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Thème de ce dimanche :  La foi victorieuse

« La victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. »  1 Jean 5,4

Lectures du jour :
Psaume 25; Esaïe 49,1-6; Romains 10,9-17; Matthieu 15,21-28; Marc 9,17-27

 

Prédication William Baal, prédicateur laïc :

Le texte de prédication du jour se trouve dans l’Evangile de Marc, chap. 9, les versets 17 à 27 :

17   Et un homme de la foule lui répondit :
Maître, j’ai amené auprès de toi mon fils, en qui se trouve un esprit muet. 

18   En quelque lieu qu’il le saisisse, il le jette par terre ;
l’enfant écume, grince des dents, et devient tout raide.
J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit, et ils n’en ont pas été capables. 

19   Jésus leur répondit : Race incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ?
Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. On le lui amena. 

20   Et aussitôt que l’enfant vit Jésus, l’esprit le fit entrer en convulsions ;
il tomba par terre et se roulait en écumant.

21   Jésus demanda au père : Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ?
Depuis son enfance, répondit-il ; 

22   et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr.
Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous. 

23   Jésus lui dit : Si tu peux… tout est possible à celui qui croit.

24   Aussitôt le père de l’enfant s’écria : Je crois !
Viens au secours de mon incrédulité ! 

25   Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur et lui dit :
Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus. 

26   Et il sortit en poussant des cris, avec une violente convulsion.
L’enfant devint comme mort, de sorte que plusieurs le disaient mort. 

27   Mais Jésus le saisit par la main et le fit lever. Et il se tint debout.

Que le Seigneur ouvre l’intelligence de nos cœurs par son Esprit Saint !

Connaissez-vous la définition du mot longanimité ? C’est la patience dont fait preuve celui qui a le pouvoir de faire cesser ce qui lui déplaît. C’est exactement la caractéristique de notre Seigneur au verset 19 lorsqu’il nous dit : « Race incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? »  Et nous-mêmes, ne sommes-nous pas, sourds et muets et incrédules comme cette foule ? Ferions-nous comme les scribes qui discutaillaient entre eux parce qu’ils disaient que c’est impossible que l’enfant ne peut guérir etc. ? Qu’en serait-il de nous, en train de conseiller les parents ? C’est ce que nous imaginons dans ce brouhaha de discussions juste avant notre texte aux versets 14, 15 et 16 où il est dit : « Ils virent autour d’eux  une grande foule et des scribes qui discutaient avec eux; dès que la foule vit Jésus, elle fut surprise et on accourut pour le saluer. Il leur demanda : ‘De quoi discutez-vous?’ »  C’est à ce moment-là commence le texte du jour.

Il est question d’un esprit muet. Le Seigneur au verset 25 nous précise que c’est également un esprit muet et sourd. Voici un enfant sans parole et sans écoute. Quel drame pour ses parents ! Comment transmettre le savoir du père ou de la mère ? Comment l’éduquer pour qu’il puisse avoir une vie responsable ? Que ferions-nous en face d’une telle situation ?

Je vous l’avoue que comme la foule, comme les scribes et comme les disciples, je serais bien démuni. Alors, bien sûr, j’utiliserais mes propres moyens : mon argent par exemple, mon propre savoir : la connaissance de médecins ou de professeurs spécialisés, je ferais tout ce qui pourrait contribuer à soulager la souffrance de mon enfant : du temps, de l’attention, de l’amour.

Quel en serait le résultat ? Je me retrouverais malgré tout cela en train de baisser les bras, de me décourager, et de me désespérer de ne pas trouver une solution à une situation qui dure depuis si longtemps.

Voilà ce que peut nous dire le texte au sujet de notre incrédulité lorsque nous utilisons nos propres moyens sans l’aide de Jésus. Je ne dis pas qu’il faille prendre part  à des sessions de guérison aux États-Unis où des évangélistes à grand renfort de télévision et d’animation font leur show avec succès, avec des impositions de main. Je ne dis pas non plus, qu’il faut nier tous les progrès de la médecine et tous les outils qui permettent de soulager la souffrance des hommes. Je préfère humblement dire que je ne sais pas comment traiter ce cas de figure.

D’ailleurs, si nous continuons la lecture des deux versets qui suivent le texte du jour, il nous est dit aux versets 28 et 29 : « Quand Jésus fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : pourquoi n’avons-nous pu chasser cet esprit ? Il leur dit :cette espèce là ne peut sortir que par la prière’ ».

La prière : l’expression de la foi, nous pouvons aussi dire l’expression de la confiance. Voilà ce que dit le père de l’enfant au verset 24 : « Je crois, vient au secours de mon incrédulité !».  Cette affirmation est la plus simple des prières de notre humanité. J’ai la foi, mais je suis un homme incrédule de par mon être. Qu’il est difficile de faire confiance ! Jésus le sait, et dans sa réponse au verset 23 il nous montre le chemin de la foi : « Tout est possible à celui qui croit  ». Que d’exploits ordinaires et extraordinaires ont été accomplis par ceux qui avaient la foi, ils ont fait confiance dans ce qu’ils entreprenaient. Leurs demandes avaient été entendues et exaucées !

Nous sommes obligés également pour bien comprendre ce texte, de nous intéresser à cet esprit. Au verset 20, dès que l’enfant possédé est en contact avec Jésus, cet esprit l’agite avec violence le fait tomber par terre et rouler en écumant. Nous avons là un premier signe de l’autorité de Jésus et de la soumission de cet esprit à la toute-puissance de Christ. Il tombe par terre, il enrage de violence de ne rien pouvoir tenter contre notre Seigneur. Il sait par-dessus tout qu’il va être obligé de l’écouter et de sortir de cet enfant, sans pouvoir y retourner. Et c’est ce qui se passe au verset 26 : il sort en poussant de grands cris et secouant une dernière fois l’enfant avec force, juste pour montrer sa colère d’être obligé d’obéir à l’ordre de Jésus. Ce mauvais esprit a été délogé, je pourrais dire « manu militari » il à été jeté dehors, et en plus, il a interdiction de retourner là où il était.

C’est là que nous pouvons constater le pouvoir de Jésus ! Jésus nous dit que cet esprit ne peut être chassé que par la prière. Cette modeste prière humaine du père qui reconnaît sa condition d’incrédule et qui malgré tout croit dans la force du Seigneur. Cette prière  nous montre comment, en nous confiant en Dieu, rien n’est désespéré. Je dirais même plus, que lorsque nous, chrétiens, nous sommes mis dans des situations impossibles et que nous n’avons plus que la prière, c’est que le Seigneur prépare déjà des miracles pour nous en sortir. Cette prière autorise l’action du Seigneur, oui l’autorise. Et j’ajouterai qu’elle est même nécessaire ! Car sans notre demande, il ne se passera rien !

Vous vous souvenez tous de ce verset qui dit  « Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira la porte.  Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve et l’on ouvre la porte à qui frappe » (Matthieu 7,7-8). Le Seigneur veut que nous lui ouvrions la porte de manière à ce qu’il demeure en nous. Comment va-t-il faire des miracles, si nous ne l’autorisons pas à rentrer chez nous, à faire sa demeure en nous, à partager le repas avec nous !

Voilà ce que nous pouvons faire ;  croire, prier en croyant, en un mot, avoir la foi, faire confiance !

« La foi de cette ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on en voit pas. »  (Hébreux 11:1)

Réjouissons-nous, le Seigneur vient bientôt, soyons donc prêts à l’accueillir et partager le repas auquel il nous convie dans son royaume où nous serons éclairés par la lumière de son amour pour l’éternité.  Amen

 

 

 

 

Thème de ce dimanche :  Les biens terrestres

« Déchargez-vous sur Dieu de tous vos soucis, car il prend soin de vous. »   (1 Pierre 6,7)

Textes du jour :
Psaume 127,1-3; Genèse 2,4-15; 1 Pierre 5,5-11; Mathieu 6,25-34; Luc 18,28-30

Prédication de Michel Roth :

Je ne sais pas si c’est aussi le cas pour vous, mais ce texte, “à chaque jour suffit sa peine”, et son contexte immédiat que nous avons relu toute à l’heure, suscite en moi, un certain malaise.

Il y a quelque chose d’assez scandaleux dans l’interprétation habituelle qu’on en donne :

Jésus, d’ailleurs en “remet une couche” en précisant, “ne vous inquiétez pas en disant, qu’allons-nous manger, qu’allons-nous boire, qu’allons-nous mettre pour nous habiller “.

Alors, allez dire cela aux pauvres, aux victimes du chômage, de l’exil et des guerres, allez dire cela aux victimes des ouragans Irma et Maria!

N’est-ce pas un message diamétralement opposé à l’exemple même de toute sa vie, au témoignage des prophètes, au christianisme social et pratique que nous avons tiré des Écritures ?

… Et puis il y a cette phrase : “Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice” N’est-ce pas là un appel à l’action? A l’action pour les autres d’abord! Qu’est -ce que ce Royaume?

C’est un état de croissance, de maturité intérieure, que chacune et chacun de nous peut atteindre. Sûrement, la croissance la plus haute et la maturité intérieure la plus profonde! Aucune question de temps ni d’espace, de quand ni de où, ne s’y rattache! Pour toucher ce niveau, un changement intérieur est nécessaire. Intérieur ne veut pas dire dans les cellules du corps, mais plutôt une finesse de vie, l’ouverture d’une sensibilité, un sentiment pleinement vivant!

… Peut-être, je m’avance, mais la raison pour laquelle nous sommes ici est que nous nous sentons irrésistiblement attirés par Dieu. Et ceci, malgré nos souvenirs pas forcément satisfaisants de notre catéchisme ou de certaines cérémonies religieuses pas très dynamiques! Quelque chose nous pousse à chercher le facteur qui manque à notre vie, cela qui va nous rendre à notre état originel de paix et de joie.

Soyons assurés qu’à partir du moment où nous reconnaissons ce désir pressant en nous, cette aspiration de notre âme, notre esprit va se tourner encore et encore vers Dieu, jusqu’au jour où il deviendra évident que notre vie ne sera complète que lorsqu’elle sera vécue en Dieu et qu’elle aura Dieu vivant en elle …

Dieu est, soyons-en sûrs! Mais cela n’est vrai que dans notre expérience, dans la mesure où nous contemplons, nous prions et gardons notre esprit fixé sur Dieu. Vivant, nous mouvant et maintenant notre vie dans la compréhension consciente que Dieu ne nous abandonnera ni ne nous oubliera jamais! La grâce de Dieu nous suffit mais elle n’apparaît en fait que par la contemplation de cette grâce.

Que Dieu nous mette en relation avec le désir sincère de notre cœur! Amen

! … en construction … !

 

Thème du jour :  La grande guérison

« Il ne brisera pas le roseau qui ploie,
il n’éteindra pas la mèche qui vacille. »  Esaïe 42,3

Lectures du jour :
Psaume 147,3-11; Esaïe 29,17-24; Actes 9,1-9; Marc 7,31-37

 

Prédication par Michel Roth :

. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Pharisien et collecteur d’impôts

« Dieu s’oppose aux orgeuilleux,
mais il accorde sa grâce aux humbles. »  1 Pierre 5,5b

Lectures du jour :
Psaume 113; 2 Samuel 12,1-10 + 13-15a; Éphésiens 2,4-10; Luc 18,9-14; Matthieu 21,28-32

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Prédication donné par Eloi Lobstein, pasteur à Souffelweyersheim sur Matthieu 21,28-32 :  …

. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Le Seigneur et son peuple 

« Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu !
Heureux le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. »
Psaume 33,12

Lectures du jour :
Psaume 106,2-5 + 47-48; Exode 19,1-6; Romains 9,1-8 + 14-16; Luc 19,41-48

Prédication donné par Claire-Lise Oltz-Meyer, pasteure à Hoenheim :   …

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. . .   E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 

Thème du jour :  Gérants des biens de Dieu

« A qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »  
Luc 12,48

Lectures du jour :
Psaume 40,6 + 8-12; Jérémie 1,4-10; Philippiens 3,7-11; Matthieu 25,14-30

 

P1040149Prédication donné par le pasteur Jean-Marc Meyer,
responsable du service de la catéchèse à l’UEPAL :
  …

Thème de ce dimanche :  Les fruits de l’Esprit 

« Vivez comme des enfants de lumière;
car le fruit de la lumière consiste 
en toute sorte de bonté, de justice,
et de vérité. » Éph.5,9

Lectures :  Éphésiens 5,8-14; Matthieu 5,13-16

 

Ce culte a été placé sous le signe des noces de diamant  (= 60 ans de mariage depuis 1957 !)
de Christiane et Roland Nest 
(  qui ont invité toute l’assemblée au verre de l’amitié à l’issue du culte ! )

Prédication de Michel Roth :

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          En prenant de l’âge, en avançant vers la fin de sa vie, on vit ce paradoxe : l’homme extérieur décroît, l’homme intérieur croît. C’est le sens de la Parole de Paul dans l’épître aux Corinthiens :  » Tandis que notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.  » 

          Nous commençons à comprendre que nous allons passer notre temps à lâcher... pour laisser advenir ce qui arrive. Cette acceptation du changement est un chemin, avec ses étapes que nous connaissons bien! Hmm!Hmm! Enfin, nous pratiquons plutôt la dénégation : le fait qu’on y croit pas trop, on essaie de mettre cela de côté, et puis la réalité s’impose!

          Dans notre avancée en âge, Christiane et Roland, nous pouvons épouser!!! les moments où l’on est déprimé et triste. Puisqu’ils font partie du chemin, puisqu’ils font partie de notre maturation. Et quand on épouse les moments de dépression, on les traverse! Cette dépression très répandue et qui avance masquée! La fatigue, les douleurs articulaires, les insomnies! Nous ne pouvons tout simplement plus faire les mêmes choses qu’avant! Le vieillissement de notre visage et de notre corps est évident dans le miroir. Il faut renoncer à notre jeunesse!

                    Bienheureuse dépression!!!

          N’ayons pas peur de traverser notre dépression, n’ayons pas peur d’épouser notre tristesse! Une tâche sacrée nous attend : accepter à travers tous ces petits deuils, l’érosion de nos facultés et de nos capacités! Combien cette remise en ordre est une étape nécessaire dans notre mûrissement! Une vie accomplie est une vie apaisée. Alors, nous pourrons contempler notre passé, nous pardonner nos échecs, nos erreurs, pardonner aux autres et surtout, leur demander pardon!

           » Il est possible que votre paysage intérieur, Christiane et Roland, connaisse un nouveau printemps, qui ne sera sûrement pas un réveil de vos forces juvéniles mais un réveil à une toute autre vie dans laquelle il n’est plus question de faire mais d’être, au-delà du temps.  » 

          La naissance est un événement extraordinaire, elle est ce moment étonnant de l’apparition de la vie. Elle est aussi extraordinaire parce qu’elle est le commencement d’une série de naissances. On naît plusieurs fois dans sa vie. A l’enfance, à l’adolescence, l’âge adulte, à la vieillesse! Et surtout, on naît aussi à soi, à son âme, à son être intérieur! Peut-être la plus belle naissance qui soit! Parce qu’alors, vivant consciemment, la vie prend tout son sens, toute sa saveur! On collabore activement à la vie et à l’univers! Notre vocation d’homme s’accomplit alors!

          C’est quand nous serons nés à nous-mêmes, dans la mesure où nous aurons réalisé la dignité de notre personne, c’est dans cette mesure que nous rencontrerons le seul Dieu, le Dieu Vivant, le Dieu Esprit, qui ne peut se révéler que dans cet espace de lumière que nous serons devenus. Nous avons à surgir aujourd’hui, Christiane et Roland, comme des êtres tout neufs et ainsi, à donner au monde sa véritable signification. En faisant de vous le corps de Dieu, en permettant au Dieu vivant de se réaliser à travers votre visage, vous ajouterez au monde ce qui ne peut exister sans vous!

          Nous ne pouvons naître à nous-mêmes que dans une ouverture totale à Dieu. “Lui” est le Bien-Aimé du Cantique des Cantiques; il est en vous, en moi; et l’être féminin que nous sommes tous au-delà de nos différences biologiques, au-dedans de nous-mêmes, cet être féminin le cherche, croit le saisir, mais doit aller plus loin encore en lui-même, mourir à sa “noirceur” et ressusciter à une autre lumière, pour l’approcher…

Le couple humain participe de ce même mystère et l’amour oblige à mettre dans un même berceau morts et naissances jumelles; et chacun, en allant vers l’autre, découvre un jour que dans ce souffle, il va vers le Bien-Aimé suprême.

          Comprenez bien ce que je veux dire : la qualité de ce souffle n’a rien à voir avec la morale et ses interdits; il est un jaillissement des plus grandes profondeurs de l’être, dont la source est aussi la finalité de tout érotisme ; il puise ses parfums, ses saveurs, ses dons les plus exquis “à la source close, à la fontaine scellée du jardin secret” que chante le Cantique des Cantiques, et qui ne s’ouvre qu’à l’approche du Bien-Aimé!

          “Je suis noire mais belle  filles de Jérusalem   Je vous adjure par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ah, ne réveillez pas l’amour avant qu’il le veuille!”

          “J’entre dans mon jardin, dit le Bien-Aimé, ma sœur, ma fiancée   Je cueille ma myrrhe et mes aromates   je mange mon rayon avec mon miel  Je bois mon vin avec mon lait  Mangez, amis, buvez, enivrez-vous ô bien-aimés!”

          Comment dire mieux les grâces de l’amour! Il est alors don total qui, loin de se disperser, unit et unifie; il se partage sans s’amoindrir, sans se diviser.

          “Place-moi comme un sceau sur ton cœur, sur ton bras car l’amour a force de tout transmuter! Ses feux sont flammes de Yah!”        Amen

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 ∴

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Thème de ce dimanche :  A la table du Seigneur

« Vous n’êtes plus des étrangers, ni des émigrés,
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes de la famille de Dieu.«    Éphésiens 2,19

Lectures proposées pour ce dimanche :
Psaume 107,1-9; Exode 16,2-3+11-18; Actes 2,41-47; Jean 6,1-15 – 30-35

 

En l’absence de pasteur suite à des problèmes de communication, après le quart d’heure académique …, nous avons assuré le culte pour les 27 personnes présentes de façon totalement improvisée comme suit :

 

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  • Jean-Luc et Yvette : chants, liturgie, lectures de textes bibliques 

 

  • Christiane : accompagnement à l’orgue

 

Déclaration de Foi_EUPdF

 

 

 

 

ou cliquez ici :   *

 

 

 

 

 

 

  • P1040103

 

  • Sr Caroline (Heinrich) – en visite ce dimanche – nous a fait spontanément un petit commentaire sur ce texte et partagé un peu de sa vie à Versailles … 

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(ancienne paroissienne, ancien membre du Conseil Presbytéral, elle est entrée en 2009 dans la Communauté des Diaconesses de Reuilly, cf. http://www.diaconesses-reuilly.fr/)

 

 

  • Tous :  Le Credo du Temps de la Trinité de notre Cahier Liturgique :

     

    Nous croyons en Dieu. Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’il est vivant. Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’il a fait le monde pour le bonheur de la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

    Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent de son existence terrestre, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.
    Nous croyons en l’Esprit-Saint. Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Église. Malgré la mort, nous croyons à la résurrection. Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes. Amen.

     

  • Clôture  :  Prière d’Intercession, Notre Père, Envoi …

 

Thème de ce dimanche :  Vivre le baptême

« Ainsi parle le Seigneur qui t’a créé :
« Ne crains pas, car je t’ai racheté.

Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. »  Esaïe 43,1

Lectures proposées :  Psaume 67,2-8; Esaïe 43,1-7; Romains 6,3-11; Matthieu 27,16-28

 

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Ce culte a été préparé par
Eloi Lobstein,
pasteur à Souffelweyersheim,
accompagné musicalement par Flore Kovac

 

 

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,P1040083

Il y a quelques années a eu lieu un échange scolaire international entre 2 écoles et comme il n’y avait pas assez de familles d’accueil pour accueillir les élèves étrangers, une femme qui vivait seule s’est proposée d’offrir l’hospitalité à un de ces élèves. A une condition cependant, que ce soit un garçon et qu’il ne soit pas trop turbulent. Les filles s’est trop compliquée avait-elle dit. Le jour de la répartition dans les familles arrive et à la fin, il ne reste plus qu’une jeune fille blonde et plutôt timide. La femme est étonnée et déçue de ne pas avoir été entendu, si bien que les 3 premiers jours se déroulent sans qu’il n’y ait vraiment de contact entre elle et la jeune fille. Elle rumine et finalement va trouver l’organisateur du séjour en lui disant : « vous saviez bien que je ne voulais pas héberger de fille, alors pourquoi n’avez vous pas respecter ma volonté ? ». « Bien sûr que je le savais, le problème est que lorsqu’elle vous a vu, cette jeune fille est venue me voir en me disant que c’est chez vous qu’elle voulait aller et chez personne d’autre. C’est elle qui vous a choisi et elle toute seule. Maintenant que vous savez cela, ça va peut-être arranger les choses avec elle. »

Et c’est vrai que savoir cela a tout changé. Cela n’était jamais arrivé à cette femme qui était assez dure et refermée sur elle-même. C’était la première fois que quelqu’un disait : « je veux allez chez elle, elle à l’air sympa. » En plus que ce soit une inconnue et une étrangère qui manifeste ce souhait l’avait énormément touchée. En retournant chez elle, quelque chose de nouveau au niveau de leur relation a été mis en place, entre la femme et la jeune fille, qui leur a permis de vivre des choses exceptionnelles.

 « Si le Seigneur vous a choisi, ce n’est pas parce que vous étiez un peuple plus nombreux que les autres … mais le Seigneur vous aime, et il a accompli ce qu’il a promis à vos ancêtres … »

Cette phrase est une phrase incroyable prononcée par Dieu à son peuple, à Israël et aussi à nous aujourd’hui qui formons le peuple de Dieu. Dieu nous a choisi non parce que nous aurions mérité qu’il s’intéresse à nous, ou parce que nous aurions la prétention d’être des gens biens … mais tout simplement parce qu’il nous aime. Dieu nous aime qu’est-ce que cela veut dire ? Aujourd’hui on met un peu l’amour à toutes les sauces. Chacun comprend à sa manière ce qu’aimer veut dire. Souvent aujourd’hui on dit : « je t’aime » et c’est une manière de désirer l’autre qui signifie « je veux t’avoir pour moi » et lorsque tu ne corresponds plus à mes désirs et à mes envies et bien je vais chercher quelqu’un d’autre à aimer.

Lorsque Dieu dit : « je vous ai choisi parmi tous les autres … » ce n’est pas pour dire : « tu corresponds à mes désirs d’être Dieu et pour cela il me faut bien des humains qui croient en moi et si tu crois en moi, je t’aimerai ». Lorsque Dieu dit qu’il aime son peuple et qu’il nous aime, cela signifie qu’il nous aime d’un amour gratuit, libre qui n’attend rien en retour. Cela signifie qu’il accepte que nous puissions aussi le décevoir, qu’il nous accepte avec nos zones d’ombre et avec nos faiblesses. Son amour est un amour qui l’engage, quoi qu’il arrive, que nous le reconnaissions ou pas. Son amour de changera pas et ne diminuera pas selon les aléas de la vie et selon que nous l’acceptions ou pas.

Ce que Dieu a promis à son peuple, à Israël, il le promet à chacun d’entre nous à travers notre baptême. Le baptême est le signe de cet amour inconditionnel de Dieu pour nous quoi qu’il arrive.

Et puis, lorsque quelqu’un nous aime alors il s’agit pour nous de répondre à cet amour qui nous est donné parce que l’amour ça change la vie, nous ne sommes plus les mêmes lorsque nous nous sentons aimés par quelqu’un, nous nous sentons concernés par lui, par ce qu’il vit, par les hauts et par les bas de son histoire … Nous sommes heureux lorsqu’il est heureux et nous faisons tout pour participer à son bonheur. De même nous sommes tristes lorsqu’il traverse des épreuves et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour lui faire savoir que nous sommes de tout cœur avec lui. C’est la même chose que nous sommes invités à vivre à travers notre baptême. Ce jour-là Dieu nous a dit tout l’amour qu’il a pour nous pour toute notre vie et cela doit nous donner envie de partager cet amour autour de nous et d’en faire quelque chose de constructif et de positif pour nous et pour les autres.

Il s’agit d’en faire quelque chose, pas seulement pour nous-mêmes ou pour les autres, mais, la manière dont nous agissons comme Dieu voudrait que nous le fassions, « avec amour », s’étend aussi aux générations à venir. Essayer de vivre selon les commandements de Dieu c’est essayer de rechercher le bien et le bon, c’est être du côté de la vie et non pas de la destruction. C’est pourquoi il y a dans ce texte quelque chose qui est de l’ordre de l’avertissement :

Verset 9-10 : « Reconnaissez que le Seigneur votre Dieu est le seul vrai Dieu. Il maintient pour mille générations son alliance avec ceux qui obéissent à ses commandements, il reste fidèle envers ceux qui l’aiment, mais il se dresse sans tarder face à ceux qui le haïssent, et il les fait mourir. Prenez donc au sérieux les commandements, les lois et les règles que je vous ordonne aujourd’hui de mettre en pratique. »

Ce que Dieu fait, l’amour qu’il a pour nous, son projet pour l’humanité ne se limitent pas seulement aux individus d’une époque donnée, mais concerne aussi l’avenir des générations à venir. Il y a une relation de cause à effet entre la façon dont nous vivons notre foi et essayons de la mettre en pratique et les générations futures. Il y a là quelque chose d’important à entendre et à prendre en compte à notre époque, marquée par des bouleversements importants liés au réchauffement climatique et qui est traversée par l’inquiétude concernant la terre que nous allons léguer à nos enfants ou à nos petits-enfants.

Aujourd’hui à l’occasion de ce culte nous nous rappelons notre baptême. Ce jour où nous découvrons que Dieu nous a choisi et a prononcé sur nos vies une parole d’amour qui nous accompagne et qui nous donne la force de relever les défis qui s’ouvrent devant nous. Ainsi nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Nous sommes aimés de Dieu et capables d’aimer à notre tour avec la force qu’il nous donne. Amen.

Eloi LobsteinP1040092


Thème de ce dimanche :

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi.
Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
 Éphésiens 2,8

Lectures du jour :  
Psaume 73,23-26 + 28; Genèse 12,1-4; 1 Corinthiens 1,18-25; Luc 5,1-11;
et pour la prédication : Jean 1,35-39 : 

Le lendemain, Jean le baptiste était de nouveau là, avec deux de ses disciples.

Quand il vit Jésus passer, il dit : Voici l’Agneau de Dieu !

Les deux disciples de Jean entendirent ces paroles, et ils suivirent Jésus.

Jésus se retourna, il vit qu’ils le suivaient et leur demanda : Que cherchez–vous ? Ils lui dirent : Où demeures–tu, Rabbi ? Ce mot signifie Maître.

Il leur répondit : Venez, et vous verrez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait, et ils passèrent le reste de ce jour avec lui. Il était alors environ quatre heures de l’après–midi.


PrédiP1040077cation donnée par 
Anne Epting, pasteure à Bischheim :

« Je peux voir où tu habites ? »

Quand j’étais enfant, et que je commençais à avoir une nouvelle amie, j’avais très envie qu’elle me montre où elle habite. La nouvelle amie se faisait un plaisir de me conduire jusque devant sa maison.

« Attends ici ! Il faut d’abord que je demande à ma mère si tu peux entrer ! » me dit-elle et elle disparaissait dans la maison.

Quelques instants plus tard qui me semblaient être une éternité, elle réapparaissait derrière la porte : « ça va, j’ai demandé à ma mère. Elle est d’accord : tu peux entrer ! »

 

Dans le passage de l’Evangile de Jean qui raconte les tous premiers pas de la relation entre Jésus et des hommes qui deviendront ses disciples, en quelque sorte ses élèves puis ses amis, nous sommes dans une histoire qui ressemble à celle que je viens de raconter de mon enfance.

Aux deux disciples de Jean le Baptiste qui commencent à s’intéresser à Jésus et à le suivre discrètement, Jésus voyant qu’il était suivi, leur demande « Que cherchez-vous ? »

C’est un peu comme s’il disait : « Je peux vous aider ? Vous cherchez quelqu’un, quelque chose ? Vous vous êtes perdus ? Vous allez où ? »

  • Où demeures-tu Rabbi, maître ?demandent les deux hommes
  • Venez, et vous verrez ! leur répond-il

 

Et Jésus les invite chez lui, leur ouvre sa maison. Mais laquelle ? Où habite-t-il ? Chez ses parents ? Chez des amis, la famille ? Où vit-il ? Nous ne le savons pas. Les évangiles ne nous donnent pas cette information. Tout ce que nous pouvons supposer, selon ce que nous lisons dans les évangiles, c’est qu’à partir du moment où Jésus commence à sortir de son silence, à enseigner et à témoigner autour de lui de ce qui fait sens dans sa vie et qui touche à l’âme, il va et il vient d’un lieu à un autre, il se déplace, se repose ici chez des amis et connaissances, passe la nuit là, dans sa famille proche.

Où Jésus habitait-il ? A quelle adresse ?

Peu doit nous importer finalement son lieu de résidence. Peu importe aussi pour les deux disciples de Jean le Baptise de le savoir. Car, n’est-ce pas que ce qui compte, ce n’est pas le lieu, mais le lien, la nature du lien que nous avons avec lui, que nous entretenons avec lui, que les deux disciples vont tisser avec lui?

Dès le premier contact, ces deux hommes font confiance à Jésus, qu’ils ne connaissent pas ou si peu. Ils viennent d’entendre dire de lui : Voici l’Agneau de Dieu, càd celui qui est véritablement source de libération et de vie nouvelle pour ceux qui croient en lui et se mettent en chemin à sa suite.  C’est ainsi que ces deux hommes le suivent et passent l’après-midi avec lui, peut-être même la soirée, tant ils se sentent bien avec lui, en confiance.

Ce qu’ils y ont fait, ce qu’ils se sont dit, nous ne le saurons pas. Cela reste et restera un secret entre Jésus et ces deux hommes.

Tout comme ces maisons de notre enfance qui garderont pour toujours leur secret, que nous aurions tant aimé visiter et qui nous sont restées fermées.

Mais, quand nous avions le droit d’y entrer, que n’avons-nous pas découvert ?

Des odeurs particulières si différentes de celles que nous connaissions.

Des sons et des bruits qui ne nous étaient pas familiers : le tic-tac d’une horloge, la grand-mère assoupie dans son fauteuil qui respirait doucement.

De la nourriture qui avait un goût si inhabituel.

Sur les étagères, dans les tiroirs que de mystères… !

 

Etre avec Jésus, dans sa maison, c’est être dans la maison de Dieu.

L’église, le bâtiment n’a pas l’exclusivité de la maison de Dieu.

Tout lieu et endroit où la parole de Dieu est annoncée et accueillie, tout lieu où se vit un lien de confiance en Lui, c’est la maison de Jésus, celle de Dieu.

 

Et lorsque, nous nous rendons le dimanche matin au culte comme maintenant et que nous passons un moment avec Dieu comme maintenant, que savent ceux qui sont dehors de ce que nous vivons, de ce qui se passe en chacun de nous, de ce qui nous touche et nous émeut, nous parle, nous interroge et nous interpelle ?

Et nous-mêmes, que savons-nous, lorsque nous sommes en présence de Jésus, de la manière dont Dieu agit en nous, pour nous et avec nous ?

Une heure passée avec lui peut devenir l’instant d’un nouveau départ.

 

Pour les disciples, le moment viendra où ils réaliseront qu’ils ne peuvent plus quitter celui qui va devenir leur maître bien-aimé : « Rabbi, à qui d’autre qu’avec toi, irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle, des paroles qui nous font tant de bien. Avec toi, nous nous sentons comme à la maison ! »

 

Quelquefois, pendant ou après un culte, on sent un chemin d’espérance qui s’ouvre en soi. Nous sommes touchés par une parole, un geste, une musique, un cantique. Nous recevons une force intérieure, du courage pour faire encore un petit bout de chemin, pour nous rapprocher de quelqu’un dont nous nous sommes éloignés, pour prier à nouveau, pour remercier Dieu de nous avoir gardé et protégé.

Oui, le culte : ce moment sacré, mise à part dans notre semaine, où nous nous plaçons sous le regard bienveillant de Dieu, peut être l’instant d’un nouveau départ.

Nous appelons église la maison de Dieu.

Je le redis : ce n’est pas le bâtiment église avec ses murs et ses pierres qui est important.

La maison de Dieu est partout où des hommes et des femmes se réunissent, forment une communauté unie, à l’écoute de la Parole de Dieu, en quête de la Source de la vie, le Christ, s’en abreuvant et s’en désaltérant.

 

« Que cherchez-vous ? » nous demande Jésus.

Nous ne savons pas toujours précisément ce que nous cherchons dans la maison de Dieu.

Nous ne sommes même pas toujours sûr de chercher.

Pourquoi suis-je là ?

« Venez et vous verrez ! » : chaque fois que nous venons, nous allons à la source qui irrigue nos vies, qui la désaltère.

« Venez ! » : il faut se bouger, cesser d’être installés dans sa misère, son enfermement, des lieux et des liens étouffants, se mettre en mouvement pour aller voir.

 

Qu’y a-t-il à voir ?

Rien d’autre que la présence de Dieu à nos côtés. Il n’y a rien d’autre à savoir et à connaître, que de vivre de cette présence et dans cette présence.

Nous imaginons quelquefois trouver Dieu dans le silence feutré d’une église, dans la stricte obéissance à des commandements, dans un credo ou une doctrine figés qui d’ailleurs n’aident guère à vivre…et puis voilà que Dieu, c’est cet autre, un frère, une sœur, un ami, un inconnu à côté de nous qui nous donne envie de nous remettre en marche, d’aller vers la vie, vers notre vie, avec un peu plus de confiance et de courage.

 

« Venez et vous verrez ! » 

 

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