Culte du dimanche 4 mars 2018

20180304_101126Thème de ce dimanche OCULI  *)

            Suivre le Christ :

« Quiconque met le main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Lectures du jour : 
Psaume 34,16-23; 1 Rois 19,1-8;
Éphésiens 5,1-8; Luc 9,57-62;
1 Pierre 1,18-21

Le texte pour la prédication du jour se trouve donc dans 1 Pierre 1,18 à 21 

18   La façon de vivre que vous avez reçue de vos ancêtres ne menait à rien. Mais vous le savez, Dieu a payé un grand prix pour vous libérer de cette façon de vivre. En effet, il ne l’a pas fait avec des choses qui peuvent s’abîmer, comme l’or ou l’argent. 

19   Mais il vous a libérés avec le sang précieux du Christ, qui est comme un agneau sans défaut et sans tache. 

20   Dieu l’a choisi avant la création du monde, et pour votre bien, il l’a fait connaître maintenant, en ces temps qui sont les derniers.

21   C’est par le Christ que vous croyez en Dieu, qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire. Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Prédication de William Baal, prédicateur laïc, qui a préparé ce culte :

Seigneur, nous te bénissons
de nous permettre de nous arrêter un instant
pour écouter ce que tu as à nous dire.

Nous sommes dans le dimanche de l’OCULI qui désigne le troisième dimanche de Carême. Durant cette période certains frères pratiquent le jeûne entre Mardi Gras et Pâques. De quelles manières le font-t-il ? Est-ce que c’est une tradition que l’on pratique depuis le Moyen Age ? Est-ce que c’est pour se conformer à une loi hébraïque ? Ou au contraire, que nous le faisons avec conviction, sincérité, et avec cœur ? Le faisons-nous par sacrifice librement consentie pour honorer notre Seigneur Jésus-Christ, et pour être dans la proximité de celui-ci lors de sa marche vers la croix ? Dit plus simplement, est-ce que nous voulons nous identifier à celui qui s’est donné pour nous ? Vous le savez, je laisse à chacun le soin de s’examiner soi-même, pour trouver la réponse vraie dans notre conscience ! Alors nous pourrions tous réfléchir ensemble à ces trois thèmes que j’ai retenus dans l’épître de Pierre : à qui s’adressait Pierre ? Comment explique-t-il le sacrifice de la croix ? Et quelle est l’actualité de ce message pour nous au XXIe siècle ?

Quelles étaient les personnes qui ont reçu ce message à l’époque de Pierre ? La réponse se trouve dans le premier verset de l’épître : « les élus qui vivent en étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie ». Qui étaient-ils ? Des chrétiens d’assez peu longue date, qu’ils soient païens ou juifs convertis. Une chose est sûre, c’était des étrangers qui avaient choisi de s’éloigner des mouvements religieux de l’époque, parce qu’ils avaient ressenti la vérité dans leur cœur, de la parole du Christ qu’ils avaient reçue et entendue. Il s’agissait de les conforter dans leur foi naissante ! De plus, ils étaient en butte à l’hostilité des religieux de l’époque, et étaient même persécutés. C’est en cela que Pierre écrivait un message fort, pour qu’ils puissent persévérer dans cette foi nouvelle malgré les tribulations qu’ils subissaient. Dit plus simplement, Pierre voulait garder ces premiers chrétiens dans la foi à notre Seigneur Jésus-Christ.

Comment Pierre s’y prend-il ? L’apôtre fait la répétition de ce qu’il a dit de nombreuses fois déjà, à savoir la mort du Christ sur la croix, verset 19 : il vous a libérés avec le sang précieux du Christ, qui est comme un agneau sans défaut et sans tâche. Libéré de quoi ? De notre condition d’homme fautif rejeté par Dieu ! Et il termine au verset 21 par :

« C’est par le Christ que vous croyez en Dieu, qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire. Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu ».

Pierre fait un travail de pédagogue, il explique à ses interlocuteurs toute la signification du sacrifice du Christ à la croix. Il explique la différence entre le passé et ce maintenant nouveau ! Il démontre que les activités du passé doivent être renouvelées constamment pour être absoutes de la faute originelle d’Adam et Ève, alors qu’avec la croix et la résurrection de notre Seigneur tout est accompli, une fois pour toutes ! En fait, il cherche avec intelligence, en utilisant le doute et la critique, pour conforter cette église naissante ! Et enfin, pour bien souligner l’avant du maintenant, il introduit le concept du mis à part par Dieu de ces premiers chrétiens ! Pour le dire plus simplement, dès que nous avons la foi nous devenons saints, c’est-à-dire mis à part par Dieu et pour Dieu!

Alors quelle est l’actualité de ce message pour nous au XXIe siècle ? Nous tous ici présents, ce matin, nous avons à accepter que nous sommes saints, une fois pour toutes ! Est-ce que cela veut dire que nous sommes exceptionnels par notre spiritualité ou par nos œuvres en général ? Pour moi, la réponse est non ! Est-ce que nous sommes «meilleurs» que les autres ? Là aussi la réponse est négative, alors vous pourriez me dire, à quoi ça sert d’être saints ? Être saint, c’est un état ainsi qu’un chemin, où nous nous laissons transformer par l’Esprit de Dieu qui est en nous. C’est également un combat pour éviter de revenir en arrière dans notre vie précédente. Pierre le dit dans sa deuxième épître chapitre 2 versets  20 à 22:

«   Si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. 

   Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. 

  Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: ‘Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi’ et ‘le cochon qui vient d’être lavé recommence à se rouler dans la boue’. » 

Alors oui, la condition de saint n’est pas facile, il s’agit d’annoncer le salut à des personnes hostiles qui de plus en plus rejettent Dieu Nous proclamons la Bonne Nouvelle à des païens qui ne veulent rien savoir. Nous mettons modestement nos pas à la suite de ceux qui ont annoncé la grâce par la mort et la résurrection de notre Seigneur dans le monde ! Et enfin notre sainteté nous conduit aussi à mettre en œuvre, avec cœur et en actions, toutes les paroles pour lesquelles nous témoignons ! Ceci pour être en accord avec ce que nous proclamons ! C’est ce que nous dit l’épître de Pierre verset 21

« C’est par le Christ que vous croyez en Dieu,
qui l’a réveillé de la mort et lui a donné la gloire.
Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu. »
 

Oui nous avons cette espérance qui nous a été annoncée à l’avance. C’est un avenir que nous avons anticipé, qui nous met en mouvement dans ce présent transformé. Dit plus simplement, nous avons la révélation de demain dans nos Écritures, pour vivre aujourd’hui notre foi avec connaissance et confiance. Voilà la signification de l’espérance. Oui, elle nous conduira dans le Royaume de Dieu, où comme il est dit dans l’Apocalypse 21,4 :  

« Il essuiera toute larme de nos yeux,
et la mort ne sera plus,
et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur,
car les premières choses ont disparu. »

Voilà notre futur programme, soyons dans la joie pour ce moment à venir !  Comme le dit Pierre, nous sommes dans les derniers temps, mais si nous demeurons dans la foi, nous n’avons rien à craindre et nous serons récompensés de notre persévérance. Amen.

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*)  Oculi mei semper ad Dominum :
     « Mes yeux restent toujours concentrés sur le Seigneur » (Psaume 25,15)