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Matinée musicale et poétique


avec entre autres la composition d’Eddy Zwick : La balade printanière,
interprétée par Marie-Noële, Corinne, Sébastien, Olivier
qui nous avait déjà réjouis (entre beaucoup d’autres !) le samedi 23 avril dernier lors du Festival MUZZ,
La Nuit d’étoiles, au bénéfice de la CASAS, à l’église de la Rue Principale …

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Psaumes récités et médités par Michel Roth :

Vienne le jour où vous n’adorerez qu’en esprit et vérité sur la montagne de l’âme

Vienne le Jour de mon Esprit priant au cœur du cœur
 
Je suis celui qui Suis  Eternité de plein vent devenue chair et glaise
acte pur de soleil  veneur caché des quatre horizons
Je suis le Verbe d’incendie qui met le feu au temps
pour le juger comme jugent ceux qui aiment : en aimant
 
Vienne le Jour de mon Esprit priant au cœur du cœur
 
Je suis celui qui Suis  ni surhomme pour vos faiblesses  ni petit dieu d’obligation
de rites épais de pèlerinages satisfaits  ni élégant caprice de l’esprit
Je suis la brise légère qui effleure le temps pour l’enchanter
comme enchantent ceux qui aiment : en aimant
 
Vienne le Jour de mon Esprit priant au cœur du cœur
 
Je suis celui qui Suis  le fiancé du silence l’amoureux du désert  là où ne tiennent ni désir
ni bassesse ni haine ni profit  Je suis la nuée lumineuse qui précède le temps
pour le combler comme comblent ceux qui aiment :  en aimant
 
Vienne le Jour de mon Esprit priant au cœur du cœur
 
Je suis celui qui Suis ne soyez qu’une action de grâce une droiture d’arbre une louange noble
ne croyez qu’à la tendresse qui me ressemble Je suis le néant libre qui donne vie au temps
pour le ravir comme ravissent ceux qui aiment : en aimant
 
Vienne le Jour où vous n’adorerez qu’en esprit et vérité sur la montagne de l’âme
Vienne le Jour de mon Esprit priant au cœur du cœur
 
d’après le Psaume 50
à méditer longtemps,
à revisiter avec ardeur pour finalement en goûter la moelle …
Parole toute silence  soleil de l’âme du monde
Tu vas créant d’un abîme à l’autre du temps
Tout Te dit et Te cache   tout Te voile et Te dévoile
La ronde de la lumière – jour contre jour – le buisson faste de la nuit
L’aria du vent dans les trembles et le frémissement du ciel balbutiant Ton nom
Tu vas créant d’un abîme à l’autre du temps
Comme un soleil plénier lavant le visage du premier homme
comme une naissance de rosée sur l’herbe du premier jour
comme une fleur patiente  comme une chaleur pudique habillant la main
Tu vas créant d’un abîme à l’autre du temps
Parole qui accomplis toute joie d’avenir  Parole qui habites la sagesse du souffle
Parole qui jaillis en cristal de silence  Parole source
Tu vas créant d’un abîme à l’autre du temps
Or impalpable dans l’or de tout regard   sève invisible au rucher de tout coeur
feu trois fois saint au bûcher de l’âme qui aime le vrai
Parole toute silence  soleil de l’âme du monde  tu vas créant d’un abîme à l’autre du temps
d’après le Psaume 19
les 2 textes sont extraits de
Chants du silence: Les Psaumes pour aujourd’hui d’Alain Lerbret,
Série de psaumes inspirés du texte biblique
dont la récitation parlée ou chantée n’a jamais cessé depuis l’aube du christianisme …
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 CulteRéconfortBénédiction27.5.2018

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L’impulsion de départ donnant la couleur thématique à cette célébration  :


Tous les dimanches au culte, nous prions : Notre père qui es aux cieux… Dans nos représentations, parfois un peu primaires avouons-le, Dieu est vieux, puisqu’il est éternel et immensément sage. Il a une grande barbe blanche. À l’image des patriarches bibliques. Il parle d’une voix forte pour nous rappeler les dix commandements lorsque nous les oublions, et il est tout puissant, bravant les lois de la nature, dont il est créateur, par des manifestations miraculeuses, voire terrifiantes.

Que diriez-vous si nous commencions à nous adresser à « notre père et mère qui est dans les cieux ? »

Ça ferait bizarre, n’est-ce pas ! Et pourtant,

Dans la Bible, nous retrouvons bien aussi Dieu représenté sous les traits d’une mère. Et ce, dès le tout début. Nous lisons en Genèse 1,27  NBS : Dieu créa les humains à son image : il les créa à l’image de Dieu ; homme et femme il les créa [1].

En hébreu, littéralement, nous traduisons : [Dieu] , il le crée, mâle et femelle, il les crée. L’être humain, l’Adam, au départ encore indifférencié, asexué dirions-nous, est créé à la ressemblance de Dieu. Et cet être humain se décline en deux : mâle et femelle. D’un seul jet, d’un seul trait. À égalité et équidistance. Ce qui qui signifie, en inversant la logique, que Dieu se révèle tout autant sous des traits masculins que féminins (avec la limites des anthropomorphismes).

Sachant cela, nous relisons, nos textes inspirés et nous le trouvons, bien présent, ce Dieu maternant, Dieu de tendresse, Dieu nourricier et Dieu qui accouche ou allaite. Et même : un Dieu qui s’offre à manger, qui se donne en substance, pour que son nourrisson grandisse. C’est bien ce que nous évoquons dans les paroles d’institutions de la sainte cène, lorsque nous disons : « prenez, mangez, ceci est mon corps qui est donné pour vous ». Nous rencontrons aussi Dieu qui est ému aux entrailles et qui pleure, impuissant devant la souffrance de l’humain égaré dans ses logiques de profit, d’égoïsme et de destruction.

Aujourd’hui, c’est cette version de Dieu que nous vous invitons à explorer et expérimenter.

Anne a préparé pour nous une série de ces versets inhabituels et méconnus, du Dieu, notre mère.

Je vous en lis quelques-uns et vous invite à vous saisir de ces versets qui sont proposés à l’espace lumière comme support de méditation personnelle. Il y a aussi des Bibles à disposition, n’hésitez pas à relire les textes complets, dont vous trouverez la référence sur les billets.

Genèse 49,25

Voici l’œuvre du Dieu de ton père, il t’aidera ;
Voici l’œuvre du Dieu qui allaite, il te bénira,
Des bénédictions des cieux en haut,
Des bénédictions des eaux en bas,
Des bénédictions des seins et du ventre maternel.

Esaïe 49,15-16a

La femme oublie-t-elle son nourrisson,
oublie-t-elle de montrer sa tendresse à l’enfant de sa chair ?
Même si celles-là oubliaient, moi, le Seigneur, je ne t’oublierai pas !
Voici que sur mes paumes je t’ai gravée.

1 Pierre 2,2-3

Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait pur de la parole afin que, par lui, vous grandissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon.

[1] CHOURAQUI : Elohîms crée le glébeux à sa réplique, à la réplique d’Elohîms, il le crée, mâle et femelle, il les crée

Prière d’intercession :DSC00889crop1

O notre Dieu, Toi qui veilles sur notre monde et sur chacun de nous dans son être entier, sur notre esprit et notre âme, aussi sur notre corps, nous t’exprimons notre reconnaissance de pouvoir vivre des expériences de rencontre avec Toi et ensemble avec nos sœurs et frères, tel que ce culte de Réconfort et de Bénédiction.

Nous nous adressons à Toi et Tu te manifestes à nous sous les noms de Seigneur, de Souffle, de Christ, de « Je Suis », de « Je suis avec toi » et de « Je suis qui t’envoie ».

Tu es Dieu Mère : puissions-nous faire l’expérience de ta tendresse qui nous enveloppe, de ton haleine de vie qui nous inspire, de tes bras qui nous portent. Forts de ce vécu, Tu nous envoies auprès des personnes isolées, endeuillées, malades, auprès des étrangers et des réfugiées, vers tous ceux qui ont besoin d’être enveloppés de chaleur et d’humanité, d’être touchés, enlacés, embrassés.

Tu es Dieu Père : puissions-nous faire l’expérience de ta Parole qui structure, remette dans l’axe et nous redresse. Tu nous envoies, forts de ce vécu auprès de ceux qui cherchent un sens, une orientation dans leur vie ; ceux qui ont besoin d’être remis debout parce qu’écrasées par l’injustice, le rejet, la discrimination ; auprès des enfants et des jeunes, des personnes âgées et en fin de vie qui ont besoin de paroles et de gestes cohérents et justes ; dans notre monde et notre société qui ont besoin de personnes solidement ancrées dans l’espérance.

Unis à Toi, à toutes celles et ceux présents ici et à nos sœurs et frères du monde entier, nous prions encore plus intensément :

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

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Confirmation 13 mai 2018, 

placée sous le thème :  « L’amour ne disparaît jamais ! »

(1 Corinthiens 13,8)


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Mot d’accueil des confirmands par Roger Somé, vice-président du conseil presbytéral de Bischheim, le dimanche 13 mai 2018 en l’église NotreSeigneurJésusChrist de Bischheim :

Chers frères, Chères sœurs,

En prenant le Seigneur comme mon soutien, comme notre soutien, je prends la parole ici, aujourd’hui, au nom du Conseil presbytéral et au nom de chacun, chacune, de nous tous en communauté, pour adresser un mot d’accueil aux confirmands ici présents.

Cette parole, je la prends non sans émotion. En effet, qui pouvait imaginer que moi Roger Somé, prendrais la parole en cette Église Notre Seigneur Jésus Christ à Bischheim pour accueillir de jeunes confirmands ? En tout cas, ce fait, je ne l’avais jamais imaginé et ne l’avais donc pas recherché. Mais comme vous le savez autant que moi, le Seigneur parle tantôt d’une voix, tantôt d’une autre. En conséquence, je laisse ma pensée admettre qu’il est passé par des personnes, dont certaines très proches de moi, qui sont ici aujourd’hui. C’est donc à la faveur du Seigneur et à travers ces personnes que ce fait est, aujourd’hui, réalité. Alors je rends grâce à Dieu et implore son aide pour accomplir cette mission de la meilleure façon possible.

Chers frères et sœurs, cette situation paraissait d’autant plus improbable que j’ignorais également ceci que cette prise de parole interviendrait à l’occasion même du baptême-confirmation de mon fils, Jonathan. Et puisque tout ce que le Seigneur accomplit est bon, je ne peux que m’incliner pour me mettre sous son aile.

Chers confirmands, après ce propos introductif, je m’adresse à vous. Je voudrais le faire en partant des Écritures. Cependant, étant conscient de ce que je ne suis pas formé à l’exégèse de ces textes, je le fais avec mon cœur m’inspirant d’un philosophe français qui fut par ailleurs un fervent croyant, j’ai nommé Blaise Pascal, pour qui c’est le « cœur qui sent que les nombres sont infinis » pour qu’ensuite la raison en fasse la démonstration (Pensées, § 479, p. 1221-1222, Pléiade, Gallimard, Paris, 1954). Pour le dire rapidement et en deux mots, la vérité est d’abord établie par un sentiment, celui du cœur. Ce sentiment dans la pensée pascalienne c’est l’attachement à Dieu, c’est la foi par quoi se donne la vérité et pour laquelle la preuve de la raison n’est pas importante.

Vous l’aurez compris, je vais vous parler du cœur comme siège de la connaissance par l’amour, ce sentiment devenu principe d’action pour le chrétien.

En conséquence, et comme vous l’avez entendu par la voix de Anne EPTING, notre pasteure, « vous êtes appelés à confirmer » votre engagement qui est votre entrée en chrétienté, une chrétienté dans laquelle vous veillerez au respect de cette loi, reçue du Christ : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n’a d’amour plus grand que celui qui se dessaisit de sa vie pour ceux qu’il aime », Jean, 15, 12-13. Être chrétien, c’est donc vivre et appliquer l’amour. Mais vivre et appliquer l’amour n’est pas chose facile. Oui, l’engagement sur le chemin de Dieu n’est pas un long fleuve tranquille, certes ! Mais il n’est pas non plus un itinéraire impossible à parcourir. Cela demande de l’effort, de la recherche, de la persévérance. Aimer son prochain, c’est lui être favorable quand il est gentil avec vous mais surtout quand il ne l’est pas.

Aimer son prochain, c’est rire avec lui dans les jeux, dans les fêtes, dans les retraites, au catéchisme, dans les cours de récréation quand il partage son gouter avec vous. Mais aimer son prochain, c’est aussi et toujours continuer de rire avec lui quand il vous insulte ; quand il présente votre différence comme étant une faiblesse, une tare, une négativité, voire un mal absolu.

Aimer son prochain, c’est apporter son concours à celui qui est dans la peine, dans la difficulté de la vie et à des degrés divers. Aimer son prochain, c’est être attentif à l’autre qui est un autre vous-même, ce qui veut dire entrer en humanité.

Aimer son prochain c’est être capable d’entrer en fraternité en toute simplicité avec celui qui est mieux que vous, qui a plus que vous (surtout en cette époque de la culture de l’avoir) et sans être jaloux de son statut de privilégié.

Si vous n’êtes pas capable d’être attentif au sans domicile fixe, à ce frère ou à cette sœur qui vit dans la rue et qui, pour cette raison, et seulement pour cette raison, est différent(e) de vous ;

Si vous n’êtes pas capable de porter votre attention à la personne en situation de handicap, aux personnes âgées gagnées par la faiblesse engendrée évidemment par leur expérience du temps qui s’est écoulé ;

Si vous n’accordez pas la fraternité à l’étranger, celui qui n’est pas familier à votre environnement de vie et qui, pour cette raison, est dans une faiblesse car il n’a pas encore apprivoisé les éléments indispensables de l’environnement d’accueil ;

Si vous n’êtes pas à mesure d’ouvrir votre cœur à votre voisin de pallier, de la rue, du quartier ; d’ouvrir votre cœur au riche comme au plus modeste, à chacune des personnes de toutes les catégories ici citées ; d’ouvrir votre cœur à chaque personne qui, en raison de sa situation particulière, est différente de vous tout en étant en vous car elle est un homme ou une femme comme vous, il ne vous sera pas possible de respecter la vie comme étant la créature de Dieu.

L’amour du prochain est l’amour de Dieu. C’est pourquoi Jésus en répondant à la question du pharisien qui espérait le piéger en Mathieu 22 : 37-39,  nous prescrit une fois de plus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ». Tel est « le grand commandement ». Puis il ajoute : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ici encore, et bien que nous ayons presque le même contenu sémantique que dans le texte précédent, il y a une nuance d’importance notable. Aimer son prochain comme soi-même quand on est humain, ce n’est pas facile car nous sommes souvent minés par des rivalités, nous sommes souvent si emprisonnés dans ce monde de compétition que nous avons tendance à vouloir être plus que notre prochain, ce qui nous ferme la porte qui mène vers lui.

Alors, en face de toutes ces difficultés qui mettent en péril votre, notre, exercice de l’amour avant même que vous l’ayez, que nous l’ayons commencé, quelle est la solution ? Cette solution est énoncée en Mathieu, 22 : 37-38 : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ». Si vous aimez votre Dieu de manière absolue avec conviction, alors tout est possible car vous aimerez d’autant plus aisément votre prochain. Parce que l’amour de Dieu supplante tout, il vous met dans les conditions du pardon. Quiconque aime Dieu cultive l’humilité qui fraie le chemin du pardon. En effet, sans l’application du pardon, il n’est pas possible de continuer d’aimer le prochain en toute circonstance, notamment quand il vous offense ou vous cause un tort quelconque.

Mais l’application du pardon n’est pas sans obstacles car les émanations du diable tel que l’orgueil, la vanité, sont toujours tapis prêts à bondir contre l’humilité. Alors, chers confirmands ! Vous me direz que c’est en définitive quasi impossible de parvenir au respect de la loi de l’amour !

Mais oh oh que non ! Car rien n’est impossible au Seigneur. En conséquence la solution ultime se trouve dans la source qui est Notre Seigneur. Il faut toujours vous en remettre à lui, placez toujours votre action sous sa protection, prenez le toujours comme votre guide en pratiquant la Parole. Cette pratique de la Parole commence avec la lecture de la Bible. C’est ce à quoi j’ai tenté de vous y inviter en montrant, je l’espère, que je suis, que nous sommes, chacun, chacune, frères et sœurs ici présent(e)s comme vous, c’est-à-dire des humains souvent habités par le doute. Cependant, il nous est possible de vaincre le doute si nous nous laissons aller par l’aide, par le concours et donc le soutien du Seigneur.

Que le Seigneur Notre Dieu accompagne toujours chacun, chacune  de vous dans son voyage spirituel et assiste chacun, chacune de vous dans ses différents engagements dans la vie.

AMEN.

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Prière d’intercession :

  • Danielle Diligent : Mon Dieu, tout ce que nous avons reçu ici, que nous puissions le comprendre par notre intelligence, le sentir dans notre coeur et le mettre en pratique en agissant en conséquence. C’est vivre par ton Esprit qui peut nous rendre libre. Ni les paroles, ni l’intelligence, ni quoi que ce soit d’autre. Permets à ces jeunes confirmés de vivre une vie lucide et ouverte. Permets à leur famille de respecter leurs sentiments et leur désir d’indépendance. Qu’ils découvrent que la foi est une aventure courageuse où marcher et prier vont main dans la main.
  • Francine Baermann : Mon Dieu, fais sentir à ces jeunes qui viennent d’être confirmés, que cette cérémonie est une marche pour aller plus loin, plus fièrement, plus dignement. Qu’ils restent sensibles aux souffrances qu’ils côtoient, qu’ils expérimentent encore et encore ta Présence dans le calme et la confiance. Que les épreuves qu’ils vont traverser les aident à prendre conscience de la richesse et de l’intelligence profonde de notre foi chrétienne toute entière contenue dans l’amour du Christ.
  • Marion Herrbrecht : Notre Dieu, nous te prions pour qu’au sein de chaque religion, de chaque Église, de chaque communauté, les forces de discernement et d’accueil l’emportent sur les tentations du repli, de l’exclusion et de l’indifférence.

Nous te prions pour que dans les bons comme dans les mauvais jours nous écoutions les pas du Christ invisible, qui chemine avec nous ; pour que ton Esprit donne sens à nos paroles et force à nos gestes, tout au long de notre marche sur la terre.

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Paroles d’envoi :

« Vous qui êtes ici, vous êtes ceux à qui Dieu dit : soyez porteurs d’espérance ! Prenez donc un nouveau courage, partez dans le monde et dites-lui : tu es le monde de Dieu, pour lequel Dieu dira son dernier mot. Un monde fait pour le beau et le bon, un monde dans lequel paix, amitié et affection règnent. Un monde à qui Dieu dit : vous êtes tous mes enfants qui peuvent me dire « Abba, Père »   (Desmond Tutu)

. . .    E N   C O N S T R U C T I O N   . . . 


Thème du jour :
 
 « Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. »  (Psaume 98,1)

Lectures du jour :  Esaïe 12,1-6; Colossiens 3,12-17; Matthieu 11,25-30; Actes 16,23-34

 

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Chantez au Seigneur un chant nouveau car Il a fait des merveilles!

Nous devons faire nous-mêmes le voyage : trouver des expressions physiques, intellectuelles, musicales et spirituelles nouvelles pour éveiller les énergies de notre corps, des expressions qui rendent notre corps vivant. Est-ce que la prière nous réveille? Est-ce que rester assis dans le silence nous réveille? Est-ce que marcher dans la nature nous réveille? Est-ce que venir à l’église nous réveille?

Une paroissienne me disait que le dimanche matin, après une semaine très chargée, une promenade avec son mari lui apportait un bien plus grand que de venir à l’église

–  la question est là !-

Est-ce que notre chant quand il atteint une grande intensité, ce “cantique nouveau”, quand il nous chante, pourrait-on dire, quand il nous sort de notre torpeur, qu’une grande énergie irradie de ce chant, une énergie qui peut tirer les larmes de tout un public, est-ce que cette expérience nous met en relation avec le fait que le Christ est venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance?  Est-ce que ces expériences où nous accédons à une énergie plus vive, nous mettent en relation avec notre foi? Les fleurs et le soleil levant sont grandioses quand nous sommes vraiment ici à l’intérieur de nous-mêmes. Mais les mêmes fleurs et le même soleil levant n’ont rien de grandiose si nous ne sommes pas absolument ici à l’intérieur de nous-mêmes!

Nous sommes entrés dans des relations pour… grandir, pour changer, pour transformer, pour comprendre. Nous avons fait toutes ces choses et nous continuerons à faire toutes ces choses. Mais en cet instant précis, célébrons simplement Dieu. Rien de plus, rien de moins, juste célébrer Dieu! Vous comprenez! Que ce soit à travers les mots ou dans le silence, juste célébrer Dieu, sans aucune intention particulière, sans aucun désir d’obtenir ceci ou cela, sans aucune attente de ce qui devrait être ou ne pas être!

Plutôt que de nous enfermer dans une fausse sécurité de croyant, nous  acceptons notre expérience, nous supportons  un peu plus d’être vulnérables et nous osons poser des questions profondes sur notre vie! Nous ne vivons pas ces choses dans notre coin. Nous ne pouvons continuer à vivre dans notre petitesse isolée, à nous protèger, à chercher à comprendre de cette très petite manière qui ne conduit pas à Dieu, qui ne nous conduit pas dans le mystère de nous-mêmes, dans l’émerveillement de nous-mêmes. Sans cela notre vie est plutôt superficielle!

Pour que cette nouveauté, cette fraîcheur puisse éclore, face à l’autre, face à nous-mêmes, nous avons, nous les chrétiens, un outil privilégié : le pardon! Je ne parle pas de ce produit tiré d’une morale ou d’une éducation, je parle du pardon sans limites, sans attentes…Excerçons-le à tout moment, mais d’abord envers nous-mêmes!

Pardonnez-vous à vous-mêmes! Si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes d’abord, comment pourrez-vous aller vers l’autre? Nous sommes enfants de la Lumière et pour le découvrir, il n’y a qu’une seule clef : le pardon!

Nous pensons au Notre Père : Pardonne-nous nos offenses! Mais pardonnez-vous d’abord! Comment vous allèger de votre passé, comment vous allèger de votre histoire personnelle, comment être ici, maintenant, présents si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes? Le chemin de l’intégrité retrouvée, le chemin de la dignité retrouvée passe par cette tendresse envers vous, sans complaisance, en toute lucidité,” je me demande pardon!”

C’est tout un chemin d’acceptation, et pour nombre d’entre nous, cela ne peut que renverser une vieille attitude, celle de la résignation, celle du sacrifice mal compris. La résignation, c’est le refus du pardon. L’attitude du sacrifice l’est tout autant! Ces attitudes intérieures prennent des allures de qualités, mais elles ne sont pas des attitudes d’amour!

Voyez combien dans votre vie, vous vous bercez de souffrances inutiles parce que vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes, parce que vous ne pardonnez pas à l’autre, parce que vous ne savez, nous ne savons pratiquement rien de la compassion. Pour nous tous cet apprentissage est absolument nécessaire.

Et c’est là que l’humilité a toute sa place, c’est là que l’orgueil crispé doit s’effacer, c’est là que l’abandon confiant doit se glisser, c’est là que les raideurs personnelles doivent être déjouées, que les peurs intimes doivent être désarmées, c’est là que les rancunes personnelles doivent s’apaiser, que les reproches anciens doivent se taire, et c’est là qu’il y a toute la place pour l’allègement de votre passé, c’est là que chacun peut se frayer un chemin ouvert à l’authenticité!

Chantez un chant nouveau, dansez, riez!

Que l’infinie tendresse de Dieu soit sur vous tous et sur chacun!

Michel Roth

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… un des derniers cultes de notre chère sacristaine Huguette Brid qui hélas nous quittera bientôt …
ce petit bouquet de fleurs comme modeste symbole de notre grande reconnaissance … !

 

KarfreitagGolgothaTextes du jour :
Psaume 22; Esaïe 53,1-12; 2 Corinthiens 5,19-21; Jean 19,16-30;
Hébreux 9,15+26-28 

 

Prédication donnée par Ruth Wolff-Bonsirven,
pasteure à Bischheim, inspectrice ecclésiastique :

 

Aujourd’hui, en ce jour de Vendredi Saint, je veux vous parler de la croix  (voici celle de l’église Principale :  x  .

Des croix nous en avons dans les églises et parfois autour du cou, sur bien des gravures, des œuvres d’art et autrefois dans les salles de classe. Nous faisons le signe de croix et parfois croisons les doigts sans y réfléchir pour conjurer le mauvais sort, déchaînant une bataille de forces cosmiques dans cette convocation superstitieuse.

La croix est pourtant quelque chose de particulièrement horrible au départ : un instrument de torture et de mort dans l’empire romain. C’était par pendaison sur la croix, comme d’une agonie particulièrement lente et horrible puisqu’on mourrait petit à petit de suffocation, qu’on punissait les rebelles, ceux qui défiaient la toute-puissance impériale.

Aussi on ne trouve pas de croix dans les premières communautés chrétiennes. Leurs symboles du Christ étaient le bon berger pour l’essentiel, le cep de vigne, ou le poisson (pour son acronyme IXTUS, Jésus Christ fils de Dieu sauveur, qui était une véritable confession de foi).

L’apôtre Paul en parle comme d’un scandale, c’est à dire quelque chose de tellement choquant qu’on peut y trébucher dessus et chuter, et comme d’une folie. 1 Cor 1, 22-25 :

22  Les Juifs demandent des signes, et les Grecs recherchent la sagesse;

23  mais nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens,

24  mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

25  Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

26  Considérez, frères, qui vous êtes, vous qui avez reçu l’appel de Dieu: il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de gens de bonne famille.

27  Mais ce qui est folie dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre les sages; ce qui est faible dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort;

Parfois, il faut entendre ce que les autres disent de nous pour mieux nous comprendre. Umberto Eco (1932-2016), a écrit : « Si je considère que Dieu n’existe pas, je dois me demander comment une partie de l’humanité a eu assez d’imagination pour inventer un dieu fait homme et acceptant de se laisser mourir pour l’amour de l’humanité. Que l’humanité puisse concevoir une idée aussi sublime, aussi paradoxale, sur laquelle se fonde une telle intimité avec la divinité, me pousse à éprouver une grande estime pour elle. Cette humanité a fait des choses effrayantes, c’est certain, mais elle a su inventer ça ! Auparavant, elle inventait des dieux qui dévoraient leurs fils, des dieux adultères, des divinités mauvaises, boulimiques, qui mangeaient les êtres humains. Et puis elle a conçu l’idée du sacrifice de l’amour. Pas mal ! Dans ce sens, l’invention du christianisme est une belle justification de l’existence de notre espèce, de son droit à l’existence. »

Le symbole de la croix a plusieurs significations, mais la plus importante, est certainement celle qu’a perçu ce philosophe et écrivain : c’est un renversement total des valeurs. Les puissants, dictateurs, présidents et directeur de ceci ou de cela, ceux qui possèdent tout, les femmes et les hommes avec, les sans scrupules et ceux qui ne voient même pas les autres, placés comme des frères et sœurs sur leur chemin, passent à côté de la vraie vie. Pire, ils détruisent la planète et l’humanité. Mais toujours à nouveau se sont levés et se lèveront, en face d’eux, des hommes et des femmes « au cœur pur ». Ceux-là mêmes, qui sont convaincus que la seule bonne façon de vivre, c’est de résister à cela et de vivre « en vérité », de façon juste (idée justice), en faisant confiance, en construisant les relations et les cités de façon à ce que l’intérêt commun prime sur l’intérêt personnel. Ainsi le pasteur Martin Luther King, prix Nobel de la paix, dont nous nous souvenons en particulier cette année dans tout le monde protestant. En effet, c’est le 4 avril 1968 que fut assassiné cet ardent défenseur des droits civiques pour tous et pour les « noirs » en particulier.

Grâce à tous les témoins de la foi, apôtres et prophètes, célèbres ou discrets inconnus, nous pouvons affirmer comme une certitude : le seul message qui puisse changer la face du monde, sauver le monde, c’est : « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». Ainsi s’est révélé notre Dieu, en se défaisant de sa Toute puissance, pour se donner à la bien pauvre humanité que nous sommes. C’est ainsi qu’il demande à être reçu pour nous assister sur nos chemins de libération, de notre désir de pouvoir, comme de notre petitesse egocentrée.

C’est dans cette foi-là, que nous pouvons assumer la croix. En la revendiquant, non pas comme une marque d’exclusion de ceux qui ont un croissant, une étoile ou un autre drapeau de ralliement, mais comme symbole de notre solidarité humaine réalisée dans le Christ crucifié. N’ayons pas peur de nous défaire de tout ce qui nous met en force, en valeur, en prééminence. Là où Dieu nous rejoint, c’est dans notre faiblesse, notre besoin et désir des autres car c’est là qu’il y a de la place pour autre chose que nous-même et c’est là l’espace fraternel heureux! Amen
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Lectures du jour :  Psaume 43; Genèse 22,1-13; Hébreux 5,7-9; Marc 10,35-45;

Texte pour la prédication (donnée par le pasteur Michel Roth) :  Nombres 21,4-9

 

La symbolique du serpent est infiniment complexe et comporte bien des aspects antinomiques difficiles à intégrer dans une vue d’ensemble. On peut même se demander s’il n’est pas le symbole fondamental, mystérieusement lié à la nature même de l’homme, à la structure de sa pensée et de sa vision du monde.

Le symbole le plus complet, le plus adéquat, est le serpent double : qui signifie la complémentarité des courants énergétiques, des forces cosmiques, des aspects de la puissance. Tout le monde connaît le caducée mercurien : attribut du Dieu Hermès-Mercure, il représente un équilibre dynamique de forces contraires, il préside à la circulation du Verbe entre Ciel et Terre.

Matthieu 10/16 :
« Possédez donc la sagesse (la ruse) terrestre des serpents et la pureté spirituelle (candeur) des colombes ».

La difficulté pour les anges comme pour les hommes de maîtriser l’activité du double serpent aux mouvements contraires Caducée (2)entraîne des scissions ou des chutes et provoque l’apparition d’anges serpents déchus ou d’hommes serpents destructeurs.; D’où les connotations sataniques de ce serpent ; il représente :  le mensonge, la haine, la révolte contre le Père, contre le divin, le chaos, le péché, la négativité. Il devient « on le jeta donc l’énorme Dragon, l’antique serpent, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses anges furent jetés avec lui.»  (Apocalypse 12/9)

Dans notre passage, les Hébreux sont attaqués par des serpents brûlants et volants : ce sont les séraphins. Ils sont de même nature vibratoire que les « langues de feu » de la Pentecôte, mais ici, d’un effet contraire. Moïse reçoit cet ordre de Dieu « Fais-toi une serpent brûlant, place-le sur une hampe : quiconque aura été mordu, le verra, il vivra ! »

Il faut donc rétablir l’intégrité d’un système énergétique universel et maîtriser ces forces flamboyantes qui environnent et traversent l’homme. (Evidemment, les lettres hébraïques, leur valeur numérique, leur correspondance, ces lettres qui forment les mots utilisés dans ce passage, et dans bien d’autres, nous font clairement comprendre de quoi il retourne…)

Alors que dans nos traductions françaises n’apparaît qu’une version appauvrie et tronquée !

Faire un séraphin, c’est assurer le contrôle de ces forces ; le dresser sur une hampe, c’est  – bien sûr ! – s’orienter vers Dieu mais surtout retrouver l’axe vertical et le serpent ascendant nécessaire à la cohérence du circuit, à la juste circulation de l’Amour divin.

Nous pouvons trouver trois confirmations de ce schéma :

  • le culte du serpent d’airain va se maintenir dans le temple de Jérusalem jusqu’à l’époque d’Ézéchias
    (8 et 7ème siècle av. JC )
  • le terme séraphim est repris par Esaïe (6,2 sq) pour désigner des entités flamboyantes à six ailes,
    symbole de la meilleure circulation possible des énergies divines, ainsi que le travail dialectique intégral.

Dans l’évangile de Jean, le Christ est assimilé au Serpent des serpents : « Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme afin que tout homme qui croit ait par lui la Vie Éternelle. »  (Jean 3/14–15)

Arbre de la croix, montée et descente des énergies, circuit serpentiforme complet !

VivreEnsemble11.3.2018

 

… voir ci-contre le thème de ce culte commun avec les paroisses protestantes de Bischheim, Hoenheim, Souffelweyersheim, Reichstett et Schiltigheim à l’église de la Rue Principale, réunies en consistoires :

 

… avec des jeunes de l’association « CoExister »  (infos cliquez ici)
… la chorale du jour
… les jeunes catéchumènes et leur KIT pour CoExister
… un sketch sur Jonas
… 
et les chants de Protestants en Fête :
    « Fraternité » et
    « Qui es-tu, toi mon frère, ma sœur ….? »
et les pasteurs des 4 paroisses réunies

Ω

 

Le Psaume 84 dit par Michel, accompagné musicalement par Flore  :

Cœur pèlerin, je suis ton centre.
Laisse la joie ouvrir en toi le temple du dedans
Laisse la joie planter en toi son arbre fou
Cœur pèlerin je suis ton centre.
Dans le dédale du vent l’aigle trouve son aire,
Sous l’épaule du toit le martinet son nid
comme l’éclair sa fête noire.
Cœur pèlerin je suis ton centre.
De crête en crête monte aux sources du vent,
de sommet en sommet gravis l’inaccessible où Je me tiens
comme secret ailé
Cœur pèlerin je suis ton centre.
Un instant dix mille ans tout s’unifie dans l’extase des pierres où le silence adore

Cœur pèlerin je suis ton centre.    (Vincent Lerbret)

 

Ω

 

Le KIT POUR COEXISTER des catéchumènes de Souffel’ :IMG_3079

 

Apprendre à connaître l’autre :

 Si je n’ai pas d’amour,

je ne suis rien de plus

qu’un métal qui résonne

ou qu’une cymbale bruyante.

Je pourrais transmettre

des messages reçus de Dieu,

posséder toute la connaissance

et comprendre tous les mystères,

je pourrai avoir la foi

qui dépasse les montagnes,

si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien.

(1 Corinthiens 13, versets 2 à 3)

Ne pas penser qu’on détient la vérité :

Jésus dit :

« Si vous restez fidèles à mes paroles,

vous serez vraiment mes disciples.

Vous connaîtrez la vérité,

et la vérité vous rendra libres. » 

(Jean 8 versets 31 et 32)

 Se rencontrer pour partager ses convictions :

Moïse prit une tente

et la dressa pour lui

à l’extérieur du camp à une bonne distance.

Il l’appelait tente de la Rencontre.

Celui qui voulait consulter l’Eternel

devait sortir du camp pour se rendre

à la tente de la Rencontre.

(Exode 33 verset 7)

 Ne pas juger l’autre par rapport à son origine, sa religion, sa couleur de peau :

Ne jugez point,

afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement

dont vous jugez,

et l’on vous mesurera avec la mesure

dont vous mesurez …

(Matthieu 7, verset 1 à 2

Les différences sont une richesse et pas un handicap :

Que chacun de vous utilise

pour le bien des autres

le don particulier qu’il a reçu de Dieu.

Vous serez ainsi de bons administrateurs

des multiples dons divins.

(1 Pierre 4 verset 10)

Découvrir qu’on est tous frères et sœurs en humanité :

Voyez quel amour

le Père nous a témoigné,

pour que nous soyons appelés

enfants de Dieu!

Et nous le sommes.

(1 Jean 3 verset 1)

Ω

 

 Prière d’intercession :

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C’est avec reconnaissance que nous nous tournons vers Toi, Seigneur. Nous te disons merci, car tu nous as fait humains. Nos limites, nos questionnements et nos doutes sont des atouts qui nous devraient nous éviter d’être des blocs de certitude. Ils nous aident à nous ouvrir aux autres, à dialoguer avec ceux qui ne vivent pas la même tradition, qui n’ont pas les mêmes croyances. Tu nous as fait des humains en chemin, qui doivent encore apprendre à vivre ensemble.

Nous te prions pour toutes les femmes et tous les hommes, quelle que soit leur foi ou leur croyance.

Pour ceux qui suivent la voie du Bouddha.

Pour ceux qui vénèrent les Dieux de l’hindouisme.

Pour nos frères et nos sœurs de l’islam.

Pour le peuple juif qui est notre origine.

Pour les peuples des religions traditionnelles.

Pour les différentes Églises chrétiennes.

Pour les personnes sans religion et celles qui sont en chemin, afin qu’un jour nous soyons unis.

Nous te prions pour notre planète.

Nous voulons sauvegarder la création de tout notre cœur et de toute notre sagesse.

Nous voulons préserver ta bénédiction originelle sur la création.

Nous te prions pour ceux qui sont sans pain sans maison et sans pays.

Nous voulons combattre avec passion pour la justice afin que ce monde soit accueillant pour tous les peuples.

Nous te confions l’enfant blessé au fond de nous, nos amours et nos amitiés perdues, notre méfiance à l’égard de nos prochains, notre désir profond de vivre ensemble en bonne intelligence et dans un esprit d’accueil et d’ouverture.

Nous te remettons nos jeunes, leur vie et leur avenir. Nous te rendons grâce pour la bénédiction qu’ils représentent pour chacun de nous.  Amen

Ω

 

et voici le texte de l’envoi (sur la base d’un texte de la liturgie de bénédiction de mariage de l’UEPAL, retravaillé par les catéchumènes de Hoenheim) :

 

Voici, la route est ouverte par votre venue à ce culte,
par le partage que nous avons vécu.
Le voyage a commencé ; il est sans fin.

Soyez, les uns pour les autres, des témoins de l’Amour infini.
Tendez vos mains vers le monde qui attend :
le monde a besoin de partage pour croire que vivre ensemble est possible

Vivez cette joie !
Alors, demain ne sera plus seulement demain,
il sera le lendemain de votre joie.
Et pourquoi pas aussi la veille de votre joie ?!

Allez ! le voyage a commencé.
Le monde a besoin de votre solidarité pour croire qu’il peut aimer.

Ω

 

… suivie d’un échange avec des jeunes de l’association « CoExister » et un repas préparé par Albéra.

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20180304_101126Thème de ce dimanche OCULI  *)

            Suivre le Christ :

« Quiconque met le main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Lectures du jour : 
Psaume 34,16-23; 1 Rois 19,1-8;
Éphésiens 5,1-8; Luc 9,57-62;
1 Pierre 1,18-21

Le texte pour la prédication du jour se trouve donc dans 1 Pierre 1,18 à 21 

18   La façon de vivre que vous avez reçue de vos ancêtres ne menait à rien. Mais vous le savez, Dieu a payé un grand prix pour vous libérer de cette façon de vivre. En effet, il ne l’a pas fait avec des choses qui peuvent s’abîmer, comme l’or ou l’argent. 

19   Mais il vous a libérés avec le sang précieux du Christ, qui est comme un agneau sans défaut et sans tache. 

20   Dieu l’a choisi avant la création du monde, et pour votre bien, il l’a fait connaître maintenant, en ces temps qui sont les derniers.

21   C’est par le Christ que vous croyez en Dieu, qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire. Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Prédication de William Baal, prédicateur laïc, qui a préparé ce culte :

Seigneur, nous te bénissons
de nous permettre de nous arrêter un instant
pour écouter ce que tu as à nous dire.

Nous sommes dans le dimanche de l’OCULI qui désigne le troisième dimanche de Carême. Durant cette période certains frères pratiquent le jeûne entre Mardi Gras et Pâques. De quelles manières le font-t-il ? Est-ce que c’est une tradition que l’on pratique depuis le Moyen Age ? Est-ce que c’est pour se conformer à une loi hébraïque ? Ou au contraire, que nous le faisons avec conviction, sincérité, et avec cœur ? Le faisons-nous par sacrifice librement consentie pour honorer notre Seigneur Jésus-Christ, et pour être dans la proximité de celui-ci lors de sa marche vers la croix ? Dit plus simplement, est-ce que nous voulons nous identifier à celui qui s’est donné pour nous ? Vous le savez, je laisse à chacun le soin de s’examiner soi-même, pour trouver la réponse vraie dans notre conscience ! Alors nous pourrions tous réfléchir ensemble à ces trois thèmes que j’ai retenus dans l’épître de Pierre : à qui s’adressait Pierre ? Comment explique-t-il le sacrifice de la croix ? Et quelle est l’actualité de ce message pour nous au XXIe siècle ?

Quelles étaient les personnes qui ont reçu ce message à l’époque de Pierre ? La réponse se trouve dans le premier verset de l’épître : « les élus qui vivent en étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie ». Qui étaient-ils ? Des chrétiens d’assez peu longue date, qu’ils soient païens ou juifs convertis. Une chose est sûre, c’était des étrangers qui avaient choisi de s’éloigner des mouvements religieux de l’époque, parce qu’ils avaient ressenti la vérité dans leur cœur, de la parole du Christ qu’ils avaient reçue et entendue. Il s’agissait de les conforter dans leur foi naissante ! De plus, ils étaient en butte à l’hostilité des religieux de l’époque, et étaient même persécutés. C’est en cela que Pierre écrivait un message fort, pour qu’ils puissent persévérer dans cette foi nouvelle malgré les tribulations qu’ils subissaient. Dit plus simplement, Pierre voulait garder ces premiers chrétiens dans la foi à notre Seigneur Jésus-Christ.

Comment Pierre s’y prend-il ? L’apôtre fait la répétition de ce qu’il a dit de nombreuses fois déjà, à savoir la mort du Christ sur la croix, verset 19 : il vous a libérés avec le sang précieux du Christ, qui est comme un agneau sans défaut et sans tâche. Libéré de quoi ? De notre condition d’homme fautif rejeté par Dieu ! Et il termine au verset 21 par :

« C’est par le Christ que vous croyez en Dieu, qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire. Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu ».

Pierre fait un travail de pédagogue, il explique à ses interlocuteurs toute la signification du sacrifice du Christ à la croix. Il explique la différence entre le passé et ce maintenant nouveau ! Il démontre que les activités du passé doivent être renouvelées constamment pour être absoutes de la faute originelle d’Adam et Ève, alors qu’avec la croix et la résurrection de notre Seigneur tout est accompli, une fois pour toutes ! En fait, il cherche avec intelligence, en utilisant le doute et la critique, pour conforter cette église naissante ! Et enfin, pour bien souligner l’avant du maintenant, il introduit le concept du mis à part par Dieu de ces premiers chrétiens ! Pour le dire plus simplement, dès que nous avons la foi nous devenons saints, c’est-à-dire mis à part par Dieu et pour Dieu!

Alors quelle est l’actualité de ce message pour nous au XXIe siècle ? Nous tous ici présents, ce matin, nous avons à accepter que nous sommes saints, une fois pour toutes ! Est-ce que cela veut dire que nous sommes exceptionnels par notre spiritualité ou par nos œuvres en général ? Pour moi, la réponse est non ! Est-ce que nous sommes «meilleurs» que les autres ? Là aussi la réponse est négative, alors vous pourriez me dire, à quoi ça sert d’être saints ? Être saint, c’est un état ainsi qu’un chemin, où nous nous laissons transformer par l’Esprit de Dieu qui est en nous. C’est également un combat pour éviter de revenir en arrière dans notre vie précédente. Pierre le dit dans sa deuxième épître chapitre 2 versets  20 à 22:

«   Si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. 

   Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. 

  Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: ‘Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi’ et ‘le cochon qui vient d’être lavé recommence à se rouler dans la boue’. » 

Alors oui, la condition de saint n’est pas facile, il s’agit d’annoncer le salut à des personnes hostiles qui de plus en plus rejettent Dieu Nous proclamons la Bonne Nouvelle à des païens qui ne veulent rien savoir. Nous mettons modestement nos pas à la suite de ceux qui ont annoncé la grâce par la mort et la résurrection de notre Seigneur dans le monde ! Et enfin notre sainteté nous conduit aussi à mettre en œuvre, avec cœur et en actions, toutes les paroles pour lesquelles nous témoignons ! Ceci pour être en accord avec ce que nous proclamons ! C’est ce que nous dit l’épître de Pierre verset 21

« C’est par le Christ que vous croyez en Dieu,
qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire.
Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu. »
 

Oui nous avons cette espérance qui nous a été annoncée à l’avance. C’est un avenir que nous avons anticipé, qui nous met en mouvement dans ce présent transformé. Dit plus simplement, nous avons la révélation de demain dans nos Écritures, pour vivre aujourd’hui notre foi avec connaissance et confiance. Voilà la signification de l’espérance. Oui, elle nous conduira dans le Royaume de Dieu, où comme il est dit dans l’Apocalypse 21,4 :  

« Il essuiera toute larme de nos yeux,
et la mort ne sera plus,
et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur,
car les premières choses ont disparu. »

Voilà notre futur programme, soyons dans la joie pour ce moment à venir !  Comme le dit Pierre, nous sommes dans les derniers temps, mais si nous demeurons dans la foi, nous n’avons rien à craindre et nous serons récompensés de notre persévérance. Amen.

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*)  Oculi mei semper ad Dominum :
     « Mes yeux restent toujours concentrés sur le Seigneur » (Psaume 25,15)

Pour voir le livret de notre célébration œcuménique à Schiltigheim, cliquez ici : 

JMP 2018 Suriname _Schiltigheim-Trinité

… voici quelques images avec les intervenantes :

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Le message de Michel Roth :

Nous perdrons tout. Notre argent, notre réputation, nos réussites et peut-être même nos souvenirs.

Notre apparence va se faner. Les personnes que nous aimons vont mourir. Notre corps tombera en morceaux. Tout ce qui semble permanent est en réalité changeant et sera écrasé. L’expérience nous dépouillera graduellement ou pas si graduellement que cela, de tout ce dont elle peut nous dépouiller. Nous réveiller, entrer vraiment dans la vie, le mouvement de l’évangile, signifie faire face à cette réalité les yeux ouverts.

Mais ici même, en cet instant, nous nous tenons sur une terre sainte et sacrée ! Ce qui sera perdu n’a pas encore été perdu. Et comprendre cela est la clé d’une joie incroyable ! Et il voit que cela est très bon !Tous ceux qui sont dans notre vie, toutes les choses qu’il y a dedans, ici même , ne nous ont pas encore été retirées. Tout est présent.

Cette loi, parfois terrible, du changement a déjà rendu toutes les choses et toutes les personnes autour de nous profondément sacrées, très importantes et dignes d’une gratitude à nous fendre le cœur.

La perte a déjà transfiguré notre vie en autel !!! Et nous voyons que cela est très bon !

Nous apprenons même à voir nos peines les plus profondes comme un mouvement intelligent de la vie, et non comme une menace envers la vie. Nous nous rappelons que nous sommes assez vastes pour tout englober – la douleur et le plaisir, le bon et le mauvais, la lumière et l’obscurité. Nous sommes bien loin d’être aussi limités que nous l’avions imaginé !

Nous pouvons tomber amoureux de ce qui est ! Et recevoir cette invitation simple et radicale : arrêter d’attendre que le monde nous rende heureux.

Arrêter de faire que notre joie intérieure dépende des choses extérieures – des objets des gens, des circonstances, des expériences…

Faire une pause dans notre vie…nous arrêter ! Et découvrir le bonheur naturel que nous sommes et avons toujours été, ce contentement qui fait partie de nous-mêmes et qui ne dépend pas du contenu toujours changeant de la vie. Merci à la Vie !

J’aimerais vous parler de cette femme, Claire Geyer, qui vient de fêter ses 104 ans, un verre de crémant à la main, à St Charles, et qui voit que cela est très bon ! Madame Claire Geyer, pleine de gratitude, remerciant toutes les personnes qui l’approchent , sourde, presque totalement, mais souriante, trouvant que tout le monde est tellement gentil avec elle! Et l’exprimant sans retenue, à longueur de journée ! Elle illumine tout son étage, le troisième, et tout le personnel soignant qui s’occupe d’elle !

pour voir les 2 x 10 commandements
du respect de la Création
proposés par les femmes de Suriname cliquez ici : 

… et pour la destination de la collecte, cf. la collecte cf. pp. 9 et 10 dans le livret …

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Tout est grâce !

Lectures du jour :  Psaume 25; Esaïe 5,1-7; Romains 5,1-5; Marc 12,1-12 

Prédication de Michel Roth :MichelRoth (3)

Quelle est la pointe de cette parabole ? De quelle manière nous concerne-t-elle ?

Revenons à nous-mêmes et revenons à notre expérience intérieure !

Il y a un être intérieur, un être secret, un être qui parfois nous semble caché ! Cet être est ! Il ne s’impose pas. Pourtant il détient toute l’autorité. Nous ne pouvons pas soulever une paupière sans lui, mais il n’impose rien. Il attend que nous le reconnaissions, il attend que nous l’aimions. Cette réalité vivante cherche à apparaître ! Alors comment nous disposer intérieurement pour l’accueillir ?

Si nous continuons à chercher avec notre personne extérieure, avec nos moyens habituels, j’allais dire, avec nos gros sabots, nous avons peu de chance de reconnaître ce fils bien-aimé, et encore moins, le maître et ses serviteurs!Notre attitude doit changer complètement, sinon nous allons les « tuer » comme dans la parabole.

Une grandeur est là, une vérité est là, une force incroyable est là qui nous attend. Est-ce que nous la désirons ? Est-ce que nous voulons entrer en contact avec elle ? Est-ce que nous désirons cette communication ?

C’est à chacun de nous de dire : oui ou non ! Peut-être que jusqu’à présent nous avons toujours dit non ! Mais pourtant, maintenant nous avons de dire oui ! Ce serait très facile, s’il suffisait simplement de dire oui ! Mais il faut que ce soit d’une telle qualité, d’un tel consentement…!Mon oui n’est pas total ! Entendez-moi bien, notre oui à certains moments est sincère, mais il n’est le oui que de deux ou trois cellules, de deux ou trois petits serviteurs. Ce n’est pas le oui de toute notre structure, de tout notre être ! Et c’est cela que nous ne saisissons pas toujours. Alors nous nous étonnons, nous nous décourageons, nous devenons même blasphémateurs ! Nous ne nous rendons pas compte que nous avons donné si peu d’accord que la communication ne pouvait pas se faire.

Rappelons-nous ! Notre dimension réelle est le Christ. Lorsque nous nous tournons vers lui, nous n’avons aucune preuve tangible de l’aide qui est à notre portée, mais nous avons une assurance et une compréhension intérieures d’une Présence qui va au-devant de nous ! Nous avons une conscience intérieure de la manne de demain bien que nous ne puissions pas la voir aujourd’hui, et nous vivons par cette grâce intérieure !

Laissez le règne de Dieu être avec vous car son Royaume dure à jamais. Ôtez votre regard du monde extérieur et dans le silence de votre être, comprenez que vous êtes chez vous en Dieu, et ne cherchez plus au-dehors.

Communiez au-dedans de vous-mêmes ! Consacrez des minutes et des heures à la communion ! Retirez-vous du monde extérieur ! Vivez comme si vous étiez le Fils de Dieu, ce que vous êtes réellement. Niez toutes les apparences contraires, tenez bon dans la foi que vous avez acquise ! Reposez-vous du combat physique et psychique et laissez le Royaume s’écouler à travers vous. « Dans la confiance et la quiétude sera votre force. ». Au moins une fois par jour – et plus souvent si c’est possible – retirez-vous dans la présence pour établir le contact avec Christ. Que vous y réussissiez d’emblée ou non n’est pas important. Ce qui est important c’est que vous continuiez de vous retirer dans votre être intérieur et là, que vous laissiez s’établir le contact avec cette identité intérieure, avec cette manne cachée, alors vous saurez que, quelles que soient les circonstances de votre expérience humaine, – les affaires, la santé, la famille – un changement va petit à petit s’installer. Le Christ est une présence et un pouvoir vivant, le plus grand jamais connu. Le Christ, en tout temps, et pour tous ceux qui l’ont touché, a vaincu le monde, non pour le monde, mais pour vous et pour moi qui l’avons découvert et ressenti.  Amen

Le CP nouveau (de gauche à droite) :

Paul WEHRLIN
Pascal HALLER
Francine BAERMANN
Patrick RUCH
Danielle DILIGENT
Guy MARCOT
Afi ALAGLO
Yvette OSTER
Ingeborg DIFFINE
Jean-Luc DUPREZ
Mariette GREINER (excusée)

Conseillers sortants :  Mireille DJOTANG-NGNIA et Marlène HALLER
qui sont remerciées par le vicre-président JeanLuc Duprez et qui répondent :

JeanLuc remercie Marlène la présidente sortante Marlène et Michel Marlène répond ...    JeanLuc remercie Mireille CP sortante

Mireille répond ...  … et parfois les émotions troublent la vue :

les émotions troublent la vue ...

 

Pour clore cette belle célébration nous disons notre foi :

Je crois en un Dieu qui ressuscite de la mort de la lettre pour devenir une part de ma vie.

Il voit mes erreurs et souffre à cause d’elles, il me parle et m’enseigne. il me guide.

Je crois en Jésus Christ, un Dieu qui a parcouru mes chemins et qui en connaît les lumières et les ombres. Un Dieu qui a ri et qui a pleuré; qui voit les haines qui excluent, qui divisent, qui marginalisent, qui blessent et qui tuent …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela … et qui en pleure.

Mais je crois aussi en un Dieu qui voit une mère donner le jour, et c’est une vie qui naît de la douleur ; qui voit jouer deux enfants, et c’est une graine de solidarité qui germe, qui voit la fleur pousser sur les ruines, et c’est un commencement nouveau …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela et qui rit – parce que, malgré tout, il y a l’espérance.  Amen.

 (extr. de  « Expressions de foi de l’église universelle », Défap :
Eglise évangélique vaudoise du Rio de la Plata, Eglises réformées en Argentine)

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