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Conseil presbytéral 2018
cf. page 2 du Messager :  
 

de gauche à droite
Paul WEHRLIN
Pascal HALLER
Francine BAERMANN
Patrick RUCH
Danielle DILIGENT
Guy MARCOT
Afi ALAGLO (Décédée)
Yvette OSTER
Ingeborg DIFFINE
Jean-Luc DUPREZ
Mariette GREINER (excusée)

Conseillers sortants :  Mireille DJOTANG-NGNIA et Marlène HALLER


Conseil Presbytéral 2015
  cf.  ici
et remerciements aux sortants

Conseil presbytéral 2012

de gauche à droite :
Mariette GREINER (secrétaire)
Guy MARCOT,
Paul WEHRLIN,
Roland NIKLAUS,
Danielle DILIGENT,
Francine BAERMANN,
Afi ALAGLO,
Jean-Luc DUPREZ (1er vice-président),
Marlène HALLER (présidente),
Gwenaël JUHL (2ème vice-président),
Ingeborg DIFFINÉ,
Myreille DJOTANG-NGNIA,
Martine SCHAAF (trésorière)


Conseil presbytéral 2009

Danielle DILIGENT
Francine BAERMANN
Guy MARCOT
René JUNGLING
Martine SCHAAF (trésorière)
Afi ALAGLO
Jean-Luc DUPREZ
Mariette GREINER (secrétaire)
Roland NIKLAUS
Daniel VETTER (vice-président)
Marlène HALLER (vice-présidente)
Christian HEIM (président)
Paul WEHRLIN

Tout est grâce !

Lectures du jour :  Psaume 25; Esaïe 5,1-7; Romains 5,1-5; Marc 12,1-12 

Prédication de Michel Roth :MichelRoth (3)

Quelle est la pointe de cette parabole ? De quelle manière nous concerne-t-elle ?

Revenons à nous-mêmes et revenons à notre expérience intérieure !

Il y a un être intérieur, un être secret, un être qui parfois nous semble caché ! Cet être est ! Il ne s’impose pas. Pourtant il détient toute l’autorité. Nous ne pouvons pas soulever une paupière sans lui, mais il n’impose rien. Il attend que nous le reconnaissions, il attend que nous l’aimions. Cette réalité vivante cherche à apparaître ! Alors comment nous disposer intérieurement pour l’accueillir ?

Si nous continuons à chercher avec notre personne extérieure, avec nos moyens habituels, j’allais dire, avec nos gros sabots, nous avons peu de chance de reconnaître ce fils bien-aimé, et encore moins, le maître et ses serviteurs!Notre attitude doit changer complètement, sinon nous allons les « tuer » comme dans la parabole.

Une grandeur est là, une vérité est là, une force incroyable est là qui nous attend. Est-ce que nous la désirons ? Est-ce que nous voulons entrer en contact avec elle ? Est-ce que nous désirons cette communication ?

C’est à chacun de nous de dire : oui ou non ! Peut-être que jusqu’à présent nous avons toujours dit non ! Mais pourtant, maintenant nous avons de dire oui ! Ce serait très facile, s’il suffisait simplement de dire oui ! Mais il faut que ce soit d’une telle qualité, d’un tel consentement…!Mon oui n’est pas total ! Entendez-moi bien, notre oui à certains moments est sincère, mais il n’est le oui que de deux ou trois cellules, de deux ou trois petits serviteurs. Ce n’est pas le oui de toute notre structure, de tout notre être ! Et c’est cela que nous ne saisissons pas toujours. Alors nous nous étonnons, nous nous décourageons, nous devenons même blasphémateurs ! Nous ne nous rendons pas compte que nous avons donné si peu d’accord que la communication ne pouvait pas se faire.

Rappelons-nous ! Notre dimension réelle est le Christ. Lorsque nous nous tournons vers lui, nous n’avons aucune preuve tangible de l’aide qui est à notre portée, mais nous avons une assurance et une compréhension intérieures d’une Présence qui va au-devant de nous ! Nous avons une conscience intérieure de la manne de demain bien que nous ne puissions pas la voir aujourd’hui, et nous vivons par cette grâce intérieure !

Laissez le règne de Dieu être avec vous car son Royaume dure à jamais. Ôtez votre regard du monde extérieur et dans le silence de votre être, comprenez que vous êtes chez vous en Dieu, et ne cherchez plus au-dehors.

Communiez au-dedans de vous-mêmes ! Consacrez des minutes et des heures à la communion ! Retirez-vous du monde extérieur ! Vivez comme si vous étiez le Fils de Dieu, ce que vous êtes réellement. Niez toutes les apparences contraires, tenez bon dans la foi que vous avez acquise ! Reposez-vous du combat physique et psychique et laissez le Royaume s’écouler à travers vous. « Dans la confiance et la quiétude sera votre force. ». Au moins une fois par jour – et plus souvent si c’est possible – retirez-vous dans la présence pour établir le contact avec Christ. Que vous y réussissiez d’emblée ou non n’est pas important. Ce qui est important c’est que vous continuiez de vous retirer dans votre être intérieur et là, que vous laissiez s’établir le contact avec cette identité intérieure, avec cette manne cachée, alors vous saurez que, quelles que soient les circonstances de votre expérience humaine, – les affaires, la santé, la famille – un changement va petit à petit s’installer. Le Christ est une présence et un pouvoir vivant, le plus grand jamais connu. Le Christ, en tout temps, et pour tous ceux qui l’ont touché, a vaincu le monde, non pour le monde, mais pour vous et pour moi qui l’avons découvert et ressenti.  Amen

Le CP nouveau (de gauche à droite) :

Paul WEHRLIN
Pascal HALLER
Francine BAERMANN
Patrick RUCH
Danielle DILIGENT
Guy MARCOT
Afi ALAGLO
Yvette OSTER
Ingeborg DIFFINE
Jean-Luc DUPREZ
Mariette GREINER (excusée)

Conseillers sortants :  Mireille DJOTANG-NGNIA et Marlène HALLER
qui sont remerciées par le vicre-président JeanLuc Duprez et qui répondent :

JeanLuc remercie Marlène la présidente sortante Marlène et Michel Marlène répond ...    JeanLuc remercie Mireille CP sortante

Mireille répond ...  … et parfois les émotions troublent la vue :

les émotions troublent la vue ...

 

Pour clore cette belle célébration nous disons notre foi :

Je crois en un Dieu qui ressuscite de la mort de la lettre pour devenir une part de ma vie.

Il voit mes erreurs et souffre à cause d’elles, il me parle et m’enseigne. il me guide.

Je crois en Jésus Christ, un Dieu qui a parcouru mes chemins et qui en connaît les lumières et les ombres. Un Dieu qui a ri et qui a pleuré; qui voit les haines qui excluent, qui divisent, qui marginalisent, qui blessent et qui tuent …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela … et qui en pleure.

Mais je crois aussi en un Dieu qui voit une mère donner le jour, et c’est une vie qui naît de la douleur ; qui voit jouer deux enfants, et c’est une graine de solidarité qui germe, qui voit la fleur pousser sur les ruines, et c’est un commencement nouveau …

Je crois en un Dieu qui voit tout cela et qui rit – parce que, malgré tout, il y a l’espérance.  Amen.

 (extr. de  « Expressions de foi de l’église universelle », Défap :
Eglise évangélique vaudoise du Rio de la Plata, Eglises réformées en Argentine)

Lectures :  Psaume 18,2-7; Jérémie 9,23-14; 1 Corinthiens 9,24-27; Matthieu 20,1-16

 

Dès que nous quittons l’enfance, nous nous mettons à la recherche de l’approbation de toutes les personnes que nous connaissons : nos conjoints et nos enfants, nos collègues de travail et nos parents et parfois même, un inconnu dans l’ascenseur. Cette quête d’approbation fait tellement partie de notre vie qu’elle en devient automatique : c’est à peine si nous en sommes conscients. Voilà sur quoi repose cette glorification personnelle dont parle Jérémie. Bien sûr, nous remarquons plus facilement l’anxiété qu’elle provoque chez nos amis et nos collègues.

Qui serions-nous si nous cessions de penser que nous devons faire bonne impression? Qui serions-nous si nous cessions cette mascarade pour être approuvé et admiré? Nous ne supportons pas l’idée que les autres puissent nous désapprouver, et nous devenons esclaves de leur approbation! Nous passons notre temps à nous conformer à ce que les autres attendent de nous, et ainsi nous perdons notre sincérité et notre intégrité. En réalité, nous n’obtiendrons jamais leur amour de cette façon-là : nous essayons de devenir quelqu’un d’autre et quand les personnes nous disent : je t’aime, nous ne les croyons pas, parce qu’elles n’aiment qu’une façade. Elles aiment quelqu’un d’autre, quelqu’un qui n’existe pas, celui que nous prétendons être. Il est difficile de devoir quémander l’amour des autres. Et c’est mortel! Dans cette quête éperdue nous perdons toute authenticité. Voilà la prison dans laquelle nous nous enfermons : vouloir obtenir l’amour que nous possèdons déjà. Nous nous rapprochons de Jérémie et nous commençons à comprendre ses invectives, non de l’extérieur, au nom d’une morale, mais de l’intérieur, par une compréhension réelle.

Chaque fois que nous faisons ou que nous disons quelque chose dans le but de plaire, d’influencer ou de contrôler quelqu’un, pour obtenir ou pour garder quelque chose, c’est la peur qui en est la cause et la douleur qui en est le résultat. La manipulation sépare et la séparation est douloureuse. Quelqu’un pourrait nous aimer sans réserve en ce moment même, et nous n’en saurions rien… Si nous agissons par peur, il nous est impossible de recevoir de l’amour (vous l’avez certainement déjà remarqué…). Chaque pensée stressante nous sépare d’autrui. Mais si nous mettons nos pensées en doute et c’est notre devoir, nous verrons que nous n’avons rien à faire pour être aimé. Tout cela n’était que des incompréhensions sans gravité. Quand nous voulons impressionner les autres et gagner leur approbation, nous sommes comme un enfant qui dit : regardez-moi! Regardez-moi! C’est le comportement d’un gosse en manque. Quand nous parvenons à aimer cet enfant et à l’embrasser nous-mêmes, notre quête prend fin.

Dieu appelle et demande pour être connu que nous grandissions sans fin!

Et dans cette maturation, la place de notre corps est à réhabiliter plutôt qu’à combattre, comme nous le suggère fortement l’épître de ce dimanche.

Qu’il est difficile de se dégager des notions morales qui, pendant des siècles ont maudi notre être instinctif! Le rabaisser, le maltraiter, le meurtrir! Oui, ces idées ont la vie dure tellement dure que nous avons du mal à admettre que cette part de nous-mêmes est notre trésor, elle se forme en nous depuis des temps anciens, et nous, pauvres enfants stupides, nous voudrions l’évacuer! Nous avons maltraité et déshonoré notre être instinctif, comme tant de générations avant nous. Mais nous pouvons maintenant changer de cap! Nous pouvons maintenant nous adresser avec tendresse à cette part de nous-mêmes, oubliée et méprisée, une fois que nous avons compris notre erreur. Et le résultat est surprenant.

Si je le traite comme un esclave, si je nie son existence, il me répond par la fatigue, la maladie ou la dépression, bref, il fait la grève! Si, par contre, je le traite comme un compagnon de route précieux, alors je peux compter sur sa fidélité pour exécuter ce que j’ai à faire ici sur cette terre. J’écoute ses conseils, c’est un expert dans son domaine!

Ainsi commence le chemin d’une longue et profonde réconciliation avec moi-même et avec Dieu. Alors, avec Paul, je rends à Dieu de continuelles actions de grâce. ”En Jésus-Christ, vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance. Dieu est fidèle, lui qui vous appelés à la communion de son fils, Jésus-Christ notre Seigneur”.

Michel Roth

 

 

 

Installation du nouveau Conseil presbytéral le 21 mars 2021

au premier rang de gauche à droite :
Guy MARCOT
Jean-Luc DUPREZ
Pascal HALLER
pasteur Jean-Marc HEINTZ
Pierre THIELE
Patrick RUCH
Mariette GREINER
Matthias ANSTETT
au premier rang de droite à gauche :
Guy MAKITA
Heidi WALGENWITZ-GILMAN

Excusés : Yvette OSTER et Paul WEHRLIN

au premier rang de gauche à droite, les conseillères sortantes :
Francine BAERMANN et Danielle DILIGENT

 

 


 

Conseil presbytéral 2018

cf. page 2 du Messager :  

 

Le CP nouveau

(de gauche à droite) :

Paul WEHRLIN
Pascal HALLER
Francine BAERMANN
Patrick RUCH
Danielle DILIGENT
Guy MARCOT
Afi ALAGLO (Décédée)
Yvette OSTER
Ingeborg DIFFINE
Jean-Luc DUPREZ
Mariette GREINER (excusée)

Conseillers sortants :  Mireille DJOTANG-NGNIA et Marlène HALLER

 

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Confirmation 13 mai 2018, 

placée sous le thème :  « L’amour ne disparaît jamais ! »

(1 Corinthiens 13,8)


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Mot d’accueil des confirmands par Roger Somé, vice-président du conseil presbytéral de Bischheim, le dimanche 13 mai 2018 en l’église NotreSeigneurJésusChrist de Bischheim :

Chers frères, Chères sœurs,

En prenant le Seigneur comme mon soutien, comme notre soutien, je prends la parole ici, aujourd’hui, au nom du Conseil presbytéral et au nom de chacun, chacune, de nous tous en communauté, pour adresser un mot d’accueil aux confirmands ici présents.

Cette parole, je la prends non sans émotion. En effet, qui pouvait imaginer que moi Roger Somé, prendrais la parole en cette Église Notre Seigneur Jésus Christ à Bischheim pour accueillir de jeunes confirmands ? En tout cas, ce fait, je ne l’avais jamais imaginé et ne l’avais donc pas recherché. Mais comme vous le savez autant que moi, le Seigneur parle tantôt d’une voix, tantôt d’une autre. En conséquence, je laisse ma pensée admettre qu’il est passé par des personnes, dont certaines très proches de moi, qui sont ici aujourd’hui. C’est donc à la faveur du Seigneur et à travers ces personnes que ce fait est, aujourd’hui, réalité. Alors je rends grâce à Dieu et implore son aide pour accomplir cette mission de la meilleure façon possible.

Chers frères et sœurs, cette situation paraissait d’autant plus improbable que j’ignorais également ceci que cette prise de parole interviendrait à l’occasion même du baptême-confirmation de mon fils, Jonathan. Et puisque tout ce que le Seigneur accomplit est bon, je ne peux que m’incliner pour me mettre sous son aile.

Chers confirmands, après ce propos introductif, je m’adresse à vous. Je voudrais le faire en partant des Écritures. Cependant, étant conscient de ce que je ne suis pas formé à l’exégèse de ces textes, je le fais avec mon cœur m’inspirant d’un philosophe français qui fut par ailleurs un fervent croyant, j’ai nommé Blaise Pascal, pour qui c’est le « cœur qui sent que les nombres sont infinis » pour qu’ensuite la raison en fasse la démonstration (Pensées, § 479, p. 1221-1222, Pléiade, Gallimard, Paris, 1954). Pour le dire rapidement et en deux mots, la vérité est d’abord établie par un sentiment, celui du cœur. Ce sentiment dans la pensée pascalienne c’est l’attachement à Dieu, c’est la foi par quoi se donne la vérité et pour laquelle la preuve de la raison n’est pas importante.

Vous l’aurez compris, je vais vous parler du cœur comme siège de la connaissance par l’amour, ce sentiment devenu principe d’action pour le chrétien.

En conséquence, et comme vous l’avez entendu par la voix de Anne EPTING, notre pasteure, « vous êtes appelés à confirmer » votre engagement qui est votre entrée en chrétienté, une chrétienté dans laquelle vous veillerez au respect de cette loi, reçue du Christ : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n’a d’amour plus grand que celui qui se dessaisit de sa vie pour ceux qu’il aime », Jean, 15, 12-13. Être chrétien, c’est donc vivre et appliquer l’amour. Mais vivre et appliquer l’amour n’est pas chose facile. Oui, l’engagement sur le chemin de Dieu n’est pas un long fleuve tranquille, certes ! Mais il n’est pas non plus un itinéraire impossible à parcourir. Cela demande de l’effort, de la recherche, de la persévérance. Aimer son prochain, c’est lui être favorable quand il est gentil avec vous mais surtout quand il ne l’est pas.

Aimer son prochain, c’est rire avec lui dans les jeux, dans les fêtes, dans les retraites, au catéchisme, dans les cours de récréation quand il partage son gouter avec vous. Mais aimer son prochain, c’est aussi et toujours continuer de rire avec lui quand il vous insulte ; quand il présente votre différence comme étant une faiblesse, une tare, une négativité, voire un mal absolu.

Aimer son prochain, c’est apporter son concours à celui qui est dans la peine, dans la difficulté de la vie et à des degrés divers. Aimer son prochain, c’est être attentif à l’autre qui est un autre vous-même, ce qui veut dire entrer en humanité.

Aimer son prochain c’est être capable d’entrer en fraternité en toute simplicité avec celui qui est mieux que vous, qui a plus que vous (surtout en cette époque de la culture de l’avoir) et sans être jaloux de son statut de privilégié.

Si vous n’êtes pas capable d’être attentif au sans domicile fixe, à ce frère ou à cette sœur qui vit dans la rue et qui, pour cette raison, et seulement pour cette raison, est différent(e) de vous ;

Si vous n’êtes pas capable de porter votre attention à la personne en situation de handicap, aux personnes âgées gagnées par la faiblesse engendrée évidemment par leur expérience du temps qui s’est écoulé ;

Si vous n’accordez pas la fraternité à l’étranger, celui qui n’est pas familier à votre environnement de vie et qui, pour cette raison, est dans une faiblesse car il n’a pas encore apprivoisé les éléments indispensables de l’environnement d’accueil ;

Si vous n’êtes pas à mesure d’ouvrir votre cœur à votre voisin de pallier, de la rue, du quartier ; d’ouvrir votre cœur au riche comme au plus modeste, à chacune des personnes de toutes les catégories ici citées ; d’ouvrir votre cœur à chaque personne qui, en raison de sa situation particulière, est différente de vous tout en étant en vous car elle est un homme ou une femme comme vous, il ne vous sera pas possible de respecter la vie comme étant la créature de Dieu.

L’amour du prochain est l’amour de Dieu. C’est pourquoi Jésus en répondant à la question du pharisien qui espérait le piéger en Mathieu 22 : 37-39,  nous prescrit une fois de plus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ». Tel est « le grand commandement ». Puis il ajoute : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ici encore, et bien que nous ayons presque le même contenu sémantique que dans le texte précédent, il y a une nuance d’importance notable. Aimer son prochain comme soi-même quand on est humain, ce n’est pas facile car nous sommes souvent minés par des rivalités, nous sommes souvent si emprisonnés dans ce monde de compétition que nous avons tendance à vouloir être plus que notre prochain, ce qui nous ferme la porte qui mène vers lui.

Alors, en face de toutes ces difficultés qui mettent en péril votre, notre, exercice de l’amour avant même que vous l’ayez, que nous l’ayons commencé, quelle est la solution ? Cette solution est énoncée en Mathieu, 22 : 37-38 : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ». Si vous aimez votre Dieu de manière absolue avec conviction, alors tout est possible car vous aimerez d’autant plus aisément votre prochain. Parce que l’amour de Dieu supplante tout, il vous met dans les conditions du pardon. Quiconque aime Dieu cultive l’humilité qui fraie le chemin du pardon. En effet, sans l’application du pardon, il n’est pas possible de continuer d’aimer le prochain en toute circonstance, notamment quand il vous offense ou vous cause un tort quelconque.

Mais l’application du pardon n’est pas sans obstacles car les émanations du diable tel que l’orgueil, la vanité, sont toujours tapis prêts à bondir contre l’humilité. Alors, chers confirmands ! Vous me direz que c’est en définitive quasi impossible de parvenir au respect de la loi de l’amour !

Mais oh oh que non ! Car rien n’est impossible au Seigneur. En conséquence la solution ultime se trouve dans la source qui est Notre Seigneur. Il faut toujours vous en remettre à lui, placez toujours votre action sous sa protection, prenez le toujours comme votre guide en pratiquant la Parole. Cette pratique de la Parole commence avec la lecture de la Bible. C’est ce à quoi j’ai tenté de vous y inviter en montrant, je l’espère, que je suis, que nous sommes, chacun, chacune, frères et sœurs ici présent(e)s comme vous, c’est-à-dire des humains souvent habités par le doute. Cependant, il nous est possible de vaincre le doute si nous nous laissons aller par l’aide, par le concours et donc le soutien du Seigneur.

Que le Seigneur Notre Dieu accompagne toujours chacun, chacune  de vous dans son voyage spirituel et assiste chacun, chacune de vous dans ses différents engagements dans la vie.

AMEN.

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* * *

Prière d’intercession :

  • Danielle Diligent : Mon Dieu, tout ce que nous avons reçu ici, que nous puissions le comprendre par notre intelligence, le sentir dans notre coeur et le mettre en pratique en agissant en conséquence. C’est vivre par ton Esprit qui peut nous rendre libre. Ni les paroles, ni l’intelligence, ni quoi que ce soit d’autre. Permets à ces jeunes confirmés de vivre une vie lucide et ouverte. Permets à leur famille de respecter leurs sentiments et leur désir d’indépendance. Qu’ils découvrent que la foi est une aventure courageuse où marcher et prier vont main dans la main.
  • Francine Baermann : Mon Dieu, fais sentir à ces jeunes qui viennent d’être confirmés, que cette cérémonie est une marche pour aller plus loin, plus fièrement, plus dignement. Qu’ils restent sensibles aux souffrances qu’ils côtoient, qu’ils expérimentent encore et encore ta Présence dans le calme et la confiance. Que les épreuves qu’ils vont traverser les aident à prendre conscience de la richesse et de l’intelligence profonde de notre foi chrétienne toute entière contenue dans l’amour du Christ.
  • Marion Herrbrecht : Notre Dieu, nous te prions pour qu’au sein de chaque religion, de chaque Église, de chaque communauté, les forces de discernement et d’accueil l’emportent sur les tentations du repli, de l’exclusion et de l’indifférence.

Nous te prions pour que dans les bons comme dans les mauvais jours nous écoutions les pas du Christ invisible, qui chemine avec nous ; pour que ton Esprit donne sens à nos paroles et force à nos gestes, tout au long de notre marche sur la terre.

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* * *

Paroles d’envoi :

« Vous qui êtes ici, vous êtes ceux à qui Dieu dit : soyez porteurs d’espérance ! Prenez donc un nouveau courage, partez dans le monde et dites-lui : tu es le monde de Dieu, pour lequel Dieu dira son dernier mot. Un monde fait pour le beau et le bon, un monde dans lequel paix, amitié et affection règnent. Un monde à qui Dieu dit : vous êtes tous mes enfants qui peuvent me dire « Abba, Père »   (Desmond Tutu)

vous trouvez l’ensemble des photos prises par Pierre Diffiné, sur Google  :  https://photos.google.com/album/AF1QipO0JHM2CZd3w7qwyKCqhxCkctoZeNZeqKZLjQD

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Thème de ce dimanche :
« Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » 

Lectures bibliques :  1 Timothée 1,12-17, Luc 15,1-7

 

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Quelques souvenirs :

Quatre paroisses, quatre gestes à deviner: Hoerdt : chercher clé derrière portail : attendue dans toutes la maisons, nombre Kt, Louveteaux, Ventes, enterrements. Monde traditionnel encore en place. Saverne : rouler feuille de vigne : apprentissage et amitiés interreligieuses, jardin. Schiltigheim : sonnette de vélo : enfin le plat et de petites distances, se déplacer sans polluer, faire partie d’une petite ville, d’une vrai communauté. La Meinau : bébé chef d’orchestre:  cultes avec un style contemporain, chant et musique qui élève l’âme à Dieu.

Prédication :

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ.

Voici le jour venu de nous dire à Dieu. La Meinau, ce n’est pas bien loin, mais ce sera tout de même ailleurs. Les textes du jour du coup prennent, comme toujours quand la Bible nous rejoint au milieu de notre vie, beaucoup de relief : Le grand apôtre Paul, insiste sur l’immensité de la grâce surprenante que Dieu lui fait en le choisissant pour parler. Je partage, à ma modeste mesure cet étonnement tous les jours ! Et puis le bon berger qui ramène au troupeau la brebis perdue, et qui garde l’objectif bien en tête : Ne pas en perdre une, même une seule ! Quel Dieu merveilleux nous avons : il est à des années lumière du calcul et de la bonne gestion d’entreprise, il est complètement passionné et fou d’amour pour chacun et chacune, chaque humain !

DSC_4729Mais maintenant, quel souvenir vous laisser ce matin de nos adieux ? Quel mot, quel texte pourrait bien nous toucher ? Ce que je préfère, ce que Jésus utilisait souvent souvent, ce sont les histoires. Et il y en a une que vous connaissez, sans peut-être trop le savoir d’ailleurs. Elle est tellement puissante que c’est elle que je voudrais vous raconter.

Ça s’est passé du temps de Jéroboam II… Jéroboam II.. roi d’Israël… « Il fit ce qui déplut au Seigneur. » C’est la Bible qui le dit (2 Rois, 14,25), et pourtant Dieu lui permit d’agrandir son Royaume énormément. Son meilleur conseiller l’y « avait encouragé, « Vas-y tu peux le faire, tu le vaux bien, allez nous allons faire de nous une grande nation ! » Et oui, ils étaient vachement nationalistes. Et, comme dit, ça avait marché. Le petit royaume d’Israël avait réussi, alors même que l’hyper-puissance du moment, l’empire magnifique et fort était la superbe Assyrie, juste à côté. Et oui, monsieur-dames, Jéroboam II et son conseiller, ils l’avaient fait. Bling Bling. Ils oubliaient de dire qu’en fait la puissante Assyrie était occupée ailleurs, aux prises avec l’empire concurrent montant de Babylone. Mais ça le roi et son prophète avaient tendance à l’oublier un peu. Ils avaient vaincu leurs ennemis.

Et Dieu dans tout ça? C’est là que commence l’histoire, le roman de la Bible que vous avez déjà deviné, j’en suis sûre. Dieu, lui, était resté clairvoyant. Il voyait surtout les souffrances que l’empire assyrien et son roi dans sa puissante capitale … Ninive (oui, bravo!) les injustices sans nom que cet empire infligeait à tout le monde. Et voilà que Dieu veut envoyer son prophète….. ? Jonas, mais oui, changer les choses, juste par un petit message.

Jonas, le conquérant d’Israël, le vaillant nationaliste convaincu, le conseiller royal, n’a pas peur, non, non. Il refuse de partir à Ninive, mais c’est pour une toute autre raison. Savez-vous laquelle ? Non ?!

Le cargo sur lequel il s’embarque se retrouve dans cette fameuse tempête en haute mer. Les marins prient tous leurs dieux, mais Jonas se fait jeter par dessus bord quand-même. Il veut se punir d’avoir désobéi, il veut fuir, mourir en fait. C’est là que le grand monstre marin l’avale et le recrache sur la terre et que tout compte fait Jonas finit par porter le message divin. « Changez votre comportement, sinon vous disparaîtrez de la terre. Voilà, nom de Dieu !!! »

Alors, raconte la Bible, le roi, ses conseillers et ministres, toutes les dames de la cour, les serviteurs et les servantes, les bourgeois et les paysans, les chefs d’entreprises, les chercheurs et les professeurs, les voisins et les voisines, les parents et les tontons, les enfants et même, même les chiens, les chats, les chèvres et tous les choux, enfin, tous, tout le monde entier, se mit à se repentir, à changer de cap, à changer de comportement. Même les fourmis, et sûrement les abeilles et les moustiques.

Et Dieu ? Dieu ne détruisit pas, mais donna une nouvelle vie à puissante NINIVE.

Elle est là, la vraie raison de Jonas, la raison pour laquelle il ne voulait pas y aller. « Je le savais. dit-il. Je savais que tu es un Dieu clément et compatissant, patient et grand par la fidélité, qui renonces au mal. »

Jonas, taper dans le tas, faire de grandes conquêtes et même mourir dans des guerres les armes à la main, ok. Mais changer le monde à coup de millions de bons comportements et gestes et aimer les humains, ça, jamais.

Et voilà, frères et sœurs, cette histoire, c’est exactement celle qu’il nous faut.

Elle raconte la « grâce seule » que Martin Luther il y a 500 ans a déterrée de sous les détritus et que nous célébrons ensemble pour la première fois cette année 2017. Le pape François a ouvert les célébrations aux côtés de l’évêque luthérien Mounib Yunan à Lund le 31 octobre dernier.

L’histoire de Jonas nous donne le courage de parler aujourd’hui de Dieu, dans le monde qui a changé, mais qui attend, sans le savoir, avec une soif ardente, le message de la bonté divine.

Et elle nous donne le courage de participer à l’immense conversion planétaire nécessaire aujourd’hui  face à la plus grande menace que l’humanité de toute son existence a jamais connu : le réchauffement climatique. Le changement de comportement à tous les niveaux pourra l’emporter grâce à Dieu !

Frères et sœurs, l’histoire ne dit pas, si JONAS a fini par y croire. Notre histoire, à nous, dira si nous aurons placé notre entière confiance en Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ton intelligence. »

Dans notre vie d’église, dans notre vie personnelle, dans les lieux où nous vivons. Que le Seigneur nous bénisse, chacun et chacune là où il nous place sur cette terre ! Soli déo gloria, à Dieu seul la gloire ! Amen.

 

Prières d’intercession :

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GUY :
Seigneur, dans ta grâce, tu nous recherches toujours, là où nous nous égarons. Puis tu nous envoies et nous permets d’aimer encore.

Nous te prions maintenant pour notre communauté schilikoise. Donne-nous toujours ton esprit d’amour, de pardon et de justice qui permet de vivre toujours davantage ensemble, dans la transparence et la pureté. Que notre style de vie soit un témoignage de ta tendresse pour tous. Que nos relations fraternelles soient marquées par l’esprit de service, tel que le Christ nous l’a montré.

 

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JEAN-LUC :
Oui, nous te prions pour nous tous ici présents et pour tous ceux et celles à qui nous sommes liés dans la fraternité de par le monde. Nous te rendons grâce du fond du cœur pour cette sœur, ce frère qui est à nos côtés, ou qui l’a été par le passé pour nous faire grandir, pour nous rendre l’espoir.  Ainsi nous te prions ce matin en particulier pour toutes les familles et les personnes nouvelles de notre communauté : que nous ne perdions pas nos liens et nous souvenions les uns des autres !

 

 

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DANIELLE :
Seigneur, aujourd’hui, le cœur plein de reconnaissance nous te confions nos pasteurs et te prions pour Michel qui reste et pour Ulrike qui part. Renouvelle chaque jour en eux le désir de te servir et la joie de semer dans ton champ, donne-leur la créativité, la compassion et l’endurance dans la fraternité dont ils ont besoin. Délivre-nous de nos étroitesses, de nos rancunes, de notre paresse au service de ton Évangile et que vienne le jour, Seigneur, où tournés tout entiers vers Jésus-Christ, notre Seigneur, nous pourrons, Père, te louer d’une seule bouche.

 

 

Message de la présidente du Conseil Presbytéral, Marlène Haller :DSC_4740

Madame la pasteure Ulrike RICHARD-MOLARD, Chère Ulrike, 

13 ans à Schillick et nous voilà déjà réunis pour t’adresser nos remerciements pour ce parcours vécu ensemble.

Tu t’es installée en septembre 2004 dans le presbytère rue Principale, entourée de nombreux enfants, et 13 ans plus tard, tes enfants ont grandi et sont aussi allés vers d’autres horizons, sauf Mathilde pour l’instant. Mais c’est une fierté de maman de pouvoir rendre nos enfants autonomes et responsables, n’est-ce-pas ?  

Environ une année après ton installation, tu nous as dit au conseil : maintenant je suis votre bergère. Dans ce terme-là, il me semble que tu y mettais une tendresse, une attention, une responsabilité vis-à-vis de notre paroisse. Et il n’y a pas longtemps, tu disais faire partie de la famille des schilickois. Les pasteurs ont une place particulière dans la vie d’une paroisse : par les rencontres, les relations qu’ils peuvent établir, ils sont un maillon fort.  

Nous avons pu constater que tu consacrais ton amour, ta foi, ton espérance, toute ton énergie, tes compétences,  ton désir d’aller de l’avant, quelquefois de manière un peu trop précipité.., ta préoccupation devant les changements sociétaux qui nous interrogent tous. Tu mesures l’importance de la sauvegarde la création : qui ne connait pas le vélo et le casque de protection d’Ulrike ?  mais qui sait le souci d’Ulrike pour que, lors des fêtes, nous n’utilisions pas de vaisselle jetable ? son souci (le nôtre aussi) d’économiser les énergies fossiles, d’essayer de nous orienter vers des énergies propres ?

Tout naturellement, ton regard s’est également ouvert aux autres religions dans un esprit de partage, d’ouverture, de fraternité et de respect pour le bien-vivre ensemble.

Les enfants et les jeunes sont un espace privilégié dans ton ministère : attentive à leur faire une place et toujours dans les projets, tu as encadré tous les ans des camps, et encore cette année, tu vas partir avec une équipe pour un camp itinérant à vélo dans notre belle Alsace.

Tu souhaitais plus que tout rendre vivant l’évangile et les grandes figures bibliques dans notre quotidien, montrer et témoigner que Jésus est vivant. Les saynètes que tu mettais en scène avec les confirmands et les jeunes lors des cultes et des fêtes de Noël en ont été des exemples concrets. Les prédications et méditations se déroulaient souvent de manière interactive, au culte mais aussi au conseil. La fête des 250 ans de l’église rue Principale a été l’occasion d’un son et lumière mémorable et Jonas, que tu es en train de mettre en scène avec une belle mobilisation en équipe, en est également une illustration.

Enfin la musique, le chant et la guitare d’Ulrike sont tes respirations incontournables.

Comme nous l’avons entendu dans le texte de Timothée, j’ai noté ce verset : Mais la bonté de notre Seigneur pour moi a été immense : j’ai reçu la foi et aussi l’amour qui vient du Christ Jésus.

Je n’ai retenu ici que certains points essentiels. Pour ce ministère, pour ce temps partagé avec Michel Roth, ton collègue pasteur, les collègues du consistoire de Bischheim et la paroisse de Schiltigheim, nous voulons te dire merci, merci et pardon, si tu as été blessée.

 Nous t’exprimons toute notre reconnaissance, nos remerciements pour ces années et nous souhaitons que tu sois bénie dans ton futur ministère dans le sud de Strasbourg, que le Seigneur t’accompagne et te guide dans ces nouvelles missions.

 Mais, Ulrike, à Schillick, c’était quand même pas la mer à boire !

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… et le culte a été suivi du Verre de l’amitié au Foyer rue des Tonneliers …

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Souvenirs du culte de confirmation :

*  l’album-photos voici :  31-05-2015 confirmation

*  le mot d’accueil de Marlène Haller, présidente du Conseil Presbytéral :

 

A Jérémy, Nathalie, Walter, Emeline, Quentin et Giselle :

Dimanche dernier, nous avons vu et entendu des jeunes, les confirmands d’aujourd’hui, oui, oui c’étaient bien eux, nous parler de tendresse, d’amour de la famille, de beauté, de passion et l’expression de ces sentiments est tout à votre honneur. C’était également un témoignage du climat de confiance que vous avez partagé avec vos pasteurs.

L’illustration que vous avez faite  du début de votre vie, porté par ces personnes qui vous tiennent à cœur, est un remarquable atout pour votre vie toute entière : ce sont des pierres précieuses qui ponctueront le parcours qui s’ouvre à vous.

Merci à vos parents, vos grands-parents, votre famille de vous avoir aimé, entouré, porté, bercé, d’avoir choisi pour vous ce chemin vers la confirmation, vous avez peut-être été obligé de le suivre, mais sans connaissance, sans savoir on ne peut pas choisir, maintenant vous allez choisir votre propre voie, vous allez faire vos propres choix, une orientation, un métier, une façon de vivre. Vos parents continueront, j’en suis sûre,  à vous accompagner.

Vous avez suivi pendant ces deux années, le catéchisme avec vos pasteurs, merci à eux pour cet engagement, cet enseignement, merci pour les week-ends que vous avez vécus avec eux, ces moments de découverte d’une autre  forme de vie d’église. Je souhaite que vous gardiez en vous cet apprentissage, qu’il puisse servir de fil conducteur dans vos vies. Aujourd’hui n’est pas une fin, mais bien le début et la suite de votre découverte.

Vous avez appris ce que sont les bases de notre religion chrétienne, il ne vous reste plus qu’à réaliser votre partie : c’est-à-dire de faire vôtres ces valeurs de solidarité, de tolérance, de convivialité, de partage, d’établir une relation personnelle avec ce Dieu trois fois saint, Père, Fils et Saint-Esprit, qu’on vous a enseigné. Mais ce que personne ne pourra vous apprendre, c’est bien la foi. Dieu n’est pas à apprendre comme une leçon, mais à aimer comme il nous a aimés.

Nous, les conseillers, témoins de votre engagement, nous pouvons témoigner de ce Dieu d’amour dans nos vies, vous dire que vraiment cette relation que chacun de nous a pu vivre, ça vaut vraiment la peine de la vivre. Essayez !

Je terminerai avec cette promesse qui figure dans Proverbes 8, verset 17 : « J’aime ceux qui m’aiment et ceux qui me cherchent me trouvent ». Alors cherchez !

Nous vous souhaitons une très belle journée bénie, cette journée spéciale pour chacun de vous, entouré de vos parents, proches et amis.

 

*   les messages individuels du pasteur Michel Roth pour chacun des confirmands :

 

pour Giselle :  « Ayez du sel en vous-mêmes et soyez en paix les uns avec les autres »  (Marc 9,5)

Ne tiens pas compagnie à ceux qui ont l’habitude de critiquer les autres. Surtout, ne te mêle pas à ceux qui jugent de haut la variété des expressions de la Vérité.

Offre conseil dans la sincérité du cœur, en tout lieu et tout temps, à quiconque en a besoin, en t’appuyant sur la Vérité que tu as éprouvée toi-même. Mais ne t’efforce pas de convaincre qui que ce soit.

Nous jugeons les autres avec nos propres critères changeants. Qu’en serait-il si nous pouvions voir leurs actions de leur propre point de vue ? N’y aurait-il pas de la compréhension, de l’appréciation et même de l’amour ?

 

pour Quentin :  « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. »  (Jean15,16)

Sois sincère envers l’amour. Ne le trahis pas. Ainsi le jour où la forêt de ton esprit s’embrase, tu ne t’enfuiras pas. Tu resteras silencieux et immobile ; car c’est le moment où l’amour donne son fruit le plus doux : la Présence intacte.

Si tu cherches le pardon de Dieu pour avoir offensé ton voisin, demande pardon à ton voisin et tu le recevras de Dieu – c’est votre être le plus intime à tous les deux.

 

pour Walter:  « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. »  (Jean 11,41)

Fondamentalement tu n’as qu’à dire « oui ». Dis « oui » à la vérité, dis « oui » à la liberté. Dis « oui » à tout ce qu’il faut pour être pleinement libre de l’emprise de ta prétention. Ne fais pas de compromis, pas d’affaires, pas de marchandage. Aucun contrat n’est nécessaire. Dis juste au fond de ton cœur : « Je suis ouvert, prends-moi »

C’est en soi une prière puissante, un abandon véritable qui ne saurait être refusé.

Dieu t’offre du pain. Ne lui demande pas des tartines grillées, fais-les toi-même !

 

pour Nathalie :  « Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné ; pour qu’ils soient un comme nous sommes un. »  (Jean 17,11)

Ne commets pas l’erreur de placer ceux qui critiquent les autres sur un plan plus élevé car par cela même ils démontrent leur attachement à une dimension conflictuelle et une ignorance de la vérité omniprésente.

Si quelqu’un critique autrui en ta présence, assure-toi que dans ton cœur, tu ne t’imprègnes pas de leur point de vue pour ensuite juger l’accusé avec une opinion d’emprunt. Retiens un peu les réactions habituelles, et accorde plus de place au ressenti et à l’expression de ton pouvoir d’intuition. C’est la vraie maîtrise de soi.

 

pour Emeline :  « Pourquoi m’appelez-vous ‘Seigneur, Seigneur’ et ne faites-vous pas ce que je dis ? »  (Luc 6,4)

Tu es déjà ce que tu cherches, mais tu dois le savoir pleinement. Tu dois le reconnaître consciemment et de façon permanente avec le mental, le cœur et dans chacune des cellules de ton être. Ne remets pas à plus tard cette chance rare sinon tu resteras endormie et ce sommeil est comme une agonie.

Regarde ! Je ne t’invite pas à apprendre mais à reconnaître ta véritable position en voyant, ici et maintenant, directement. Il n’y a personne qui comprenne, il y a seulement une compréhension qui fleurit en toi : paix, joie et contentement.

 

pour Jérémie :  « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi. »  (Jean 17,24)

Un véritable ami n’est pas seulement quelqu’un que tu aimes ou qui te ressemble – car il peut être fort différent de toi à bien des égards – mais quelqu’un qui est d’abord fidèle à la vérité plutôt qu’à toi… un tel ami est rare, vraiment !

Je veux te dire ceci : au cœur même de la plus grande crise, de la peur la plus effroyable, se trouve une porte qui ouvre sur l’Infini. Cette porte est inébranlable, sacrée et ouverte à tous ceux qui ont le courage ou le désespoir de tout abandonner pour la Vérité.

Textes du jour :  Psalm 119,.37-159; Genèse 4,1-16; 1 Jean 4,7-12; Luc 10,25-37                                     + Actes 6, 1-7 a/s de la répartition des tâches …

 

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ. Amen !

Dans un petit moment nous allons rejoindre la messe d’adieux au curé Louis Schmuck, juste à côté, chez nos frères et sœurs de l’église catholique romaine. Nous allons rendre grâce à Dieu pour un ministre d’une autre église, participer aux changements au sein d’une autre communauté… Comment feront-ils après son départ ?  Nous nous sentons concernés, parce que nous cheminons depuis longtemps avec cette autre église chrétienne. D’ailleurs souvent des gens nous demandent : « Mais pourquoi toutes ces églises différentes ? Les chrétiens n’étaient-ils pas tous ensemble au début, partageant tout, comme le dit la Bible : « Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l’argent ainsi obtenu entre tous, en tenant compte des besoins de chacun. » (Actes 2, 45) ?!

Le texte de prédication nous emmène vers ces frères et sœurs du début de la vraie foi, à Jérusalem, quand juste après la Pentecôte ils étaient encore tous unis, tous ensemble, à Jérusalem, en présence des 12 témoins directs de Jésus :

Actes 6, 1 En ce temps-là, alors que le nombre des disciples augmentait, les croyants de langue grecque se plaignirent de ceux qui parlaient l’hébreu: ils disaient que les veuves de leur groupe étaient négligées au moment où, chaque jour, on distribuait la nourriture. 2 Les douze apôtres réunirent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : «Il ne serait pas juste que nous cessions de prêcher la parole de Dieu pour nous occuper des repas. 3 C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes de bonne réputation, remplis du Saint-Esprit et de sagesse, et nous les chargerons de ce travail. 4 Nous pourrons ainsi continuer à donner tout notre temps à la prière et à la tâche de la prédication. » 5 L’assemblée entière fut d’accord avec cette proposition. On choisit alors Étienne, homme rempli de foi et du Saint-Esprit, ainsi que Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, d’Antioche, qui s’était autrefois converti à la religion juive. 6 Puis on les présenta aux apôtres qui prièrent et posèrent les mains sur eux. 7 La parole de Dieu se répandait de plus en plus. Le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem et de très nombreux prêtres se soumettaient à la foi en Jésus.

Ah, la belle harmonie ! Un peu vite évaporée, me direz-vous. Voici les premiers conflits… Vous avez vu comment nos grands prédécesseurs les résolurent ?

Il y avait des croyants d’origines différentes. Les hébreux, c’est à dire les autochtones, ceux du pays, et puis les hellénistes, juifs du reste du monde méditerranéen, revenus aux sources à Jérusalem, pour la retraite peut-être, avec l’expérience d’autres horizons, avec une belle ouverture culturelle, une autre langue. Etaient-ils aussi plus riches ? Qui sait. Paul organisera une collecte pour les pauvres frères de Jérusalem encore pendant des années… Les gérants des biens communs, sans aucun doute, pensaient bien faire en attribuant moins aux veuves d’origines grecques. Enfin, je n’ai pas besoin de vous décrire leur sentiment d’injustice. Tous les enfants savent ce que c’est, et il était présent à Jérusalem à la fin du premier siècle.

Il fallait à présent que ce contentieux soit réglé et c’est l’église-organisation qui va naître, la répartition des rôles commence, les premières pages d’histoire s’écrivent. 20 siècles suivront jusqu’à notre époque où le marché des confessions chrétiennes est devenu foisonnant.

Que feront les premiers chrétiens ? Il convoquent une assemblée. Le problème, longtemps sous-jacent, contenu dans un « murmure » comme dit le texte grec, est mis sur la table. Bien visible de tous, fort ou faibles, on n’a pas hésité à les accabler, on n’a rien étouffé, tout le monde a été mis au courant. Vont-ils trouver un consensus ? Le moment et critique. Qui a raison ? Qui l’emportera ?

C’est alors que plutôt que de trancher la question, les apôtres la déplacent. Ils ne vont pas régler le problème de fond. Mais comme Moïse suivit le conseil de son beau-père Jéthro en choisissant des chefs pour l’aider à gouverner (Ex 18), comme Jésus choisit ses 12 disciples et les envoie en mission, comme le Samaritain paya l’aubergiste, les apôtres proposent tout simplement de répartir les tâches. C’est évident en fait : eux, les seuls témoins directs de Jésus, doivent témoigner de Lui, tant qu’ils vivront et ne pas se disperser dans diverses activités, aussi nobles soient elles.

Ils vont donc céder à d’autres un peu de leur autorité, faire confiance à des responsables que les autres jeunes chrétiens choisiront. Et c’est ainsi que les sept premiers diacres furent nommés. Désormais il y a deux services ou deux « diaconies » en grec, une diaconie de la parole et une diaconie de la table, prédication  et diaconie disons-nous aujourd’hui. Les deux vont ensemble depuis le début.

  Ceci dit, Etienne, l’immense orateur et premier martyre (Ac 7), Philippe, qui enseignera et baptisera l’eunuque éthiopien (Ac8) et les cinq autres dont les noms ne nous sont pas familiers, nous voyons bien qu’ils ne sont pas, on pourrait dire, des « technocrates », mais bien des personnes reconnues pour leur foi, leur sagesse et compétence technique qu’ils avaient certainement aussi. Leurs prénoms les désignent tous comme issus de ces « hellénistes » d’ailleurs, mais ce n’est pas sûr, c’étaient peut-être que leurs prénoms. Il ne s’agissait pas de tomber dans l’excès inverse en avantageant cette fois les anciennes victimes.

Ouf ! en tous cas : à la fin de cette réunion tous étaient convaincus, tous ont pu adhérer intérieurement et vont donc pouvoir aller de l’avant ensemble. La division menaçait, le problème a été mis sur la table, et l’unité en fut le résultat. Les apôtres avaient misé haut et remporté la partie. D’autres réunions et conciles suivront, pas toujours aussi consensuels. Mais puisqu’être chrétien c’est avoir une conviction forte, c’est à peu près inévitable. L’opposition aux autres juifs, par exemple, dès le début était prévisible. Jésus déjà s’opposait aux prêtres et aux pharisiens, et même si de nombreux prêtres, parmi les milliers de prêtres de Jérusalem de l’époque vont se rallier à lui, comme nous venons de le lire, ce ne sera pas le cas pour tous.

Ainsi jusqu’à nos jours les mots d’unité  et conviction,  ce sont les deux pôles entre lesquelles se retrouvent les questions et les tensions dans nos assemblées, voire entre les différentes d’églises. Dans notre union des églises protestantes d’Alsace et de Moselle nous nous sommes mis en route, grâce à nos frères et sœurs réformés, vers une plus grande « synodalisation » dans l’église, c’est à dire plus de débat et de démocratie. Et dans cet élan, mettre tout le monde d’accord, comme dans le livre des Actes chapitre 6, c’est un rêve que font beaucoup de responsables aujourd’hui. En ne prenant aucune décision sur l’opportunité d’une bénédiction des couples de même sexe par exemple l’Assemblé de l’Union de juin dernier a poursuivi ce rêve de l’unité et de l’assentiment de tous.

Les premiers apôtres ont su susciter l’adhésion. Ils ont aussi accepté d’investir d’autres chrétiens de leur confiance, et de leur déléguer le pouvoir décisionnel, tout comme nous nous exerçons, nous aussi, à déléguer, à élire, à discerner les profils et encourager les salariés et les divers bénévoles dans nos communautés. En 2015 le conseil presbytéral est à renouveler pour moitié, autre exemple…

Alors merci à Dieu pour ce beau texte ce matin et leur exemple pour nous guider sur nos routes aujourd’hui. Amen.

Chers frères et sœurs, que la grâce et la paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus Christ. Amen !

Dans un petit moment nous allons rejoindre la messe d’adieux au curé Louis Schmuck, juste à côté, chez nos frères et sœurs de l’église catholique romaine. Nous allons rendre grâce à Dieu pour un ministre d’une autre église, participer aux changements au sein d’une autre communauté… Comment feront-ils après son départ ?  Nous nous sentons concernés, parce que nous cheminons depuis longtemps avec cette autre église chrétienne. D’ailleurs souvent des gens nous demandent : « Mais pourquoi toutes ces églises différentes ? Les chrétiens n’étaient-ils pas tous ensemble au début, partageant tout, comme le dit la Bible : « Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l’argent ainsi obtenu entre tous, en tenant compte des besoins de chacun. » (Actes 2, 45) ?!

Le texte de prédication nous emmène vers ces frères et sœurs du début de la vraie foi, à Jérusalem, quand juste après la Pentecôte ils étaient encore tous unis, tous ensemble, à Jérusalem, en présence des 12 témoins directs de Jésus :

Actes 6, 1 En ce temps-là, alors que le nombre des disciples augmentait, les croyants de langue grecque se plaignirent de ceux qui parlaient l’hébreu: ils disaient que les veuves de leur groupe étaient négligées au moment où, chaque jour, on distribuait la nourriture. 2 Les douze apôtres réunirent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : «Il ne serait pas juste que nous cessions de prêcher la parole de Dieu pour nous occuper des repas. 3 C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes de bonne réputation, remplis du Saint-Esprit et de sagesse, et nous les chargerons de ce travail. 4 Nous pourrons ainsi continuer à donner tout notre temps à la prière et à la tâche de la prédication. » 5 L’assemblée entière fut d’accord avec cette proposition. On choisit alors Étienne, homme rempli de foi et du Saint-Esprit, ainsi que Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, d’Antioche, qui s’était autrefois converti à la religion juive. 6 Puis on les présenta aux apôtres qui prièrent et posèrent les mains sur eux. 7 La parole de Dieu se répandait de plus en plus. Le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem et de très nombreux prêtres se soumettaient à la foi en Jésus.

Ah, la belle harmonie ! Un peu vite évaporée, me direz-vous. Voici les premiers conflits… Vous avez vu comment nos grands prédécesseurs les résolurent ?

Il y avait des croyants d’origines différentes. Les hébreux, c’est à dire les autochtones, ceux du pays, et puis les hellénistes, juifs du reste du monde méditerranéen, revenus aux sources à Jérusalem, pour la retraite peut-être, avec l’expérience d’autres horizons, avec une belle ouverture culturelle, une autre langue. Etaient-ils aussi plus riches ? Qui sait. Paul organisera une collecte pour les pauvres frères de Jérusalem encore pendant des années… Les gérants des biens communs, sans aucun doute, pensaient bien faire en attribuant moins aux veuves d’origines grecques. Enfin, je n’ai pas besoin de vous décrire leur sentiment d’injustice. Tous les enfants savent ce que c’est, et il était présent à Jérusalem à la fin du premier siècle.

Il fallait à présent que ce contentieux soit réglé et c’est l’église-organisation qui va naître, la répartition des rôles commence, les premières pages d’histoire s’écrivent. 20 siècles suivront jusqu’à notre époque où le marché des confessions chrétiennes est devenu foisonnant.

Que feront les premiers chrétiens ? Il convoquent une assemblée. Le problème, longtemps sous-jacent, contenu dans un « murmure » comme dit le texte grec, est mis sur la table. Bien visible de tous, fort ou faibles, on n’a pas hésité à les accabler, on n’a rien étouffé, tout le monde a été mis au courant. Vont-ils trouver un consensus ? Le moment et critique. Qui a raison ? Qui l’emportera ?

C’est alors que plutôt que de trancher la question, les apôtres la déplacent. Ils ne vont pas régler le problème de fond. Mais comme Moïse suivit le conseil de son beau-père Jéthro en choisissant des chefs pour l’aider à gouverner (Ex 18), comme Jésus choisit ses 12 disciples et les envoie en mission, comme le Samaritain paya l’aubergiste, les apôtres proposent tout simplement de répartir les tâches. C’est évident en fait : eux, les seuls témoins directs de Jésus, doivent témoigner de Lui, tant qu’ils vivront et ne pas se disperser dans diverses activités, aussi nobles soient elles.

Ils vont donc céder à d’autres un peu de leur autorité, faire confiance à des responsables que les autres jeunes chrétiens choisiront. Et c’est ainsi que les sept premiers diacres furent nommés. Désormais il y a deux services ou deux « diaconies » en grec, une diaconie de la parole et une diaconie de la table, prédication  et diaconie disons-nous aujourd’hui. Les deux vont ensemble depuis le début.

  Ceci dit, Etienne, l’immense orateur et premier martyre (Ac 7), Philippe, qui enseignera et baptisera l’eunuque éthiopien (Ac8) et les cinq autres dont les noms ne nous sont pas familiers, nous voyons bien qu’ils ne sont pas, on pourrait dire, des « technocrates », mais bien des personnes reconnues pour leur foi, leur sagesse et compétence technique qu’ils avaient certainement aussi. Leurs prénoms les désignent tous comme issus de ces « hellénistes » d’ailleurs, mais ce n’est pas sûr, c’étaient peut-être que leurs prénoms. Il ne s’agissait pas de tomber dans l’excès inverse en avantageant cette fois les anciennes victimes.

Ouf ! en tous cas : à la fin de cette réunion tous étaient convaincus, tous ont pu adhérer intérieurement et vont donc pouvoir aller de l’avant ensemble. La division menaçait, le problème a été mis sur la table, et l’unité en fut le résultat. Les apôtres avaient misé haut et remporté la partie. D’autres réunions et conciles suivront, pas toujours aussi consensuels. Mais puisqu’être chrétien c’est avoir une conviction forte, c’est à peu près inévitable. L’opposition aux autres juifs, par exemple, dès le début était prévisible. Jésus déjà s’opposait aux prêtres et aux pharisiens, et même si de nombreux prêtres, parmi les milliers de prêtres de Jérusalem de l’époque vont se rallier à lui, comme nous venons de le lire, ce ne sera pas le cas pour tous.

Ainsi jusqu’à nos jours les mots d’unité  et conviction,  ce sont les deux pôles entre lesquelles se retrouvent les questions et les tensions dans nos assemblées, voire entre les différentes d’églises. Dans notre union des églises protestantes d’Alsace et de Moselle nous nous sommes mis en route, grâce à nos frères et sœurs réformés, vers une plus grande « synodalisation » dans l’église, c’est à dire plus de débat et de démocratie. Et dans cet élan, mettre tout le monde d’accord, comme dans le livre des Actes chapitre 6, c’est un rêve que font beaucoup de responsables aujourd’hui. En ne prenant aucune décision sur l’opportunité d’une bénédiction des couples de même sexe par exemple l’Assemblé de l’Union de juin dernier a poursuivi ce rêve de l’unité et de l’assentiment de tous.

Les premiers apôtres ont su susciter l’adhésion. Ils ont aussi accepté d’investir d’autres chrétiens de leur confiance, et de leur déléguer le pouvoir décisionnel, tout comme nous nous exerçons, nous aussi, à déléguer, à élire, à discerner les profils et encourager les salariés et les divers bénévoles dans nos communautés. En 2015 le conseil presbytéral est à renouveler pour moitié, autre exemple…

Alors merci à Dieu pour ce beau texte ce matin et leur exemple pour nous guider sur nos routes aujourd’hui. Amen.

Ulrike Richard-Molard

 

 

 

Photos du culte de la fête de la récolte

avec assemblée paroissiale

le 6 octobre 2013 à la Trinité :

 

 

Photos du culte de la présentation
des confirmands
le 9 juin 2013 à la Trinité :

 

 

Photos du culte de la confirmation
le 16 juin 2013 à l’église Principale 

 

cliquez ici pour voir l’album Picasa de la Confirmation

– et cliquez sur les 32 photos pour les agrandir !

 

 

Accueil des confirmands par Marlène Haller,
présidente du Conseil Presbytéral 

 

Chers Mélanie, Victor, Eléasar, Jonathan, Benjamin, Théo, Benjamin, Valérian, Dimitri, Mélissa :

Vous voilà à l’aube d’une nouvelle vie : celle d’après le catéchisme, vous avez vécu ce temps avec nos pasteurs, nous les en remercions. Ce temps l’avez-vous bien vécu ? L’avez-vous subi ? Avez-vous passé les tests, êtes-vous devenu la star attendue ?

Vous l’avez suivi parce qu’enfant vos parents ont souhaité que vous suiviez cet enseignement religieux.  Merci également à eux. Vous avez appris, nous l’avons entendu la semaine dernière, des versets qui vous tiennent à cœur, vous avez également témoigné de l’amour dont vous étiez entouré par tous ceux qui vous sont chers et cette sincérité m’a émue.

Alors  tout d’abord recevez mes sincères félicitations pour cette voie choisie aujourd’hui, pas toujours facile, votre pasteur en a évoqué quelques difficultés, mais c’est une voie source de bénédictions, vous allez en vivre une.

Dieu dit à chacun d’entre nous : je t’aime, que vous alliez vers d’autres aventures, d’autres chemins, nous n’en doutons pas, mais sur ce chemin, il vous accompagne, soyez en sûr. Mais attention en toute discrétion.

Je voudrais vous partager ce passage de la Bible : Dieu ordonne à Elie : Va dans la montagne attendre ma présence, moi, le Seigneur je vais passer. Tout d’abord, un vent violent se met à souffler, il fend la montagne et casse les rochers. Mais le Seigneur n’est pas dans le vent. Après le vent, il y a un tremblement de terre. Mais le Seigneur n’est pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, il y a un feu, Mais le Seigneur n’est pas dans le feu. Après le feu, il y a le bruit d’un souffle léger et Dieu est là. 1 Rois 19

Ce que je veux dire : écoutez, Dieu parle à tous et à chacun, mais apprenez à écouter, à l’écouter.

Enfin quelques mots pour vos parents et notre communauté paroissiale : regardons vers l’avenir et prions pour ces enfants, c’est là notre mission et pour vous également ce verset : La parole qui sort de ma bouche ne revient pas vers moi sans résultat, elle réalise ce que je veux, elle accomplit la mission que je lui ai confiée. Es. 55 v.11

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une journée bénie.

 

 

 

Prédication du pasteur Michel Roth

 

Quand vous priez, comment appelez-vous Dieu ?

Reprenez-vous des formules classiques ou avez-vous des formules plus personnelles ? Dites-vous plutôt « Seigneur » ou « Jésus » ou peut-être le nommez-vous de moins en moins ? Ce serait comme un mouvement silencieux davantage contemplatif et de moins en moins relayé par des paroles ? L’appelez-vous, dans vos prières « Notre Père », « Esprit » ou même « Grand Esprit », qui serait une bonne traduction du texte grec selon certains théologiens ?

Dans certaines circonstances, je m’adresserai plutôt à « Jésus » qui me semble encore plus proche que « Dieu ». Il me manque peut-être aussi le visage féminin de Dieu, très présent dans certaines traditions juives.

Pour ma part, plus j’ai avancé dans ma vie intérieure et moins j’ai éprouvé le besoin de lui donner un nom. Quand je lui parle, j’écoute intensément son silence, je n’ai pas besoin de  le nommer. C’est une proximité. Quand j’en parle à d’autres, l’expression qui me vient, c’est le Tout Autre sans oublier cette proximité dont je viens de parler. En même temps, cette proximité n’empêche pas qu’il m’échappe complètement. Il est tellement autre qu’il dépasse infiniment ma pensée. Il reste pourtant quelqu’un dont je sens la bienveillance par mille petits « détails » dans ma vie quotidienne. Alors… une vie insondable, un abîme  de bienveillance, de disponibilité… j’ai l’impression que plus je vieillis moins je le connais et qu’en même temps plus je le connais.

Dieu ne peut être qu’une expérience et jamais un objet de pensée. Si bien que parfois quand j’entends des conversations de salon sur Dieu, je n’ai qu’une envie, me retirer.

Comment est-il possible de vivre une expérience tellement intime, intégrée dans la vie de tous les jours, ouverte sur l’immensité et ensuite en parler comme on parle d’une tasse de thé ou d’une voiture ?

Comment transmettre la saveur de cette expérience aux plus jeunes ? Comment en témoigner, sans pression, sans formules toutes faites, sans désir de convaincre, en respectant pleinement leur liberté?

Voilà le fil rouge des deux années de catéchisme qui viennent de s’écouler. Je ne peux pas maintenant entrer dans le détail des « visualisations » ou « imaginations symboliques » que nous avons vécu ensemble et que j’ai évoquées lors du culte de présentation. Mais je peux vous dire que nous avons partagé de très fortes et très belles expériences qui, je l’espère, resteront gravées dans la mémoire profonde de vos enfants, de ces magnifiques jeunes gens. Ah ! c’est embêtant, oui, ça ne rentre pas dans les formules ou des articles du credo, alors comment en parler ?

Comment je m’adresse à Dieu, comment je parle publiquement de Dieu aujourd’hui. Avec le nom, on dit tant ! Avec le nom, on induit énormément de choses ! Le modèle hiérarchique d’obéissance due aux parents, aux autorités, aux institutions, je crois que toute cette conception qui a forgé notre histoire occidentale s’est effondré ! Nous nous apercevons que nous avions superposé notre éducation musclée sur la relation entre Dieu et nous. Aujourd’hui, l’évolution spirituelle de bien des personnes aboutit à une relation à Dieu infiniment plus libre !

Cela explique aussi qu’il y ait une telle demande sur le plan de l’accompagnement spirituel.

Faut-il, dans le domaine spirituel dire aux autres ce qu’ils devraient croire ? Les injonctions pour tout ce qui concerne la vie spirituelle m’ont toujours mis mal à l’aise. Je crois que la transmission se passe à un autre niveau et notamment avec nos enfants. Mes enfants vont rarement à l’église, comme bien d’autres enfants de pasteurs et de chrétiens engagés, et cela ne m’a jamais chagriné ou culpabilisé. Mais je rencontre des parents tourmentés à la pensée qu’ils n’auraient pas su transmettre cet héritage. Qu’en savent-ils ? Je crois qu’on n’est pas du tout maître de ce que l’on transmet. Dans la mesure où nous avons été authentiques et continuons à l’être, nos enfants perçoivent ce qu’ils peuvent et font, avec cela aussi, ce qu’ils peuvent, cela ne nous appartient pas. Cela appartient à la relation intime et personnelle qu’ils ont avec Dieu. Nous n’avons pas à nous immiscer dans cette intimité ni à nous fier aux apparences.

Je crois que nos catéchumènes ont besoin de comprendre. Le texte biblique pris au pied de la lettre, c’est très pesant. Il est vrai que si l’on n’étudie pas le contexte, on en reste au premier degré et on ne peut pas entendre la parole de vie qui se cache dessous. Et puis il y a aussi cette grande tension entre ce Dieu d’amour et la maladie, le deuil, la misère, l’injustice …

Et pour le deuil : pouvons-nous, dans nos entretiens, dans nos cultes et dans notre catéchisme, évacuer l’expérience de la résurrection, analogue à celle des disciples quand ils ont perçu Jésus vivant ? Si nous excluons cette rencontre vivante avec nos proches et nos biens-aimés, comment pouvons-nous nous référer à la foi chrétienne ? N’est ce pas le cœur du cœur de l’évangile ? Alors, si on enlève, dans le quotidien, cette Vie plus forte que la mort, que reste-t-il ? J’ai du respect pour les personnes qui disent : pour moi, c’est le grand trou noir, le néant. Telle est leur expérience. Mais comment peut-on, sans être incohérent, se dire chrétien – et qui plus est, pasteur ou prêtre – et se boucher les oreilles quand quelqu’un témoigne de sa propre expérience de la résurrection, d’une Vie plus forte que la mort ? Ceux qui affirment qu’ils l’espèrent sont au moins orientés vers cette espérance-là et n’en font pas un sujet tabou. C’est un des points sur lequel les chrétiens ne sons pas toujours cohérents. C’est oublier qu’il n’y aurait jamais eu de christianisme sans l’expérience que les proches de Jésus ont faite de sa résurrection : toute la Bonne Nouvelle en découle.

Que Dieu nous donne le courage de nous voir comme des Vivants ! Amen.

   (photos Frieda Bohnert)

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Une Veillée musicale de l’Avent méditative, était organisée ce 27 novembre 2011 en l’église de la Trinité de Schiltigheim, conduite par MadameHélène Kolb. Les peintures du pasteur Edouard Bicking retraçant l’Histoire du Salut, projetées sur grand écran, ont accompagné et éclairé les commentaires de Mme Kolb et la Parole biblique dite par Ulrike Richard-Molard, pasteure de la paroisse.
Toutes deux invitèrent les jeunes musiciens Bénédicte Wodey, flûtiste, et Parsival Castro, luthiste, à dialoguer avec les images et les textes. La grande qualité des œuvres (J.van Eyck, J.S.Bach), et de leur présentation, ont contribué, avec la ferveur de la parole et la profondeur des peintures, à créer un climat d’écoute et  un temps d’intériorité profonde.
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Cordiales félicitations à la gagnante  du 1er lot
de la Tombola
de notre Fête paroissiale :

Mme Antoine Igel,  13 rue Kléber à Schiltigheim :

voir : 1erLotTombola


et voici quelques aperçus de la Fête-Vente classique
et du culte festif exceptionnel de dimanche dernier !

 (photos Pierre Diffiné)

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Quelques aperçus
du déjà traditionnel Concert inter-religieux

« Souffles d’Espérance »

vécu avec beaucoup de bonheur
dans l’église de la Trinité le samedi 29 octobre 2011

  (photos Pierre Diffiné)
comme toujours : cliquer pour agrandir…

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CIEL, JE SUIS AMOUREUX  !  La psychologie des états amoureux

Dans le cadre de Protes’temps forts 2011 :
une Conférence–débat a eu lieu le samedi 22 octobre à 20h
au Foyer Protestant 2 rue des Tonneliers à Schiltigheim
avec Ruth Wolff-Bonsirven,
pasteure à Reitwiller et conseillère conjugale et familiale :

CIEL, JE SUIS AMOUREUX. Le titre retenu pour cette conférence-débat animée par le pasteur Ruth Wolff-Bonsirven était de nature à décourager plus d’un d’y participer. Le sous-titre, la psychologie des états amoureux aurait été, sans doute, à lui tout seul, suffisant. Car c’est bien du décryptage des différentes phases que comporte cet élan qui nous attire vers l’autre, qu’a su très bien décrire et expliquer, la conférencière. Passé la première étape, celle de l’amour fusion, et après la désillusion, suivie du refus, puis de l’acceptation – non sans mal – de l’autre tel qu’il est véritablement, qui se traduit par le choix de rester à ses côtés, on peut se considérer comme étant toujours amoureux. Ouf !! Et, les couples qui durent sont ceux qui auront su franchir ensemble, toutes les étapes de ce parcours tumultueux qu’est celui de l’amour.

Reine Myreille Ngniamy

Et voici quelques aperçus
(cliquer dessus pour agrandir !)
du culte inter-consistorial de dimanche 23 octobre à Schiltigheim,
avec Bischheim, Souffelweyersheim et Reichstett,
avec chorales, saynette (sur l’histoire de Ruth et de Boas), chorégraphie,
prédication de la pasteure Sandra Zurcher-Droit de Bischheim
(voir texte dans la rubrique « Prédications » !),

placé encore sous le thème « Ciel, je suis amoureux ! »  :

légendes des photos :
2 : Rachel, précieuse accompagnatrice des chants de la chorale
3 : les lecteurs …
4-11 : récit de Ruth et Boos (cf. livre de Ruth chap. 2-4), interprété par les jeunes cathéchumènes
12,13,14,17 : « Toi qui aimes ceux qui s’aiment » chanté par le choeur interconsistorial dirigé par Claude Bantz, accompagné par Ulrike et Rachel.
18-19 : Sandra Zürcher-Droit, messagère pour ce culte.
 cliquer dessus pour agrandir ! (photos :  Christiane Issler)

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Souvenir de notre Culte de Rentrée,
Fête des Récoltes :
♥ voir les photos-souvenirs dans la rubrique Cultes + Plan des cultes
♥    relire les prédications dans la rubrique correspondante



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cliquer sur l’image pour la voir en entier …

En mémoire
du 11 septembre 2001
et sur le thème de la non-violence évangélique active

vous trouverez
dans la rubrique Prédications
les textes de notre culte à thème du 11 septembre 2011 en l’église de la rue Principale :
l’introduction par notre pasteure,
Ulrike Richard-Molard,
et le témoignage
de Marie-Laure Richarme,
éducatrice, membre du MIR *),
ainsi que les prières et constatations des jeunes !

*)   Mouvement International de Réconciliation, cf. http//www.mirfrance.org

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Quelques aperçus de
notre Fête traditionnelle au CEP
du samedi 18 juin …

pour les détails cliquez ici !

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… puis le dimanche 19 juin
à l’église de la Trinité
culte introduisant la nouvelle liturgie du temps de la Trinité

… suivi d’un concert donné par le groupe Quintette à vent de Bischheim qui nous a réjouis avec le Sextuor op. 40 en Do m de Luise Farrenc (1804-1875) et le Quintette en Fa M (d’après le quotuor « américain » pour cordes, transcrit par D. Walter) de Anton Dvorak (1841-1904)

*  Christophe Benoist (flûte), Olivier Meissner (hautbois), Romuald Jallet (clarinette),
David Rexer (cor), Etienne Bereau (basson) et Corinne Hegenhauser (piano)

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Concert de l’ensemble Médicis
Dimanche 5 juin 2011 à 17h
en l’église de la rue Principale à Schiltigheim

cliquer sur les photos pour les voir en entier !

L’Ensemble Médicis, fondé en l’an 2000, est une formation de musiciennes professionnelles. Quoi d’original à cela ? Eh bien ceci ! Elles choisissent de faire entendre des compositions musicales peu jouées, dans un esprit de découverte, de mise en commun de leurs dons, avec le goût de se plier à des interprétations exigeantes, de les partager, entre elles et avec le public.

Leur  répertoire se veut éclectique, avec toutefois une prédilection pour la musique de la première partie du 20ème siècle, notamment de compositeurs comme Jacques Ibert, Albert Roussel, Paul Hindemith, Franck Martin…

Ce 5 juin 2011, elles étaient nos invitées à Schiltigheim dans l’église de la rue Principale. Elles étaient venues à quatre, pour jouer en duo, en trio, en quatuor, dans cet esprit de joie qui a bien passé dans le public, même si beaucoup de places étaient restées vides…

Une réflexion de la flûtiste Miwako Shirai, créatrice de cet ensemble, traduit bien leur état d’esprit : « Je jouerais toujours avec autant de plaisir et d’engagement, même s’il n’y avait qu’une seule personne dans l’auditoire ».

Elles ont proposé un programme intitulé «Sérénade et Fugue», avec un Prélude et Fugue de Bach-Mozart, une Sérénade de Max Reger, Bucolique de Witold Lutoslawski et un Quatuor de Joseph Haydn pour flûte et cordes.

Miwako Shirai – flûte traversière, Fabienne Demigné – violon,
Anne-Irène Kempf – alto, Véronique Van Ginneken – violoncello

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… et voici le « film-souvenir » de ce très beau Culte Musical du 5 juin 2011

avec Sainte Cène et 2 baptêmes (les enfants Arthur Juhl et Sacha Lepage) animé  par le choeur et l’orchestre de la Trinité, placés pour la dernière fois sous la direction de Fred BENMANN – avec la Messe brève en si-bémol majeur de W.A. MOZART – avec le concours de Françoise MORI (soprano), Olivier SCHREIBER (ténor), Mireille GARRIGOU (alto),  René MULLER (basse) et  Marie-Luise HEINTZ à l’orgue.

Christian Heim,
président du Conseil Presbytéral,
à l’issue de ce culte

cliquer sur les photos
pour les voir en entier …

Chers paroissiens, chers amis,

Les expressions parmi beaucoup d’autres, – tirées de leur contexte – telles que : « jouer de la harpe et du chalumeau », « toute ma maison jouait de toute sorte d’instruments de bois, des harpes, des luths, des  tambours et des cymbales » vous disent-elles quelque chose ?

Bien sûr, elles sont extraites de la Bible – l’Ancien Testament pour celles que je viens de citer – mais vous en trouverez également dans le Nouveau Testament dans lequel même «  le second ange de l’apocalypse sonne de la trompette ».

Bien qu’évidemment cela ne soit pas son domaine principal, la Bible met (parfois) la musique à l’honneur, non la musique pour la musique mais, comme nous le trouvons écrit dans les Psaumes pour « célébrer l’Eternel avec la harpe, sur le luth à dix cordes et faites retentir vos instruments et vos voix » ou encore « sonnez de la trompette, chantez avec allégresse ».

Monsieur Benmann, vous avez sans doute lu ces versets (et d’autres aussi) et vous les avez – si je puis me permettre – mis en musique… et de quelle façon !

Un seul regard en arrière (pourvu que je ne me transforme pas en statue de sel comme la femme de Lot !) pour rappeler, sauf erreur de ma part, que c’est en 1965 que vous avez donné naissance – c’est bien le moins pour un médecin, même si l’obstétrique ne fut pas votre spécialité – à la Chorale de la Trinité : 46 ans cette année… Dans un couple, 46 ans de vie commune correspondent aux « Noces de lavande ».

En fait, vous avez mené une depuis votre retraite professionnelle une double  vie familiale et musicale (et peut-être d’autres encore que j’ignore) mais quel foisonnement !

Vos qualités humaines et musicales vous ont permis d’intéresser, de convaincre de participer à cette chorale des paroissiens, des amis du chœur de St Guillaume, des solistes mais aussi des instrumentistes, toutes personnes de talent qui composent aujourd’hui « La Chorale et l’Orchestre de chambre de la Trinité » et que je voudrais également  sincèrement et chaleureusement remercier : l’aventure n’est sans doute pas terminée car M. Benmann, vous laissez un ensemble musical en parfait état de marche !

Alors, lorsque la nouvelle est tombée dans le landerneau schilikois d’abord et au-delà ensuite : « Benmann arrête la chorale et l’orchestre », elle a fait l’effet d’une bombe…

– Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Qu’est-ce-qui se passe?

– Qu’est-ce que ça cache ? Ce n’est pas possible !

Eh bien si justement, c’est possible : votre départ se fait dans le calme, sans qu’il y ait tiraillements ou dissensions et je voudrais saluer ici votre clairvoyance et votre intelligence de cœur qui vous ont fait décider de quitter maintenant cette fonction de chef d’orchestre et de chef de choeur, alors que tout va bien.

Cette décision ne fut sans doute pas aisée à prendre, mais elle est le reflet de votre grande sagesse.

M.  Benmann, au nom de notre paroisse,

– je vous remercie pour tout ce que vous avez fait, mis en œuvre tant pour ce qui a été visible et audible par nous que pour les facettes cachées de votre investissement

– je vous exprime notre profonde reconnaissance

– et permettez-moi de vous le dire un peu familièrement : « Chapeau bas, Fred ! »

Je voudrais également exprimer toute notre gratitude à Mme Benmann qui a fait preuve d’une infatigable efficacité, sans laquelle beaucoup de répétitions auraient eu du mal à se tenir,  sans parler de l’organisation des rencontres musicales mais aussi amicales qui ont été sans nul doute le ciment de cet ensemble vocal et instrumental.

En guise d’envoi, je reprendrai ici les paroles du chœur de la Cantate 190 de JS Bach (Singet dem Herrn ein neues Lied) :

Chantez au Seigneur un chant nouveau !

Que la communauté des saints dise ses louanges !

Louez-Le avec des timbales et des danses

Louez-Le sur les violes et les flûtes !

Seigneur Dieu nous Te louons !

Que tout ce qui respire loue le seigneur ! Alléluia !

Seigneur Dieu, nous Te rendons grâce !

cliquer sur les photos pour mieux voir ( il y a 3 pages ) 

… et pour télécharger les photos
en format .zip, cliquez ici

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La Fête de la Confirmation a eu lieu

dimanche, 29 mai 2011,

à l’église de la rue Principale à Schiltigheim

voir les photos ci-après sur 2 pages !
( si vous désirez l’une ou l’autre photo en haute résolution, veuillez vous adressez à l’un des pasteurs ou à pierrediffine@orange.fr)

A l’issue de 2, voire 3 ans de catéchisme ce sont 7 jeunes cette année qui ont témoigné de leur foi et qui ont reçu le signe de la bénédiction de Dieu pour leur vie, entourés d’une assemblée nombreuse :

Nicolas Barlemann
Loïc Ehret
Turcan Ramspacher
David Richard-Molard
Pierre Ruch
Frédéric Schleiffer
Mélissa Schmutz

Vous pouvez également
télécharger l’intégralité des photos en haute résolution ici en format zip !

cliquez sur la photo pour agrandir !

… les voici,  lors du culte de présentation du 22 mai 2011

à l’église de la Trinité où nous avons dit ensemble

le Credo de l’évêque des pauvres,

Dom Helder Camera (Brésil, 1909-1999) :

Je crois en Dieu qui est le Père de tous les hommes

et qui leur a confié la Terre.

Je crois en Jésus-Christ. I

l est au milieu de nous, le Seigneur vivant.

Je crois en l’Esprit de Dieu

ui travaille en tout homme de bonne volonté.

Je ne crois pas au droit du plus fort,

au langage des armes, à la puissance des puissants.

Je veux croire aux droits de l’homme,

à la main ouverte, à la puissance des non-violents.

Je ne crois pas à la race ou à la richesse,

aux privilèges, à l’ordre établi.

Je ne crois pas que la guerre et la faim soient inévitables,

et la paix inaccessible.

Je veux croire à l’action modeste,

à l’amour aux mains nues et à la paix sur terre. Amen.

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et voici encore « le film »

de notre Fête+Vente paroissiale

des 7+8 mai 2011  ( sur 2 pages ! )

si vous voulez l’une ou l’autre photo en haute résolution, adressez-vous
à l’un des pasteurs ou à pierrediffine@orange.fr

…  ci-après le Messager d’avril à mai 2011

avec beaucoup d’informations intéressantes

– page après page …

Page1_La Révolution…
page2_De bons moments passées … et à venir
Page3_Notre projet de paroisse
Pages4+ 6_La Chorale de la Trinité, hier et aujourd’hui
Page5_Bientôt chez nous_Fête-Vente et Concerts
Page7_Joies et peines…_divers
Page8_plan des cultes et temps forts

et voici le Messager dans son intégralité

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♥ pour les « Evènements passés » :
la rubrique chronologique du mème nom mérite un détour !

&

♥ pour une visite à la famille Carlen
que nous soutenons au Cameroun
rendez-vous à :
http://famillecarlen.blog4ever.com/blog/index-358052.html

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