Culte commun des Consistoires de Bischheim et Schiltigheim le dimanche 27 mai à Hoenheim

 CulteRéconfortBénédiction27.5.2018

DSC00885

 DSC00889

L’impulsion de départ donnant la couleur thématique à cette célébration  :


Tous les dimanches au culte, nous prions : Notre père qui es aux cieux… Dans nos représentations, parfois un peu primaires avouons-le, Dieu est vieux, puisqu’il est éternel et immensément sage. Il a une grande barbe blanche. À l’image des patriarches bibliques. Il parle d’une voix forte pour nous rappeler les dix commandements lorsque nous les oublions, et il est tout puissant, bravant les lois de la nature, dont il est créateur, par des manifestations miraculeuses, voire terrifiantes.

Que diriez-vous si nous commencions à nous adresser à « notre père et mère qui est dans les cieux ? »

Ça ferait bizarre, n’est-ce pas ! Et pourtant,

Dans la Bible, nous retrouvons bien aussi Dieu représenté sous les traits d’une mère. Et ce, dès le tout début. Nous lisons en Genèse 1,27  NBS : Dieu créa les humains à son image : il les créa à l’image de Dieu ; homme et femme il les créa [1].

En hébreu, littéralement, nous traduisons : [Dieu] , il le crée, mâle et femelle, il les crée. L’être humain, l’Adam, au départ encore indifférencié, asexué dirions-nous, est créé à la ressemblance de Dieu. Et cet être humain se décline en deux : mâle et femelle. D’un seul jet, d’un seul trait. À égalité et équidistance. Ce qui qui signifie, en inversant la logique, que Dieu se révèle tout autant sous des traits masculins que féminins (avec la limites des anthropomorphismes).

Sachant cela, nous relisons, nos textes inspirés et nous le trouvons, bien présent, ce Dieu maternant, Dieu de tendresse, Dieu nourricier et Dieu qui accouche ou allaite. Et même : un Dieu qui s’offre à manger, qui se donne en substance, pour que son nourrisson grandisse. C’est bien ce que nous évoquons dans les paroles d’institutions de la sainte cène, lorsque nous disons : « prenez, mangez, ceci est mon corps qui est donné pour vous ». Nous rencontrons aussi Dieu qui est ému aux entrailles et qui pleure, impuissant devant la souffrance de l’humain égaré dans ses logiques de profit, d’égoïsme et de destruction.

Aujourd’hui, c’est cette version de Dieu que nous vous invitons à explorer et expérimenter.

Anne a préparé pour nous une série de ces versets inhabituels et méconnus, du Dieu, notre mère.

Je vous en lis quelques-uns et vous invite à vous saisir de ces versets qui sont proposés à l’espace lumière comme support de méditation personnelle. Il y a aussi des Bibles à disposition, n’hésitez pas à relire les textes complets, dont vous trouverez la référence sur les billets.

Genèse 49,25

Voici l’œuvre du Dieu de ton père, il t’aidera ;
Voici l’œuvre du Dieu qui allaite, il te bénira,
Des bénédictions des cieux en haut,
Des bénédictions des eaux en bas,
Des bénédictions des seins et du ventre maternel.

Esaïe 49,15-16a

La femme oublie-t-elle son nourrisson,
oublie-t-elle de montrer sa tendresse à l’enfant de sa chair ?
Même si celles-là oubliaient, moi, le Seigneur, je ne t’oublierai pas !
Voici que sur mes paumes je t’ai gravée.

1 Pierre 2,2-3

Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait pur de la parole afin que, par lui, vous grandissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon.

[1] CHOURAQUI : Elohîms crée le glébeux à sa réplique, à la réplique d’Elohîms, il le crée, mâle et femelle, il les crée

Prière d’intercession :DSC00889crop1

O notre Dieu, Toi qui veilles sur notre monde et sur chacun de nous dans son être entier, sur notre esprit et notre âme, aussi sur notre corps, nous t’exprimons notre reconnaissance de pouvoir vivre des expériences de rencontre avec Toi et ensemble avec nos sœurs et frères, tel que ce culte de Réconfort et de Bénédiction.

Nous nous adressons à Toi et Tu te manifestes à nous sous les noms de Seigneur, de Souffle, de Christ, de « Je Suis », de « Je suis avec toi » et de « Je suis qui t’envoie ».

Tu es Dieu Mère : puissions-nous faire l’expérience de ta tendresse qui nous enveloppe, de ton haleine de vie qui nous inspire, de tes bras qui nous portent. Forts de ce vécu, Tu nous envoies auprès des personnes isolées, endeuillées, malades, auprès des étrangers et des réfugiées, vers tous ceux qui ont besoin d’être enveloppés de chaleur et d’humanité, d’être touchés, enlacés, embrassés.

Tu es Dieu Père : puissions-nous faire l’expérience de ta Parole qui structure, remette dans l’axe et nous redresse. Tu nous envoies, forts de ce vécu auprès de ceux qui cherchent un sens, une orientation dans leur vie ; ceux qui ont besoin d’être remis debout parce qu’écrasées par l’injustice, le rejet, la discrimination ; auprès des enfants et des jeunes, des personnes âgées et en fin de vie qui ont besoin de paroles et de gestes cohérents et justes ; dans notre monde et notre société qui ont besoin de personnes solidement ancrées dans l’espérance.

Unis à Toi, à toutes celles et ceux présents ici et à nos sœurs et frères du monde entier, nous prions encore plus intensément :

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

DSC00886