Culte du dimanche 8 octobre 2017

Thème de ce dimanche :  La foi victorieuse

« La victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. »  1 Jean 5,4

Lectures du jour :
Psaume 25; Esaïe 49,1-6; Romains 10,9-17; Matthieu 15,21-28; Marc 9,17-27

 

Prédication William Baal, prédicateur laïc :

Le texte de prédication du jour se trouve dans l’Evangile de Marc, chap. 9, les versets 17 à 27 :

17   Et un homme de la foule lui répondit :
Maître, j’ai amené auprès de toi mon fils, en qui se trouve un esprit muet. 

18   En quelque lieu qu’il le saisisse, il le jette par terre ;
l’enfant écume, grince des dents, et devient tout raide.
J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit, et ils n’en ont pas été capables. 

19   Jésus leur répondit : Race incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ?
Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. On le lui amena. 

20   Et aussitôt que l’enfant vit Jésus, l’esprit le fit entrer en convulsions ;
il tomba par terre et se roulait en écumant.

21   Jésus demanda au père : Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ?
Depuis son enfance, répondit-il ; 

22   et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr.
Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous. 

23   Jésus lui dit : Si tu peux… tout est possible à celui qui croit.

24   Aussitôt le père de l’enfant s’écria : Je crois !
Viens au secours de mon incrédulité ! 

25   Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur et lui dit :
Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus. 

26   Et il sortit en poussant des cris, avec une violente convulsion.
L’enfant devint comme mort, de sorte que plusieurs le disaient mort. 

27   Mais Jésus le saisit par la main et le fit lever. Et il se tint debout.

Que le Seigneur ouvre l’intelligence de nos cœurs par son Esprit Saint !

Connaissez-vous la définition du mot longanimité ? C’est la patience dont fait preuve celui qui a le pouvoir de faire cesser ce qui lui déplaît. C’est exactement la caractéristique de notre Seigneur au verset 19 lorsqu’il nous dit : « Race incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? »  Et nous-mêmes, ne sommes-nous pas, sourds et muets et incrédules comme cette foule ? Ferions-nous comme les scribes qui discutaillaient entre eux parce qu’ils disaient que c’est impossible que l’enfant ne peut guérir etc. ? Qu’en serait-il de nous, en train de conseiller les parents ? C’est ce que nous imaginons dans ce brouhaha de discussions juste avant notre texte aux versets 14, 15 et 16 où il est dit : « Ils virent autour d’eux  une grande foule et des scribes qui discutaient avec eux; dès que la foule vit Jésus, elle fut surprise et on accourut pour le saluer. Il leur demanda : ‘De quoi discutez-vous?’ »  C’est à ce moment-là commence le texte du jour.

Il est question d’un esprit muet. Le Seigneur au verset 25 nous précise que c’est également un esprit muet et sourd. Voici un enfant sans parole et sans écoute. Quel drame pour ses parents ! Comment transmettre le savoir du père ou de la mère ? Comment l’éduquer pour qu’il puisse avoir une vie responsable ? Que ferions-nous en face d’une telle situation ?

Je vous l’avoue que comme la foule, comme les scribes et comme les disciples, je serais bien démuni. Alors, bien sûr, j’utiliserais mes propres moyens : mon argent par exemple, mon propre savoir : la connaissance de médecins ou de professeurs spécialisés, je ferais tout ce qui pourrait contribuer à soulager la souffrance de mon enfant : du temps, de l’attention, de l’amour.

Quel en serait le résultat ? Je me retrouverais malgré tout cela en train de baisser les bras, de me décourager, et de me désespérer de ne pas trouver une solution à une situation qui dure depuis si longtemps.

Voilà ce que peut nous dire le texte au sujet de notre incrédulité lorsque nous utilisons nos propres moyens sans l’aide de Jésus. Je ne dis pas qu’il faille prendre part  à des sessions de guérison aux États-Unis où des évangélistes à grand renfort de télévision et d’animation font leur show avec succès, avec des impositions de main. Je ne dis pas non plus, qu’il faut nier tous les progrès de la médecine et tous les outils qui permettent de soulager la souffrance des hommes. Je préfère humblement dire que je ne sais pas comment traiter ce cas de figure.

D’ailleurs, si nous continuons la lecture des deux versets qui suivent le texte du jour, il nous est dit aux versets 28 et 29 : « Quand Jésus fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : pourquoi n’avons-nous pu chasser cet esprit ? Il leur dit :cette espèce là ne peut sortir que par la prière’ ».

La prière : l’expression de la foi, nous pouvons aussi dire l’expression de la confiance. Voilà ce que dit le père de l’enfant au verset 24 : « Je crois, vient au secours de mon incrédulité !».  Cette affirmation est la plus simple des prières de notre humanité. J’ai la foi, mais je suis un homme incrédule de par mon être. Qu’il est difficile de faire confiance ! Jésus le sait, et dans sa réponse au verset 23 il nous montre le chemin de la foi : « Tout est possible à celui qui croit  ». Que d’exploits ordinaires et extraordinaires ont été accomplis par ceux qui avaient la foi, ils ont fait confiance dans ce qu’ils entreprenaient. Leurs demandes avaient été entendues et exaucées !

Nous sommes obligés également pour bien comprendre ce texte, de nous intéresser à cet esprit. Au verset 20, dès que l’enfant possédé est en contact avec Jésus, cet esprit l’agite avec violence le fait tomber par terre et rouler en écumant. Nous avons là un premier signe de l’autorité de Jésus et de la soumission de cet esprit à la toute-puissance de Christ. Il tombe par terre, il enrage de violence de ne rien pouvoir tenter contre notre Seigneur. Il sait par-dessus tout qu’il va être obligé de l’écouter et de sortir de cet enfant, sans pouvoir y retourner. Et c’est ce qui se passe au verset 26 : il sort en poussant de grands cris et secouant une dernière fois l’enfant avec force, juste pour montrer sa colère d’être obligé d’obéir à l’ordre de Jésus. Ce mauvais esprit a été délogé, je pourrais dire « manu militari » il à été jeté dehors, et en plus, il a interdiction de retourner là où il était.

C’est là que nous pouvons constater le pouvoir de Jésus ! Jésus nous dit que cet esprit ne peut être chassé que par la prière. Cette modeste prière humaine du père qui reconnaît sa condition d’incrédule et qui malgré tout croit dans la force du Seigneur. Cette prière  nous montre comment, en nous confiant en Dieu, rien n’est désespéré. Je dirais même plus, que lorsque nous, chrétiens, nous sommes mis dans des situations impossibles et que nous n’avons plus que la prière, c’est que le Seigneur prépare déjà des miracles pour nous en sortir. Cette prière autorise l’action du Seigneur, oui l’autorise. Et j’ajouterai qu’elle est même nécessaire ! Car sans notre demande, il ne se passera rien !

Vous vous souvenez tous de ce verset qui dit  « Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira la porte.  Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve et l’on ouvre la porte à qui frappe » (Matthieu 7,7-8). Le Seigneur veut que nous lui ouvrions la porte de manière à ce qu’il demeure en nous. Comment va-t-il faire des miracles, si nous ne l’autorisons pas à rentrer chez nous, à faire sa demeure en nous, à partager le repas avec nous !

Voilà ce que nous pouvons faire ;  croire, prier en croyant, en un mot, avoir la foi, faire confiance !

« La foi de cette ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on en voit pas. »  (Hébreux 11:1)

Réjouissons-nous, le Seigneur vient bientôt, soyons donc prêts à l’accueillir et partager le repas auquel il nous convie dans son royaume où nous serons éclairés par la lumière de son amour pour l’éternité.  Amen