Culte gospel à l’occasion du départ de la pasteure Ulrike Richard-Molard, dimanche 2 juillet 2017

vous trouvez l’ensemble des photos prises par Pierre Diffiné, sur Google  :  https://photos.google.com/album/AF1QipO0JHM2CZd3w7qwyKCqhxCkctoZeNZeqKZLjQD

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Thème de ce dimanche :
« Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » 

Lectures bibliques :  1 Timothée 1,12-17, Luc 15,1-7

 

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Quelques souvenirs :

Quatre paroisses, quatre gestes à deviner: Hoerdt : chercher clé derrière portail : attendue dans toutes la maisons, nombre Kt, Louveteaux, Ventes, enterrements. Monde traditionnel encore en place. Saverne : rouler feuille de vigne : apprentissage et amitiés interreligieuses, jardin. Schiltigheim : sonnette de vélo : enfin le plat et de petites distances, se déplacer sans polluer, faire partie d’une petite ville, d’une vrai communauté. La Meinau : bébé chef d’orchestre:  cultes avec un style contemporain, chant et musique qui élève l’âme à Dieu.

Prédication :

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ.

Voici le jour venu de nous dire à Dieu. La Meinau, ce n’est pas bien loin, mais ce sera tout de même ailleurs. Les textes du jour du coup prennent, comme toujours quand la Bible nous rejoint au milieu de notre vie, beaucoup de relief : Le grand apôtre Paul, insiste sur l’immensité de la grâce surprenante que Dieu lui fait en le choisissant pour parler. Je partage, à ma modeste mesure cet étonnement tous les jours ! Et puis le bon berger qui ramène au troupeau la brebis perdue, et qui garde l’objectif bien en tête : Ne pas en perdre une, même une seule ! Quel Dieu merveilleux nous avons : il est à des années lumière du calcul et de la bonne gestion d’entreprise, il est complètement passionné et fou d’amour pour chacun et chacune, chaque humain !

DSC_4729Mais maintenant, quel souvenir vous laisser ce matin de nos adieux ? Quel mot, quel texte pourrait bien nous toucher ? Ce que je préfère, ce que Jésus utilisait souvent souvent, ce sont les histoires. Et il y en a une que vous connaissez, sans peut-être trop le savoir d’ailleurs. Elle est tellement puissante que c’est elle que je voudrais vous raconter.

Ça s’est passé du temps de Jéroboam II… Jéroboam II.. roi d’Israël… « Il fit ce qui déplut au Seigneur. » C’est la Bible qui le dit (2 Rois, 14,25), et pourtant Dieu lui permit d’agrandir son Royaume énormément. Son meilleur conseiller l’y « avait encouragé, « Vas-y tu peux le faire, tu le vaux bien, allez nous allons faire de nous une grande nation ! » Et oui, ils étaient vachement nationalistes. Et, comme dit, ça avait marché. Le petit royaume d’Israël avait réussi, alors même que l’hyper-puissance du moment, l’empire magnifique et fort était la superbe Assyrie, juste à côté. Et oui, monsieur-dames, Jéroboam II et son conseiller, ils l’avaient fait. Bling Bling. Ils oubliaient de dire qu’en fait la puissante Assyrie était occupée ailleurs, aux prises avec l’empire concurrent montant de Babylone. Mais ça le roi et son prophète avaient tendance à l’oublier un peu. Ils avaient vaincu leurs ennemis.

Et Dieu dans tout ça? C’est là que commence l’histoire, le roman de la Bible que vous avez déjà deviné, j’en suis sûre. Dieu, lui, était resté clairvoyant. Il voyait surtout les souffrances que l’empire assyrien et son roi dans sa puissante capitale … Ninive (oui, bravo!) les injustices sans nom que cet empire infligeait à tout le monde. Et voilà que Dieu veut envoyer son prophète….. ? Jonas, mais oui, changer les choses, juste par un petit message.

Jonas, le conquérant d’Israël, le vaillant nationaliste convaincu, le conseiller royal, n’a pas peur, non, non. Il refuse de partir à Ninive, mais c’est pour une toute autre raison. Savez-vous laquelle ? Non ?!

Le cargo sur lequel il s’embarque se retrouve dans cette fameuse tempête en haute mer. Les marins prient tous leurs dieux, mais Jonas se fait jeter par dessus bord quand-même. Il veut se punir d’avoir désobéi, il veut fuir, mourir en fait. C’est là que le grand monstre marin l’avale et le recrache sur la terre et que tout compte fait Jonas finit par porter le message divin. « Changez votre comportement, sinon vous disparaîtrez de la terre. Voilà, nom de Dieu !!! »

Alors, raconte la Bible, le roi, ses conseillers et ministres, toutes les dames de la cour, les serviteurs et les servantes, les bourgeois et les paysans, les chefs d’entreprises, les chercheurs et les professeurs, les voisins et les voisines, les parents et les tontons, les enfants et même, même les chiens, les chats, les chèvres et tous les choux, enfin, tous, tout le monde entier, se mit à se repentir, à changer de cap, à changer de comportement. Même les fourmis, et sûrement les abeilles et les moustiques.

Et Dieu ? Dieu ne détruisit pas, mais donna une nouvelle vie à puissante NINIVE.

Elle est là, la vraie raison de Jonas, la raison pour laquelle il ne voulait pas y aller. « Je le savais. dit-il. Je savais que tu es un Dieu clément et compatissant, patient et grand par la fidélité, qui renonces au mal. »

Jonas, taper dans le tas, faire de grandes conquêtes et même mourir dans des guerres les armes à la main, ok. Mais changer le monde à coup de millions de bons comportements et gestes et aimer les humains, ça, jamais.

Et voilà, frères et sœurs, cette histoire, c’est exactement celle qu’il nous faut.

Elle raconte la « grâce seule » que Martin Luther il y a 500 ans a déterrée de sous les détritus et que nous célébrons ensemble pour la première fois cette année 2017. Le pape François a ouvert les célébrations aux côtés de l’évêque luthérien Mounib Yunan à Lund le 31 octobre dernier.

L’histoire de Jonas nous donne le courage de parler aujourd’hui de Dieu, dans le monde qui a changé, mais qui attend, sans le savoir, avec une soif ardente, le message de la bonté divine.

Et elle nous donne le courage de participer à l’immense conversion planétaire nécessaire aujourd’hui  face à la plus grande menace que l’humanité de toute son existence a jamais connu : le réchauffement climatique. Le changement de comportement à tous les niveaux pourra l’emporter grâce à Dieu !

Frères et sœurs, l’histoire ne dit pas, si JONAS a fini par y croire. Notre histoire, à nous, dira si nous aurons placé notre entière confiance en Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ton intelligence. »

Dans notre vie d’église, dans notre vie personnelle, dans les lieux où nous vivons. Que le Seigneur nous bénisse, chacun et chacune là où il nous place sur cette terre ! Soli déo gloria, à Dieu seul la gloire ! Amen.

 

Prières d’intercession :

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GUY :
Seigneur, dans ta grâce, tu nous recherches toujours, là où nous nous égarons. Puis tu nous envoies et nous permets d’aimer encore.

Nous te prions maintenant pour notre communauté schilikoise. Donne-nous toujours ton esprit d’amour, de pardon et de justice qui permet de vivre toujours davantage ensemble, dans la transparence et la pureté. Que notre style de vie soit un témoignage de ta tendresse pour tous. Que nos relations fraternelles soient marquées par l’esprit de service, tel que le Christ nous l’a montré.

 

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JEAN-LUC :
Oui, nous te prions pour nous tous ici présents et pour tous ceux et celles à qui nous sommes liés dans la fraternité de par le monde. Nous te rendons grâce du fond du cœur pour cette sœur, ce frère qui est à nos côtés, ou qui l’a été par le passé pour nous faire grandir, pour nous rendre l’espoir.  Ainsi nous te prions ce matin en particulier pour toutes les familles et les personnes nouvelles de notre communauté : que nous ne perdions pas nos liens et nous souvenions les uns des autres !

 

 

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DANIELLE :
Seigneur, aujourd’hui, le cœur plein de reconnaissance nous te confions nos pasteurs et te prions pour Michel qui reste et pour Ulrike qui part. Renouvelle chaque jour en eux le désir de te servir et la joie de semer dans ton champ, donne-leur la créativité, la compassion et l’endurance dans la fraternité dont ils ont besoin. Délivre-nous de nos étroitesses, de nos rancunes, de notre paresse au service de ton Évangile et que vienne le jour, Seigneur, où tournés tout entiers vers Jésus-Christ, notre Seigneur, nous pourrons, Père, te louer d’une seule bouche.

 

 

Message de la présidente du Conseil Presbytéral, Marlène Haller :DSC_4740

Madame la pasteure Ulrike RICHARD-MOLARD, Chère Ulrike, 

13 ans à Schillick et nous voilà déjà réunis pour t’adresser nos remerciements pour ce parcours vécu ensemble.

Tu t’es installée en septembre 2004 dans le presbytère rue Principale, entourée de nombreux enfants, et 13 ans plus tard, tes enfants ont grandi et sont aussi allés vers d’autres horizons, sauf Mathilde pour l’instant. Mais c’est une fierté de maman de pouvoir rendre nos enfants autonomes et responsables, n’est-ce-pas ?  

Environ une année après ton installation, tu nous as dit au conseil : maintenant je suis votre bergère. Dans ce terme-là, il me semble que tu y mettais une tendresse, une attention, une responsabilité vis-à-vis de notre paroisse. Et il n’y a pas longtemps, tu disais faire partie de la famille des schilickois. Les pasteurs ont une place particulière dans la vie d’une paroisse : par les rencontres, les relations qu’ils peuvent établir, ils sont un maillon fort.  

Nous avons pu constater que tu consacrais ton amour, ta foi, ton espérance, toute ton énergie, tes compétences,  ton désir d’aller de l’avant, quelquefois de manière un peu trop précipité.., ta préoccupation devant les changements sociétaux qui nous interrogent tous. Tu mesures l’importance de la sauvegarde la création : qui ne connait pas le vélo et le casque de protection d’Ulrike ?  mais qui sait le souci d’Ulrike pour que, lors des fêtes, nous n’utilisions pas de vaisselle jetable ? son souci (le nôtre aussi) d’économiser les énergies fossiles, d’essayer de nous orienter vers des énergies propres ?

Tout naturellement, ton regard s’est également ouvert aux autres religions dans un esprit de partage, d’ouverture, de fraternité et de respect pour le bien-vivre ensemble.

Les enfants et les jeunes sont un espace privilégié dans ton ministère : attentive à leur faire une place et toujours dans les projets, tu as encadré tous les ans des camps, et encore cette année, tu vas partir avec une équipe pour un camp itinérant à vélo dans notre belle Alsace.

Tu souhaitais plus que tout rendre vivant l’évangile et les grandes figures bibliques dans notre quotidien, montrer et témoigner que Jésus est vivant. Les saynètes que tu mettais en scène avec les confirmands et les jeunes lors des cultes et des fêtes de Noël en ont été des exemples concrets. Les prédications et méditations se déroulaient souvent de manière interactive, au culte mais aussi au conseil. La fête des 250 ans de l’église rue Principale a été l’occasion d’un son et lumière mémorable et Jonas, que tu es en train de mettre en scène avec une belle mobilisation en équipe, en est également une illustration.

Enfin la musique, le chant et la guitare d’Ulrike sont tes respirations incontournables.

Comme nous l’avons entendu dans le texte de Timothée, j’ai noté ce verset : Mais la bonté de notre Seigneur pour moi a été immense : j’ai reçu la foi et aussi l’amour qui vient du Christ Jésus.

Je n’ai retenu ici que certains points essentiels. Pour ce ministère, pour ce temps partagé avec Michel Roth, ton collègue pasteur, les collègues du consistoire de Bischheim et la paroisse de Schiltigheim, nous voulons te dire merci, merci et pardon, si tu as été blessée.

 Nous t’exprimons toute notre reconnaissance, nos remerciements pour ces années et nous souhaitons que tu sois bénie dans ton futur ministère dans le sud de Strasbourg, que le Seigneur t’accompagne et te guide dans ces nouvelles missions.

 Mais, Ulrike, à Schillick, c’était quand même pas la mer à boire !

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… et le culte a été suivi du Verre de l’amitié au Foyer rue des Tonneliers …

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