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Thème du jour :
  L’invitation

Lectures du jour :
Psaume 36,6-11; Ésaïe 55,1-5; Éphésiens 2,17-22; Luc 14,16-24 et Matthieu 22,1-14

 

Le festin nuptial dans l’Évangile de Matthieu,
chapitre 22, les versets 1 à 14 (Tob)

 

 1  Et Jésus se remit à leur parler en paraboles :
2  « Il en va du Royaume des cieux comme d’un roi qui fit un festin
de noces pour son fils.
3  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités. Mais eux ne
voulaient pas venir.
4  Il envoya encore d’autres serviteurs chargés de dire aux invités :
“Voici, j’ai  apprêté mon banquet ; mes taureaux et mes bêtes grasses
sont égorgés, tout est prêt, venez aux noces.”
5  Mais eux, sans en tenir compte, s’en allèrent, l’un à son champ,
l’autre à son commerce ;
6  les autres, saisissant les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
7  Le roi se mit en colère ; il envoya ses troupes, fit périr ces assassins
et incendia leur ville.
8  Alors il dit à ses serviteurs : “La noce est prête, mais les invités
n’en étaient pas dignes.
9  Allez donc aux places d’où partent les chemins et convoquez à la
noce tous ceux que vous trouverez.”
10  Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins et rassemblèrent tous
ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons. Et la salle de noce fut remplie
de convives.
11  Entré pour regarder les convives, le roi aperçut là un homme qui
ne portait pas de vêtement de noce.
12 “Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir de vêtement
de noce ?” Celui-ci resta muet.
13  Alors le roi dit aux servants : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans
les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.”
14  Certes, la multitude est appelée, mais peu sont élus. »

 

P1030609Prédication donnée William Baal, prédicateur laïc :

Nous sommes en été, et comme vous le savez tous, c’est là, durant cette période, que se font la plupart des mariages. Personnellement, je vais être présent à une cérémonie d’union de deux personnes que j’aime et que je connais, qui aura lieu début juillet. Donc, je vais me préparer de manière à honorer cette invitation qui m’a été faite. Un beau costume, des chaussures cirées, une chemise seyante, un nœud papillon, des cadeaux et un large sourire. Maintenant vous savez dans quel état d’esprit je serai pour aller à ce mariage ! Comme nous le vivons à ce genre d’occasion, nous avons répondu à un appel pour réserver cette date. Nous en ferons une priorité par rapport à d’autres occupations que nous pourrions avoir. Nous allons privilégier ce rassemblement de personnes choisies pour nous réunir. Dit plus simplement, nous voulons nous associer et nous réjouir à l’union d’amour  de deux êtres chers à nos cœurs. Notre texte nous parle de la parabole, d’un roi, dans le royaume des cieux, qui fait un festin pour les noces de son fils. Ce roi constate que personne de ceux à qui il s’adresse n’est au rendez-vous, dit autrement, ils n’ont pas envie de venir. Ils sont dans l’indifférence de leur confort, il y a même certains conviés qui tuent les messagers de ce roi, pour ne pas être dérangé dans leur conscience. Vous l’avez compris, il s’agit d’une histoire au figuré, qui s’adresse à l’état de notre être intérieur. Entendons-nous l’invitation de Dieu, ou pas ? Je nous propose de réfléchir ensemble aux conséquences du refus de cette invitation, nous allons nous pencher vers toutes celles et ceux comme nous qui acceptent cette invitation, et enfin nous mettre en accord en esprit à la célébration de cette magnifique noce qui nous est promise.

Qu’est-ce qui fait que nous acceptons une invitation, un repas de noces festif ? Il y a une raison, c’est le lien que nous avons avec la personne qui nous invite. Lorsque nous refusons, il faut que nous en acceptions les conséquences. Dit autrement, nous risquons de nous fâcher avec la personne qui a envoyé cette invitation. C’est exactement ce que nous retrouvons dans le texte du verset 1 au verset 6. Et nous pourrions rajouter les versets 11 à 13, où il y a un des convives qui n’a pas revêtu son vêtement de mariage. Que celui-ci soit intérieur, ou extérieur. En clair, il n’est pas dans l’esprit de cette fête. Que se passe-t-il à ce moment-là ? Le roi se met en colère et le fait jeter dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Quand à ceux qui au départ étaient conviés et qui ont fait taire leur conscience en tuant les envoyés du roi, leur châtiment à été implacable, ils ont perdu la vie (éternelle) à la suite de leur refus. Alors vous pourriez me dire, ce roi est sans cœur, c’est une histoire vieille de 2000 ans, c’est une fable, etc. etc. Il n’empêche que c’est quand même un choix de nous-mêmes, notre choix, qui nous a conduit à être exclu de ce repas de noces. Dit encore autrement, nous avons la liberté de nous séparer de Dieu ! Mais avec toutes les conséquences, que cela implique.
Alors qu’en est-il de nous mêmes qui avons accepté cette invitation par le baptême de notre Seigneur ? Je peux dire qu’à travers cette démarche nous avons une assurance de participer à ce festin. Qu’est-ce qui me permet de dire cela ? Car le jour de l’Éternel est proche, car l’Éternel a préparé le sacrifice, Il a choisi ses conviés. C’est ce que nous dit un des plus petits livres dans l’Ancien Testament, écrit par le prophète Sophonie, chapitre 1, le verset 7.

Continuellement, nous avons cette répétition d’être invités à célébrer les noces de l’époux, quelles que soient les époques, les endroits, et les situations de chacun. Je vais dire encore plus simplement : Dieu nous aime, il veut que nous participions au banquet qu’il donnera dans son royaume d’éternité et d’amour.

C’est là que nous arrivons à l’esprit dans lequel nous allons participer à ce repas de fête. C’est là que les versets 11 et 12 ont toute leur importance. Dans la parabole qui est citée, il ne s’agit pas seulement de l’habit de noces extérieur, il s’agit possiblement aussi de notre état intérieur. Ne soyons pas comme celui qui reste muet devant le Seigneur. Dit autrement, il est possible, que nous soyons conviés, il est également nécessaire que nous ayons des dispositions de cœur, qui nous permettent de participer à ces réjouissances. Cela veut dire, nous ne sommes pas seulement des chrétien baptisés, nous avons à présenter l’expression de notre foi, qui  se traduit, également, par un reflet des valeurs chrétiennes qui sont notre durant toute notre vie. Et la meilleure traduction de cette foi se fait en acte ! C’est en cela que nous revêtirons cet habit de noces dont il est question dans ce repas. Oui, si nous aimons, les personnes sauvées que nous sommes devenus, nous le montrerons par notre attitude de joie. Relisons la courte épître aux Philippiens qui est un bon exemple de cette attitude  de joie. Et c’est en cela que nous pourrons être conviés au festin du  royaume de Dieu. Nous retrouvons cela, dans le livre de l’Apocalypse, chapitre 19, les versets 7 à 9 :

7  Réjouissons-nous, soyons heureux et rendons-lui gloire ! En effet, c’est
maintenant le mariage de l’Agneau. Celle qu’il a choisie pour lui s’est faite
belle.
8  Pour vêtement, elle a reçu un habit de toile fine, brillante et pure. Cette
toile fine, ce sont les actions justes de ceux qui appartiennent à Dieu. »
9  L’ange me dit : « Écris : “Ils sont heureux, les invités au repas de mariage
de l’Agneau ! ” 

Voulons-nous être de la partie ?  C’est cette promesse qui nous est faite ! Emparons-nous de cette assurance pour participer à la fin de notre vie à ce repas. D’ailleurs nous pourrons en goûter les prémices spirituelles tout à l’heure lors de notre Sainte Cène. Amen

… voir ci-dessous tout l’album photo …

Chères sœurs et chers frères,

Comment  convaincre quelqu’un de son tort ? Vous êtes-vous déjà posé cette question, dans l’éducation de vos enfants peut-être, en pensant aux dérives de notre monde, ou peut-être même en constatant votre propre dureté de cœur ? Comment vraiment convaincre quelqu’un de son tort ?

Jésus nous parle par une histoire : « Il y avait une fois… » . Et le bon docteur Luc, sensible aux problèmes sociaux, aux malades et à leur guérison, la formule d’une façon des plus impressionnantes… On va vous la lire. Ecoutez bien. Luc 16,19-31 (lecture et prière)

Le riche, donc, quel était déjà son nom ? — Ah oui, il n’en avait pas, Monsieur le riche, tout- simplement. Son agenda est plein, son quotidien est rempli de soucis… quel habit choisir, quel repas offrir, quel décor cette fois-ci ?

Et puis le pauvre, il a un nom, lui, Lazare, Eleazare, « Dieu-aide » en français. Plus souffrant que lui tu meurs ! D’ailleurs c’est ce qui lui arrive : Ci gît Eleazare, dit le texte. Même les chiens, animaux impurs par excellence dans la Bible, comme peut-être les rats pour nous autres, mêmes les chiens auront eu plus de compassion pour lui : puisqu’ils lui nettoient ses plaies dégoûtantes, pendant que Monsieur Leriche passe sa porte et passe par-dessus l’agonie de Lazare, sans un geste, sans un mot. Un monstre d’inhumanité. Même en enfer il ne s’occupera que des siens et essaie d’utiliser Lazare comme son serviteur…

Maintenant, concrètement, qu’aurait-il du faire, frères et sœurs, je vous le demande. Qu’aurait-il pu faire ?

« On ne peut pas résoudre les problèmes de tout le monde, n’est-ce pas ? Ce pauvre, il faisait sûrement partie d’un réseau de mendicité organisée ! Et puis, il y a des spécialistes pour ça. – La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et puis moi, ça me déprime trop, de voir tout ça !  » Voilà comment notre cœur se ferme.

Et pourtant. Moïse et les prophètes, la Bible,  Monsieur Leriche les connaissait: « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »  Mais Monsieur Leriche, son cœur, son âme et sa force, il en avait besoin pour d’autres choses, nous l’avons vu.

Et nous, jeunes débutants dans la foi, ou confirmés de longue date, nous qui sommes de toute bonne volonté, nous nous demandons aussi parfois s’il est bien possible de garder son cœur ouvert à tous ces problèmes et à toutes ces choses décevantes que les humains sont capables de faire. Comment nous convaincre de notre tort ?!  Seigneur, comment vas-tu nous guérir, nous encourager encore ?!

L’histoire que le Seigneur nous confie ce matin nous montre le monstre que nous pourrions devenir si nous fermons nos cœurs, nos yeux, notre intelligence. C’est déjà ça. Car il est urgent pour nous aussi de garder ouverts nos cœurs à cette utopie du Royaume de Dieu, qui n’est simplement pas encore réalisé, mais qui vient. Alors, même peiné pour l’autre sans pouvoir résoudre son problème notre cœur, rempli de cette folle espérance, trouvera sans se tromper tout seul les chemins de la paix, de la justice, de la sauvegarde de la création.

Voir en l’autre simplement un humain, créé comme moi par le même Créateur, avec la même dignité inaliénable et puis d’entrer en contact d’humain à humain. Voilà ce qui aurait pu sauver la situation. Peut-être que Monsieur Leriche aurait simplement pu organiser un peu de soutien, tout simple ?

Comment le convaincre de son tort ? Hhm, ce fut peine perdue. Mais comment me convaincre, moi de mes torts et duretés de coeurs ? Frères et sœurs, que l’histoire du pauvre Lazare  nous ouvre les cœurs, les mains et l’intelligence dans notre marche vers le Royaume, jeunes et gens d’expérience, ensemble.

« Merveilleux Seigneur, ne te décourage pas avec nous, continue à nous mettre à cœur tes histoires !  Amen ».

Ulrike Richard-Molard

 

Ulrike Richard-Molard a partagé un album avec vous (photos prises par Frieda Bohnert) :  
    Confirmation SCHILTIGHEIM 2017  
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Trinité

 

Lectures du jour :P1030608
Psaume 145; Esaïe 6,1-13; Romains 11,33-36; Jean 3,1-8
Cantiques :
Alléluia 42-03; 43-05; 35-07;41-11

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La prédication nous a été donnée
par notre prédicateur laïc, William Baal :

 

Voici le texte pour la prédication :  il se trouve dans le livre d’Esaïe au chapitre 6, les versets 1 à 13  (Segond)

 

1  L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé ; le bas de son vêtement remplissait le temple.
2  Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les jambes, et deux dont ils se servaient pour voler. 
3  Ils s’appelaient l’un l’autre et disaient : Saint, saint, saint est le SEIGNEUR (YHWH) des Armées ! Toute la terre est remplie de sa gloire !
4  Les soubassements des seuils frémissaient à la voix de celui qui appelait, et la Maison se remplit de fumée. 
5  Alors je dis : Quel malheur pour moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, le SEIGNEUR (YHWH) des Armées !
6  Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une braise qu’il avait prise sur l’autel, avec des pincettes. 
7  Il toucha ma bouche et dit : Ceci a touché tes lèvres : ta faute est enlevée, ton péché est expié.
8  J’entendis le Seigneur qui disait : Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ? Je répondis : Je suis là, envoie-moi ! 
9  Il dit alors : Va dire à ce peuple : Ecoutez toujours, mais vous ne comprendrez rien ! Regardez toujours, mais vous n’apprendrez rien !
10  Engourdis le cœur de ce peuple, rends-le dur d’oreille et ferme-lui les yeux, de peur qu’il ne voie de ses yeux, qu’il n’entende de ses oreilles, que son cœur ne comprenne, qu’il ne revienne et ne soit guéri.
11  Je dis : Jusqu’à quand, Seigneur ? Et il répondit : Jusqu’à ce que les villes soient saccagées, sans habitants, les maisons sans hommes, et la terre saccagée, dévastée ;
12  jusqu’à ce que le SEIGNEUR ait éloigné les hommes et que le pays soit tout à fait abandonné.
13  S’il y reste encore un dixième des habitants, il repassera par l’incendie ; mais, comme le térébinthe et le chêne conservent leur souche quand ils sont abattus, sa souche donnera une descendance sainte.

Nous voilà devant un texte bien étrange ! C’est le récit d’une vision.  La vision d’un scribe, qui était le secrétaire personnel du roi Osias. Il était chargé d’écrire les événements de la royauté. Il est vraisemblable, mais le texte ne nous le dit pas, que cet événement ait eu lieu lors de l’intronisation du futur roi Achaz. Celui-ci, sera par la suite un roi, dont le cœur s’est endurci et qui s’était éloigné de Dieu durant son règne. Mais revenons-en à Esaïe, et au récit de cette vision. Du verset 2 au verset 5, nous sommes en pleine fantasmagorie. En clair, il est question de séraphins avec des descriptions de leurs ailes, qui chantent la gloire de Dieu. Puis aux versets 6 et 7, le charbon ardent qui purifie le futur prophète devant la majesté de Dieu. Et enfin la demande, la réponse d’Esaïe et le message à transmettre (versets 8 à 13). Je crois que nous pourrions trouver plein d’explications scientifiques et rationnelles à ce texte. Dit plus simplement, notre prophète avait dû inhaler les fumées d’encens et autres substances narcotiques répandues à l’occasion de cette célébration … Ce qui avait dû provoquer cet état d’extase ! Pour voir les choses d’une manière encore plus basique, notre prophète devait être en train de planer ! Il était là, sans être là ! Mais est-ce vraiment ce qui doit nous préoccuper ? Est-ce que nous devons nous concentrer uniquement sur l’état d’Esaïe ? ne nous arrive-t-il pas, à nous aussi, d’être en dehors du temps, du lieu, et je dirais même en dehors de notre corps, lorsqu’il nous arrive d’avoir des révélations, de vivre des rêves, ou tout simplement d’être ébloui par la beauté de paysages à couper le souffle ? C’est en cela que je laisse le mystère de cet état de côté, pour plutôt me concentrer sur le message de celui qui à accepté de devenir prophète. C’est ainsi que nous pourrions réfléchir, au contenu du message transmis : le verset 9, le verset 11, et enfin le verset 13.

Au verset 9 :  « Il dit alors : Va dire à ce peuple : Ecoutez toujours, mais vous ne comprendrez rien ! Regardez toujours, mais vous n’apprendrez rien ! Engourdis le cœur de ce peuple, rends-le dur d’oreille et ferme-lui les yeux, de peur qu’il ne voie de ses yeux, qu’il n’entende de ses oreilles, que son cœur ne comprenne, qu’il ne revienne et ne soit guéri. »  

C’est un message que nous retrouvons régulièrement, dans notre Bible dans Exode, chapitres 7 et 8, lorsqu’il est question du pharaon qui a le cœur endurci et ne veut pas laisser partir le peuple d’Israël de son pays, dans Jérémie 5, 23, dans Actes des Apôtres, chapitre 28,27, etc. Je citerai juste le verset de laL aux Hébreux, chapitre 3 :  « C’est pourquoi comme dit l’Esprit Saint, aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ! » 

Mais cela ne répond pas à la question du pourquoi de cette rébellion contre Dieu ? Une réponse pourrait être, que l’homme a toujours voulu être indépendant de Dieu et de son message ! Quoi de plus naturel, à ce moment-là, que notre Seigneur suive cette inclinaison de nous-mêmes pour nous laisser aller dans une impasse, et enfin, que nous retrouvions ce chemin de la dépendance divine, si nous avons fait un profond retour en nous-mêmes. Dieu nous laisse libres de faire ce que nous voulons de notre vie ! Et plus nous nous éloignons de lui, plus nous allons-nous endurcir dans notre cœur. Dit plus simplement, c’est notre égoïsme et notre orgueil et notre suffisance qui nous conduisent à considérer que nous pouvons nous passer de Dieu.

C’est en cela que nous pouvons considérer les conséquences de cette attitude au versets 11 à 13 où il nous est dit : « Jusqu’à ce que les villes soient saccagées, sans habitants, les maisons sans hommes, et la terre saccagée, dévastée ; jusqu’à ce que le SEIGNEUR ait éloigné les hommes et que le pays soit tout à fait abandonné. S’il y reste encore un dixième des habitants, il repassera par l’incendie … »  Nous ne sommes pas maîtres de notre avenir. Nous pouvons faire des prévisions, des plans et des projections, mais nous ne connaissons ni maîtrisons notre futur. Quel risque y a-t-il pour-nous, à rester dans la dépendance de Dieu ? Il y a une oscillation permanente entre notre dépendance et notre indépendance du Seigneur. Et cela aura toujours des effets sur notre vie ! Alors quel choix pouvons-nous faire au regard de tout ce que nous avons lu ou vécu ? La dépendance de Dieu ne nous garantit pas une vie comme un long fleuve tranquille. Nous serons secoués par des tempêtes, des épreuves, et des tribulations. Mais il y a un espoir : c’est là que nous arrivons à la troisième thématique de notre réflexion.

C’est la fameuse promesse de cette souche qui va donner une descendance sainte. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il nous est donné de réponse dans le livre de Daniel, chapitre 12, verset 13 :  « Et toi, marche vers ta fin; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. »

Marc et Mathieu nous exhortent à la même chose :  « Celui qui persévérera (dans le Seigneur) jusqu’à la fin sera sauvé. » Nous qui sommes présents ici ce matin nous avons également cette promesse de notre Seigneur qui nous dit : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » C’est ce que nous retrouvons dans l’Évangile de Mathieu, chapitre 28, versets 20. Nous qui sommes le rejet de cette souche brûlée, portons du fruit, de manière à ce que nous soyons identifiés comme étant ceux qui appartiennent au Seigneur. Vous le savez tous, son royaume d’amour nous attend, pour être avec lui d’éternité en éternité. Amen

 

Nous disons notre foi

Nous croyons en Dieu. Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’il est vivant. Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’il a fait le monde pour le bonheur de la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent de son existence terrestre, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.

Nous croyons en l’Esprit-Saint. Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Eglise. Malgré la mort, nous croyons à la résurrection. Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes. Amen.

DSC_4698Thème du jour :

« Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit que sera accomplie mon œuvre !  »
Zacharie 4,6

Présentations :

Marc (par Eléa)

voici Marc. Après son frère Eric l’année dernière et avant le frère cadet Pierre c’est à lui de confirmer son baptême cette année. Des trois frères Marc est celui du milieu. Son prénom est biblique, celui de l’Evangile du milieu des quatre dans le Nouveau Testament, tiens.

Vous avez vu Marc très souvent au culte et depuis longtemps. Il a participé aux saynètes bien avant le KT, mais ce qu’il préfère au culte comme dans la vie, c’est aider, se rendre utile, donner un coup de main. Marc est joyeux. Il ne se laisse pas déranger.

Est-ce qu’il viendra aider aux fêtes paroissiales ? Qui sait… Marc :

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Florence
(par Peggy)

Je vous présente Florence. L’avez-vous remarquée à l’église ?

Elle aussi est venue très régulièrement participer à nos cultes avec sa mère… Si vous ne l’avez pas repérée, c’est parce qu’elle est a un tempérament discret. Et sérieux. Florence fait du piano et aime la musique en général.

Elle se sent prête à être confirmée maintenant et regrette juste qu’il n’y ait pas de jeunes à l’église. Une séance l’a particulièrement frappé au catéchisme, lorsque le pasteur Michel Roth a discuté avec nous du sujet hommes-femme il y a quelques temps. Est-ce qu’elle reviendra pour jouer un peu de piano ici ? Qui sait… Florence :

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Léo (par Faniry)

Et voici Léo. Léo a deux soeurs. La grande, Olivia, a déjà un petit garçon que nous avons baptisé ici, il n’y a pas longtemps. Quand la pasteure Ulrike a présenté le projet du spectacle JONAS pour la rentrée 2017 Léo est venu spontanément rejoindre la troupe des comédiens, avec sa petite sœur, Gaëlle. Et dans la pièce, ils ont un rôle proche de leur vie quotidienne, faite d’amour et de petites chamailleries… Léo réfléchit à bien des choses, mais il ne nous dit pas toujours tout. Il est avec nous et en même temps un peu ailleurs parfois. Léo, on aimerait bien mieux te connaître en fait… En tous cas vous le verrez sur les planches en octobre-novembre pour le grand encouragement de JONAS. Léo :

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Faniri (par Fanny)

Je vous présente Faniri. Sa famille est originaire de Madagascar, où les jeunes sont invités à la confirmation beaucoup plus tard, vers 18 ans. Du coup Faniry est un peu plus âgé que nous et a presque 16 ans déjà.

Après avoir vécu en Lorraine, Faniri est devenu schilikois. Jésus Christ n’est pas du tout un étranger pour lui, car il a fréquenté l’école du dimanche de Marcelle et Marlène, les cours de religion avec Ulrike et Michel et les deux églises malgaches de Strasbourg avec ses parents en plus de notre paroisse. Tranquille et un peu timide, voilà son tempérament. Nous l’aimons bien depuis les retraites de catéchisme où on a fait sa connaissance. Peut-être que grâce à lui on pourra faire un petit groupe des Jeunes ? Qui sait…. Faniri :

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Flore (par Louise)

Je vous présente Flore. Elle est grande, vous voyez, mais à la maison c’est la petite dernière. Ses deux grandes sœurs, Leslie et Mélissa lui ont ouvert les portes du catéchisme qu’elle a suivi depuis trois ans, sans regrets, après les cours de religion à l’école primaire. Quand elle pense à Jésus Flore trouve que plutôt que de parler de lui, il faut faire ce qu’il dit et vivre avec lui !

Jouer des saynètes justement, c’est concret, chanter aussi. Flore :

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Tania (par Lukas)

Last but not least : voici Tania.

Un peu rebelle sur les bords, Tania a finalement beaucoup apprécié le catéchisme, qu’elle trouve intéressant et où on apprend plein de choses, sur Dieu, la Bible et la paroisse. Tania est partie avec nous en Hollande en 2015 avec son petit frère Enzo et a participé à plusieurs saynètes d’église. Mais ce qu’elle préfère quand-même c’est rire. Mais oui. Et chanter, alors ça oui, chanter.

Si ça se trouve elle viendra un jour à la chorale gospel, avec ses parents, pourquoi pas ? Qui sait…. Tania :

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Souvenirs

  1.  Plus tard, quand nous allons nous souvenir de notre catéchisme, beaucoup d’images et de souvenirs nous viendront à l’esprit.

Nous avons appris le Notre Père par cœur, c’est sûr, mais nous avons beaucoup discuté aussi de la vie devant Dieu et découvert les grands thèmes de la foi, la Bible, la prière, la confession de foi, le culte.

2.  Une des leçons, toute simple, c’est celle de la roue de la Prière. Vous connaissez ?

Une roue est faite pour tourner, pas pour rester immobile, pour tourner et rouler et avancer, toute la vie. (tourner la roue)

dans notre vie avec Dieu, au centre de cette vie, se trouve la prière. Elle est là tout le temps. Il ne faut pas qu’elle s’arrête, jamais. Alors nous allons avancer !

pour être bien stable, une roue, de vélo par exemple, a besoin de rayons. Si un rayon se casse il faut tout de suite le réparer, sinon, la roue va se voiler, se voiler de plus en plus, faire un huit, comme on dit et puis se casser, se briser.

Il faut tous les rayons dans notre vie de prière !DSC_4697

On en a nommé quatre :

ADORER, adorer d’abord, louer et adorer, admirer notre Dieu. Pas tout de suite lui demander des choses ! D’abord le regarder, le contempler, méditer ses exploits et dire, chanter, admirer sa bonté, sa sagesse, sa grandeur, sa puissance… ADORER

REMERCIER ensuite, pas se plaindre et râler tout le temps, mais formuler et dire clairement tout le bien que nous recevons, que je reçois, que j’ai eu dans ma journée, cette semaine, sur cette terre, dans ma classe, ma famille, la société etc. etc. REMERCIER

RACONTER et oui, raconter la vie à notre Seigneur. Il sait tout, évidemment, mais il nous écoute avec une bienveillance infinie. On peut vraiment tout lui dire. Parler nous fait du bien. Mais il faut savoir aussi que ses enfants qui lui parlent, cela fait un plaisir énorme à notre Père céleste. SE RACONTER

DEMANDER. Nous pouvons demander ce que nous voulons. Y croire fermement. Notre bon berger nous donnera tout ce qu’il nous faut, ni plus ni moins et ne nous veut pas de mal jamais. Quand nous lui demandons de bénir les autres, ceux qui souffrent, on appelle cela une prière d’INTERCESSION. Demandez et vous recevrez. DEMANDER.

Tourne, roue de la prière !!

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Chers frères et sœurs, petits enfants, ados, grand-mères, voisines, débutants ou confirmés dans la foi en Jésus Christ, que la grâce et paix, la créativité, l’envie d’entreprendre en Son nom et surtout une longue, longue haleine vous soient données et renouvelées aujourd’hui par notre Seigneur ! Amen.

Moïse, l’esprit de Dieu en Lui, ce grand héros de la foi, notre exemple à tous…vous vous souvenez ? Petit  esclave hébreu, voué à la mort certaine par le cruel Pharaon, mais sauvé grâce à sa mère, sa sœur, Myriam, aux sages-femmes en général et à la princesse d’Egypte bien-sûr. Il avait découvert Dieu sur le tard du coup. Et puis il avait fait des erreurs, et c’est peu dire, il avait commis un meurtre. Appelé quand-même par le Tout Puissant qui l’a cherché, et recherché combien de fois ?!, au buisson ardent, Moïse a fini par faire de gigantesques efforts, a annoncé et traversé les dix terribles plaies d’Egypte, puis enfin libéré le peuple entier, séparé la mer elle-même en deux, donné les 10 commandements et affronté le veau d’or et marché dans le désert longtemps, si longtemps… Et puis Moïse avait construit la tente de la rencontre, là où lui vivait ce qu’aucun humain ne peut vivre : il voyait Dieu en direct. En revenait il était comme luisant de lumière à chaque fois… Moïse, vous voyez, frères et sœurs, un jour même pour lui la charge était trop lourde, trop grande, trop impressionnante, le peuple trop, mais trop décourageant. Fallait se rendre à l’évidence, c’était trop pour lui, même pour lui. Et Dieu, dans sa miséricorde infini, donna son Esprit Saint à 70 autres responsables.

C’est beau. Ca donne du courage !

Les amis de Jésus, les disciples, sa mère Marie et ses frères qui avaient fini par adhérer eux-aussi, vraiment sur le tard, vous le saviez, Jacques et Jude, voilà ils étaient tous réunis pour la fête de Chavouot, comme nos frères et sœurs juifs la semaine dernière. Moïse était dans tous les cœurs. Mais oui :  avant même de recevoir le Saint Esprit eux-mêmes, ils savaient bien qu’il arrivait à Dieu de distribuer son Esprit à un plus grand nombre. N’empêche que l’effet, le jour de cette première Pentecôte chrétienne, fut fulgurant, passionnant, étonnant, bref: enthousiasmant. Heureusement que Jésus, avant de rejoindre cette dimension invisible que nous appelons ciel, leur avait donné quelques explications sur ce qui les attendait.

Nous voilà donc encore à Jérusalem dans l’ambiance fébrile de fête religieuse populaire… Dans la foule, dans toutes ces ruelles étroites il était facile de se perdre, tiens, si vous n’habitiez pas Jérusalem… Je me suis imaginé le disciple Thaddée, un éternel retardataire, imaginé qu’il s’était encore trompé. Dans sa hâte, il avait pris la mauvaise porte, et était tombé sur un groupe de disciples de l’antique philosophe Platon. Apparemment le responsable du groupe de discussion devait partir et il était en train de prononcer son discours d’adieu :

« Je vais vous quitter bientôt, leur disait-il, et vous allez vous retrouver tout seuls. Mais si vous gardez bien en mémoire tout ce que je vous ai enseigné sur notre grand maître Platon, vous verrez, vous tirerez encore un large profit de sa sagesse. Et si vous l’appliquez, votre vie sera belle. »

Je pense que c’est à ce moment-là que Thaddée constata son erreur, qu’il partit vite rejoindre ses amis et Jésus. Jésus, qui lui aussi, devait s’en aller et leur faisait ses adieux : L’évangile nous le raconte :

« Maintenant, » leur dit-il,  « je m’en vais auprès de Celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous ne me demande « Où vas-tu ? », mais la tristesse a rempli votre cœur parce que je vous ai parlé ainsi. Cependant, je vous dis la vérité : il est préférable pour vous que je parte, car, si je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous, Mais si je pars, je vous l’enverrai. » (v. 5-7)

« Ah, ouf, » se dit Thaddée, « c’est déjà ça. On ne restera pas livrés à nous mêmes, à nos souvenirs et à quelques écrits, comme les disciples de Platon. Eux, ils doivent puiser toute leur inspiration dans leur propre tête. Nous, notre Jésus va apparemment nous envoyer un remplaçant. Je me demande bien qui ce sera… » Et les disciples, dubitatifs, se regardaient les uns les autres :

 « Pierre peut-être… ? ou qui alors… ? Je me le demande.

En tout cas, il faut qu’il soit très fort pour arriver ne serait-ce qu’à la cheville de Jésus.

Oui, il doit vraiment être très fort, puisque le maître vient de dire qu’il était même préférable pour nous qu’il parte et soit remplacé… Allez, Jésus, parle, qui est-ce ? Dis-nous en plus tout de même ! »

et Jésus dit alors :

« Lorsque Celui qui doit vous aider viendra, il prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, au sujet de la justice et au sujet du jugement de Dieu. » (v.8)

Et les disciples pensaient tout bas :

« Oh non, pas encore le péché, le jugement ! Les pharisiens nous en parlent suffisamment. On est déjà complètement culpabilisés.

« C’est vrai ! Toute la journée, ils n’ont que ces mots à leur bouche, leur bouche sans joie… 

« Continue,, Jésus, explique-toi ! » 

« D’accord, d’accord mes amis , » avait-il répondu, « mais alors laissez-moi parler, je n’ai pas du tout fini :

« Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’

ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

Ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. »

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pourriez pas les supporter maintenant. Quand viendra l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité.» (v. 9-13a)

Ce soir-là les disciples avaient continué à parler entre eux encore longtemps, alors que Jésus, lui, dormait déjà du sommeil du juste. Thaddée avait raconté sa visite impromptue chez les disciples de Platon et cela leur avait ouvert les yeux sur une chose : Jésus, même mort humainement et invisible à leurs yeux serait présent d’une manière radicalement différente de celle de l’antique philosophe défunt : Jésus leur enverrait carrément à chacun l’Esprit de Dieu.

Enfin quant à savoir ce que le maître voulait dire sur le péché, la justice et le jugement, ils ne tombèrent pas vraiment d’accord ce soir-là. Et donc, depuis, la question reste ouverte : Que dit l’Esprit de Vérité, que prouvera l’Esprit de Dieu aux gens de notre monde d’aujourd’hui ?

  1. Jésus dit: Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi.

Ah, oui, ça c’est certain, en parlant « péché » mais qu’est-ce qu’on se trompe, sans l’Esprit Saint ! On pense à la gourmandise, petit péché mignon, ou alors au contraire à une force destructrice insurmontable… Mais dans la confiance en notre Seigneur Jésus, nous découvrons à nous regarder, tels que nous sommes, sans jamais désespérer ni nous vanter bêtement…. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin d’être libérés du péché !

  1. Et puis Jésus dit : « Celui qui doit vous aider prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet de la justice, parce que je vais auprès du Père et que je ne vous verrai plus.

La justice…  c’est la célèbre question : « Mais comment le Bon Dieu peut-il permettre ça ?! C’est si injuste ! » L’Esprit de Jésus, quand il vit en nous, nous révèle qu’il bon pour nous de continuer à vivre dans le monde, et non pas dans un monde religieux parallèle, qu’il est bon pour nous de ne pas être jamais 100 % sûrs, de ne pas encore voir son Royaume de nos yeux, mais de savoir qu’il est maintenant, Jésus, le Fils de Dieu, après avoir vécu sur la même terre de poussière, monté au ciel, devenu notre avocat universel devant Dieu le Père tout-puissant. Oui, Jésus passe son temps, jour et nuit, à prononcer un plaidoyer après l’autre pour nous défendre. Et si la terre tourne encore, si nous vivons et continuons à respirer malgré tous nos efforts pour réchauffer et détruire la planète, c’est bien grâce à l’incessante intercession de Jésus. Et ça, oui, c’est bon pour nous ! Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta justice!

  1. Enfin, disait Jésus, l’Esprit de vérité prouvera aux gens de ce monde qu’ils se trompent au sujet du jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. 

Beaucoup pensent : « Le mal, il a toujours existé , faut pas trop rêver, d’ailleurs ça va de pire en pire … » Non, non, non, non. dit Jésus avec force: Le prince de ce monde, ce parrain maffieux est déjà derrière les barreaux : Il est encore puissant, il trafique encore, tout ce qu’il peut, mais depuis sa prison. Il est condamné, déjà incarcéré. Malgré les apparences il n’y plus de raison d’avoir peur, plus de raison de quitter le chemin dans les traces de Jésus, sa paix, sa générosité, sa bonté pour tous les humains. Saint Esprit, viens Saint Esprit, nous avons tellement besoin de sentir ta force de paix!

Et bien oui, mes chères sœurs, et chers frères, nous ne sommes pas un simple club de discussion philosophique, comme les disciples de Platon,  aussi utile que ce soit. Nous sommes les disciples du Dieu Vivant, présent en nous par son Esprit Saint pour annoncer ses merveilles. Qu’il nous envoie, remplis de Sa présence, pour annoncer les grandes œuvres de Dieu. Amen

Ulrike Richard-Molard

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DSC_4673…   e n   c o n s t r u c t i o n   . . . 

 

Culte assuré par Ulrike Richard-Molard
et Joan Charras Sancho pour la prédication et la 
présentation de la Centrale de Littérature Chrétienne Francophone (CLCF)  

Lectures et prières :  Jean-Philippe Lepelletier
                               (pasteur stagiaire auprès du CLCF)

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pour de plus amples informations cf. leur site
SERVIR PAR LES LIVRES :

http://servirparleslivres.com/

et la présentation par le Défap
(Service Protestant de Mission) :

http://www.defap.fr/documents/la-centrale-de-litterature-chretienne-francophone  !

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Thème du jour :
L’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ

Jésus dit :

« Et moi quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
 Jean 12,32

Textes bibliques du jour :
Psaume 47;, 1 Rois 8,22-28; Actes 1,3-11; Luc 24,50-53

 

 

Temps de méditation proposé par Solène Rossa
(en 1ère année de théologie protestante à la Faculté de Strasbourg, stagiaire dans notre paroisse ces dernières 3 semaines) :

 

DSC_4681Qu’est ce que l’Ascension ?

Ce terme peut s’avérer différent pour un bon nombre de personnes.

Certains en l’entendant penseront à leur ascension sociale, leur popularité, leur promotion au travail, ce qui les amènerait sûrement à penser à leur ascension financière, à l’argent qu’ils gagneront en plus.

D’autres, plus axés sur les politiques, les sciences, la philosophie ou même la théologie (!) penseront à l’ascension de leur esprit, faire monter au plus haut leur niveau intellectuel et pouvoir étaler leur savoir aux autres personnes qui ne comprendront peut être même pas ce qu’ils disent et les mots qu’ils emploient.

Les poètes penseront à l’ascension de l’âme qui s’élève grâce aux mots et aux émotions que ces derniers procurent.

L’alpiniste pensera lui aux différentes ascensions qu’il a entreprises sur les différents monts du monde et à cette beauté ineffable qu’il a pu contempler un court instant de ses yeux.

Pour certains encore l’Ascension est une fête, un jour précis auquel notre mère, notre époux ou épouse, notre frère ou sœur nous poussent, voire nous tire pour que vous l’accompagniez au culte …

Enfin, pour d’autres l’Ascension est quelque chose de plus fort, si bien que la définir n’est pas simple pour eux. Bien entendu, c’est ce jour ou Jésus le Christ est monté aux cieux et à laissé ceux qu’il aimait tout en restant avec eux. Partir tout en restant avec eux me direz-vous est quelque chose de logiquement impossible. Cependant, c’est en partant que Jésus nous a donné cette possibilité de s’enraciner en lui et lui en nous afin d’essayer, même si cela s’avère plus que difficile, de changer les choses. Même si nous nous en sentons incapables, comme les disciples au départ de Jésus, désemparés et sans repère, trouvons comme eux cette force qui nous fait, même en faisant un tout petit geste ou une phrase, bousculer le monde.

Alors posons cette question à nous-mêmes : dans ma vie, qu’est ce qui me pousse à essayer de monter plus haut malgré, de temps en temps, des chutes incontestables ? Qu’est ce que ce terme ascension veut réellement signifier pour moi ?

 

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Message de Michel Roth : 

“Il faut que le Christ demeure et qu’il s’en aille.”
 
Solène a bien pointé cette contradiction apparente. Il faut qu’il s’en aille parce que toute son histoire a été un échec, qu’il n’a pas fait un seul disciple avant sa mort. Ses disciples ne voient que d’un regard de chair. Ils ne perçoivent pas la transparence de son humanité, ils n’en voient pas le dépouillement suprême!
 
Mais il faut qu’il demeure sinon nous allons devenir prisonniers du langage, nous serons livrés à des discussions interminables. En fait, il est demeuré puisque nous ne saurions rien de lui s’il n’avait resurgi dans la communauté des apôtres au jour de la Pentecôte.
 
Les disciples ne savent que faire de la résurrection du Christ, ils attendent toujours la réalisation du Royaume d’Israël jusqu’à ce fameux jour de la Pentecôte où, enfin, ils vont reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes. Jésus peut être intérieur à chacune et chacun d’entre nous parce qu’il n’a pas de chez lui, parce que toute possession lui est impossible, parce qu’il demeure dans un don infini qui embrasse toute l’humanité.

 

Prière d’intercession (Solène Rossa) :

Jésus est monté au ciel, pour attirer tous les hommes au Père. Dans la joie de cette fête de l’Ascension, prions le Seigneur.

Sur ton Eglise universelle, Seigneur, que vienne la lumière de ton Esprit. Qu’elle soit missionnaire de l’amour, de la miséricorde et de la tendresse de Dieu pour tous les hommes.

Sur toutes les nations, Seigneur, que vienne la paix et la joie de ton Esprit.

Pour que ceux qui administrent la justice œuvrent un jour avec intégrité et avec une conscience droite.

Sur les malades et sur toutes les personnes qui souffrent, Seigneur, que vienne la douceur de ton Esprit.

Que vienne sur l’humanité tout entière, Seigneur, la force de ton Esprit.

Qu’elle soit « un vrai poumon de foi et de vie », un souffle frais dans les espaces où tu choisis de nous guider.

Dieu notre Père, exauce nos prières de ce jour. Accorde à tous tes enfants d’avancer vers toi le cœur léger et permet leur de persévérer dans leur existence.  AMEN.

 

Thème de ce dimanche CANTATE:
« Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car il a fait des merveilles »
 (Ps.98,1)

Textes du jour : 
Psaume 98; Esaïe 12,1-6; Colossiens 3,12-17; Matthieu 11,25-30P1030428

Prédication du pasteur Michel Roth : 

         Nous devons faire nous-mêmes le voyage : trouver des expressions physiques, intellectuelles, musicales et spirituelles nouvelles pour éveiller les énergies de notre corps, des expressions qui rendent notre corps vivant. Est-ce que la prière nous réveille? Est-ce que rester assis dans le silence nous réveille? Est-ce que marcher dans la nature nous réveille? Est-ce que venir à l’église nous réveille?

Une paroissienne me disait que le dimanche matin, après une semaine très chargée, une promenade avec son mari lui apportait un bien plus grand que de venir à l’église  –  la question est là !  

         Est-ce que notre chant quand il atteint une grande intensité, ce “cantique nouveau”, quand il nous chante, pourrait-on dire, quand il nous sort de notre torpeur, qu’une grande énergie irradie de ce chant, une énergie qui peut tirer les larmes de tout un public, est-ce que cette expérience nous met en relation avec le fait que le Christ est venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance?  Est-ce que ces expériences où nous accédons à une énergie plus vive, nous mettent en relation avec notre foi? Les fleurs et le soleil levant sont grandioses quand nous sommes vraiment ici à l’intérieur de nous-mêmes. Mais les mêmes fleurs et le même soleil levant n’ont rien de grandiose si nous ne sommes pas absolument ici à l’intérieur de nous-mêmes!

         Nous sommes entrés dans des relations pour … grandir, pour changer, pour transformer, pour comprendre. Nous avons fait toutes ces choses et nous continuerons à faire toutes ces choses. Mais en cet instant précis, célébrons simplement Dieu. Rien de plus, rien de moins, juste célébrer Dieu! Vous comprenez! Que ce soit à travers les mots ou dans le silence, juste célébrer Dieu, sans aucune intention particulière, sans aucun désir d’obtenir ceci ou cela, sans aucune attente de ce qui devrait être ou ne pas être!

         Plutôt que de nous enfermer dans une fausse sécurité de croyant, nous acceptons notre expérience, nous supportons  un peu plus d’être vulnérables et nous osons poser des questions profondes sur notre vie! Nous ne vivons pas ces choses dans notre coin. Nous ne pouvons continuer à vivre dans notre petitesse isolée, à nous protéger, à chercher à comprendre de cette très petite manière qui ne conduit pas à Dieu, qui ne nous conduit pas dans le mystère de nous-mêmes, dans l’émerveillement de nous-mêmes. Sans cela notre vie est plutôt superficielle!

         Pour que cette nouveauté, cette fraîcheur puisse éclore, face à l’autre, face à nous-mêmes, nous avons, nous les chrétiens, un outil privilégié : le pardon! Je ne parle pas de ce produit tiré d’une morale ou d’une éducation, je parle du pardon sans limites, sans attentes… Exerçons-le à tout moment, mais d’abord envers nous-mêmes!        

         Pardonnez-vous à vous-mêmes! Si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes d’abord, comment pourrez-vous aller vers l’autre? Nous sommes enfants de la Lumière et pour le découvrir, il n’y a qu’une seule clef : le pardon!

Nous pensons au Notre Père : Pardonne-nous nos offenses! Mais pardonnez-vous d’abord! Comment vous alléger de votre passé, comment vous alléger de votre histoire personnelle, comment être ici, maintenant, présents si vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes? Le chemin de l’intégrité retrouvée, le chemin de la dignité retrouvée passe par cette tendresse envers vous, sans complaisance, en toute lucidité, ”je me demande pardon!”

         C’est tout un chemin d’acceptation, et pour nombre d’entre nous, cela ne peut que renverser une vieille attitude, celle de la résignation, celle du sacrifice mal compris. La résignation, c’est le refus du pardon. L’attitude du sacrifice l’est tout autant! Ces attitudes intérieures prennent des allures de qualités, mais elles ne sont pas des attitudes d’amour!

         Voyez combien dans votre vie, vous vous bercez de souffrances inutiles parce que vous ne vous pardonnez pas à vous-mêmes, parce que vous ne pardonnez pas à l’autre, parce que vous ne savez, nous ne savons pratiquement rien de la compassion. Pour nous tous cet apprentissage est absolument nécessaire.

         Et c’est là que l’humilité a toute sa place, c’est là que l’orgueil crispé doit s’effacer, c’est là que l’abandon confiant doit se glisser, c’est là que les raideurs personnelles doivent être déjouées, que les peurs intimes doivent être désarmées, c’est là que les rancunes personnelles doivent s’apaiser, que les reproches anciens doivent se taire, et c’est là qu’il y a toute la place pour l’allègement de votre passé, c’est là que chacun peut se frayer un chemin ouvert à l’authenticité!

         Chantez un chant nouveau, dansez, riez!

         Que l’infinie tendresse de Dieu soit sur vous tous et sur chacun!

        

Au-delà des barrières qui divisent une race d’une autre, les blancs des noirs,
Au-delà des barrières qui divisent riches et pauvres,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent les peuples ayant des religions différentes
et les athées des croyants,
Au-delà des barrières qui divisent les chrétiens de différentes églises,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Au-delà des barrières qui divisent jeunes et vieux,
Par ta croix, ô Christ, réconcilie-nous.
Fais-nous voir les craintes et les préjugés cachés qui contredisent nos prières publiques.
Rends-nous capables de découvrir la cause de la lutte,
délivre-nous de tout sentiment de supériorité.
Apprends-nous à croître dans l’unité,
ensemble avec tous les enfants de Dieu.  Amen

 

 

Ce culte a été accompagné par le sextuor de flûtes à bec FIATI INSIEME, formation de flûtes à bec du Bas-Rhin, sous la direction de Christophe Formery, et suivi d’un beau concert avec des instruments les uns classiques, les autres fort surprenants :

    20170514_110836    

1. Tutti, salut - copie

Pour le bonheur de les écouter encore ailleurs, ci-après quelques tracts et informations :

      

Flyer Jardin 2017 copie-2

Thème du dimanche « quasimodo geniti » :
la nouvelle naissance 


Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ

qui, dans sa grande miséricorde,
nous a fait renaître pour une espérance vivante
grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts.  
1 Pierre 1,3


Lectures du jour :  Psaume 116; Esaïe 40,26-31; 1 Pierre 1,3-9; Jean 20,19-29

 

Je crois qu’il faut rappeler une évidence : la résurrection n’a pas été manifestée devant les ennemis du Christ. S’il s’agissait d’un cadavre revenu à la vie, on aurait pu convaincre Pilate et ses ennemis.

La résurrection s’atteste seulement au regard des disciples qu’il n’a pas encore convaincus, qu’il n’a pas encore transformés, mais c’est à eux seuls, aux choisis, que la résurrection se manifeste. Elle est immédiatement posée comme un bien de la communauté. C’est une vérité qui s’adresse à l’esprit. Il ne s’agit pas d’impressionner la foule avec un événement sensationnel. Il s’agit de substituer à ce corps à corps avec la mort, de donner une réplique à cette mort spirituelle et d’affirmer le triomphe de la vie divine, le triomphe de l’innocence et de l’amour !

Le Christ ressuscité apparaît, disparaît toutes portes fermées. On le voit, on ne le reconnaît pas, puis on le reconnaît, puis il disparaît et chaque fois les apôtres éprouvent une sorte de malaise, ils sont interdits, ils hésitent, ils se réjouissent puis ils sont de nouveau déconcertés puisque cette présence disparaît de la même manière qu’elle était apparue, et, comme ils n’ont pas la clef de cette situation, le récit conserve toutes les traces de cette ambiguïté. Le cadavre n’est pas le corps. Le corps n’est pas dans le cadavre, il l’est d’autant moins que l’être est devenu davantage une personne qui a modifié sa biologie, qui l’a transfigurée, pourrait-on dire. Dans le cas du Christ, qui l’a libéré et s’est constitué un corps immortel puisque tout l’être est devenu immortel.

Vous savez avec quelle émotion vous voyez apparaître la lumière sur un visage. Dans un éclair, on entrevoit une profondeur insoupçonnée. Et puis à nouveau, la nuit revient. Nous sombrons dans notre vie organique quotidienne. Mais vous le savez toutes et tous, il y a un corps qui respire la bonté, la grandeur. Ce corps, je pense qu’il ne meurt pas. Ce corps, dans la mesure où nous lui donnons l’esprit, vit. Nous ne pouvons pas vivre une vie spirituelle sans spiritualiser notre corps. Plus un être se libère, moins il est victime de la mort. Plus il peut aller à la rencontre du Seigneur, plus il peut oublier qu’il a quelque chose à quitter. C’est la conquête de notre humanisation. La résurrection n’est pas dans cette vie organique. Nous devons la chercher dans cet engagement où nous jetons du lest. L’immortalité ne pourra nous convaincre que quand elle deviendra chaque jour cette rencontre en nous avec cet amour qui nous attend dans les autres aussi bien qu’en nous-mêmes. L’immortalité ne peut être donnée toute faite. Elle est comme la liberté, il faut la vivre comme une vocation !

Si nous nous résignons à être objet en nous soumettant à nos instincts, si nous acceptons cet esclavage consciemment, nous pouvons parler de mort humaine, d’une mort de l’humanité dans l’homme, d’une mort humaine qui précède la mort physique ! C’est cela la grande tragédie ! C’est de n’avoir pas vaincu la mort durant la vie ! C’est pourquoi la vraie question est de savoir si nous sommes vivants avant la mort !Il ne s’agit pas d’attendre la mort ( ce que j’entends chaque fois que je vais à St Charles..)il ne s’agit pas d’espérer une survie, mais, aujourd’hui entrer dans la survie : cette vie au-delà de la vie matérielle, cette vie au-dedans, dans ce centre intérieur à nous-mêmes, en rencontrant dans ce retournement de notre attention le Dieu vivant !

La survie, c’est maintenant : c’est cet enveloppement de la présence divine qui transfigure toute réalité, qui conduit chacun de nous à la plénitude de lui-même ! C’est là qu’il faut entrer, c’est par cette porte de lumière que nous avons accès à l’Évangile.  Amen

Michel Roth

 

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Message de Pâques sur L’ÉVANGILE de Matthieu 28,1-15

Mt 28.1   Après le sabbat, dimanche au lever du jour, Marie de Magdala et l’autre Marie  vinrent voir le tombeau.

2   Soudain, il y eut un fort tremblement de terre ; un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la grosse pierre et s’assit dessus.

3   Il avait l’aspect d’un éclair et ses vêtements étaient blancs comme la neige.

Les gardes en eurent une telle peur qu’ils se mirent à trembler et devinrent comme morts.

5   L’ange prit la parole et dit aux femmes : « N’ayez pas peur. Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a cloué sur la croix ;

6   il n’est pas ici, il est revenu de la mort à la vie comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché.

7   Allez vite dire à ses disciples : «Il est revenu d’entre les morts et il va maintenant vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez.» Voilà ce que j’avais à vous dire. »

8   Elles quittèrent rapidement le tombeau, remplies tout à la fois de crainte et d’une grande joie, et coururent porter la nouvelle aux disciples de Jésus.

9   Tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et dit : « Je vous salue ! » Elles s’approchèrent de lui, saisirent ses pieds et l’adorèrent. 10 Jésus leur dit alors : « N’ayez pas peur. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

 

Que la paix et la joie de Pâques inondent vos cœurs, frères et sœurs, amen !

Donc le matin de Pâques, les femmes montent au tombeau de Jésus, si soucieuses de s’occuper de son corps. Elles pensent pouvoir enfin pleurer et embaumer leur maître. Dans le silence et le deuil !

Mais, contre toute attente, c’est un cataclysme qui les attend. La terre tremble, ça fait peur ! Un ange arrive, ça fait encore plus peur ! Même les gardes romaines, et on sait ce que c’est un soldat romain avec ses muscles et son armure et son épée, même les gardes sont morts de trouille. Et Jésus n’est plus dans le sépulcre où  on l’avait barricadé. Le tombeau est vide. Juste vide, plus moyen de pleurer, plus moyen de faire quoi que ce soit, au moins cette petite chose de ce qu’on fait dans ces cas-là. Mais alors, qu’est-ce qu’on va devenir ?! Au début le matin de Pâques, c’est vraiment pas agréable, c’est choquant même et franchement déroutant.

Oui, la résurrection, la victoire de Jésus sur la mort par son amour, elle ne se voit pas tout de suite, il faut d’abord faire du chemin. Un chemin qui commence par une absence, une déception de plus dans la vie. Tu la ressens et durement. Mais en fait déjà une force est là, pour toi, et pour toi et pour toi, et pour moi. Et elle va t’apporter la victoire. La vie n’est pas finie !

Vivre l’aventure de Pâques, c’est découvrir que notre idole familière, notre Christ « habituel », n’est pas au rendez-vous; l’ange de Pâques nous montre du vide, le néant des illusions, des croyances, le néant des assurances même les plus fortes, les plus solidement gardées. Le Christ n’est pas dans la tombe que nous avons taillée pour Lui, non : On ne peut pas ranger Jésus, le saisir, faire avec Lui selon les traditions, les habitudes, les rites… ce Christ-idole, n’est pas dans la tombe où on l’avait enfermé.

Plus moyen d’avancer en regardant le passé. Le petit Jésus de Noël, Jésus le Roi de la fête des Rameaux, Jésus le Martyr du Vendredi saint, ce n’est pas tout, ce n’est pas encore fini. Deux fois il est dit aux femmes: Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez. L’ange le leur dit, Jésus le leur répète. Voilà ce qu’elles doivent faire : aller de l’avant, quitter la grande capitale Jérusalem et aller dans la bonne vieille petite Galilée, au nord, ce pays de mélange de populations de toutes origines, là où tout avait commencé, là où se trouvent les êtres chers, à Nazareth, à Cana, à Capharnaüm, les bateaux de pêche et les pelouses du Sermon sur la Montagne.

Alors quand pour toi parfois la foi devient une sorte de pèlerinage dans le passé : celui des tout premiers chrétiens, celui des huguenots ou des réformateurs, le Dieu de nos parents, le Dieu de nos jeunes années d’Ecole du dimanche, quand les églises étaient pleines, le Dieu de notre confirmation, de notre conversion peut-être… ce Message est pour nous : Jésus n’est plus là !  Le Christ ne se laissera pas trouver dans le passé. Il est à deviner … dans l’avenir. C’est là que Jésus attend. Comment le reconnaîtrons-nous ? Nul ne le sait. Il nous est seulement promis qu’un jour nous rencontrerons parmi les humains celui qui nous apportera notre salut, notre victoire. Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez !

Le renouveau que tu cherches n’est pas hors la vie. Au contraire, retourne vers les gens que tu aimes, descends vers les lieux de vie que tu connais, c’est là que se trouve le renouveau dont ton cœur a si soif. Le Christ est Vivant, sa vie nouvelle est dans la vie, parmi les vivants. Pour échapper à ton ennui et à tes soucis va à la rencontre de Jésus et des frères et sœurs, le Christ t’a préparé le chemin en y passant le premier. Il te l’a ouvert et il n’est pas dans le passé, mais devant toi.

Mon frère, ma sœur, chemin riant ou sombre, chemin choisi ou imposé, marches-y sans crainte. Le Christ est passé avant toi à travers les ronces, les épines et les ravines. Il a reçu avant toi les coups de l’adversité, pour qu’ils te soient épargnés. Maintenant, grâce à Lui, la vie n’est pas finie !   Amen.

Ulrike Richard-Molard

 

Et ci-après encore quelques photos-souvenirs de la saynète surprenante
du combat entre Jésus-Amour et le Serpent-Diable-Péché …
qui a été – bien sûr ! – vaincu et chassé hors de l’église !
Bizarrement, la petite porte arrière s’est rouverte toute seule quelques instants après …
et a laissé rentrer un air froid …
mais plus le maudit serpent vaincu …!
C’est Pâques ! Alléluia ! 

Et les enfants ont tranquillement pu distribuer aux grands
et chercher pour eux-mêmes
des « œufs de Pâques » de toutes sortes !

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Frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ !

Prière: Seigneur, ta parole est une petite lampe à nos pieds, Éclairant juste le prochain pas.
Éclaire-nous donc et envoie ta lumière en nous avant que nous n’avancions tout à l’heure à ta table. Amen
.

Bien chers, c’est l’un des aspects les plus insupportables des récits de la crucifixion de Jésus : La couronne d’épines, le manteau de roi, les frappes dans le dos sous les rires « Allez, qui t’a frappé ? Devine ! » (Lc 22,64) On a insulté, on s’est ri, on s’est moqué de Jésus. Les chefs religieux en disant : « Il en a sauvé d’autres, qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ, l’Élu ! » Les soldats en criant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! ». Et Pilate lui-même avec son célèbre écriteau INRI, Jésus de Nazareth, Roi des Juifs, énonçant soi-disant le motif du châtiment, mais affichant directement sa déclaration d’innocence : fallait bien éliminer votre roi concurrent ! Et même le misérable malfaiteur à côté de Jésus fait dans le sarcasme: « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »

« Il ne faut jamais se moquer des misérables : Car qui peut s’assurer d’être toujours heureux ?! », (2x) enseignait pourtant déjà Jean de La Fontaine dans sa fable Le lièvre et la perdrix. La perdrix s’était moquée du lièvre, rattrapé dans son terrier, avant d’être attrapée elle-même par un rapace.

Qu’on ait pu se moquer de notre Seigneur, pour nous c’est très pénible et aurait tendance à provoquer notre aversion et en même temps à augmenter notre pitié, notre peine, notre sympathie pour Jésus, souffrant. Nous sommes rassurés de voir l’autre malfaiteur, celui qui se repent, consolé, récompensé, promis au paradis avec Jésus. Sommes satisfaits d’entendre un officier romain, s’exclamer devant sa propre soldatesque, un peu au nom de tous les absents, des disciples et des foules du dimanche des Rameaux: « Certainement cet homme était juste et bon ! » et de voir les gens nombreux se frapper la poitrine, finalement, honteux. (v.48)

Jésus lui-même avait tenu bon. Ne répondant rien, sinon dans la prière : Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. (v.34)

Je me demande pourquoi tous ces gens rigolaient autant face à des événements si cruels et pénibles. Oui, pourquoi rit-on du malheur des autres ?

Selon le dictionnaire (Wikipédia « rire »)  « Le rire est en général déclenché lorsqu’on accumule une tension ou une peur et qu’on s’aperçoit d’un coup qu’il n’y avait en fait aucun danger. » Ah, voilà, c’est ça !

Le malheur des autres, la déchéance d’une star à fortiori, forcément, cela fait peur, car comme disait Jean de La Fontaine : « Qui peut s’assurer d’être toujours heureux ?! »  Tu pourrais bien être la prochaine victime. Certaines fois, même, le malheur des autres fait tellement peur qu’on se croit trop faible pour rendre visite à un ami très malade ou à un ancien collègue tombé dans le chômage. On peut avoir tellement peur qu’on se croit trop faible pour envisager un problème sociétal avec sérieux. «Avant, je rigolais de ces militants, qui s’enchaînaient sur les rails des trains transportant des déchets radioactifs. Mais maintenant, après Fukushima, je suis à fond avec eux. » me confiait une paroissienne d’un certain âge. (Mme Hussong)

N’est-ce pas : On rigole, parce qu’au fond on sent bien un danger, au fond on sait bien qu’on est concerné, nous aussi,  alors on rit pour le tenir à distance. On se moque pour tenter de le rendre petit, ridicule et inoffensif. Puis on est heureux de ne pas être concerné. Enfin c’est ce qu’on voudrait se faire croire…

« Le rire est souvent associé à la moquerie. »  poursuit le dictionnaire : « Se moquer de quelqu’un en riant consiste à affirmer sans paroles qu’il ne représente aucun danger. »

Finalement, les chefs religieux, les soldats, Pilate et même le malfaiteur, se sentent bel et bien concernés par le malheur de Jésus. Mais alors : Quel grand danger représentait-il donc pour eux?

Frères et sœurs,  nous le savons bien en fait: Les contemporains de Jésus n’avaient pas encore imaginé l’envergure de sa non-violence et la puissance de son amour. (2x) Elle est si peu spectaculaire, si peu voyante et aussi si contrariante pour notre nature humaine, toujours d’abord portée vers le poing sur la table.

Si on avait pu retenir contre Jésus ce grief politique : « Il a voulu se faire roi », c’est que spontanément, beaucoup dans le peuple, avaient reconnu en Lui le Messie attendu par Israël, et un Messie Roi. On espérait qu’il et secoue le joug de l’occupant romain pour redonner à son peuple l’indépendance d’autrefois, qu’il impose le Règne de Dieu avec puissance. Mais oui, puisque  Fils de David, il l’était; et Messie, il l’était, seulement pas comme les rois terrestres. Au cours de son procès, il répondra à Pilate : « Ma royauté n’est pas de ce monde » (Jn 18,36).

Ainsi les moqueries durant sa crucifixion nous permettent ce matin de mesurer à la fois la force de l’espérance que Jésus avait suscitée et le désarroi devant un Messie crucifié, tout le chemin intérieur à parcourir toujours à nouveau par ceux qui veulent se confier en Lui. Jésus ne se sauve pas et ne nous sauve pas de la croix, mais il nous sauve par l’amour qu’il nous a prouvé sur la croix. Et dans le Temple à ce moment précis, le voile devant le Saint des Saints se déchire de haut en bas, et c’est Dieu le Père qui déchire ses vêtements dans un immense cri de deuil, au moment de la mort de son fils bien-aimé. La force de l’amour divin décidément est infinie.

Que le Seigneur nous remplisse entièrement de cet amour et nous permette de passer de la moquerie au feu sacré de la confiance en Lui. Amen.

Ulrike Richard-Molard

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