Culte du dimanche de Pâques 2017

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Message de Pâques sur L’ÉVANGILE de Matthieu 28,1-15

Mt 28.1   Après le sabbat, dimanche au lever du jour, Marie de Magdala et l’autre Marie  vinrent voir le tombeau.

2   Soudain, il y eut un fort tremblement de terre ; un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la grosse pierre et s’assit dessus.

3   Il avait l’aspect d’un éclair et ses vêtements étaient blancs comme la neige.

Les gardes en eurent une telle peur qu’ils se mirent à trembler et devinrent comme morts.

5   L’ange prit la parole et dit aux femmes : « N’ayez pas peur. Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a cloué sur la croix ;

6   il n’est pas ici, il est revenu de la mort à la vie comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché.

7   Allez vite dire à ses disciples : «Il est revenu d’entre les morts et il va maintenant vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez.» Voilà ce que j’avais à vous dire. »

8   Elles quittèrent rapidement le tombeau, remplies tout à la fois de crainte et d’une grande joie, et coururent porter la nouvelle aux disciples de Jésus.

9   Tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et dit : « Je vous salue ! » Elles s’approchèrent de lui, saisirent ses pieds et l’adorèrent. 10 Jésus leur dit alors : « N’ayez pas peur. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

 

Que la paix et la joie de Pâques inondent vos cœurs, frères et sœurs, amen !

Donc le matin de Pâques, les femmes montent au tombeau de Jésus, si soucieuses de s’occuper de son corps. Elles pensent pouvoir enfin pleurer et embaumer leur maître. Dans le silence et le deuil !

Mais, contre toute attente, c’est un cataclysme qui les attend. La terre tremble, ça fait peur ! Un ange arrive, ça fait encore plus peur ! Même les gardes romaines, et on sait ce que c’est un soldat romain avec ses muscles et son armure et son épée, même les gardes sont morts de trouille. Et Jésus n’est plus dans le sépulcre où  on l’avait barricadé. Le tombeau est vide. Juste vide, plus moyen de pleurer, plus moyen de faire quoi que ce soit, au moins cette petite chose de ce qu’on fait dans ces cas-là. Mais alors, qu’est-ce qu’on va devenir ?! Au début le matin de Pâques, c’est vraiment pas agréable, c’est choquant même et franchement déroutant.

Oui, la résurrection, la victoire de Jésus sur la mort par son amour, elle ne se voit pas tout de suite, il faut d’abord faire du chemin. Un chemin qui commence par une absence, une déception de plus dans la vie. Tu la ressens et durement. Mais en fait déjà une force est là, pour toi, et pour toi et pour toi, et pour moi. Et elle va t’apporter la victoire. La vie n’est pas finie !

Vivre l’aventure de Pâques, c’est découvrir que notre idole familière, notre Christ « habituel », n’est pas au rendez-vous; l’ange de Pâques nous montre du vide, le néant des illusions, des croyances, le néant des assurances même les plus fortes, les plus solidement gardées. Le Christ n’est pas dans la tombe que nous avons taillée pour Lui, non : On ne peut pas ranger Jésus, le saisir, faire avec Lui selon les traditions, les habitudes, les rites… ce Christ-idole, n’est pas dans la tombe où on l’avait enfermé.

Plus moyen d’avancer en regardant le passé. Le petit Jésus de Noël, Jésus le Roi de la fête des Rameaux, Jésus le Martyr du Vendredi saint, ce n’est pas tout, ce n’est pas encore fini. Deux fois il est dit aux femmes: Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez. L’ange le leur dit, Jésus le leur répète. Voilà ce qu’elles doivent faire : aller de l’avant, quitter la grande capitale Jérusalem et aller dans la bonne vieille petite Galilée, au nord, ce pays de mélange de populations de toutes origines, là où tout avait commencé, là où se trouvent les êtres chers, à Nazareth, à Cana, à Capharnaüm, les bateaux de pêche et les pelouses du Sermon sur la Montagne.

Alors quand pour toi parfois la foi devient une sorte de pèlerinage dans le passé : celui des tout premiers chrétiens, celui des huguenots ou des réformateurs, le Dieu de nos parents, le Dieu de nos jeunes années d’Ecole du dimanche, quand les églises étaient pleines, le Dieu de notre confirmation, de notre conversion peut-être… ce Message est pour nous : Jésus n’est plus là !  Le Christ ne se laissera pas trouver dans le passé. Il est à deviner … dans l’avenir. C’est là que Jésus attend. Comment le reconnaîtrons-nous ? Nul ne le sait. Il nous est seulement promis qu’un jour nous rencontrerons parmi les humains celui qui nous apportera notre salut, notre victoire. Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez !

Le renouveau que tu cherches n’est pas hors la vie. Au contraire, retourne vers les gens que tu aimes, descends vers les lieux de vie que tu connais, c’est là que se trouve le renouveau dont ton cœur a si soif. Le Christ est Vivant, sa vie nouvelle est dans la vie, parmi les vivants. Pour échapper à ton ennui et à tes soucis va à la rencontre de Jésus et des frères et sœurs, le Christ t’a préparé le chemin en y passant le premier. Il te l’a ouvert et il n’est pas dans le passé, mais devant toi.

Mon frère, ma sœur, chemin riant ou sombre, chemin choisi ou imposé, marches-y sans crainte. Le Christ est passé avant toi à travers les ronces, les épines et les ravines. Il a reçu avant toi les coups de l’adversité, pour qu’ils te soient épargnés. Maintenant, grâce à Lui, la vie n’est pas finie !   Amen.

Ulrike Richard-Molard

 

Et ci-après encore quelques photos-souvenirs de la saynète surprenante
du combat entre Jésus-Amour et le Serpent-Diable-Péché …
qui a été – bien sûr ! – vaincu et chassé hors de l’église !
Bizarrement, la petite porte arrière s’est rouverte toute seule quelques instants après …
et a laissé rentrer un air froid …
mais plus le maudit serpent vaincu …!
C’est Pâques ! Alléluia ! 

Et les enfants ont tranquillement pu distribuer aux grands
et chercher pour eux-mêmes
des « œufs de Pâques » de toutes sortes !

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