Culte du 1er dimanche de l’Avent et Fête-Vente paroissiale …

P1050313Thème du mois de décembre :
« Grâce à la tendre compassion de notre Dieu, le soleil levant brillera sur nous d’en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort et pour diriger nos pas vers le chemin de la paix. »  (Luc 1,78-79)

Thème du 1er dimanche de l’Avent :
Le Seigneur vient : « Voici que ton roi s’avance vers toi :
il est juste et victorieux. »  
(Zacharie 9,9)

Lectures du jour proposées : 
Psaume 24,7-10; Jérémie 23,5-8; Romains 13,8-12(-14); Matthieu 21,1-9; Apocalypse 5,1-5(-14)

… ces lectures ont été préparées
par les catéchumènes de Schiltigheim et de Bischheim
avec le pasteur Michel Roth.

Pour les jeunes, la journée a continué au CEP
avec Anne Epting et Robert Steck,
par des chants de l’Avent et de Noël,
un jeu animé par les anciens catéchumènes
et un enseignement sur le thème :
 » Le sens de la vie selon Adam et Eve  » 
(Genèse 2,4b-17) :

P1050308P1050310Message de Michel Roth :

L’Apocalypse est la révélation de ce jour où le Dragon doit se soumettre à l’Agneau, où la force et la violence s’inclinent devant l’innocence qui ne fut jamais une faiblesse. Le jour où la volonté de puissance est désarçonnée par la volonté de servir et le désir de présence.

Quel est donc cet amour qui ne se laisse pas engloutir par la mort ? Cet Agneau qui ne se laisse pas dévorer par le Dragon ?

« Et je vois au milieu du trône et des quatre vivants, au milieu des vieillards un agneau. Il se dresse et il est égorgé ,… Ils chantent un chant nouveau : « Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux parce que tu es égorgé… »

Qui peut ouvrir le livre ? Le livre que nous sommes ?, le livre du monde ? Il est scellé de sept sceaux. Qui peut nous en donner le sens ? Qui ouvrira les sept nœuds qui ouvrent notre corps ? Et le corps du monde empêchant l’énergie de circuler ?

Qui fera de nouveau tourner la roue de nos sept centres vitaux afin que la vie s’y incarne et s’y donne ? L’apocalypse nous dit que c’est l’Agneau, symbole de l’innocence et de la bonté, la « force invincible de l’humble amour » qui peut ouvrir les sceaux.

Vivre à partir de cette clarté et de cette bonté primordiales, c’est ce qui transfigure notre regard et donnera du sens à tout ce qu’il rencontre. Nous le savons déjà, il y a dans le regard des poètes et des amoureux la lumière nécessaire pour que se révèle le secret de ce qui existe. Seul un regard poétique et amoureux posé sur le monde peut nous en révéler la saveur. Seul un regard de lumière et de compassion peut nous en révéler le sens. Seul le regard de l’Agneau peut nous révéler pour quelles noces nous sommes nés, pour quelle union avec tout ce qui vit et respire.

L’Agneau est le cœur de notre être, la clef de voûte de notre édifice ( la clef de voûte des églises romanes est justement cet agneau ) la clef qui ouvre le sens du livre de nos vies. La connaissance ne suffit pas, sans l’éveil de cette innocence et de cette bonté primordiales, nous ne savons rien ou nous ne savons les choses que du dehors. Pour accéder à cette plus haute connaissance, il ne faut pas avoir peur d’être blessé,… car il n’y a en elle aucune violence pour répondre à la violence, il n’y a que la conscience et la compassion pour répondre à la violence du Dragon. Si celles-ci semblent vaincues, les apparences ne montrent que la blessure, l’égorgement et la croix, l’apparition que voit Jean, c’est celle de l’amour vainqueur à travers ses blessures, cet égorgement et cette croix, c’est l’amour plus fort que la mort. Lui seul est capable et digne d’ouvrir le livre qui ne s’ouvre sous le coup d’aucune violence ne cède aucunement à l’emprise des puissants et de cette toute-puissance connue de tous qu’est la mort.

La vision de l’agneau-égorgé debout, c’est la vision du Ressuscité qui garde sur son corps de lumière les traces de son corps de chair écartelé par ceux qui voulaient et veulent toujours le réduire à l’inexistence ; c’est la clarté et la bonté qui auront le dernier mot : notre vraie nature, notre être éternel, ce n’est pas le Dragon, c’est l’Agneau. « On ne voit bien qu’avec les yeux du cœur » dit le Renard au Petit Prince. Il n’y a que les amoureux et les poètes qui ne soient pas aveugles en ce monde. Il est dit que dans la Nouvelle Jérusalem, il n’y aura ni temple, ni lune, ni soleil, tous vivront dans la lumière de l’Agneau : Puissions-nous dire et vivre comme Jean-Baptiste, « c’est lui l’Agneau de Dieu qui élève et transfigure la misère du monde ! »

… et ce culte a été précédé hier et suivi aujourd’hui
par la Fête-Vente paroissiale d’ l’Avent
dont voici – en bon souvenir – quelques aperçus :

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