devenus, nous le montrerons par notre attitude de joie. Relisons la courte épître aux Philippiens qui est un bon exemple de cette attitude  de joie. Et c’est en cela que nous pourrons être conviés au festin du  royaume de Dieu. Nous retrouvons cela, dans le livre de l’Apocalypse, chapitre 19, les versets 7 à 9 :

7  Réjouissons-nous, soyons heureux et rendons-lui gloire ! En effet, c’est
maintenant le mariage de l’Agneau. Celle qu’il a choisie pour lui s’est faite
belle.
8  Pour vêtement, elle a reçu un habit de toile fine, brillante et pure. Cette
toile fine, ce sont les actions justes de ceux qui appartiennent à Dieu. »
9  L’ange me dit : « Écris : “Ils sont heureux, les invités au repas de mariage
de l’Agneau ! ” 

Voulons-nous être de la partie ?  C’est cette promesse qui nous est faite ! Emparons-nous de cette assurance pour participer à la fin de notre vie à ce repas. D’ailleurs nous pourrons en goûter les prémices spirituelles tout à l’heure lors de notre Sainte Cène. Amen

… voir ci-dessous tout l’album photo …

Chères sœurs et chers frères,

Comment  convaincre quelqu’un de son tort ? Vous êtes-vous déjà posé cette question, dans l’éducation de vos enfants peut-être, en pensant aux dérives de notre monde, ou peut-être même en constatant votre propre dureté de cœur ? Comment vraiment convaincre quelqu’un de son tort ?

Jésus nous parle par une histoire : « Il y avait une fois… » . Et le bon docteur Luc, sensible aux problèmes sociaux, aux malades et à leur guérison, la formule d’une façon des plus impressionnantes… On va vous la lire. Ecoutez bien. Luc 16,19-31 (lecture et prière)

Le riche, donc, quel était déjà son nom ? — Ah oui, il n’en avait pas, Monsieur le riche, tout- simplement. Son agenda est plein, son quotidien est rempli de soucis… quel habit choisir, quel repas offrir, quel décor cette fois-ci ?

Et puis le pauvre, il a un nom, lui, Lazare, Eleazare, « Dieu-aide » en français. Plus souffrant que lui tu meurs ! D’ailleurs c’est ce qui lui arrive : Ci gît Eleazare, dit le texte. Même les chiens, animaux impurs par excellence dans la Bible, comme peut-être les rats pour nous autres, mêmes les chiens auront eu plus de compassion pour lui : puisqu’ils lui nettoient ses plaies dégoûtantes, pendant que Monsieur Leriche passe sa porte et passe par-dessus l’agonie de Lazare, sans un geste, sans un mot. Un monstre d’inhumanité. Même en enfer il ne s’occupera que des siens et essaie d’utiliser Lazare comme son serviteur…

Maintenant, concrètement, qu’aurait-il du faire, frères et sœurs, je vous le demande. Qu’aurait-il pu faire ?

« On ne peut pas résoudre les problèmes de tout le monde, n’est-ce pas ? Ce pauvre, il faisait sûrement partie d’un réseau de mendicité organisée ! Et puis, il y a des spécialistes pour ça. – La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et puis moi, ça me déprime trop, de voir tout ça !  » Voilà comment notre cœur se ferme.

Et pourtant. Moïse et les prophètes, la Bible,  Monsieur Leriche les connaissait: « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »  Mais Monsieur Leriche, son cœur, son âme et sa force, il en avait besoin pour d’autres choses, nous l’avons vu.

Et nous, jeunes débutants dans la foi, ou confirmés de longue date, nous qui sommes de toute bonne volonté, nous nous demandons aussi parfois s’il est bien possible de garder son cœur ouvert à tous ces problèmes et à toutes ces choses décevantes que les humains sont capables de faire. Comment nous convaincre de notre tort ?!  Seigneur, comment vas-tu nous guérir, nous encourager encore ?!

L’histoire que le Seigneur nous confie ce matin nous montre le monstre que nous pourrions devenir si nous fermons nos cœurs, nos yeux, notre intelligence. C’est déjà ça. Car il est urgent pour nous aussi de garder ouverts nos cœurs à cette utopie du Royaume de Dieu, qui n’est simplement pas encore réalisé, mais qui vient. Alors, même peiné pour l’autre sans pouvoir résoudre son problème notre cœur, rempli de cette folle espérance, trouvera sans se tromper tout seul les chemins de la paix, de la justice, de la sauvegarde de la création.

Voir en l’autre simplement un humain, créé comme moi par le même Créateur, avec la même dignité inaliénable et puis d’entrer en contact d’humain à humain. Voilà ce qui aurait pu sauver la situation. Peut-être que Monsieur Leriche aurait simplement pu organiser un peu de soutien, tout simple ?

Comment le convaincre de son tort ? Hhm, ce fut peine perdue. Mais comment me convaincre, moi de mes torts et duretés de coeurs ? Frères et sœurs, que l’histoire du pauvre Lazare  nous ouvre les cœurs, les mains et l’intelligence dans notre marche vers le Royaume, jeunes et gens d’expérience, ensemble.

« Merveilleux Seigneur, ne te décourage pas avec nous, continue à nous mettre à cœur tes histoires !  Amen ».

Ulrike Richard-Molard

 

Ulrike Richard-Molard a partagé un album avec vous (photos prises par Frieda Bohnert) :  
    Confirmation SCHILTIGHEIM 2017  
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Trinité

 

Lectures du jour :P1030608
Psaume 145; Esaïe 6,1-13; Romains 11,33-36; Jean 3,1-8
Cantiques :
Alléluia 42-03; 43-05; 35-07;41-11

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La prédication nous a été donnée
par notre prédicateur laïc, William Baal :

 

Voici le texte pour la prédication :  il se trouve dans le livre d’Esaïe au chapitre 6, les versets 1 à 13  (Segond)

 

1  L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé ; le bas de son vêtement remplissait le temple.
2  Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les jambes, et deux dont ils se servaient pour voler. 
3  Ils s’appelaient l’un l’autre et disaient : Saint, saint, saint est le SEIGNEUR (YHWH) des Armées ! Toute la terre est remplie de sa gloire !
4  Les soubassements des seuils frémissaient à la voix de celui qui appelait, et la Maison se remplit de fumée. 
5  Alors je dis : Quel malheur pour moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, le SEIGNEUR (YHWH) des Armées !
6  Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une braise qu’il avait prise sur l’autel, avec des pincettes. 
7  Il toucha ma bouche et dit : Ceci a touché tes lèvres : ta faute est enlevée, ton péché est expié.
8  J’entendis le Seigneur qui disait : Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ? Je répondis : Je suis là, envoie-moi ! 
9  Il dit alors : Va dire à ce peuple : Ecoutez toujours, mais vous ne comprendrez rien ! Regardez toujours, mais vous n’apprendrez rien !
10  Engourdis le cœur de ce peuple, rends-le dur d’oreille et ferme-lui les yeux, de peur qu’il ne voie de ses yeux, qu’il n’entende de ses oreilles, que son cœur ne comprenne, qu’il ne revienne et ne soit guéri.
11  Je dis : Jusqu’à quand, Seigneur ? Et il répondit : Jusqu’à ce que les villes soient saccagées, sans habitants, les maisons sans hommes, et la terre saccagée, dévastée ;
12  jusqu’à ce que le SEIGNEUR ait éloigné les hommes et que le pays soit tout à fait abandonné.
13  S’il y reste encore un dixième des habitants, il repassera par l’incendie ; mais, comme le térébinthe et le chêne conservent leur souche quand ils sont abattus, sa souche donnera une descendance sainte.

Nous voilà devant un texte bien étrange ! C’est le récit d’une vision.  La vision d’un scribe, qui était le secrétaire personnel du roi Osias. Il était chargé d’écrire les événements de la royauté. Il est vraisemblable, mais le texte ne nous le dit pas, que cet événement ait eu lieu lors de l’intronisation du futur roi Achaz. Celui-ci, sera par la suite un roi, dont le cœur s’est endurci et qui s’était éloigné de Dieu durant son règne. Mais revenons-en à Esaïe, et au récit de cette vision. Du verset 2 au verset 5, nous sommes en pleine fantasmagorie. En clair, il est question de séraphins avec des descriptions de leurs ailes, qui chantent la gloire de Dieu. Puis aux versets 6 et 7, le charbon ardent qui purifie le futur prophète devant la majesté de Dieu. Et enfin la demande, la réponse d’Esaïe et le message à transmettre (versets 8 à 13). Je crois que nous pourrions trouver plein d’explications scientifiques et rationnelles à ce texte. Dit plus simplement, notre prophète avait dû inhaler les fumées d’encens et autres substances narcotiques répandues à l’occasion de cette célébration … Ce qui avait dû provoquer cet état d’extase ! Pour voir les choses d’une manière encore plus basique, notre prophète devait être en train de planer ! Il était là, sans être là ! Mais est-ce vraiment ce qui doit nous préoccuper ? Est-ce que nous devons nous concentrer uniquement sur l’état d’Esaïe ? ne nous arrive-t-il pas, à nous aussi, d’être en dehors du temps, du lieu, et je dirais même en dehors de notre corps, lorsqu’il nous arrive d’avoir des révélations, de vivre des rêves, ou tout simplement d’être ébloui par la beauté de paysages à couper le souffle ? C’est en cela que je laisse le mystère de cet état de côté, pour plutôt me concentrer sur le message de celui qui à accepté de devenir prophète. C’est ainsi que nous pourrions réfléchir, au contenu du message transmis : le verset 9, le verset 11, et enfin le verset 13.

Au verset 9 :  « Il dit alors : Va dire à ce peuple : Ecoutez toujours, mais vous ne comprendrez rien ! Regardez toujours, mais vous n’apprendrez rien ! Engourdis le cœur de ce peuple, rends-le dur d’oreille et ferme-lui les yeux, de peur qu’il ne voie de ses yeux, qu’il n’entende de ses oreilles, que son cœur ne comprenne, qu’il ne revienne et ne soit guéri. »  

C’est un message que nous retrouvons régulièrement, dans notre Bible dans Exode, chapitres 7 et 8, lorsqu’il est question du pharaon qui a le cœur endurci et ne veut pas laisser partir le peuple d’Israël de son pays, dans Jérémie 5, 23, dans Actes des Apôtres, chapitre 28,27, etc. Je citerai juste le verset de laL aux Hébreux, chapitre 3 :  « C’est pourquoi comme dit l’Esprit Saint, aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ! » 

Mais cela ne répond pas à la question du pourquoi de cette rébellion contre Dieu ? Une réponse pourrait être, que l’homme a toujours voulu être indépendant de Dieu et de son message ! Quoi de plus naturel, à ce moment-là, que notre Seigneur suive cette inclinaison de nous-mêmes pour nous laisser aller dans une impasse, et enfin, que nous retrouvions ce chemin de la dépendance divine, si nous avons fait un profond retour en nous-mêmes. Dieu nous laisse libres de faire ce que nous voulons de notre vie ! Et plus nous nous éloignons de lui, plus nous allons-nous endurcir dans notre cœur. Dit plus simplement, c’est notre égoïsme et notre orgueil et notre suffisance qui nous conduisent à considérer que nous pouvons nous passer de Dieu.

C’est en cela que nous pouvons considérer les conséquences de cette attitude au versets 11 à 13 où il nous est dit : « Jusqu’à ce que les villes soient saccagées, sans habitants, les maisons sans hommes, et la terre saccagée, dévastée ; jusqu’à ce que le SEIGNEUR ait éloigné les hommes et que le pays soit tout à fait abandonné. S’il y reste encore un dixième des habitants, il repassera par l’incendie … »  Nous ne sommes pas maîtres de notre avenir. Nous pouvons faire des prévisions, des plans et des projections, mais nous ne connaissons ni maîtrisons notre futur. Quel risque y a-t-il pour-nous, à rester dans la dépendance de Dieu ? Il y a une oscillation permanente entre notre dépendance et notre indépendance du Seigneur. Et cela aura toujours des effets sur notre vie ! Alors quel choix pouvons-nous faire au regard de tout ce que nous avons lu ou vécu ? La dépendance de Dieu ne nous garantit pas une vie comme un long fleuve tranquille. Nous serons secoués par des tempêtes, des épreuves, et des tribulations. Mais il y a un espoir : c’est là que nous arrivons à la troisième thématique de notre réflexion.

C’est la fameuse promesse de cette souche qui va donner une descendance sainte. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il nous est donné de réponse dans le livre de Daniel, chapitre 12, verset 13 :  « Et toi, marche vers ta fin; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. »

Marc et Mathieu nous exhortent à la même chose :  « Celui qui persévérera (dans le Seigneur) jusqu’à la fin sera sauvé. » Nous qui sommes présents ici ce matin nous avons également cette promesse de notre Seigneur qui nous dit : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » C’est ce que nous retrouvons dans l’Évangile de Mathieu, chapitre 28, versets 20. Nous qui sommes le rejet de cette souche brûlée, portons du fruit, de manière à ce que nous soyons identifiés comme étant ceux qui appartiennent au Seigneur. Vous le savez tous, son royaume d’amour nous attend, pour être avec lui d’éternité en éternité. Amen

 

Nous disons notre foi

Nous croyons en Dieu. Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’il est vivant. Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’il a fait le monde pour le bonheur de la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent de son existence terrestre, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.

Nous croyons en l’Esprit-Saint. Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Eglise. Malgré la mort, nous croyons à la résurrection. Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes. Amen.

DSC_4698Thème du jour :

« Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit que sera accomplie mon œuvre !  »
Zacharie 4,6

Présentations :

Marc (par Eléa)

voici Marc. Après son frère Eric l’année dernière et avant le frère cadet Pierre c’est à lui de confirmer son baptême cette année. Des trois frères Marc est celui du milieu. Son prénom est biblique, celui de l’Evangile du milieu des quatre dans le Nouveau Testament, tiens.

Vous avez vu Marc très souvent au culte et depuis longtemps. Il a participé aux saynètes bien avant le KT, mais ce qu’il préfère au culte comme dans la vie, c’est aider, se rendre utile, donner un coup de main. Marc est joyeux. Il ne se laisse pas déranger.

Est-ce qu’il viendra aider aux fêtes paroissiales ? Qui sait… Marc :

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Florence
(par Peggy)

Je vous présente Florence. L’avez-vous remarquée à l’église ?

Elle aussi est venue très régulièrement participer à nos cultes avec sa mère… Si vous ne l’avez pas repérée, c’est parce qu’elle est a un tempérament discret. Et sérieux. Florence fait du piano et aime la musique en général.

Elle se sent prête à être confirmée maintenant et regrette juste qu’il n’y ait pas de jeunes à l’église. Une séance l’a particulièrement frappé au catéchisme, lorsque le pasteur Michel Roth a discuté avec nous du sujet hommes-femme il y a quelques temps. Est-ce qu’elle reviendra pour jouer un peu de piano ici ? Qui sait… Florence :

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Léo (par Faniry)

Et voici Léo. Léo a deux soeurs. La grande, Olivia, a déjà un petit garçon que nous avons baptisé ici, il n’y a pas longtemps. Quand la pasteure Ulrike a présenté le projet du spectacle JONAS pour la rentrée 2017 Léo est venu spontanément rejoindre la troupe des comédiens, avec sa petite sœur, Gaëlle. Et dans la pièce, ils ont un rôle proche de leur vie quotidienne, faite d’amour et de petites chamailleries… Léo réfléchit à bien des choses, mais il ne nous dit pas toujours tout. Il est avec nous et en même temps un peu ailleurs parfois. Léo, on aimerait bien mieux te connaître en fait… En tous cas vous le verrez sur les planches en octobre-novembre pour le grand encouragement de JONAS. Léo :

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Faniri (par Fanny)

Je vous présente Faniri. Sa famille est originaire de Madagascar, où les jeunes sont invités à la confirmation beaucoup plus tard, vers 18 ans. Du coup Faniry est un peu plus âgé que nous et a presque 16 ans déjà.

Après avoir vécu en Lorraine, Faniri est devenu schilikois. Jésus Christ n’est pas du tout un étranger pour lui, car il a fréquenté l’école du dimanche de Marcelle et Marlène, les cours de religion avec Ulrike et Michel et les deux églises malgaches de Strasbourg avec ses parents en plus de notre paroisse. Tranquille et un peu timide, voilà son tempérament. Nous l’aimons bien depuis les retraites de catéchisme où on a fait sa connaissance. Peut-être que grâce à lui on pourra faire un petit groupe des Jeunes ? Qui sait…. Faniri :

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Flore (par Louise)

Je vous présente Flore. Elle est grande, vous voyez, mais à la maison c’est la petite dernière. Ses deux grandes sœurs, Leslie et Mélissa lui ont ouvert les portes du catéchisme qu’elle a suivi depuis trois ans, sans regrets, après les cours de religion à l’école primaire. Quand elle pense à Jésus Flore trouve que plutôt que de parler de lui, il faut faire ce qu’il dit et vivre avec lui !

Jouer des saynètes justement, c’est concret, chanter aussi. Flore :

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Tania (par Lukas)

Last but not least : voici Tania.

Un peu rebelle sur les bords, Tania a finalement beaucoup apprécié le catéchisme, qu’elle trouve intéressant et où on apprend plein de choses, sur Dieu, la Bible et la paroisse. Tania est partie avec nous en Hollande en 2015 avec son petit frère Enzo et a participé à plusieurs saynètes d’église. Mais ce qu’elle préfère quand-même c’est rire. Mais oui. Et chanter, alors ça oui, chanter.

Si ça se trouve elle viendra un jour à la chorale gospel, avec ses parents, pourquoi pas ? Qui sait…. Tania :

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Souvenirs

  1.  Plus tard, quand nous allons nous souvenir de notre catéchisme, beaucoup d’images et de souvenirs nous viendront à l’esprit.

Nous avons appris le Notre Père par cœur, c’est sûr, mais nous avons beaucoup discuté aussi de la vie devant Dieu et découvert les grands thèmes de la foi, la Bible, la prière, la confession de foi, le culte.

2.  Une des leçons, toute simple, c’est celle de la roue de la Prière. Vous connaissez ?

Une roue est faite pour tourner, pas pour rester immobile, pour tourner et rouler et avancer, toute la vie. (tourner la roue)

dans notre vie avec Dieu, au centre de cette vie, se trouve la prière. Elle est là tout le temps. Il ne faut pas qu’elle s’arrête, jamais. Alors nous allons avancer !

pour être bien stable, une roue, de vélo par exemple, a besoin de rayons. Si un rayon se casse il faut tout de suite le réparer, sinon, la roue va se voiler, se voiler de plus en plus, faire un huit, comme on dit et puis se casser, se briser.

Il faut tous les rayons dans notre vie de prière !DSC_4697

On en a nommé quatre :

ADORER, adorer d’abord, louer et adorer, admirer notre Dieu. Pas tout de suite lui demander des choses ! D’abord le regarder, le contempler, méditer ses exploits et dire, chanter, admirer sa bonté, sa sagesse, sa grandeur, sa puissance… ADORER

REMERCIER ensuite, pas se plaindre et râler tout le temps, mais formuler et dire clairement tout le bien que nous recevons, que je reçois, que j’ai eu dans ma journée, cette semaine, sur cette terre, dans ma classe, ma famille, la société etc. etc. REMERCIER

RACONTER et oui, raconter la vie à notre Seigneur. Il sait tout, évidemment, mais il nous écoute avec une bienveillance infinie. On peut vraiment tout lui dire. Parler nous fait du bien. Mais il faut savoir aussi que ses enfants qui lui parlent, cela fait un plaisir énorme à notre Père céleste. SE RACONTER

DEMANDER. Nous pouvons demander ce que nous voulons. Y croire fermement. Notre bon berger nous donnera tout ce qu’il nous faut, ni plus ni moins et ne nous veut pas de mal jamais. Quand nous lui demandons de bénir les autres, ceux qui souffrent, on appelle cela une prière d’INTERCESSION. Demandez et vous recevrez. DEMANDER.

Tourne, roue de la prière !!

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Chers frères et sœurs, petits enfants, ados, grand-mères, voisines, débutants ou confirmés dans la foi en Jésus Christ, que la grâce et paix, la créativité, l’envie d’entreprendre en Son nom et surtout une longue, longue haleine vous soient données et renouvelées aujourd’hui par notre Seigneur ! Amen.

Moïse, l’esprit de Dieu en Lui, ce grand héros de la foi, notre exemple à tous…vous vous souvenez ? Petit  esclave hébreu, voué à la mort certaine par le cruel Pharaon, mais sauvé grâce à sa mère, sa sœur, Myriam, aux sages-femmes en général et à la princesse d’Egypte bien-sûr. Il avait découvert Dieu sur le tard du coup. Et puis il avait fait des erreurs, et c’est peu dire, il avait commis un meurtre. Appelé quand-même par le Tout Puissant qui l’a cherché, et recherché combien de fois ?!, au buisson ardent, Moïse a fini par faire de gigantesques efforts, a annoncé et traversé les dix terribles plaies d’Egypte, puis enfin libéré le peuple entier, séparé la mer elle-même en deux, donné les 10 commandements et affronté le veau d’or et marché dans le désert longtemps, si longtemps… Et puis Moïse avait construit la tente de la rencontre, là où lui vivait ce qu’aucun humain ne peut vivre : il voyait Dieu en direct. En revenait il était comme luisant de lumière à chaque fois… Moïse, vous voyez, frères et sœurs, un jour même pour lui la charge était trop lourde, trop grande, trop impressionnante, le peuple trop, mais trop décourageant. Fallait se rendre à l’évidence, c’était trop pour lui, même pour lui. Et Dieu, dans sa miséricorde infini, donna son Esprit Saint à 70 autres responsables.

C’est beau. Ca donne du courage !

Les amis de Jésus, les disciples, sa mère Marie et ses frères qui avaient fini par adhérer eux-aussi, vraiment sur le tard, vous le saviez, Jacques et Jude, voilà ils étaient tous réunis pour la fête de Chavouot, comme nos frères et sœurs juifs la semaine dernière. Moïse était dans tous les cœurs. Mais oui :  avant même de recevoir le Saint Esprit eux-mêmes, ils savaient bien qu’il arrivait à Dieu de distribuer son Esprit à un plus grand nombre. N’empêche que l’effet, le jour de cette première Pentecôte chrétienne, fut fulgurant, passionnant, étonnant, bref: enthousiasmant. Heureusement que Jésus, avant de rejoindre cette dimension invisible que nous appelons ciel, leur avait donné quelques explications sur ce qui les attendait.

Nous voilà donc encore à Jérusalem dans l’ambiance fébrile de fête religieuse populaire… Dans la foule, dans toutes ces ruelles étroites il était facile de se perdre, tiens, si vous n’habitiez pas Jérusalem… Je me suis imaginé le disciple Thaddée, un éternel retardataire, imaginé qu’il s’était encore trompé. Dans sa hâte, il avait pris la mauvaise porte, et était tombé sur un groupe de disciples de l’antique philosophe Platon. Apparemment le responsable du groupe de discussion devait partir et il était en train de prononcer son discours d’adieu :

« Je vais vous quitter bientôt, leur disait-il, et vous allez vous retrouver tout seuls. Mais si vous gardez bien en mémoire tout ce que je vous ai enseigné sur notre grand maître Platon, vous verrez, vous tirerez encore un large profit de sa sagesse. Et si vous l’appliquez, votre vie sera belle. »

Je pense que c’est à ce moment-là que Thaddée constata son erreur, qu’il partit vite rejoindre ses amis et Jésus. Jésus, qui lui aussi, devait s’en aller et leur faisait ses adieux : L’évangile nous le raconte :

« Maintenant, » leur dit-il,  « je m’en vais auprès de Celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous ne me demande « Où vas-tu ? », mais la tristesse a rempli votre cœur parce que je vous ai parlé ainsi. Cependant, je vous dis la vérité : il est préférable pour vous que je parte, car, si je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous, Mais si je pars, je vous l’enverrai. » (v. 5-7)

« Ah, ouf, » se dit Thaddée, « c’est déjà ça. On ne restera pas livrés à nous mêmes, à nos souvenirs et à quelques écrits, comme les disciples de Platon. Eux, ils doivent puiser toute leur inspiration dans leur propre tête. Nous, notre Jésus va apparemment nous envoyer un remplaçant. Je me demande bien qui ce sera… » Et les disciples, dubitatifs, se regardaient les uns les autres :

 « Pierre peut-être… ? ou qui alors… ? Je me le demande.

En tout cas, il faut qu’il soit très fort pour arriver ne serait-ce qu’à la cheville de Jésus.

Oui, il doit vraiment être très fort, puisque le maître vient de dire qu’il était même préférable pour nous qu’il parte et soit remplacé… Allez, Jésus, parle, qui est-ce ? Dis-nous en plus tout de même ! »

et Jésus dit alors :

« Lorsque Celui qui doit vous aider viendra, il prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, au sujet de la justice et au sujet du jugement de Dieu. » (v.8)

Et les disciples pensaient tout bas :

« Oh non, pas encore le péché, le jugement ! Les pharisiens nous en parlent suffisamment. On est déjà complètement culpabilisés.

« C’est vrai ! Toute la journée, ils n’ont que ces mots à leur bouche, leur bouche sans joie… 

« Continue,, Jésus, explique-toi ! » 

« D’accord, d’accord mes amis , » avait-il répondu, « mais alors laissez-moi parler, je n’ai pas du tout fini :

« Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’

ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

Ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. »

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pourriez pas les supporter maintenant. Quand viendra l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité.» (v. 9-13a)

Ce soir-là les disciples avaient continué à parler entre eux encore longtemps, alors que Jésus, lui, dormait déjà du sommeil du juste. Thaddée avait raconté sa visite impromptue chez les disciples de Platon et cela leur avait ouvert les yeux sur une chose : Jésus, même mort humainement et invisible à leurs yeux serait présent d’une manière radicalement différente de celle de l’antique philosophe défunt : Jésus leur enverrait carrément à chacun l’Esprit de Dieu.

Enfin quant à savoir ce que le maître voulait dire sur le péché, la justice et le jugement, ils ne tombèrent pas vraiment d’accord ce soir-là. Et donc, depuis, la question reste ouverte : Que dit l’Esprit de Vérité, que prouvera l’Esprit de Dieu aux gens de notre monde d’aujourd’hui ?

  1. Jésus dit: Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ah, oui, ça c’est certain, en parlant « péché » mais qu’est-ce qu’on se trompe, sans l’Esprit Saint ! On pense à la gourmandise, petit péché mignon, ou alors au contraire à une force destructrice insurmontable… Mais dans la confiance en notre Seigneur Jésus, nous découvrons à nous regarder, tels que nous sommes, sans jamais désespérer ni nous vanter bêtement…. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin d’être libérés du péché !

  1. Et puis Jésus dit : « Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

La justice…  c’est la célèbre question : « Mais comment le Bon Dieu peut-il permettre ça ?! C’est si injuste ! » L’Esprit de Jésus, quand il vit en nous, nous révèle qu’il bon pour nous de continuer à vivre dans le monde, et non pas dans un monde religieux parallèle, qu’il est bon pour nous de ne pas être jamais 100 % sûrs, de ne pas encore voir son Royaume de nos yeux, mais de savoir qu’il est maintenant, Jésus, le Fils de Dieu, après avoir vécu sur la même terre de poussière, monté au ciel, devenu notre avocat universel devant Dieu le Père tout-puissant. Oui, Jésus passe son temps, jour et nuit, à prononcer un plaidoyer après l’autre pour nous défendre. Et si la terre tourne encore, si nous vivons et continuons à respirer malgré tous nos efforts pour réchauffer et détruire la planète, c’est bien grâce à l’incessante intercession de Jésus. Et ça, oui, c’est bon pour nous ! Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta justice!

  1. Enfin, disait Jésus, l’Esprit de vérité prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. 

Beaucoup pensent : « Le mal, il a toujours existé , faut pas trop rêver, d’ailleurs ça va de pire en pire … » Non, non, non, non. dit Jésus avec force: Le prince de ce monde, ce parrain maffieux est déjà derrière les barreaux : Il est encore puissant, il trafique encore, tout ce qu’il peut, mais depuis sa prison. Il est condamné, déjà incarcéré. Malgré les apparences il n’y plus de raison d’avoir peur, plus de raison de quitter le chemin dans les traces de Jésus, sa paix, sa générosité, sa bonté pour tous les humains. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta force de paix!

Et bien oui, mes chères sœurs, et chers frères, nous ne sommes pas un simple club de discussion philosophique, comme les disciples de Platon,  aussi utile que ce soit. Nous sommes les disciples du Dieu Vivant, présent en nous par son Esprit Saint pour annoncer ses merveilles. Qu’il nous envoie, remplis de Sa présence, pour annoncer les grandes œuvres de Dieu. Amen

Ulrike Richard-Molard

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DSC_4673…   e n   c o n s t r u c t i o n   . . . 

 

Culte assuré par Ulrike Richard-Molard
et Joan Charras Sancho pour la prédication et la 
présentation de la Centrale de Littérature Chrétienne Francophone (CLCF)  

Lectures et prières :  Jean-Philippe Lepelletier
                               (pasteur stagiaire auprès du CLCF)

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pour de plus amples informations cf. leur site
SERVIR PAR LES LIVRES :

http://servirparleslivres.com/

et la présentation par le Défap
(Service Protestant de Mission) :

http://www.defap.fr/documents/la-centrale-de-litterature-chretienne-francophone  !

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Thème du jour :
L’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ

Jésus dit :

« Et moi quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
 Jean 12,32

Textes bibliques du jour :
Psaume 47;, 1 Rois 8,22-28; Actes 1,3-11; Luc 24,50-53

 

 

Temps de méditation proposé par Solène Rossa
(en 1ère année de théologie protestante à la Faculté de Strasbourg, stagiaire dans notre paroisse ces dernières 3 semaines) :

 

DSC_4681Qu’est ce que l’Ascension ?

Ce terme peut s’avérer différent pour un bon nombre de personnes.

Certains en l’entendant penseront à leur ascension sociale, leur popularité, leur promotion au travail, ce qui les amènerait sûrement à penser à leur ascension financière, à l’argent qu’ils gagneront en plus.

D’autres, plus axés sur les politiques, les sciences, la philosophie ou même la théologie (!) penseront à l’ascension de leur esprit, faire monter au plus haut leur niveau intellectuel et pouvoir étaler leur savoir aux autres personnes qui ne comprendront peut être même pas ce qu’ils disent et les mots qu’ils emploient.

Les poètes penseront à l’ascension de l’âme qui s’élève grâce aux mots et aux émotions que ces derniers procurent.

L’alpiniste pensera lui aux différentes ascensions qu’il a entreprises sur les différents monts du monde et à cette beauté ineffable qu’il a pu contempler un court instant de ses yeux.

Pour certains encore l’Ascension est une fête, un jour précis auquel notre mère, notre époux ou épouse, notre frère ou sœur nous poussent, voire nous tire pour que vous l’accompagniez au culte …

Enfin, pour d’autres l’Ascension est quelque chose de plus fort, si bien que la définir n’est pas simple pour eux. Bien entendu, c’est ce jour ou Jésus le Christ est monté aux cieux et à laissé ceux qu’il aimait tout en restant avec eux. Partir tout en restant avec eux me direz-vous est quelque chose de logiquement impossible. Cependant, c’est en partant que Jésus nous a donné cette possibilité de s’enraciner en lui et lui en nous afin d’essayer, même si cela s’avère plus que difficile, de changer les choses. Même si nous nous en sentons incapables, comme les disciples au départ de Jésus, désemparés et sans repère, trouvons comme eux cette force qui nous fait, même en faisant un tout petit geste ou une phrase, bousculer le monde.

Alors posons cette question à nous-mêmes : dans ma vie, qu’est ce qui me pousse à essayer de monter plus haut malgré, de temps en temps, des chutes incontestables ? Qu’est ce que ce terme ascension veut réellement signifier pour moi ?

 

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Message de Michel Roth : 

“Il faut que le Christ demeure et qu’il s’en aille.”
 
Solène a bien pointé cette contradiction apparente. Il faut qu’il s’en aille parce que toute son histoire a été un échec, qu’il n’a pas fait un seul disciple avant sa mort. Ses disciples ne voient que d’un regard de chair. Ils ne perçoivent pas la transparence de son humanité, ils n’en voient pas le dépouillement suprême!
 
Mais il faut qu’il demeure sinon nous allons devenir prisonniers du langage, nous serons livrés à des discussions interminables. En fait, il est demeuré puisque nous ne saurions rien de lui s’il n’avait resurgi dans la communauté des apôtres au jour de la Pentecôte.
 
Les disciples ne savent que faire de la résurrection du Christ, ils attendent toujours la réalisation du Royaume d’Israël jusqu’à ce fameux jour de la Pentecôte où, enfin, ils vont reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes. Jésus peut être intérieur à chacune et chacun d’entre nous parce qu’il n’a pas de chez lui, parce que toute possession lui est impossible, parce qu’il demeure dans un don infini qui embrasse toute l’humanité.

 

Prière d’intercession (Solène Rossa) :

Jésus est monté au ciel, pour attirer tous les hommes au Père. Dans la joie de cette fête de l’Ascension, prions le Seigneur.

Sur ton Eglise universelle, Seigneur, que vienne la lumière de ton Esprit. Qu’elle soit missionnaire de l’amour, de la miséricorde et de la tendresse de Dieu pour tous les hommes.

Sur toutes les nations, Seigneur, que vienne la paix et la joie de ton Esprit.

Pour que ceux qui administrent la justice œuvrent un jour avec intégrité et avec une conscience droite.

Sur les malades et sur toutes les personnes qui souffrent, Seigneur, que vienne la douceur de ton Esprit.

Que vienne sur l’humanité tout entière, Seigneur, la force de ton Esprit.

Qu’elle soit « un vrai poumon de foi et de vie », un souffle frais dans les espaces où tu choisis de nous guider.

Dieu notre Père, exauce nos prières de ce jour. Accorde à tous tes enfants d’avancer vers toi le cœur léger et permet leur de persévérer dans leur existence.  AMEN.

 

Thème de ce dimanche CANTATE:
« Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car il a fait des merveilles »
 (Ps.98,1)

Textes du jour : 
Psaume 98; Esaïe 12,1-6; Colossiens 3,12-17; Matthieu 11,25-30P1030428

Prédication du pasteur Michel Roth : 

         Nous devons faire nous-mêmes le voyage : trouver des expressions physiques, intellectuelles, musicales et spirituelles nouvelles pour éveiller les énergies de notre corps, des expressions qui rendent notre corps vivant. Est-ce que la prière nous réveille? Est-ce que rester assis dans le silence nous réveille? Est-ce que marcher dans la nature nous réveille? Est-ce que venir à l’église nous réveille?

Une paroissienne me disait que le dimanche matin, après une semaine très chargée, une promenade avec son mari lui apportait un bien plus grand que de venir à l’église  –  la question est là !  

         Est-ce que notre chant quand il atteint une grande intensité, ce “cantique nouveau”, quand il nous chante, pourrait-on dire, quand il nous sort de notre torpeur, qu’une grande énergie irradie de ce chant, une énergie qui peut tirer les larmes de tout un public, est-ce que cette expérience nous met en relation avec le fait que le Christ est venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance?  Est-ce que ces expériences où nous accédons à une énergie plus vive, nous mettent en relation avec notre foi? Les fleurs et le soleil levant sont grandioses quand nous sommes vraiment ici à l’intérieur de nous-mêmes. Mais les mêmes fleurs et le même soleil levant n’ont rien de grandiose si nous ne sommes pas absolument ici à l’intérieur de nous-mêmes!

         Nous sommes entrés dans des relations pour … grandir, pour changer, pour transformer, pour comprendre. Nous avons fait toutes ces choses et nous continuerons à faire toutes ces choses. Mais en cet instant précis, célébrons simplement Dieu. Rien de plus, rien de moins, juste célébrer Dieu! Vous comprenez! Que ce soit à travers les mots ou dans le silence, juste célébrer Dieu, sans aucune intention particulière, sans aucun désir d’obtenir ceci ou cela, sans aucune attente de ce qui devrait être ou ne pas être!

         Plutôt que de nous enfermer dans une fausse sécurité de croyant, nous acceptons notre expérience, nous supportons  un peu plus d’être vulnérables et nous osons poser des questions profondes sur notre vie! Nous ne vivons pas ces choses dans notre coin. Nous ne pouvons continuer à vivre dans notre petitesse isolée, à nous protéger, à chercher à comprendre de cette très petite manière qui ne conduit pas à Dieu, qui ne nous conduit pas dans le mystère de nous-mêmes, dans l’émerveillement de nous-mêmes. Sans cela notre vie est plutôt superficielle!

         Pour que cette nouveauté, cette fraîcheur puisse éclore, face à l’autre, face à nous-mêmes, nous avons, nous les chrétiens, un outil privilégié : le pardon! Je ne parle pas de ce produit tiré d’une morale ou d’une éducation, je parle du pardon sans limites, sans attentes… Exerçons-le à tout moment, mais d’abord envers nous-mêmes!        

         Pardonnez-vous à vous-mêmes! Si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes d’abord, comment pourrez-vous aller vers l’autre? Nous sommes enfants de la Lumière et pour le découvrir, il n’y a qu’une seule clef : le pardon!

Nous pensons au Notre Père : Pardonne-nous nos offenses! Mais pardonnez-vous d’abord! Comment vous alléger de votre passé, comment vous alléger de votre histoire personnelle, comment être ici, maintenant, présents si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes? Le chemin de l’intégrité retrouvée, le chemin de la dignité retrouvée passe par cette tendresse envers vous, sans complaisance, en toute lucidité, ”je me demande pardon!”

         C’est tout un chemin d’acceptation, et pour nombre d’entre nous, cela ne peut que renverser une vieille attitude, celle de la résignation, celle du sacrifice mal compris. La résignation, c’est le refus du pardon. L’attitude du sacrifice l’est tout autant! Ces attitudes intérieures prennent des allures de qualités, mais elles ne sont pas des attitudes d’amour!

         Voyez combien dans votre vie, vous vous bercez de souffrances inutiles parce que vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes, parce que vous ne pardonnez pas à l’autre, parce que vous ne savez, nous ne savons pratiquement rien de la compassion. Pour nous tous cet apprentissage est absolument nécessaire.

         Et c’est là que l’humilité a toute sa place, c’est là que l’orgueil crispé doit s’effacer, c’est là que l’abandon confiant doit se glisser, c’est là que les raideurs personnelles doivent être déjouées, que les peurs intimes doivent être désarmées, c’est là que les rancunes personnelles doivent s’apaiser, que les reproches anciens doivent se taire, et c’est là qu’il y a toute la place pour l’allègement de votre passé, c’est là que chacun peut se frayer un chemin ouvert à l’authenticité!

         Chantez un chant nouveau, dansez, riez!

         Que l’infinie tendresse de Dieu soit sur vous tous et sur chacun!

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 

 

Ce culte a été accompagné par le sextuor de flûtes à bec FIATI INSIEME, formation de flûtes à bec du Bas-Rhin, sous la direction de Christophe Formery, et suivi d’un beau concert avec des instruments les uns classiques, les autres fort surprenants :

    20170514_110836    

1. Tutti, salut - copie

Pour le bonheur de les écouter encore ailleurs, ci-après quelques tracts et informations :

      

Flyer Jardin 2017 copie-2

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