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Thème de ce dimanche :  Les fruits de l’Esprit 

« Vivez comme des enfants de lumière;
car le fruit de la lumière consiste 
en toute sorte de bonté, de justice,
et de vérité. » Éph.5,9

Lectures :  Éphésiens 5,8-14; Matthieu 5,13-16

 

Ce culte a été placé sous le signe des noces de diamant  (= 60 ans de mariage depuis 1957 !)
de Christiane et Roland Nest 
(  qui ont invité toute l’assemblée au verre de l’amitié à l’issue du culte ! )

Prédication de Michel Roth :

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          En prenant de l’âge, en avançant vers la fin de sa vie, on vit ce paradoxe : l’homme extérieur décroît, l’homme intérieur croît. C’est le sens de la Parole de Paul dans l’épître aux Corinthiens :  » Tandis que notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.  » 

          Nous commençons à comprendre que nous allons passer notre temps à lâcher... pour laisser advenir ce qui arrive. Cette acceptation du changement est un chemin, avec ses étapes que nous connaissons bien! Hmm!Hmm! Enfin, nous pratiquons plutôt la dénégation : le fait qu’on y croit pas trop, on essaie de mettre cela de côté, et puis la réalité s’impose!

          Dans notre avancée en âge, Christiane et Roland, nous pouvons épouser!!! les moments où l’on est déprimé et triste. Puisqu’ils font partie du chemin, puisqu’ils font partie de notre maturation. Et quand on épouse les moments de dépression, on les traverse! Cette dépression très répandue et qui avance masquée! La fatigue, les douleurs articulaires, les insomnies! Nous ne pouvons tout simplement plus faire les mêmes choses qu’avant! Le vieillissement de notre visage et de notre corps est évident dans le miroir. Il faut renoncer à notre jeunesse!

                    Bienheureuse dépression!!!

          N’ayons pas peur de traverser notre dépression, n’ayons pas peur d’épouser notre tristesse! Une tâche sacrée nous attend : accepter à travers tous ces petits deuils, l’érosion de nos facultés et de nos capacités! Combien cette remise en ordre est une étape nécessaire dans notre mûrissement! Une vie accomplie est une vie apaisée. Alors, nous pourrons contempler notre passé, nous pardonner nos échecs, nos erreurs, pardonner aux autres et surtout, leur demander pardon!

           » Il est possible que votre paysage intérieur, Christiane et Roland, connaisse un nouveau printemps, qui ne sera sûrement pas un réveil de vos forces juvéniles mais un réveil à une toute autre vie dans laquelle il n’est plus question de faire mais d’être, au-delà du temps.  » 

          La naissance est un événement extraordinaire, elle est ce moment étonnant de l’apparition de la vie. Elle est aussi extraordinaire parce qu’elle est le commencement d’une série de naissances. On naît plusieurs fois dans sa vie. A l’enfance, à l’adolescence, l’âge adulte, à la vieillesse! Et surtout, on naît aussi à soi, à son âme, à son être intérieur! Peut-être la plus belle naissance qui soit! Parce qu’alors, vivant consciemment, la vie prend tout son sens, toute sa saveur! On collabore activement à la vie et à l’univers! Notre vocation d’homme s’accomplit alors!

          C’est quand nous serons nés à nous-mêmes, dans la mesure où nous aurons réalisé la dignité de notre personne, c’est dans cette mesure que nous rencontrerons le seul Dieu, le Dieu Vivant, le Dieu Esprit, qui ne peut se révéler que dans cet espace de lumière que nous serons devenus. Nous avons à surgir aujourd’hui, Christiane et Roland, comme des êtres tout neufs et ainsi, à donner au monde sa véritable signification. En faisant de vous le corps de Dieu, en permettant au Dieu vivant de se réaliser à travers votre visage, vous ajouterez au monde ce qui ne peut exister sans vous!

          Nous ne pouvons naître à nous-mêmes que dans une ouverture totale à Dieu. “Lui” est le Bien-Aimé du Cantique des Cantiques; il est en vous, en moi; et l’être féminin que nous sommes tous au-delà de nos différences biologiques, au-dedans de nous-mêmes, cet être féminin le cherche, croit le saisir, mais doit aller plus loin encore en lui-même, mourir à sa “noirceur” et ressusciter à une autre lumière, pour l’approcher…

Le couple humain participe de ce même mystère et l’amour oblige à mettre dans un même berceau morts et naissances jumelles; et chacun, en allant vers l’autre, découvre un jour que dans ce souffle, il va vers le Bien-Aimé suprême.

          Comprenez bien ce que je veux dire : la qualité de ce souffle n’a rien à voir avec la morale et ses interdits; il est un jaillissement des plus grandes profondeurs de l’être, dont la source est aussi la finalité de tout érotisme ; il puise ses parfums, ses saveurs, ses dons les plus exquis “à la source close, à la fontaine scellée du jardin secret” que chante le Cantique des Cantiques, et qui ne s’ouvre qu’à l’approche du Bien-Aimé!

          “Je suis noire mais belle  filles de Jérusalem   Je vous adjure par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ah, ne réveillez pas l’amour avant qu’il le veuille!”

          “J’entre dans mon jardin, dit le Bien-Aimé, ma sœur, ma fiancée   Je cueille ma myrrhe et mes aromates   je mange mon rayon avec mon miel  Je bois mon vin avec mon lait  Mangez, amis, buvez, enivrez-vous ô bien-aimés!”

          Comment dire mieux les grâces de l’amour! Il est alors don total qui, loin de se disperser, unit et unifie; il se partage sans s’amoindrir, sans se diviser.

          “Place-moi comme un sceau sur ton cœur, sur ton bras car l’amour a force de tout transmuter! Ses feux sont flammes de Yah!”        Amen

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 ∴

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Thème de ce dimanche :  A la table du Seigneur

« Vous n’êtes plus des étrangers, ni des émigrés,
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes de la famille de Dieu.«    Éphésiens 2,19

Lectures proposées pour ce dimanche :
Psaume 107,1-9; Exode 16,2-3+11-18; Actes 2,41-47; Jean 6,1-15 – 30-35

 

En l’absence de pasteur suite à des problèmes de communication, après le quart d’heure académique …, nous avons assuré le culte pour les 27 personnes présentes de façon totalement improvisée comme suit :

 

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  • Jean-Luc et Yvette : chants, liturgie, lectures de textes bibliques 

 

  • Christiane : accompagnement à l’orgue

 

Déclaration de Foi_EUPdF

 

 

 

 

ou cliquez ici :   *

 

 

 

 

 

 

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  • Sr Caroline (Heinrich) – en visite ce dimanche – nous a fait spontanément un petit commentaire sur ce texte et partagé un peu de sa vie à Versailles … 

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(ancienne paroissienne, ancien membre du Conseil Presbytéral, elle est entrée en 2009 dans la Communauté des Diaconesses de Reuilly, cf. http://www.diaconesses-reuilly.fr/)

 

 

  • Tous :  Le Credo du Temps de la Trinité de notre Cahier Liturgique :

     

    Nous croyons en Dieu. Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’il est vivant. Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’il a fait le monde pour le bonheur de la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

    Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent de son existence terrestre, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.
    Nous croyons en l’Esprit-Saint. Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Église. Malgré la mort, nous croyons à la résurrection. Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes. Amen.

     

  • Clôture  :  Prière d’Intercession, Notre Père, Envoi …

 

Thème de ce dimanche :  Vivre le baptême

« Ainsi parle le Seigneur qui t’a créé :
« Ne crains pas, car je t’ai racheté.

Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. »  Esaïe 43,1

Lectures proposées :  Psaume 67,2-8; Esaïe 43,1-7; Romains 6,3-11; Matthieu 27,16-28

 

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Ce culte a été préparé par
Eloi Lobstein,
pasteur à Souffelweyersheim,
accompagné musicalement par Flore Kovac

 

 

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,P1040083

Il y a quelques années a eu lieu un échange scolaire international entre 2 écoles et comme il n’y avait pas assez de familles d’accueil pour accueillir les élèves étrangers, une femme qui vivait seule s’est proposée d’offrir l’hospitalité à un de ces élèves. A une condition cependant, que ce soit un garçon et qu’il ne soit pas trop turbulent. Les filles s’est trop compliquée avait-elle dit. Le jour de la répartition dans les familles arrive et à la fin, il ne reste plus qu’une jeune fille blonde et plutôt timide. La femme est étonnée et déçue de ne pas avoir été entendu, si bien que les 3 premiers jours se déroulent sans qu’il n’y ait vraiment de contact entre elle et la jeune fille. Elle rumine et finalement va trouver l’organisateur du séjour en lui disant : « vous saviez bien que je ne voulais pas héberger de fille, alors pourquoi n’avez vous pas respecter ma volonté ? ». « Bien sûr que je le savais, le problème est que lorsqu’elle vous a vu, cette jeune fille est venue me voir en me disant que c’est chez vous qu’elle voulait aller et chez personne d’autre. C’est elle qui vous a choisi et elle toute seule. Maintenant que vous savez cela, ça va peut-être arranger les choses avec elle. »

Et c’est vrai que savoir cela a tout changé. Cela n’était jamais arrivé à cette femme qui était assez dure et refermée sur elle-même. C’était la première fois que quelqu’un disait : « je veux allez chez elle, elle à l’air sympa. » En plus que ce soit une inconnue et une étrangère qui manifeste ce souhait l’avait énormément touchée. En retournant chez elle, quelque chose de nouveau au niveau de leur relation a été mis en place, entre la femme et la jeune fille, qui leur a permis de vivre des choses exceptionnelles.

 « Si le Seigneur vous a choisi, ce n’est pas parce que vous étiez un peuple plus nombreux que les autres … mais le Seigneur vous aime, et il a accompli ce qu’il a promis à vos ancêtres … »

Cette phrase est une phrase incroyable prononcée par Dieu à son peuple, à Israël et aussi à nous aujourd’hui qui formons le peuple de Dieu. Dieu nous a choisi non parce que nous aurions mérité qu’il s’intéresse à nous, ou parce que nous aurions la prétention d’être des gens biens … mais tout simplement parce qu’il nous aime. Dieu nous aime qu’est-ce que cela veut dire ? Aujourd’hui on met un peu l’amour à toutes les sauces. Chacun comprend à sa manière ce qu’aimer veut dire. Souvent aujourd’hui on dit : « je t’aime » et c’est une manière de désirer l’autre qui signifie « je veux t’avoir pour moi » et lorsque tu ne corresponds plus à mes désirs et à mes envies et bien je vais chercher quelqu’un d’autre à aimer.

Lorsque Dieu dit : « je vous ai choisi parmi tous les autres … » ce n’est pas pour dire : « tu corresponds à mes désirs d’être Dieu et pour cela il me faut bien des humains qui croient en moi et si tu crois en moi, je t’aimerai ». Lorsque Dieu dit qu’il aime son peuple et qu’il nous aime, cela signifie qu’il nous aime d’un amour gratuit, libre qui n’attend rien en retour. Cela signifie qu’il accepte que nous puissions aussi le décevoir, qu’il nous accepte avec nos zones d’ombre et avec nos faiblesses. Son amour est un amour qui l’engage, quoi qu’il arrive, que nous le reconnaissions ou pas. Son amour de changera pas et ne diminuera pas selon les aléas de la vie et selon que nous l’acceptions ou pas.

Ce que Dieu a promis à son peuple, à Israël, il le promet à chacun d’entre nous à travers notre baptême. Le baptême est le signe de cet amour inconditionnel de Dieu pour nous quoi qu’il arrive.

Et puis, lorsque quelqu’un nous aime alors il s’agit pour nous de répondre à cet amour qui nous est donné parce que l’amour ça change la vie, nous ne sommes plus les mêmes lorsque nous nous sentons aimés par quelqu’un, nous nous sentons concernés par lui, par ce qu’il vit, par les hauts et par les bas de son histoire … Nous sommes heureux lorsqu’il est heureux et nous faisons tout pour participer à son bonheur. De même nous sommes tristes lorsqu’il traverse des épreuves et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour lui faire savoir que nous sommes de tout cœur avec lui. C’est la même chose que nous sommes invités à vivre à travers notre baptême. Ce jour-là Dieu nous a dit tout l’amour qu’il a pour nous pour toute notre vie et cela doit nous donner envie de partager cet amour autour de nous et d’en faire quelque chose de constructif et de positif pour nous et pour les autres.

Il s’agit d’en faire quelque chose, pas seulement pour nous-mêmes ou pour les autres, mais, la manière dont nous agissons comme Dieu voudrait que nous le fassions, « avec amour », s’étend aussi aux générations à venir. Essayer de vivre selon les commandements de Dieu c’est essayer de rechercher le bien et le bon, c’est être du côté de la vie et non pas de la destruction. C’est pourquoi il y a dans ce texte quelque chose qui est de l’ordre de l’avertissement :

Verset 9-10 : « Reconnaissez que le Seigneur votre Dieu est le seul vrai Dieu. Il maintient pour mille générations son alliance avec ceux qui obéissent à ses commandements, il reste fidèle envers ceux qui l’aiment, mais il se dresse sans tarder face à ceux qui le haïssent, et il les fait mourir. Prenez donc au sérieux les commandements, les lois et les règles que je vous ordonne aujourd’hui de mettre en pratique. »

Ce que Dieu fait, l’amour qu’il a pour nous, son projet pour l’humanité ne se limitent pas seulement aux individus d’une époque donnée, mais concerne aussi l’avenir des générations à venir. Il y a une relation de cause à effet entre la façon dont nous vivons notre foi et essayons de la mettre en pratique et les générations futures. Il y a là quelque chose d’important à entendre et à prendre en compte à notre époque, marquée par des bouleversements importants liés au réchauffement climatique et qui est traversée par l’inquiétude concernant la terre que nous allons léguer à nos enfants ou à nos petits-enfants.

Aujourd’hui à l’occasion de ce culte nous nous rappelons notre baptême. Ce jour où nous découvrons que Dieu nous a choisi et a prononcé sur nos vies une parole d’amour qui nous accompagne et qui nous donne la force de relever les défis qui s’ouvrent devant nous. Ainsi nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Nous sommes aimés de Dieu et capables d’aimer à notre tour avec la force qu’il nous donne. Amen.

Eloi LobsteinP1040092


Thème de ce dimanche :

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi.
Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
 Éphésiens 2,8

Lectures du jour :  
Psaume 73,23-26 + 28; Genèse 12,1-4; 1 Corinthiens 1,18-25; Luc 5,1-11;
et pour la prédication : Jean 1,35-39 : 

Le lendemain, Jean le baptiste était de nouveau là, avec deux de ses disciples.

Quand il vit Jésus passer, il dit : Voici l’Agneau de Dieu !

Les deux disciples de Jean entendirent ces paroles, et ils suivirent Jésus.

Jésus se retourna, il vit qu’ils le suivaient et leur demanda : Que cherchez–vous ? Ils lui dirent : Où demeures–tu, Rabbi ? Ce mot signifie Maître.

Il leur répondit : Venez, et vous verrez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait, et ils passèrent le reste de ce jour avec lui. Il était alors environ quatre heures de l’après–midi.


PrédiP1040077cation donnée par 
Anne Epting, pasteure à Bischheim :

« Je peux voir où tu habites ? »

Quand j’étais enfant, et que je commençais à avoir une nouvelle amie, j’avais très envie qu’elle me montre où elle habite. La nouvelle amie se faisait un plaisir de me conduire jusque devant sa maison.

« Attends ici ! Il faut d’abord que je demande à ma mère si tu peux entrer ! » me dit-elle et elle disparaissait dans la maison.

Quelques instants plus tard qui me semblaient être une éternité, elle réapparaissait derrière la porte : « ça va, j’ai demandé à ma mère. Elle est d’accord : tu peux entrer ! »

 

Dans le passage de l’Evangile de Jean qui raconte les tous premiers pas de la relation entre Jésus et des hommes qui deviendront ses disciples, en quelque sorte ses élèves puis ses amis, nous sommes dans une histoire qui ressemble à celle que je viens de raconter de mon enfance.

Aux deux disciples de Jean le Baptiste qui commencent à s’intéresser à Jésus et à le suivre discrètement, Jésus voyant qu’il était suivi, leur demande « Que cherchez-vous ? »

C’est un peu comme s’il disait : « Je peux vous aider ? Vous cherchez quelqu’un, quelque chose ? Vous vous êtes perdus ? Vous allez où ? »

  • Où demeures-tu Rabbi, maître ?demandent les deux hommes
  • Venez, et vous verrez ! leur répond-il

 

Et Jésus les invite chez lui, leur ouvre sa maison. Mais laquelle ? Où habite-t-il ? Chez ses parents ? Chez des amis, la famille ? Où vit-il ? Nous ne le savons pas. Les évangiles ne nous donnent pas cette information. Tout ce que nous pouvons supposer, selon ce que nous lisons dans les évangiles, c’est qu’à partir du moment où Jésus commence à sortir de son silence, à enseigner et à témoigner autour de lui de ce qui fait sens dans sa vie et qui touche à l’âme, il va et il vient d’un lieu à un autre, il se déplace, se repose ici chez des amis et connaissances, passe la nuit là, dans sa famille proche.

Où Jésus habitait-il ? A quelle adresse ?

Peu doit nous importer finalement son lieu de résidence. Peu importe aussi pour les deux disciples de Jean le Baptise de le savoir. Car, n’est-ce pas que ce qui compte, ce n’est pas le lieu, mais le lien, la nature du lien que nous avons avec lui, que nous entretenons avec lui, que les deux disciples vont tisser avec lui?

Dès le premier contact, ces deux hommes font confiance à Jésus, qu’ils ne connaissent pas ou si peu. Ils viennent d’entendre dire de lui : Voici l’Agneau de Dieu, càd celui qui est véritablement source de libération et de vie nouvelle pour ceux qui croient en lui et se mettent en chemin à sa suite.  C’est ainsi que ces deux hommes le suivent et passent l’après-midi avec lui, peut-être même la soirée, tant ils se sentent bien avec lui, en confiance.

Ce qu’ils y ont fait, ce qu’ils se sont dit, nous ne le saurons pas. Cela reste et restera un secret entre Jésus et ces deux hommes.

Tout comme ces maisons de notre enfance qui garderont pour toujours leur secret, que nous aurions tant aimé visiter et qui nous sont restées fermées.

Mais, quand nous avions le droit d’y entrer, que n’avons-nous pas découvert ?

Des odeurs particulières si différentes de celles que nous connaissions.

Des sons et des bruits qui ne nous étaient pas familiers : le tic-tac d’une horloge, la grand-mère assoupie dans son fauteuil qui respirait doucement.

De la nourriture qui avait un goût si inhabituel.

Sur les étagères, dans les tiroirs que de mystères… !

 

Etre avec Jésus, dans sa maison, c’est être dans la maison de Dieu.

L’église, le bâtiment n’a pas l’exclusivité de la maison de Dieu.

Tout lieu et endroit où la parole de Dieu est annoncée et accueillie, tout lieu où se vit un lien de confiance en Lui, c’est la maison de Jésus, celle de Dieu.

 

Et lorsque, nous nous rendons le dimanche matin au culte comme maintenant et que nous passons un moment avec Dieu comme maintenant, que savent ceux qui sont dehors de ce que nous vivons, de ce qui se passe en chacun de nous, de ce qui nous touche et nous émeut, nous parle, nous interroge et nous interpelle ?

Et nous-mêmes, que savons-nous, lorsque nous sommes en présence de Jésus, de la manière dont Dieu agit en nous, pour nous et avec nous ?

Une heure passée avec lui peut devenir l’instant d’un nouveau départ.

 

Pour les disciples, le moment viendra où ils réaliseront qu’ils ne peuvent plus quitter celui qui va devenir leur maître bien-aimé : « Rabbi, à qui d’autre qu’avec toi, irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle, des paroles qui nous font tant de bien. Avec toi, nous nous sentons comme à la maison ! »

 

Quelquefois, pendant ou après un culte, on sent un chemin d’espérance qui s’ouvre en soi. Nous sommes touchés par une parole, un geste, une musique, un cantique. Nous recevons une force intérieure, du courage pour faire encore un petit bout de chemin, pour nous rapprocher de quelqu’un dont nous nous sommes éloignés, pour prier à nouveau, pour remercier Dieu de nous avoir gardé et protégé.

Oui, le culte : ce moment sacré, mise à part dans notre semaine, où nous nous plaçons sous le regard bienveillant de Dieu, peut être l’instant d’un nouveau départ.

Nous appelons église la maison de Dieu.

Je le redis : ce n’est pas le bâtiment église avec ses murs et ses pierres qui est important.

La maison de Dieu est partout où des hommes et des femmes se réunissent, forment une communauté unie, à l’écoute de la Parole de Dieu, en quête de la Source de la vie, le Christ, s’en abreuvant et s’en désaltérant.

 

« Que cherchez-vous ? » nous demande Jésus.

Nous ne savons pas toujours précisément ce que nous cherchons dans la maison de Dieu.

Nous ne sommes même pas toujours sûr de chercher.

Pourquoi suis-je là ?

« Venez et vous verrez ! » : chaque fois que nous venons, nous allons à la source qui irrigue nos vies, qui la désaltère.

« Venez ! » : il faut se bouger, cesser d’être installés dans sa misère, son enfermement, des lieux et des liens étouffants, se mettre en mouvement pour aller voir.

 

Qu’y a-t-il à voir ?

Rien d’autre que la présence de Dieu à nos côtés. Il n’y a rien d’autre à savoir et à connaître, que de vivre de cette présence et dans cette présence.

Nous imaginons quelquefois trouver Dieu dans le silence feutré d’une église, dans la stricte obéissance à des commandements, dans un credo ou une doctrine figés qui d’ailleurs n’aident guère à vivre…et puis voilà que Dieu, c’est cet autre, un frère, une sœur, un ami, un inconnu à côté de nous qui nous donne envie de nous remettre en marche, d’aller vers la vie, vers notre vie, avec un peu plus de confiance et de courage.

 

« Venez et vous verrez ! » 

 

 

. . .  E N   C O N S T R U C T I O N  . . . 


Thème de ce dimanche :

« Portez les fardeaux les uns les autres,
ainsi vous accomplirez la loi du Christ. »
 
 (Galates 6,2)

Lectures du jour :  
Psaume 22,23-27; Genèse 50,15-21; Romains 14,10-13; Luc 6,36-42

 

Accueil

 

Prédication donnée par Claire-Lise Oltz-Meyer, pasteure à Hoenheim    

…………

 

vous trouvez l’ensemble des photos prises par Pierre Diffiné, sur Google  :  https://photos.google.com/album/AF1QipO0JHM2CZd3w7qwyKCqhxCkctoZeNZeqKZLjQD

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Thème de ce dimanche :
« Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » 

Lectures bibliques :  1 Timothée 1,12-17, Luc 15,1-7

 

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Quelques souvenirs :

Quatre paroisses, quatre gestes à deviner: Hoerdt : chercher clé derrière portail : attendue dans toutes la maisons, nombre Kt, Louveteaux, Ventes, enterrements. Monde traditionnel encore en place. Saverne : rouler feuille de vigne : apprentissage et amitiés interreligieuses, jardin. Schiltigheim : sonnette de vélo : enfin le plat et de petites distances, se déplacer sans polluer, faire partie d’une petite ville, d’une vrai communauté. La Meinau : bébé chef d’orchestre:  cultes avec un style contemporain, chant et musique qui élève l’âme à Dieu.

Prédication :

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ.

Voici le jour venu de nous dire à Dieu. La Meinau, ce n’est pas bien loin, mais ce sera tout de même ailleurs. Les textes du jour du coup prennent, comme toujours quand la Bible nous rejoint au milieu de notre vie, beaucoup de relief : Le grand apôtre Paul, insiste sur l’immensité de la grâce surprenante que Dieu lui fait en le choisissant pour parler. Je partage, à ma modeste mesure cet étonnement tous les jours ! Et puis le bon berger qui ramène au troupeau la brebis perdue, et qui garde l’objectif bien en tête : Ne pas en perdre une, même une seule ! Quel Dieu merveilleux nous avons : il est à des années lumière du calcul et de la bonne gestion d’entreprise, il est complètement passionné et fou d’amour pour chacun et chacune, chaque humain !

DSC_4729Mais maintenant, quel souvenir vous laisser ce matin de nos adieux ? Quel mot, quel texte pourrait bien nous toucher ? Ce que je préfère, ce que Jésus utilisait souvent souvent, ce sont les histoires. Et il y en a une que vous connaissez, sans peut-être trop le savoir d’ailleurs. Elle est tellement puissante que c’est elle que je voudrais vous raconter.

Ça s’est passé du temps de Jéroboam II… Jéroboam II.. roi d’Israël… « Il fit ce qui déplut au Seigneur. » C’est la Bible qui le dit (2 Rois, 14,25), et pourtant Dieu lui permit d’agrandir son Royaume énormément. Son meilleur conseiller l’y « avait encouragé, « Vas-y tu peux le faire, tu le vaux bien, allez nous allons faire de nous une grande nation ! » Et oui, ils étaient vachement nationalistes. Et, comme dit, ça avait marché. Le petit royaume d’Israël avait réussi, alors même que l’hyper-puissance du moment, l’empire magnifique et fort était la superbe Assyrie, juste à côté. Et oui, monsieur-dames, Jéroboam II et son conseiller, ils l’avaient fait. Bling Bling. Ils oubliaient de dire qu’en fait la puissante Assyrie était occupée ailleurs, aux prises avec l’empire concurrent montant de Babylone. Mais ça le roi et son prophète avaient tendance à l’oublier un peu. Ils avaient vaincu leurs ennemis.

Et Dieu dans tout ça? C’est là que commence l’histoire, le roman de la Bible que vous avez déjà deviné, j’en suis sûre. Dieu, lui, était resté clairvoyant. Il voyait surtout les souffrances que l’empire assyrien et son roi dans sa puissante capitale … Ninive (oui, bravo!) les injustices sans nom que cet empire infligeait à tout le monde. Et voilà que Dieu veut envoyer son prophète….. ? Jonas, mais oui, changer les choses, juste par un petit message.

Jonas, le conquérant d’Israël, le vaillant nationaliste convaincu, le conseiller royal, n’a pas peur, non, non. Il refuse de partir à Ninive, mais c’est pour une toute autre raison. Savez-vous laquelle ? Non ?!

Le cargo sur lequel il s’embarque se retrouve dans cette fameuse tempête en haute mer. Les marins prient tous leurs dieux, mais Jonas se fait jeter par dessus bord quand-même. Il veut se punir d’avoir désobéi, il veut fuir, mourir en fait. C’est là que le grand monstre marin l’avale et le recrache sur la terre et que tout compte fait Jonas finit par porter le message divin. « Changez votre comportement, sinon vous disparaîtrez de la terre. Voilà, nom de Dieu !!! »

Alors, raconte la Bible, le roi, ses conseillers et ministres, toutes les dames de la cour, les serviteurs et les servantes, les bourgeois et les paysans, les chefs d’entreprises, les chercheurs et les professeurs, les voisins et les voisines, les parents et les tontons, les enfants et même, même les chiens, les chats, les chèvres et tous les choux, enfin, tous, tout le monde entier, se mit à se repentir, à changer de cap, à changer de comportement. Même les fourmis, et sûrement les abeilles et les moustiques.

Et Dieu ? Dieu ne détruisit pas, mais donna une nouvelle vie à puissante NINIVE.

Elle est là, la vraie raison de Jonas, la raison pour laquelle il ne voulait pas y aller. « Je le savais. dit-il. Je savais que tu es un Dieu clément et compatissant, patient et grand par la fidélité, qui renonces au mal. »

Jonas, taper dans le tas, faire de grandes conquêtes et même mourir dans des guerres les armes à la main, ok. Mais changer le monde à coup de millions de bons comportements et gestes et aimer les humains, ça, jamais.

Et voilà, frères et sœurs, cette histoire, c’est exactement celle qu’il nous faut.

Elle raconte la « grâce seule » que Martin Luther il y a 500 ans a déterrée de sous les détritus et que nous célébrons ensemble pour la première fois cette année 2017. Le pape François a ouvert les célébrations aux côtés de l’évêque luthérien Mounib Yunan à Lund le 31 octobre dernier.

L’histoire de Jonas nous donne le courage de parler aujourd’hui de Dieu, dans le monde qui a changé, mais qui attend, sans le savoir, avec une soif ardente, le message de la bonté divine.

Et elle nous donne le courage de participer à l’immense conversion planétaire nécessaire aujourd’hui  face à la plus grande menace que l’humanité de toute son existence a jamais connu : le réchauffement climatique. Le changement de comportement à tous les niveaux pourra l’emporter grâce à Dieu !

Frères et sœurs, l’histoire ne dit pas, si JONAS a fini par y croire. Notre histoire, à nous, dira si nous aurons placé notre entière confiance en Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ton intelligence. »

Dans notre vie d’église, dans notre vie personnelle, dans les lieux où nous vivons. Que le Seigneur nous bénisse, chacun et chacune là où il nous place sur cette terre ! Soli déo gloria, à Dieu seul la gloire ! Amen.

 

Prières d’intercession :

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GUY :
Seigneur, dans ta grâce, tu nous recherches toujours, là où nous nous égarons. Puis tu nous envoies et nous permets d’aimer encore.

Nous te prions maintenant pour notre communauté schilikoise. Donne-nous toujours ton esprit d’amour, de pardon et de justice qui permet de vivre toujours davantage ensemble, dans la transparence et la pureté. Que notre style de vie soit un témoignage de ta tendresse pour tous. Que nos relations fraternelles soient marquées par l’esprit de service, tel que le Christ nous l’a montré.

 

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JEAN-LUC :
Oui, nous te prions pour nous tous ici présents et pour tous ceux et celles à qui nous sommes liés dans la fraternité de par le monde. Nous te rendons grâce du fond du cœur pour cette sœur, ce frère qui est à nos côtés, ou qui l’a été par le passé pour nous faire grandir, pour nous rendre l’espoir.  Ainsi nous te prions ce matin en particulier pour toutes les familles et les personnes nouvelles de notre communauté : que nous ne perdions pas nos liens et nous souvenions les uns des autres !

 

 

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DANIELLE :
Seigneur, aujourd’hui, le cœur plein de reconnaissance nous te confions nos pasteurs et te prions pour Michel qui reste et pour Ulrike qui part. Renouvelle chaque jour en eux le désir de te servir et la joie de semer dans ton champ, donne-leur la créativité, la compassion et l’endurance dans la fraternité dont ils ont besoin. Délivre-nous de nos étroitesses, de nos rancunes, de notre paresse au service de ton Évangile et que vienne le jour, Seigneur, où tournés tout entiers vers Jésus-Christ, notre Seigneur, nous pourrons, Père, te louer d’une seule bouche.

 

 

Message de la présidente du Conseil Presbytéral, Marlène Haller :DSC_4740

Madame la pasteure Ulrike RICHARD-MOLARD, Chère Ulrike, 

13 ans à Schillick et nous voilà déjà réunis pour t’adresser nos remerciements pour ce parcours vécu ensemble.

Tu t’es installée en septembre 2004 dans le presbytère rue Principale, entourée de nombreux enfants, et 13 ans plus tard, tes enfants ont grandi et sont aussi allés vers d’autres horizons, sauf Mathilde pour l’instant. Mais c’est une fierté de maman de pouvoir rendre nos enfants autonomes et responsables, n’est-ce-pas ?  

Environ une année après ton installation, tu nous as dit au conseil : maintenant je suis votre bergère. Dans ce terme-là, il me semble que tu y mettais une tendresse, une attention, une responsabilité vis-à-vis de notre paroisse. Et il n’y a pas longtemps, tu disais faire partie de la famille des schilickois. Les pasteurs ont une place particulière dans la vie d’une paroisse : par les rencontres, les relations qu’ils peuvent établir, ils sont un maillon fort.  

Nous avons pu constater que tu consacrais ton amour, ta foi, ton espérance, toute ton énergie, tes compétences,  ton désir d’aller de l’avant, quelquefois de manière un peu trop précipité.., ta préoccupation devant les changements sociétaux qui nous interrogent tous. Tu mesures l’importance de la sauvegarde la création : qui ne connait pas le vélo et le casque de protection d’Ulrike ?  mais qui sait le souci d’Ulrike pour que, lors des fêtes, nous n’utilisions pas de vaisselle jetable ? son souci (le nôtre aussi) d’économiser les énergies fossiles, d’essayer de nous orienter vers des énergies propres ?

Tout naturellement, ton regard s’est également ouvert aux autres religions dans un esprit de partage, d’ouverture, de fraternité et de respect pour le bien-vivre ensemble.

Les enfants et les jeunes sont un espace privilégié dans ton ministère : attentive à leur faire une place et toujours dans les projets, tu as encadré tous les ans des camps, et encore cette année, tu vas partir avec une équipe pour un camp itinérant à vélo dans notre belle Alsace.

Tu souhaitais plus que tout rendre vivant l’évangile et les grandes figures bibliques dans notre quotidien, montrer et témoigner que Jésus est vivant. Les saynètes que tu mettais en scène avec les confirmands et les jeunes lors des cultes et des fêtes de Noël en ont été des exemples concrets. Les prédications et méditations se déroulaient souvent de manière interactive, au culte mais aussi au conseil. La fête des 250 ans de l’église rue Principale a été l’occasion d’un son et lumière mémorable et Jonas, que tu es en train de mettre en scène avec une belle mobilisation en équipe, en est également une illustration.

Enfin la musique, le chant et la guitare d’Ulrike sont tes respirations incontournables.

Comme nous l’avons entendu dans le texte de Timothée, j’ai noté ce verset : Mais la bonté de notre Seigneur pour moi a été immense : j’ai reçu la foi et aussi l’amour qui vient du Christ Jésus.

Je n’ai retenu ici que certains points essentiels. Pour ce ministère, pour ce temps partagé avec Michel Roth, ton collègue pasteur, les collègues du consistoire de Bischheim et la paroisse de Schiltigheim, nous voulons te dire merci, merci et pardon, si tu as été blessée.

 Nous t’exprimons toute notre reconnaissance, nos remerciements pour ces années et nous souhaitons que tu sois bénie dans ton futur ministère dans le sud de Strasbourg, que le Seigneur t’accompagne et te guide dans ces nouvelles missions.

 Mais, Ulrike, à Schillick, c’était quand même pas la mer à boire !

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… et le culte a été suivi du Verre de l’amitié au Foyer rue des Tonneliers …

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Thème du jour :
  L’invitation

Lectures du jour :
Psaume 36,6-11; Ésaïe 55,1-5; Éphésiens 2,17-22; Luc 14,16-24 et Matthieu 22,1-14

 

Le festin nuptial dans l’Évangile de Matthieu,
chapitre 22, les versets 1 à 14 (Tob)

 

 1  Et Jésus se remit à leur parler en paraboles :
2  « Il en va du Royaume des cieux comme d’un roi qui fit un festin
de noces pour son fils.
3  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités. Mais eux ne
voulaient pas venir.
4  Il envoya encore d’autres serviteurs chargés de dire aux invités :
“Voici, j’ai  apprêté mon banquet ; mes taureaux et mes bêtes grasses
sont égorgés, tout est prêt, venez aux noces.”
5  Mais eux, sans en tenir compte, s’en allèrent, l’un à son champ,
l’autre à son commerce ;
6  les autres, saisissant les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
7  Le roi se mit en colère ; il envoya ses troupes, fit périr ces assassins
et incendia leur ville.
8  Alors il dit à ses serviteurs : “La noce est prête, mais les invités
n’en étaient pas dignes.
9  Allez donc aux places d’où partent les chemins et convoquez à la
noce tous ceux que vous trouverez.”
10  Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins et rassemblèrent tous
ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons. Et la salle de noce fut remplie
de convives.
11  Entré pour regarder les convives, le roi aperçut là un homme qui
ne portait pas de vêtement de noce.
12 “Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir de vêtement
de noce ?” Celui-ci resta muet.
13  Alors le roi dit aux servants : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans
les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.”
14  Certes, la multitude est appelée, mais peu sont élus. »

 

P1030609Prédication donnée William Baal, prédicateur laïc :

Nous sommes en été, et comme vous le savez tous, c’est là, durant cette période, que se font la plupart des mariages. Personnellement, je vais être présent à une cérémonie d’union de deux personnes que j’aime et que je connais, qui aura lieu début juillet. Donc, je vais me préparer de manière à honorer cette invitation qui m’a été faite. Un beau costume, des chaussures cirées, une chemise seyante, un nœud papillon, des cadeaux et un large sourire. Maintenant vous savez dans quel état d’esprit je serai pour aller à ce mariage ! Comme nous le vivons à ce genre d’occasion, nous avons répondu à un appel pour réserver cette date. Nous en ferons une priorité par rapport à d’autres occupations que nous pourrions avoir. Nous allons privilégier ce rassemblement de personnes choisies pour nous réunir. Dit plus simplement, nous voulons nous associer et nous réjouir à l’union d’amour  de deux êtres chers à nos cœurs. Notre texte nous parle de la parabole, d’un roi, dans le royaume des cieux, qui fait un festin pour les noces de son fils. Ce roi constate que personne de ceux à qui il s’adresse n’est au rendez-vous, dit autrement, ils n’ont pas envie de venir. Ils sont dans l’indifférence de leur confort, il y a même certains conviés qui tuent les messagers de ce roi, pour ne pas être dérangé dans leur conscience. Vous l’avez compris, il s’agit d’une histoire au figuré, qui s’adresse à l’état de notre être intérieur. Entendons-nous l’invitation de Dieu, ou pas ? Je nous propose de réfléchir ensemble aux conséquences du refus de cette invitation, nous allons nous pencher vers toutes celles et ceux comme nous qui acceptent cette invitation, et enfin nous mettre en accord en esprit à la célébration de cette magnifique noce qui nous est promise.

Qu’est-ce qui fait que nous acceptons une invitation, un repas de noces festif ? Il y a une raison, c’est le lien que nous avons avec la personne qui nous invite. Lorsque nous refusons, il faut que nous en acceptions les conséquences. Dit autrement, nous risquons de nous fâcher avec la personne qui a envoyé cette invitation. C’est exactement ce que nous retrouvons dans le texte du verset 1 au verset 6. Et nous pourrions rajouter les versets 11 à 13, où il y a un des convives qui n’a pas revêtu son vêtement de mariage. Que celui-ci soit intérieur, ou extérieur. En clair, il n’est pas dans l’esprit de cette fête. Que se passe-t-il à ce moment-là ? Le roi se met en colère et le fait jeter dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Quand à ceux qui au départ étaient conviés et qui ont fait taire leur conscience en tuant les envoyés du roi, leur châtiment à été implacable, ils ont perdu la vie (éternelle) à la suite de leur refus. Alors vous pourriez me dire, ce roi est sans cœur, c’est une histoire vieille de 2000 ans, c’est une fable, etc. etc. Il n’empêche que c’est quand même un choix de nous-mêmes, notre choix, qui nous a conduit à être exclu de ce repas de noces. Dit encore autrement, nous avons la liberté de nous séparer de Dieu ! Mais avec toutes les conséquences, que cela implique.
Alors qu’en est-il de nous mêmes qui avons accepté cette invitation par le baptême de notre Seigneur ? Je peux dire qu’à travers cette démarche nous avons une assurance de participer à ce festin. Qu’est-ce qui me permet de dire cela ? Car le jour de l’Éternel est proche, car l’Éternel a préparé le sacrifice, Il a choisi ses conviés. C’est ce que nous dit un des plus petits livres dans l’Ancien Testament, écrit par le prophète Sophonie, chapitre 1, le verset 7.

Continuellement, nous avons cette répétition d’être invités à célébrer les noces de l’époux, quelles que soient les époques, les endroits, et les situations de chacun. Je vais dire encore plus simplement : Dieu nous aime, il veut que nous participions au banquet qu’il donnera dans son royaume d’éternité et d’amour.

C’est là que nous arrivons à l’esprit dans lequel nous allons participer à ce repas de fête. C’est là que les versets 11 et 12 ont toute leur importance. Dans la parabole qui est citée, il ne s’agit pas seulement de l’habit de noces extérieur, il s’agit possiblement aussi de notre état intérieur. Ne soyons pas comme celui qui reste muet devant le Seigneur. Dit autrement, il est possible, que nous soyons conviés, il est également nécessaire que nous ayons des dispositions de cœur, qui nous permettent de participer à ces réjouissances. Cela veut dire, nous ne sommes pas seulement des chrétien baptisés, nous avons à présenter l’expression de notre foi, qui  se traduit, également, par un reflet des valeurs chrétiennes qui sont notre durant toute notre vie. Et la meilleure traduction de cette foi se fait en acte ! C’est en cela que nous revêtirons cet habit de noces dont il est question dans ce repas. Oui, si nous aimons, les personnes sauvées que nous sommes devenus, nous le montrerons par notre attitude de joie. Relisons la courte épître aux Philippiens qui est un bon exemple de cette attitude  de joie. Et c’est en cela que nous pourrons être conviés au festin du  royaume de Dieu. Nous retrouvons cela, dans le livre de l’Apocalypse, chapitre 19, les versets 7 à 9 :

7  Réjouissons-nous, soyons heureux et rendons-lui gloire ! En effet, c’est
maintenant le mariage de l’Agneau. Celle qu’il a choisie pour lui s’est faite
belle.
8  Pour vêtement, elle a reçu un habit de toile fine, brillante et pure. Cette
toile fine, ce sont les actions justes de ceux qui appartiennent à Dieu. »
9  L’ange me dit : « Écris : “Ils sont heureux, les invités au repas de mariage
de l’Agneau ! ” 

Voulons-nous être de la partie ?  C’est cette promesse qui nous est faite ! Emparons-nous de cette assurance pour participer à la fin de notre vie à ce repas. D’ailleurs nous pourrons en goûter les prémices spirituelles tout à l’heure lors de notre Sainte Cène. Amen

… voir ci-dessous tout l’album photo …

Chères sœurs et chers frères,

Comment  convaincre quelqu’un de son tort ? Vous êtes-vous déjà posé cette question, dans l’éducation de vos enfants peut-être, en pensant aux dérives de notre monde, ou peut-être même en constatant votre propre dureté de cœur ? Comment vraiment convaincre quelqu’un de son tort ?

Jésus nous parle par une histoire : « Il y avait une fois… » . Et le bon docteur Luc, sensible aux problèmes sociaux, aux malades et à leur guérison, la formule d’une façon des plus impressionnantes… On va vous la lire. Ecoutez bien. Luc 16,19-31 (lecture et prière)

Le riche, donc, quel était déjà son nom ? — Ah oui, il n’en avait pas, Monsieur le riche, tout- simplement. Son agenda est plein, son quotidien est rempli de soucis… quel habit choisir, quel repas offrir, quel décor cette fois-ci ?

Et puis le pauvre, il a un nom, lui, Lazare, Eleazare, « Dieu-aide » en français. Plus souffrant que lui tu meurs ! D’ailleurs c’est ce qui lui arrive : Ci gît Eleazare, dit le texte. Même les chiens, animaux impurs par excellence dans la Bible, comme peut-être les rats pour nous autres, mêmes les chiens auront eu plus de compassion pour lui : puisqu’ils lui nettoient ses plaies dégoûtantes, pendant que Monsieur Leriche passe sa porte et passe par-dessus l’agonie de Lazare, sans un geste, sans un mot. Un monstre d’inhumanité. Même en enfer il ne s’occupera que des siens et essaie d’utiliser Lazare comme son serviteur…

Maintenant, concrètement, qu’aurait-il du faire, frères et sœurs, je vous le demande. Qu’aurait-il pu faire ?

« On ne peut pas résoudre les problèmes de tout le monde, n’est-ce pas ? Ce pauvre, il faisait sûrement partie d’un réseau de mendicité organisée ! Et puis, il y a des spécialistes pour ça. – La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et puis moi, ça me déprime trop, de voir tout ça !  » Voilà comment notre cœur se ferme.

Et pourtant. Moïse et les prophètes, la Bible,  Monsieur Leriche les connaissait: « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »  Mais Monsieur Leriche, son cœur, son âme et sa force, il en avait besoin pour d’autres choses, nous l’avons vu.

Et nous, jeunes débutants dans la foi, ou confirmés de longue date, nous qui sommes de toute bonne volonté, nous nous demandons aussi parfois s’il est bien possible de garder son cœur ouvert à tous ces problèmes et à toutes ces choses décevantes que les humains sont capables de faire. Comment nous convaincre de notre tort ?!  Seigneur, comment vas-tu nous guérir, nous encourager encore ?!

L’histoire que le Seigneur nous confie ce matin nous montre le monstre que nous pourrions devenir si nous fermons nos cœurs, nos yeux, notre intelligence. C’est déjà ça. Car il est urgent pour nous aussi de garder ouverts nos cœurs à cette utopie du Royaume de Dieu, qui n’est simplement pas encore réalisé, mais qui vient. Alors, même peiné pour l’autre sans pouvoir résoudre son problème notre cœur, rempli de cette folle espérance, trouvera sans se tromper tout seul les chemins de la paix, de la justice, de la sauvegarde de la création.

Voir en l’autre simplement un humain, créé comme moi par le même Créateur, avec la même dignité inaliénable et puis d’entrer en contact d’humain à humain. Voilà ce qui aurait pu sauver la situation. Peut-être que Monsieur Leriche aurait simplement pu organiser un peu de soutien, tout simple ?

Comment le convaincre de son tort ? Hhm, ce fut peine perdue. Mais comment me convaincre, moi de mes torts et duretés de coeurs ? Frères et sœurs, que l’histoire du pauvre Lazare  nous ouvre les cœurs, les mains et l’intelligence dans notre marche vers le Royaume, jeunes et gens d’expérience, ensemble.

« Merveilleux Seigneur, ne te décourage pas avec nous, continue à nous mettre à cœur tes histoires !  Amen ».

Ulrike Richard-Molard

 

Ulrike Richard-Molard a partagé un album avec vous (photos prises par Frieda Bohnert) :  
    Confirmation SCHILTIGHEIM 2017  
    Afficher l’album

 

Trinité

 

Lectures du jour :P1030608
Psaume 145; Esaïe 6,1-13; Romains 11,33-36; Jean 3,1-8
Cantiques :
Alléluia 42-03; 43-05; 35-07;41-11

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La prédication nous a été donnée
par notre prédicateur laïc, William Baal :

 

Voici le texte pour la prédication :  il se trouve dans le livre d’Esaïe au chapitre 6, les versets 1 à 13  (Segond)

 

1  L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé ; le bas de son vêtement remplissait le temple.
2  Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les jambes, et deux dont ils se servaient pour voler. 
3  Ils s’appelaient l’un l’autre et disaient : Saint, saint, saint est le SEIGNEUR (YHWH) des Armées ! Toute la terre est remplie de sa gloire !
4  Les soubassements des seuils frémissaient à la voix de celui qui appelait, et la Maison se remplit de fumée. 
5  Alors je dis : Quel malheur pour moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, le SEIGNEUR (YHWH) des Armées !
6  Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une braise qu’il avait prise sur l’autel, avec des pincettes. 
7  Il toucha ma bouche et dit : Ceci a touché tes lèvres : ta faute est enlevée, ton péché est expié.
8  J’entendis le Seigneur qui disait : Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ? Je répondis : Je suis là, envoie-moi ! 
9  Il dit alors : Va dire à ce peuple : Ecoutez toujours, mais vous ne comprendrez rien ! Regardez toujours, mais vous n’apprendrez rien !
10  Engourdis le cœur de ce peuple, rends-le dur d’oreille et ferme-lui les yeux, de peur qu’il ne voie de ses yeux, qu’il n’entende de ses oreilles, que son cœur ne comprenne, qu’il ne revienne et ne soit guéri.
11  Je dis : Jusqu’à quand, Seigneur ? Et il répondit : Jusqu’à ce que les villes soient saccagées, sans habitants, les maisons sans hommes, et la terre saccagée, dévastée ;
12  jusqu’à ce que le SEIGNEUR ait éloigné les hommes et que le pays soit tout à fait abandonné.
13  S’il y reste encore un dixième des habitants, il repassera par l’incendie ; mais, comme le térébinthe et le chêne conservent leur souche quand ils sont abattus, sa souche donnera une descendance sainte.

Nous voilà devant un texte bien étrange ! C’est le récit d’une vision.  La vision d’un scribe, qui était le secrétaire personnel du roi Osias. Il était chargé d’écrire les événements de la royauté. Il est vraisemblable, mais le texte ne nous le dit pas, que cet événement ait eu lieu lors de l’intronisation du futur roi Achaz. Celui-ci, sera par la suite un roi, dont le cœur s’est endurci et qui s’était éloigné de Dieu durant son règne. Mais revenons-en à Esaïe, et au récit de cette vision. Du verset 2 au verset 5, nous sommes en pleine fantasmagorie. En clair, il est question de séraphins avec des descriptions de leurs ailes, qui chantent la gloire de Dieu. Puis aux versets 6 et 7, le charbon ardent qui purifie le futur prophète devant la majesté de Dieu. Et enfin la demande, la réponse d’Esaïe et le message à transmettre (versets 8 à 13). Je crois que nous pourrions trouver plein d’explications scientifiques et rationnelles à ce texte. Dit plus simplement, notre prophète avait dû inhaler les fumées d’encens et autres substances narcotiques répandues à l’occasion de cette célébration … Ce qui avait dû provoquer cet état d’extase ! Pour voir les choses d’une manière encore plus basique, notre prophète devait être en train de planer ! Il était là, sans être là ! Mais est-ce vraiment ce qui doit nous préoccuper ? Est-ce que nous devons nous concentrer uniquement sur l’état d’Esaïe ? ne nous arrive-t-il pas, à nous aussi, d’être en dehors du temps, du lieu, et je dirais même en dehors de notre corps, lorsqu’il nous arrive d’avoir des révélations, de vivre des rêves, ou tout simplement d’être ébloui par la beauté de paysages à couper le souffle ? C’est en cela que je laisse le mystère de cet état de côté, pour plutôt me concentrer sur le message de celui qui à accepté de devenir prophète. C’est ainsi que nous pourrions réfléchir, au contenu du message transmis : le verset 9, le verset 11, et enfin le verset 13.

Au verset 9 :  « Il dit alors : Va dire à ce peuple : Ecoutez toujours, mais vous ne comprendrez rien ! Regardez toujours, mais vous n’apprendrez rien ! Engourdis le cœur de ce peuple, rends-le dur d’oreille et ferme-lui les yeux, de peur qu’il ne voie de ses yeux, qu’il n’entende de ses oreilles, que son cœur ne comprenne, qu’il ne revienne et ne soit guéri. »  

C’est un message que nous retrouvons régulièrement, dans notre Bible dans Exode, chapitres 7 et 8, lorsqu’il est question du pharaon qui a le cœur endurci et ne veut pas laisser partir le peuple d’Israël de son pays, dans Jérémie 5, 23, dans Actes des Apôtres, chapitre 28,27, etc. Je citerai juste le verset de laL aux Hébreux, chapitre 3 :  « C’est pourquoi comme dit l’Esprit Saint, aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ! » 

Mais cela ne répond pas à la question du pourquoi de cette rébellion contre Dieu ? Une réponse pourrait être, que l’homme a toujours voulu être indépendant de Dieu et de son message ! Quoi de plus naturel, à ce moment-là, que notre Seigneur suive cette inclinaison de nous-mêmes pour nous laisser aller dans une impasse, et enfin, que nous retrouvions ce chemin de la dépendance divine, si nous avons fait un profond retour en nous-mêmes. Dieu nous laisse libres de faire ce que nous voulons de notre vie ! Et plus nous nous éloignons de lui, plus nous allons-nous endurcir dans notre cœur. Dit plus simplement, c’est notre égoïsme et notre orgueil et notre suffisance qui nous conduisent à considérer que nous pouvons nous passer de Dieu.

C’est en cela que nous pouvons considérer les conséquences de cette attitude au versets 11 à 13 où il nous est dit : « Jusqu’à ce que les villes soient saccagées, sans habitants, les maisons sans hommes, et la terre saccagée, dévastée ; jusqu’à ce que le SEIGNEUR ait éloigné les hommes et que le pays soit tout à fait abandonné. S’il y reste encore un dixième des habitants, il repassera par l’incendie … »  Nous ne sommes pas maîtres de notre avenir. Nous pouvons faire des prévisions, des plans et des projections, mais nous ne connaissons ni maîtrisons notre futur. Quel risque y a-t-il pour-nous, à rester dans la dépendance de Dieu ? Il y a une oscillation permanente entre notre dépendance et notre indépendance du Seigneur. Et cela aura toujours des effets sur notre vie ! Alors quel choix pouvons-nous faire au regard de tout ce que nous avons lu ou vécu ? La dépendance de Dieu ne nous garantit pas une vie comme un long fleuve tranquille. Nous serons secoués par des tempêtes, des épreuves, et des tribulations. Mais il y a un espoir : c’est là que nous arrivons à la troisième thématique de notre réflexion.

C’est la fameuse promesse de cette souche qui va donner une descendance sainte. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il nous est donné de réponse dans le livre de Daniel, chapitre 12, verset 13 :  « Et toi, marche vers ta fin; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. »

Marc et Mathieu nous exhortent à la même chose :  « Celui qui persévérera (dans le Seigneur) jusqu’à la fin sera sauvé. » Nous qui sommes présents ici ce matin nous avons également cette promesse de notre Seigneur qui nous dit : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » C’est ce que nous retrouvons dans l’Évangile de Mathieu, chapitre 28, versets 20. Nous qui sommes le rejet de cette souche brûlée, portons du fruit, de manière à ce que nous soyons identifiés comme étant ceux qui appartiennent au Seigneur. Vous le savez tous, son royaume d’amour nous attend, pour être avec lui d’éternité en éternité. Amen

 

Nous disons notre foi

Nous croyons en Dieu. Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’il est vivant. Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’il a fait le monde pour le bonheur de la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent de son existence terrestre, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.

Nous croyons en l’Esprit-Saint. Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Eglise. Malgré la mort, nous croyons à la résurrection. Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes. Amen.

DSC_4698Thème du jour :

« Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit que sera accomplie mon œuvre !  »
Zacharie 4,6

Présentations :

Marc (par Eléa)

voici Marc. Après son frère Eric l’année dernière et avant le frère cadet Pierre c’est à lui de confirmer son baptême cette année. Des trois frères Marc est celui du milieu. Son prénom est biblique, celui de l’Evangile du milieu des quatre dans le Nouveau Testament, tiens.

Vous avez vu Marc très souvent au culte et depuis longtemps. Il a participé aux saynètes bien avant le KT, mais ce qu’il préfère au culte comme dans la vie, c’est aider, se rendre utile, donner un coup de main. Marc est joyeux. Il ne se laisse pas déranger.

Est-ce qu’il viendra aider aux fêtes paroissiales ? Qui sait… Marc :

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Florence
(par Peggy)

Je vous présente Florence. L’avez-vous remarquée à l’église ?

Elle aussi est venue très régulièrement participer à nos cultes avec sa mère… Si vous ne l’avez pas repérée, c’est parce qu’elle est a un tempérament discret. Et sérieux. Florence fait du piano et aime la musique en général.

Elle se sent prête à être confirmée maintenant et regrette juste qu’il n’y ait pas de jeunes à l’église. Une séance l’a particulièrement frappé au catéchisme, lorsque le pasteur Michel Roth a discuté avec nous du sujet hommes-femme il y a quelques temps. Est-ce qu’elle reviendra pour jouer un peu de piano ici ? Qui sait… Florence :

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Léo (par Faniry)

Et voici Léo. Léo a deux soeurs. La grande, Olivia, a déjà un petit garçon que nous avons baptisé ici, il n’y a pas longtemps. Quand la pasteure Ulrike a présenté le projet du spectacle JONAS pour la rentrée 2017 Léo est venu spontanément rejoindre la troupe des comédiens, avec sa petite sœur, Gaëlle. Et dans la pièce, ils ont un rôle proche de leur vie quotidienne, faite d’amour et de petites chamailleries… Léo réfléchit à bien des choses, mais il ne nous dit pas toujours tout. Il est avec nous et en même temps un peu ailleurs parfois. Léo, on aimerait bien mieux te connaître en fait… En tous cas vous le verrez sur les planches en octobre-novembre pour le grand encouragement de JONAS. Léo :

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Faniri (par Fanny)

Je vous présente Faniri. Sa famille est originaire de Madagascar, où les jeunes sont invités à la confirmation beaucoup plus tard, vers 18 ans. Du coup Faniry est un peu plus âgé que nous et a presque 16 ans déjà.

Après avoir vécu en Lorraine, Faniri est devenu schilikois. Jésus Christ n’est pas du tout un étranger pour lui, car il a fréquenté l’école du dimanche de Marcelle et Marlène, les cours de religion avec Ulrike et Michel et les deux églises malgaches de Strasbourg avec ses parents en plus de notre paroisse. Tranquille et un peu timide, voilà son tempérament. Nous l’aimons bien depuis les retraites de catéchisme où on a fait sa connaissance. Peut-être que grâce à lui on pourra faire un petit groupe des Jeunes ? Qui sait…. Faniri :

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Flore (par Louise)

Je vous présente Flore. Elle est grande, vous voyez, mais à la maison c’est la petite dernière. Ses deux grandes sœurs, Leslie et Mélissa lui ont ouvert les portes du catéchisme qu’elle a suivi depuis trois ans, sans regrets, après les cours de religion à l’école primaire. Quand elle pense à Jésus Flore trouve que plutôt que de parler de lui, il faut faire ce qu’il dit et vivre avec lui !

Jouer des saynètes justement, c’est concret, chanter aussi. Flore :

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Tania (par Lukas)

Last but not least : voici Tania.

Un peu rebelle sur les bords, Tania a finalement beaucoup apprécié le catéchisme, qu’elle trouve intéressant et où on apprend plein de choses, sur Dieu, la Bible et la paroisse. Tania est partie avec nous en Hollande en 2015 avec son petit frère Enzo et a participé à plusieurs saynètes d’église. Mais ce qu’elle préfère quand-même c’est rire. Mais oui. Et chanter, alors ça oui, chanter.

Si ça se trouve elle viendra un jour à la chorale gospel, avec ses parents, pourquoi pas ? Qui sait…. Tania :

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Souvenirs

  1.  Plus tard, quand nous allons nous souvenir de notre catéchisme, beaucoup d’images et de souvenirs nous viendront à l’esprit.

Nous avons appris le Notre Père par cœur, c’est sûr, mais nous avons beaucoup discuté aussi de la vie devant Dieu et découvert les grands thèmes de la foi, la Bible, la prière, la confession de foi, le culte.

2.  Une des leçons, toute simple, c’est celle de la roue de la Prière. Vous connaissez ?

Une roue est faite pour tourner, pas pour rester immobile, pour tourner et rouler et avancer, toute la vie. (tourner la roue)

dans notre vie avec Dieu, au centre de cette vie, se trouve la prière. Elle est là tout le temps. Il ne faut pas qu’elle s’arrête, jamais. Alors nous allons avancer !

pour être bien stable, une roue, de vélo par exemple, a besoin de rayons. Si un rayon se casse il faut tout de suite le réparer, sinon, la roue va se voiler, se voiler de plus en plus, faire un huit, comme on dit et puis se casser, se briser.

Il faut tous les rayons dans notre vie de prière !DSC_4697

On en a nommé quatre :

ADORER, adorer d’abord, louer et adorer, admirer notre Dieu. Pas tout de suite lui demander des choses ! D’abord le regarder, le contempler, méditer ses exploits et dire, chanter, admirer sa bonté, sa sagesse, sa grandeur, sa puissance… ADORER

REMERCIER ensuite, pas se plaindre et râler tout le temps, mais formuler et dire clairement tout le bien que nous recevons, que je reçois, que j’ai eu dans ma journée, cette semaine, sur cette terre, dans ma classe, ma famille, la société etc. etc. REMERCIER

RACONTER et oui, raconter la vie à notre Seigneur. Il sait tout, évidemment, mais il nous écoute avec une bienveillance infinie. On peut vraiment tout lui dire. Parler nous fait du bien. Mais il faut savoir aussi que ses enfants qui lui parlent, cela fait un plaisir énorme à notre Père céleste. SE RACONTER

DEMANDER. Nous pouvons demander ce que nous voulons. Y croire fermement. Notre bon berger nous donnera tout ce qu’il nous faut, ni plus ni moins et ne nous veut pas de mal jamais. Quand nous lui demandons de bénir les autres, ceux qui souffrent, on appelle cela une prière d’INTERCESSION. Demandez et vous recevrez. DEMANDER.

Tourne, roue de la prière !!

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Chers frères et sœurs, petits enfants, ados, grand-mères, voisines, débutants ou confirmés dans la foi en Jésus Christ, que la grâce et paix, la créativité, l’envie d’entreprendre en Son nom et surtout une longue, longue haleine vous soient données et renouvelées aujourd’hui par notre Seigneur ! Amen.

Moïse, l’esprit de Dieu en Lui, ce grand héros de la foi, notre exemple à tous…vous vous souvenez ? Petit  esclave hébreu, voué à la mort certaine par le cruel Pharaon, mais sauvé grâce à sa mère, sa sœur, Myriam, aux sages-femmes en général et à la princesse d’Egypte bien-sûr. Il avait découvert Dieu sur le tard du coup. Et puis il avait fait des erreurs, et c’est peu dire, il avait commis un meurtre. Appelé quand-même par le Tout Puissant qui l’a cherché, et recherché combien de fois ?!, au buisson ardent, Moïse a fini par faire de gigantesques efforts, a annoncé et traversé les dix terribles plaies d’Egypte, puis enfin libéré le peuple entier, séparé la mer elle-même en deux, donné les 10 commandements et affronté le veau d’or et marché dans le désert longtemps, si longtemps… Et puis Moïse avait construit la tente de la rencontre, là où lui vivait ce qu’aucun humain ne peut vivre : il voyait Dieu en direct. En revenait il était comme luisant de lumière à chaque fois… Moïse, vous voyez, frères et sœurs, un jour même pour lui la charge était trop lourde, trop grande, trop impressionnante, le peuple trop, mais trop décourageant. Fallait se rendre à l’évidence, c’était trop pour lui, même pour lui. Et Dieu, dans sa miséricorde infini, donna son Esprit Saint à 70 autres responsables.

C’est beau. Ca donne du courage !

Les amis de Jésus, les disciples, sa mère Marie et ses frères qui avaient fini par adhérer eux-aussi, vraiment sur le tard, vous le saviez, Jacques et Jude, voilà ils étaient tous réunis pour la fête de Chavouot, comme nos frères et sœurs juifs la semaine dernière. Moïse était dans tous les cœurs. Mais oui :  avant même de recevoir le Saint Esprit eux-mêmes, ils savaient bien qu’il arrivait à Dieu de distribuer son Esprit à un plus grand nombre. N’empêche que l’effet, le jour de cette première Pentecôte chrétienne, fut fulgurant, passionnant, étonnant, bref: enthousiasmant. Heureusement que Jésus, avant de rejoindre cette dimension invisible que nous appelons ciel, leur avait donné quelques explications sur ce qui les attendait.

Nous voilà donc encore à Jérusalem dans l’ambiance fébrile de fête religieuse populaire… Dans la foule, dans toutes ces ruelles étroites il était facile de se perdre, tiens, si vous n’habitiez pas Jérusalem… Je me suis imaginé le disciple Thaddée, un éternel retardataire, imaginé qu’il s’était encore trompé. Dans sa hâte, il avait pris la mauvaise porte, et était tombé sur un groupe de disciples de l’antique philosophe Platon. Apparemment le responsable du groupe de discussion devait partir et il était en train de prononcer son discours d’adieu :

« Je vais vous quitter bientôt, leur disait-il, et vous allez vous retrouver tout seuls. Mais si vous gardez bien en mémoire tout ce que je vous ai enseigné sur notre grand maître Platon, vous verrez, vous tirerez encore un large profit de sa sagesse. Et si vous l’appliquez, votre vie sera belle. »

Je pense que c’est à ce moment-là que Thaddée constata son erreur, qu’il partit vite rejoindre ses amis et Jésus. Jésus, qui lui aussi, devait s’en aller et leur faisait ses adieux : L’évangile nous le raconte :

« Maintenant, » leur dit-il,  « je m’en vais auprès de Celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous ne me demande « Où vas-tu ? », mais la tristesse a rempli votre cœur parce que je vous ai parlé ainsi. Cependant, je vous dis la vérité : il est préférable pour vous que je parte, car, si je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous, Mais si je pars, je vous l’enverrai. » (v. 5-7)

« Ah, ouf, » se dit Thaddée, « c’est déjà ça. On ne restera pas livrés à nous mêmes, à nos souvenirs et à quelques écrits, comme les disciples de Platon. Eux, ils doivent puiser toute leur inspiration dans leur propre tête. Nous, notre Jésus va apparemment nous envoyer un remplaçant. Je me demande bien qui ce sera… » Et les disciples, dubitatifs, se regardaient les uns les autres :

 « Pierre peut-être… ? ou qui alors… ? Je me le demande.

En tout cas, il faut qu’il soit très fort pour arriver ne serait-ce qu’à la cheville de Jésus.

Oui, il doit vraiment être très fort, puisque le maître vient de dire qu’il était même préférable pour nous qu’il parte et soit remplacé… Allez, Jésus, parle, qui est-ce ? Dis-nous en plus tout de même ! »

et Jésus dit alors :

« Lorsque Celui qui doit vous aider viendra, il prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, au sujet de la justice et au sujet du jugement de Dieu. » (v.8)

Et les disciples pensaient tout bas :

« Oh non, pas encore le péché, le jugement ! Les pharisiens nous en parlent suffisamment. On est déjà complètement culpabilisés.

« C’est vrai ! Toute la journée, ils n’ont que ces mots à leur bouche, leur bouche sans joie… 

« Continue,, Jésus, explique-toi ! » 

« D’accord, d’accord mes amis , » avait-il répondu, « mais alors laissez-moi parler, je n’ai pas du tout fini :

« Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’

ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

Ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. »

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pourriez pas les supporter maintenant. Quand viendra l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité.» (v. 9-13a)

Ce soir-là les disciples avaient continué à parler entre eux encore longtemps, alors que Jésus, lui, dormait déjà du sommeil du juste. Thaddée avait raconté sa visite impromptue chez les disciples de Platon et cela leur avait ouvert les yeux sur une chose : Jésus, même mort humainement et invisible à leurs yeux serait présent d’une manière radicalement différente de celle de l’antique philosophe défunt : Jésus leur enverrait carrément à chacun l’Esprit de Dieu.

Enfin quant à savoir ce que le maître voulait dire sur le péché, la justice et le jugement, ils ne tombèrent pas vraiment d’accord ce soir-là. Et donc, depuis, la question reste ouverte : Que dit l’Esprit de Vérité, que prouvera l’Esprit de Dieu aux gens de notre monde d’aujourd’hui ?

  1. Jésus dit: Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ah, oui, ça c’est certain, en parlant « péché » mais qu’est-ce qu’on se trompe, sans l’Esprit Saint ! On pense à la gourmandise, petit péché mignon, ou alors au contraire à une force destructrice insurmontable… Mais dans la confiance en notre Seigneur Jésus, nous découvrons à nous regarder, tels que nous sommes, sans jamais désespérer ni nous vanter bêtement…. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin d’être libérés du péché !

  1. Et puis Jésus dit : « Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

La justice…  c’est la célèbre question : « Mais comment le Bon Dieu peut-il permettre ça ?! C’est si injuste ! » L’Esprit de Jésus, quand il vit en nous, nous révèle qu’il bon pour nous de continuer à vivre dans le monde, et non pas dans un monde religieux parallèle, qu’il est bon pour nous de ne pas être jamais 100 % sûrs, de ne pas encore voir son Royaume de nos yeux, mais de savoir qu’il est maintenant, Jésus, le Fils de Dieu, après avoir vécu sur la même terre de poussière, monté au ciel, devenu notre avocat universel devant Dieu le Père tout-puissant. Oui, Jésus passe son temps, jour et nuit, à prononcer un plaidoyer après l’autre pour nous défendre. Et si la terre tourne encore, si nous vivons et continuons à respirer malgré tous nos efforts pour réchauffer et détruire la planète, c’est bien grâce à l’incessante intercession de Jésus. Et ça, oui, c’est bon pour nous ! Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta justice!

  1. Enfin, disait Jésus, l’Esprit de vérité prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. 

Beaucoup pensent : « Le mal, il a toujours existé , faut pas trop rêver, d’ailleurs ça va de pire en pire … » Non, non, non, non. dit Jésus avec force: Le prince de ce monde, ce parrain maffieux est déjà derrière les barreaux : Il est encore puissant, il trafique encore, tout ce qu’il peut, mais depuis sa prison. Il est condamné, déjà incarcéré. Malgré les apparences il n’y plus de raison d’avoir peur, plus de raison de quitter le chemin dans les traces de Jésus, sa paix, sa générosité, sa bonté pour tous les humains. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta force de paix!

Et bien oui, mes chères sœurs, et chers frères, nous ne sommes pas un simple club de discussion philosophique, comme les disciples de Platon,  aussi utile que ce soit. Nous sommes les disciples du Dieu Vivant, présent en nous par son Esprit Saint pour annoncer ses merveilles. Qu’il nous envoie, remplis de Sa présence, pour annoncer les grandes œuvres de Dieu. Amen

Ulrike Richard-Molard

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