Culte du dimanche 25 juin 2017 avec Sainte Cène

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Thème du jour :
  L’invitation

Lectures du jour :
Psaume 36,6-11; Ésaïe 55,1-5; Éphésiens 2,17-22; Luc 14,16-24 et Matthieu 22,1-14

 

Le festin nuptial dans l’Évangile de Matthieu,
chapitre 22, les versets 1 à 14 (Tob)

 

 1  Et Jésus se remit à leur parler en paraboles :
2  « Il en va du Royaume des cieux comme d’un roi qui fit un festin
de noces pour son fils.
3  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités. Mais eux ne
voulaient pas venir.
4  Il envoya encore d’autres serviteurs chargés de dire aux invités :
“Voici, j’ai  apprêté mon banquet ; mes taureaux et mes bêtes grasses
sont égorgés, tout est prêt, venez aux noces.”
5  Mais eux, sans en tenir compte, s’en allèrent, l’un à son champ,
l’autre à son commerce ;
6  les autres, saisissant les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
7  Le roi se mit en colère ; il envoya ses troupes, fit périr ces assassins
et incendia leur ville.
8  Alors il dit à ses serviteurs : “La noce est prête, mais les invités
n’en étaient pas dignes.
9  Allez donc aux places d’où partent les chemins et convoquez à la
noce tous ceux que vous trouverez.”
10  Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins et rassemblèrent tous
ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons. Et la salle de noce fut remplie
de convives.
11  Entré pour regarder les convives, le roi aperçut là un homme qui
ne portait pas de vêtement de noce.
12 “Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir de vêtement
de noce ?” Celui-ci resta muet.
13  Alors le roi dit aux servants : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans
les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.”
14  Certes, la multitude est appelée, mais peu sont élus. »

 

P1030609Prédication donnée William Baal, prédicateur laïc :

Nous sommes en été, et comme vous le savez tous, c’est là, durant cette période, que se font la plupart des mariages. Personnellement, je vais être présent à une cérémonie d’union de deux personnes que j’aime et que je connais, qui aura lieu début juillet. Donc, je vais me préparer de manière à honorer cette invitation qui m’a été faite. Un beau costume, des chaussures cirées, une chemise seyante, un nœud papillon, des cadeaux et un large sourire. Maintenant vous savez dans quel état d’esprit je serai pour aller à ce mariage ! Comme nous le vivons à ce genre d’occasion, nous avons répondu à un appel pour réserver cette date. Nous en ferons une priorité par rapport à d’autres occupations que nous pourrions avoir. Nous allons privilégier ce rassemblement de personnes choisies pour nous réunir. Dit plus simplement, nous voulons nous associer et nous réjouir à l’union d’amour  de deux êtres chers à nos cœurs. Notre texte nous parle de la parabole, d’un roi, dans le royaume des cieux, qui fait un festin pour les noces de son fils. Ce roi constate que personne de ceux à qui il s’adresse n’est au rendez-vous, dit autrement, ils n’ont pas envie de venir. Ils sont dans l’indifférence de leur confort, il y a même certains conviés qui tuent les messagers de ce roi, pour ne pas être dérangé dans leur conscience. Vous l’avez compris, il s’agit d’une histoire au figuré, qui s’adresse à l’état de notre être intérieur. Entendons-nous l’invitation de Dieu, ou pas ? Je nous propose de réfléchir ensemble aux conséquences du refus de cette invitation, nous allons nous pencher vers toutes celles et ceux comme nous qui acceptent cette invitation, et enfin nous mettre en accord en esprit à la célébration de cette magnifique noce qui nous est promise.

Qu’est-ce qui fait que nous acceptons une invitation, un repas de noces festif ? Il y a une raison, c’est le lien que nous avons avec la personne qui nous invite. Lorsque nous refusons, il faut que nous en acceptions les conséquences. Dit autrement, nous risquons de nous fâcher avec la personne qui a envoyé cette invitation. C’est exactement ce que nous retrouvons dans le texte du verset 1 au verset 6. Et nous pourrions rajouter les versets 11 à 13, où il y a un des convives qui n’a pas revêtu son vêtement de mariage. Que celui-ci soit intérieur, ou extérieur. En clair, il n’est pas dans l’esprit de cette fête. Que se passe-t-il à ce moment-là ? Le roi se met en colère et le fait jeter dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Quand à ceux qui au départ étaient conviés et qui ont fait taire leur conscience en tuant les envoyés du roi, leur châtiment à été implacable, ils ont perdu la vie (éternelle) à la suite de leur refus. Alors vous pourriez me dire, ce roi est sans cœur, c’est une histoire vieille de 2000 ans, c’est une fable, etc. etc. Il n’empêche que c’est quand même un choix de nous-mêmes, notre choix, qui nous a conduit à être exclu de ce repas de noces. Dit encore autrement, nous avons la liberté de nous séparer de Dieu ! Mais avec toutes les conséquences, que cela implique.
Alors qu’en est-il de nous mêmes qui avons accepté cette invitation par le baptême de notre Seigneur ? Je peux dire qu’à travers cette démarche nous avons une assurance de participer à ce festin. Qu’est-ce qui me permet de dire cela ? Car le jour de l’Éternel est proche, car l’Éternel a préparé le sacrifice, Il a choisi ses conviés. C’est ce que nous dit un des plus petits livres dans l’Ancien Testament, écrit par le prophète Sophonie, chapitre 1, le verset 7.

Continuellement, nous avons cette répétition d’être invités à célébrer les noces de l’époux, quelles que soient les époques, les endroits, et les situations de chacun. Je vais dire encore plus simplement : Dieu nous aime, il veut que nous participions au banquet qu’il donnera dans son royaume d’éternité et d’amour.

C’est là que nous arrivons à l’esprit dans lequel nous allons participer à ce repas de fête. C’est là que les versets 11 et 12 ont toute leur importance. Dans la parabole qui est citée, il ne s’agit pas seulement de l’habit de noces extérieur, il s’agit possiblement aussi de notre état intérieur. Ne soyons pas comme celui qui reste muet devant le Seigneur. Dit autrement, il est possible, que nous soyons conviés, il est également nécessaire que nous ayons des dispositions de cœur, qui nous permettent de participer à ces réjouissances. Cela veut dire, nous ne sommes pas seulement des chrétien baptisés, nous avons à présenter l’expression de notre foi, qui  se traduit, également, par un reflet des valeurs chrétiennes qui sont notre durant toute notre vie. Et la meilleure traduction de cette foi se fait en acte ! C’est en cela que nous revêtirons cet habit de noces dont il est question dans ce repas. Oui, si nous aimons, les personnes sauvées que nous sommes devenus, nous le montrerons par notre attitude de joie. Relisons la courte épître aux Philippiens qui est un bon exemple de cette attitude  de joie. Et c’est en cela que nous pourrons être conviés au festin du  royaume de Dieu. Nous retrouvons cela, dans le livre de l’Apocalypse, chapitre 19, les versets 7 à 9 :

7  Réjouissons-nous, soyons heureux et rendons-lui gloire ! En effet, c’est
maintenant le mariage de l’Agneau. Celle qu’il a choisie pour lui s’est faite
belle.
8  Pour vêtement, elle a reçu un habit de toile fine, brillante et pure. Cette
toile fine, ce sont les actions justes de ceux qui appartiennent à Dieu. »
9  L’ange me dit : « Écris : “Ils sont heureux, les invités au repas de mariage
de l’Agneau ! ” 

Voulons-nous être de la partie ?  C’est cette promesse qui nous est faite ! Emparons-nous de cette assurance pour participer à la fin de notre vie à ce repas. D’ailleurs nous pourrons en goûter les prémices spirituelles tout à l’heure lors de notre Sainte Cène. Amen